Le Village et ses alentours

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Re: Le Village et ses alentours

Message par hanaxala le Sam 2 Nov 2013 - 16:23

Une flaque de sang se trouvait juste en face de lui, il tendit comme il le put la main pour l'absorber, il y était presque ….Au moment où il allait toucher le liquide, un long corps écailleux s'interposa lentement et éloigna le sang. Le roi écarquilla les yeux et se força à lever la tête, il rencontra les deux yeux rouges du serpent infernal, ce dernier éleva sa tête, comme pour le regarder de haut, et siffla : un nouvel éclair tomba et Nura vit une nouvelle personne tomber au sol, pour ne jamais se relever. Il sera ses armes, tentant de les lever, mais il était paralysé. Le serpent baissa la tête et souffla, juste devant son visage, son haleine fétide, qui donna la nausée au roi et le poussa d'un faible coup de tête. Nura se retrouva allongé sur le dos, il hurla, tentant de reprendre le contrôle de son corps, et bascula la tête de gauche à droite. C'est à ce moment là qu'il put voir qu'entre les dalles du sol étaient déposés de fins filins métalliques positionnés en quadrillage. Voilà comment les éclairs du dieu partaient dans tous les sens !
Il se maudit de ne pas avoir remarqué ça plus tôt et de s’être laissé avoir bêtement. le serpent frappa avec son corps le ventre du chevalier, qui se retrouva plié en deux, crachant énormément de sang, et lâcha, sans s'en rendre compte, ses armes, que le serpent envoya au loin d'un coup de queue. Ses cotes étaient brisées.....il avait du mal à respirer et ce salop de reptile prenait un malin plaisir à prendre son temps, comme pour lui dire « voilà ce qui en coûte de vouloir me défier ». Il ouvrit sa gueule et l’approcha de son corps, il lui suffisait de la refermer, il était fini. Mais il ne le fit pas, il recula lentement et tourna la tête vers les autres personnes, un de ses yeux braqués sur lui. Le roi jura

Nura : Enfoiré tu as pas intérêt ! '' Arrête d'essayer de remuer, j'arrive pas à te soigner ! Il me faut plus de sang, la paralysie devrait bientôt cesser ''

Le Sarnek s’envola, le roi hurla, le dieu fracassa des corps sur les murs de sa cité, déchaînant vents et éclairs. Le roi ne put que se mettre à genoux et tendre vainement la main, c’était un cauchemar, c’était impossible qu'il ne puisse rien faire ! Bientôt le vacarme et les cris cessèrent et Nura hurla en voyant le Sarnek revenir, tenant dans sa gueule la moitié supérieure du corps de Nermalor. Il le laissa tomber devant lui et Nura put, à loisir, voir les yeux exorbités et encore couvert de larmes de l'homme. C'est à ce moment qu'il eut à nouveau le contrôle de son corps. Il posa sa main sur le visage de l'homme et lui ferma les yeux, tentant de contrôler les tremblements qui lui venaient. Son maquillage de sang prit la couleur de l'ébène, il absorba le sang.

Nura : Toi......... !!.'' Calme-toi, ne rentre pas dans son jeu !! ''

Le roi releva la tête et poussa un hurlement résonant dans tous le lieux, un hurlement de rage, ses os se remirent en place, ses yeux étaient rouges sombres et il se jeta, tel un monstre sur le serpent. Jamais il n'avait autant haï une chose dans sa vie, jamais il n'avait autant désiré briser une chose à mains nues et de lui faire goutter à la souffrance et au désespoir. Il allait tuer ce monstre à mains nues s'il le fallait !

Pendant ce temps, à l’extérieur, Shyra et les autres regardèrent l'énorme porte en or massif descendre du plafond à une allure d'escargot. L’ancienne hocha la tête à Shyra, elle s’approcha de l'entrée, soufflant dans la corne. Un bruit sourd s’échappa de l'objet et résonna dans la caverne et peu de temps après, un autre résonna au loin, ils attendirent longuement et, au final, quatre gardes tenant les instrument revinrent le souffle court. Ils sondèrent l'obscurité, ensemble : Rien, pas un bruit, pas une seule once de vie. Shyra serra les poings, puis un mouvement à sa gauche attira son attention : Trop tard, Phuan avait attrapé une torche et courut, s'enfonçant dans le dédale sombre. La jeune prêtresse lui courut après et la rattrapa plus loin par le bras, la petite hurla

Phuan : Lâche-moi ils ont pas entendu le signal, il faut que j'aille les prévenir, il doit y avoir un problème

Shyra : C'est trop dangereux pour toi, je vais aller voir, retourne avec l'ancienne !

Phuan : Non ! Je vientsavec toi ! Tu perdrais du temps à me ramener alors allons-y ensemble !

La jeune prêtresse regarda la jeune fille, elle avait pas tort, elle devait choisir vite. Elle prit la torche des mains de la jeune fille.

Shyra : Si ça devient trop dangereux, on fuis sur le champs !

Phuan hocha la tête et ils s’engagèrent ensemble dans le couloir sombre, puis les mur changèrent, elles ne tardèrent pas à trouver le cinquième garde, qui tenait l'instrument dans sa main, ou plutôt ce qu'il en restait. Des bruits sourds leur firent quitter cette scène atroce. Elles tendirent l'oreille : des hurlements et des sifflements. Elles s’approchèrent prudemment d'une ouverture, plus loin et la scène qu'elles découvrirent les figea : en bas, au milieu d'une cité d'or fumante et d'un carnage sanglant, le Sarnek se déchaînait, lâchant foudre et tempête. La jeune fille hurla de terreur et s’élança dans les escaliers

Phuan : PAPA ! PAPA !

Shyra : Phuan attends !

La jeune fille ne l’écouta pas et continua à dévaler les marches. Shyra, elle, resta tétanisée par la peur. S’approcher de ce monstre était au-dessus de ses forces. Un hurlement déchirant se fit entendre, résonant de nouveau dans tout le lieu. Shyra sortit de son état et dévala les marches, reconnaissant la voix : Nura se battait en bas, il leur restait encore une chance, oui, lui il pouvait tenir tête au monstre.
Elle arriva das les rues de la cité et chercha dans tous les sens la petite, elle s’approcha de ce qui semblait être le centre de l'endroit, quand quelque chose s’écrasa près d'elle, une chose fumante. La prêtresse recula, portant la main à sa bouche contre le mur. Nura hurla, se relevant difficilement, le regard vide, le corps couvert de blessures et de marques noires. Sa jambe gauche était brisée et l'os était visible, traversant la chair meurtrie. Il ne restait de ses habit blancs qu'un pagne rouge tâché par le sang. Le Sarnek arriva et le roi hurla encore plus fort, le visage défiguré par la colère, crachant du sang, et il fonça vers le monstre. Il tomba à cause de sa jambe, mais ne s’arrêta pas pour autant, s'aidant de ses mains tel un animal blessé, pour foncer sur l'objet de sa colère.
Shyra en tomba à genoux, ce qui se déroulait devant elle ne pouvait être réel, ceci n’était un combat entre un guerrier et la bête comme elle l'avait vu précédemment, mais un combat à mort entre deux bêtes. La colère l'avait rendu aveugle et transformé en cette chose sauvage et dangereuse. Shyra pleura : C’était fini, il ne parviendrait pas à le repousser dans cet état. Un mouvement attira son attention : Phuan était-là, les vêtements et le visage couverts de sang, tenant quelque chose dans sa main, une dague, celle de son père. Elle la reconnut car c’était confié au capitaine de la garde. Elle regardait le monstre de Doma et le dieu serpent et tomba à genoux. Elle inspira, cherchant visiblement à reprendre son souffle, et hurla. Le dieu serpent se tourna vers elle, Shyra se releva, voyant le pire arriver, et fonça en direction de la petite fille. Le Sarnek siffla et se fonça dans leur direction, la prêtresse prit l'enfant dans ses bras et tenta de se jeter au travers de l'ouverture d'un habitation. Elle n'y parviendrait pas à temps, les crocs allaient se refermer sur elle, mais Nura s'interposa et para le choc comme il le put avec son corps, qui percuta celui des deux filles et les projetèrent à l’intérieur avec lui. Quand elle ouvrit les yeux, Nura était allongé sur le sol, non loin d'elle, son maquillage avait cessé, ses yeux étaient redevenus argent. Il respirait difficilement, il porta sa main faiblement dans son dos, cherchant visiblement à ouvrir ses gourdes. Elle s'avança, tremblante, et l'aida. Le chevalier absorba le sang de ses cinq gourdes et, avec un craquement, il remis l'os de sa jambe en place. La blessure se referma un peu, mais une large plaie était encore visible. Phuan aida Shyra à redresser le roi, lui mettant le dos contre le mur, face à l’ouverture, des éclairs et un choc remuèrent leur abris. Le Sarnek était toujours là. Le roi s'adressa d'une voix faible et apeurée, les larmes aux yeux.

Nura : Que faites vous ici ?! Il ne faut pas ! C’était un piège, les personnes qui étaient avec moi, ils sont tous..... je suis désolé....

Le roi baissa la tête et pleura, Shyra ferma les siens : Alors ils étaient vraiment perdus?
Puis un bruit sec résonna dans la salle, Shyra ouvrit les yeux et regarda Phuan, qui venait de donner une baffe à Nura, ce dernier, les yeux écarquillés, se figea. Phuan lui en donna une autre.

Phuan : Espèce de menteur tu m'avais promis que tu vengerais mon frère ! Tu m'avais promis ! Relève-toi ! tu n'as pas le droit tu m'entends ?! TU N'AS PAS LE DROIT !!! Relève-toi, venge-le et venge aussi mon père, je t'en surlie...... s'il-te-plait !

La jeune fille tomba à genoux et Nura serra les poings : cette fille lui rappelait tant sa sœur. Comme elle, la jeune fille avait perdu son innocence beaucoup trop tôt et avait été contrainte de grandir trop vite et, par sa faute, elle était à présent orpheline. Non, pas la sienne, à cause du Sarnek. Elle avait raison, il ne pouvait pas abandonner ! Sinon toutes ces morts auraient été vaines. Mais il n'avait plus de forces, son corps était lourd et brisé comme jamais, seule sa volonté lui permettait de rester conscient. Il frappa du poing le sol, de frustration, il voulait se relever, il voulait lui faire payer, il avait été aveuglé par la colère. Il se jura de ne pas refaire la même erreur, il allait lui montrer à cet enfoiré de reptile ce qu'il valait vraiment ! Il parvint à se mettre à genoux, mais tomba sur le ventre. Frustré, il retenta encore et encore, puis quand il parvint à se mettre enfin sur ses pieds, un choc le fit de nouveau tomber. Shyra le rattrapa, elle le regarda longuement et Nura put enfin comprendre ce qu’était l’éclat qu'il voyait dans ses yeux : ce n’était pas la peur, ce n’était pas le doute, mais c’était de la confiance. Elle ramassa le couteau de Nermalor et s'entailla le poignet, portant la blessure près de la bouche du chevalier.

Shyra : Que ça soit bien clair Nura, si je te donne mon sang, c'est pour voir le guerrier que j'ai vu hier, pas cette chose remplie de haine et dénuée d'humanité. Si tu es d'accord, alors bois, sinon, autant tous attendre notre mort ici. Je ne veux pas revoir ça !
Nura avala sa salive et approcha ses lèvres de la blessure, non il allait se battre comme sa femme lui avait appris, il n’était plus la bête de Doma depuis longtemps, même s'il l'avait jusqu’à il y a peu oublié, il était un chevalier de sang et le roi de Chizontania et l’époux de la plus parfaite des femmes ! Il s’était jusque là trompé, il ne devait pas se battre comme il le faisait jusque là, il devait redevenir celui qu'il avait oublié, un guerrier.
Il absorba le sang, ses yeux brillèrent, les premières gouttes lui redonnant des forces. Il attrapa le bras et pressa encoure plus ses lèvres, agrandissant la blessure avec ses dents. Shyra poussa un petit cri, son maquillage de sang revint, ses blessures se refermèrent, ses forces lui revinrent, il sentit Shyra faiblir et s’arrêta de boire. Il lécha les dernières gouttes de sang, referma la blessure et aida Shyra à s'allonger. Elle était un peu pâle, mais sa vie n’était pas en danger, il récupéra le couteau de Nermalor et le fit tourner un instant dans sa main, avant de se redresser et de faire face à l'entrée. Il parla aux deux personnes présentes d'une voix calme et maîtrisée, dénuée de peur et de colère.

Nura : Shyra tu peux te relever ?

Shyra : Je....oui......

Nura : Bien, je vais attirer le Sarnek loin d'ici et vous en profiterez pour retourner sur la grande place, j'ai besoin de mon équipement si je veux avoir une chance contre ce monstre ''Ah bah enfin tu réfléchis, c'est pas trop tôt, tu m'as fait peur espèce d'abruti ! Allons lui arracher les ailes à cette chose qui se prend pour un dieu ! ''

Nura : Oui l'heure du troisième et dernier round a sonné !
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Re: Le Village et ses alentours

Message par hanaxala le Sam 2 Nov 2013 - 16:24

Le Sarnek s’éleva dans les airs et tenta encore de détruire le refuge de sa proie à grand coups d’éclairs : Rien à faire, l'habitation résistait. Il poussa un sifflement et se dirigea vers la sortie, autant aller tuer les autres et sortir avant d’être enfermé, bien qu'il avait encore le temps, il s’apprêta à s’élancer quand un mouvement au coin de l’œil lui fit changer de cible : l'homme aux marques était revenu, il se tenait droit et pointait une petite lame ridicule en sa direction, cet être insignifiant osait encore le défier ?! Il siffla et chargea, tête la première, pour finir le travail.

Nura vit le serpent arriver : bien, il avait réussi à l'attirer. Il se tourna et fonça dans les ruelles, son maquillage de sang concentré sur ses jambes encore un peu faibles, pour le maintenir normalement, et tourna au dernier moment, évitant la tête et s'engageant dans une nouvelle partie de la cité. Pendant que le Sarnek percuta un mur de plein fouet, mais ne s’arrêta pas et continua dans sa lancée. Un corps gisait en face de lui, il glissa, absorba tout le sang sans prendre la peine de s’arrêter, se releva, prit appuis sur le mur et se lança dans une nouvelle ruelle, évitant un éclair. Il roula au sol et continua : un cul de sac. Il ne s’arrêta pas et, prenant appui sur le mur de droite, s’élança sur un rebord sur celui de gauche. Il s'y accrocha, plia ses genoux contre son ventre et s’élança de nouveau à droite, se hissant sur le toit. Le Sarnek l’attendait déjà et tenta de nouveau de le mordre, il inspira et évita, en se plaçant sur la gauche du monstre, et, avant que la bête puisse réagir, fit un tour sur lui-même et lui planta la dague dans l’œil.
Le Sarnek siffla comme jamais, reculant sa tête, la remuant dans tout les sens. Le roi en profita et s’équipa de sa chaîne, il la lança en arc de cercle et elle s'enroula autour du cou de la bête, plantant ses lames. Le roi courut et sauta du toit, s’arrêtant à quelques centimètres du sol. Azdja s’allongea un peu, Nura prit sa chaîne à deux mains et tira d'un coup sec de toutes ses forces. La tête du dieu percuta le toit et il cracha une gerbe de sang dans sa direction, qu'il absorba. Azdja lâcha le monstre, qui commençait à s'entourer d’éclairs, et s'enroula autour de la main droite du chevalier, qui s’était mis de nouveau à courir et sauta à travers une habitation, avant de ressorti de l'autre côté. Il entendit un sifflement et vit Phuan tenant un de ses boucliers. Il fonça dans sa direction et prit l'objet, la jeune fille retourna se cacher dans une habitation, Nura prit fermement son bouclier dans sa main gauche des battements d'aile se firent entendre. Il se retourna et lança son bouclier de toute ses forces dans un même élan. Le Sarnek, qui arrivait d'une des rues, se prit l'arme en plein dans son angle mort et siffla de douleur. Le bouclier, sous le choc, tourna dans les airs au-dessus de lui.
Nura lança Azdja qui l’attrapa et l'envoya de nouveau s’abattre sur la tête du monstre. Le serpent, étourdis par les deux chocs consécutifs et la douleur, tomba lourdement au sol. Le roi s’élança, sa chaîne s'enroulant de nouveau dans sa main, lui ramenant par la même occasion son bouclier qui, fermement en main, sauta et donna un coup plongeant en diagonale en faisant un tour sur lui-même avec son bouclier. De sa main libre, il récupéra la dague ainsi qu'un peu de sang avant de reculer, évitant les crocs du serpent, qui commençait à en avoir marre de s'en prendre plein la face et s'enfuit de nouveau. Le dieu serpent aux trousses, Nura sourit : ce tas de bidoche faiblissait, il était beaucoup moins vif et puissant qu'au début du combat, alors que lui, reprenait petit à petit ses forces. Il était apaisé et serein, il pouvait le faire ! Sa chaîne aussi semblait s'amuser, se demandant comment elle le préférait entre bleu et à point. Sa réponse vint en même temps que Nura : saignant bien sur !
Un bruit sourd se fit entendre, le roi sourit encore plus : il était temps d’arrêter de jouer, il se tourna de nouveau et partit vers la place principale : Shyra était là, tenant une de ses épées.
Il rangea la dague à sa ceinture et remarqua seulement maintenant qu'il était presque nu, heureusement que dame nature avait était généreuse sur ce point là....et que sa ceinture retenait les dernier morceaux de tissus. Shyra lança son arme, trop court, elle manquait encore de forces. Il lança Azdja et attrapa son arme, la ramenant à lui, fit volte-face en glissant sur quelques mètres et remarqua que les yeux n’étaient plus rouges et que les écailles étaient plus claires. Il lança un éclair dans sa direction, le roi planta son épée dans le sol entre deux dalles et para avec son bouclier. Le courant le traversa un instant, avant d'aller dans le sol. Il avait dégusté, mais il pouvait toujours bouger. Il s’élança sur la bête, son maquillage brilla, ses yeux devinrent noirs avec la pupille argent fendue. Il para un coup de queue du monstre et entailla cette dernière avec son épée, faisant voler le sang en arc de cercle.

Shyra assista ébahie à la scène : Nura était redevenu comme la dernière fois, un guerrier sûr de lui et aussi calme que la mort qu'il assénait de son épée, bougeant avec vitesse et agilité, tellement vite qu'elle parvenait à peine à comprendre ce qui se passait. Ses muscles roulant sous sa peau tendue, mettant en action l'arme qu'il était. Phuan arriva à ses côtés, traînant la deuxième épée du chevalier. S'il la récupérait, il pourrait sûrement en finir. Elle l’attrapa et tenta de la lancer, elle ne parvint qu'à l'envoyer devant elle et elle tomba à genoux, le souffle court. Elle n’avait plus de force, elle tenta d'aller la chercher, mais Phuan posa une main sur son épaule, faisant non de la tête. C'était vrai, Nura n'avait plus besoin de leur aide. Elle se releva et partit se mettre à l’abri, pour reprendre des forces et regarder l'homme, qui tenait leur destin entre ses mains.

Nura trancha de nouveau le long corps du monstre et para un nouvel assaut, qui le fit reculer. Il planta son épée, plia les jambes, utilisant tous son corps, il repoussa l'attaqua et l'entailla de nouveau. Le monstre recula, le roi se baissa et posa sa main tenant le bouclier sur le sol. Il leva son arme au-dessus de sa tête et inspira profondément, le Sarnek croyant qu'il faiblissait tenta de le mordre, mais le roi bougea au moment où les mâchoires se refermaient sur lui et, exécutant une vrille sur lui-même, lui fit une profonde entaille sur sa langue fourchue et ses crocs, le faisant reculer de nouveau.

Nura : Style à une épée, lune écarlates, première position gesshoku shuiro... Tu es lent Sarnek.'' Ouais en plein dans les crocs !''

Le serpent siffla de douleur et de colère, ses écailles s’assombrirent, ses yeux devinrent écarlates et des éclairs crépitèrent autour de lui. Le roi planta son épée et leva son épée pour parer un éclair, mais l'attaque ne vint pas. A la place, une tornade comme il avait vu auparavant se forma autour du dieu et gagna rapidement en intensité. Le roi tenta de reculer, mais il ne put bouger assez vite à cause du vent et des éclairs touchèrent le sol tout autour de lui, ne lui lassant aucune issue. Il commença à glisser, étant aspiré par la tornade. Il planta son arme plus profondément dans le sol devant lui et se résigna à lâcher son bouclier pour prendre l'arme à deux mains, posant un genou au sol. Il tourna la tête, les éclairs se resserrèrent sur lui : comment pouvait-il échapper à ça ?!
Un crissement familier le sortit de sa réflexion, non loin de lui à sa droite, sa deuxième épée commença à se faire emporter par la tornade. Il regarda la tornade et vit son bouclier se faire éjecter dans les airs comme les corps des malheureux qui l'avaient suivi, tombèrent plus loin et une idée germa dans son esprit, dangereuse, un peu suicidaire... il faudrait être fou sûrement

Nura : Ouais......'' Tu es vraiment fou tu sais......J'aime ça !Allez ma grosse guimauve on y va !

Le roi décrocha son épée et courut en direction de la tornade, il attrapa sa deuxième épée au passage et la clipsa, passant en sweep blade. Il la fit tourner à toute vitesse, les lames virèrent au rouge et il se jeta dans la tornade et les éclairs. Il crut plusieurs fois perdre connaissance mais tint le coup, il crut aussi qu'il tournerait pour l’éternité, ses paupières se fermèrent. Il se sentit poussé vers le haut, le vacarme cessa. Il rouvrit les yeux : la tornade était finie et il était encore en train d’être projeté vers le haut, un peu trop peut être : il s’approchait du plafond de la grotte. Un sifflement se fit entendre sous lui, suivit de battement d'ailes. Le Sarnek venait pour l'avaler, le pensant vulnérable. Il fit tourner ses lames encore plus vite, inspira profondément et se concentra, tenant ferment Azdja dans les mains

Nura : Il arrive.........'' pas encore ! '

Nura : Il arrive.....'' patiente encore un peu ! ''

Nura : …....''euh je pense que c'est bon là.....''

Nura : Pas encore. ''euh.....il te fonce dessus la gueule grande ouverte là, OH?!

Le roi ferma les yeux, appréciant l’expérience d’être dans les les airs. Il sentit son corps descendre petit à petit, sa chaîne hurla mais il avait encore le temps. Il ouvrit les yeux : la gueule béante du monstre l’entourât au ralenti, ce n'était pas encore le moment, le style lune écarlates ne marchait que si on agissait au tout dernier moment, frappant au moment où son ennemi était le plus vulnérable, au moment où il croit qu'il a gagné. Tout se passa très vite, le roi lança sa chaîne, qui alla se planter au plafond et la fit rétrécir, il toucha le plafond, ses jambes fléchies, au moment où la gueule du Sarnek se ferma complètement, et il s’élança droit vers lui, prenant un impulsion sur le plafond. Il déclipsa ses armes écarlates, leva les lames au-dessus de son épaule, les plaçant côte à côte et faisant une vrille arienne, il donna son coup sur le dessus de la tête du serpent, avant de planter ses lames dans son corps et de glisser sur le long du monstre.

Nura : Styles lune écarlates, deuxième position. Mikazuki Shuiro. Allez, tombe

Le serpent siffla de douleur, mais ne tomba pas. Le roi, ses lames toujours plantées, pris appui sur le corps et sauta, tenant ses armes à l'envers, et les planta au milieu de ses ailes jusqu’à la garde.

Nura : J'ai dit ! ALLEZ TOMBE !!!''GERONIMOOOOOOOOOoooooo''

Un claquement sec se fit entendre et les ailes s’arrêtèrent de battre, provoquant leur chute. Le roi, dans un dernier effort, écarta les bras, agrandissant la blessure et sortant ses armes de la chair, finissant de déchirer muscles et tendons. Il se jeta dans le vide, rangeant ses épées qui ne brillaient plus dans leur fourreau, et lança sa chaîne sur un pilier près de lui. Cette dernière rétrécit et il put freiner au mieux sa chute. Il se réceptionna au sol avec une roulade, ses os craquèrent mais peu importait, il avait fini. Le monstre s’écrasa en haut des escalier de sa demeure, la bouche grande ouverte, du sang coulant de l'escalier. Shyra et Phuan arrivèrent près de lui avec ses boucliers, il ne perdit pas de temps et attrapa la jeune fille, la mettant sous son bras, et attrapa Shyra, la mettant sur son épaules comme un sac de farine. Il s’élança vers la sortie sans se soucier de leur protestation : Pourvu que la porte ne soit pas totalement fermée, pité que la porte sois pas totalement fermer !!
Il arriva en haut des marches quand un hurlement se fit entendre. Shyra laissa échapper un petit cri, il se tourna et écarquilla les yeux à son tour, voyant le Sarnek ramper à toute vitesse dans leur direction. Il se retourna et courut encore plus vite

Nura : Merde, mais c'est pas vrai, je suis claqué, je peux pas l’affronter encore ! '' je comprends mieux pourquoi ils ont du l'enfermer plutôt que de le tuer, il est coriace le bougre ! Moi aussi je passe mon tour, sa chair doit être trop dure pour être digérée, allez cours Nura cours !

Nura : Ferme là, c'est pas le moment de plaisanter !

Shyra : Euh désolé......

Phuan : J'ai mal au cœur, je crois que je vais vomir.

Nura : Ah non hein, c'est pas le moment ! Quand à toi Shyra ,c'est pas à toi que je parlais. 'Tain j'arrive pas courir comme ça, pas le choix.

Le roi s’arrêta, plaça Phuan dans son dos, lui ordonnant de le tenir sans se soucier de l’étrangler, et prit Shyra dans ses bras comme on porte une princesse. Il s’élança de nouveau, ses mouvements étaient moins gênés, il put aller plus vite. Le chemin fut long, surtout avec des sifflement et un dieu déchu qui rêve de faire de lui son prochain casse-croûte. Phuan le prévint qu'il s’approchait de plus en plus, il jura : ce foutu tunnel se finissait donc jamais ?!
Shyra tendit la main droit devant, le roi sourit : la lumière ! Enfin la lumière des torches que l'ancienne et les autre avaient allumés.
Ils avaient ralenti la fermeture de la porte comme ils pouvaient avec de la pierre et divers objets, mais elle se fermait toujours. Le roi hurla, c’était un duel de volonté, il arriverait à la sortie pas question qu'il faiblisse maintenant, il allait sortir d'ici, aider ce peuple à reconstruire le village. Ensuite il rentrait cher lui et irait se recueillir sur la tombe de sa sœur. Après cela, il irait traquer le démon qui avait osé faire ça et lui arracher les écailles une par une, avec les dents s'il le fallait et quand tous cela serait fait, il rentrerait à Chizontania vivre aux côtés de la femme qu'il aime, rattrapant le temps perdu. Il s'emparerait de ses lèvres comme jamais, les ferait gonfler sous la force de ses baisers, il sentirait son odeur de fleur sauvage jusqu'à son dernier souffle et se délecterait de sentir ses ongles s’enfoncer dans son cuir chevelu et de l'entendre murmurer son nom à son oreille pendant qu'il ….....Oh bordel non, il allait passer cette foutu porte !!!
Il accéléra, encore plus motivé que jamais, battant tous ses records de vitesse, et se jeta à travers l'ouverture. Il se plaça sur le côté, pour ne pas blesser les filles, et se releva, regardant la porte. Les villageois reculèrent, ils avaient enlevé ce qui gênait la porte, le serpent s’arrêta, Nura tira une de ses épées et la brandit face au monstre, ce dernier le fixa longuement, les personnes reculèrent

Nura : Ne reculez pas ! Affrontez son regard une dernière fois ! '' Bordel je tiens plus ! ''

Le roi ne laissa rien paraître, il bluffait. S'il passait l'entrée, ils étaient perdus. Il resserra sa prise sur son arme, les villageois ne bougèrent pas, puis se placèrent lentement à ses côtés, certains pointant lances et épées ou visant la bête avec leurs arcs. Shyra plaça doucement sa main sur le dos du roi, pour le soutenir discrètement, comme elle le pouvait. Le serpent les regarda tous longuement, baissant sa tête au fur et à mesure que la porte se baissait. Bientôt, il ne pourrait plus passer. Il regarda longuement le roi et siffla avant de tourner le dos au groupe et de retourner dans sa prison, la porte finit de tomber, dévoilant une gravure du dieu serpent dessus. Le roi tomba à genoux, lâchant son épée. Sa chaîne tomba en poussière, ses marques disparurent en même temps et ses yeux reprirent leur couleur acier. Ils avaient réussi, le peuple du soleil était désormais libre, pourtant, aucun cri ne fusa. Les pertes avaient été lourdes et douloureuses.
Il attrapa la dague de Nermalor et la confia à Phuan, après tout cette arme lui revenait. La fille pleura en voyant l'objet et, dans un geste affectif, il lui ébouriffa les cheveux et tenta de la consoler comme il pouvait. Il se releva comme il put, mais n'arriva pas à tenir tout seul. Plusieurs personnes vinrent le soutenir, il ne refusa pas leur aide et ils partirent tous, sous une nuit étoilée vers ce qu'il restait de leur village.

Nura banda ses muscle et tira de toutes ses forces, sous les encouragements des enfant qui le suivaient partout, la cargaison de pierre qu'il avait taillé dans la carrière et placée dans la charrette bougea petit à petit. Cela faisait deux jours maintenant qu'il aidait le peuple du soleil dans diverses tâches et la reconstruction avançait lentement et sûrement. Il arriva dans la descente et tira de toutes ses forces pour ne pas se faire emporter par le poids, comme la première fois. Cela faisait un bon entraînement, augmentant sa force et travaillant son équilibre. Il avait décidé avec Azdja de ne plus utiliser le maquillage de sang pour l'instant et de profiter des jours de paix bien mérités. Il avait donc laissé ses armes dans le temple de Shyra, se situant en hauteur du village, et gardé seulement ses gourdes remplies de sang des bêtes qu'il avait chassées plus tôt et ramenées pour le village. Il déposa les compo....La pierre à l'endroit prévu et demanda à celui qui gérait les travaux ce qu'il pouvait faire d'autre pour rendre service, ce dernier lui dit d'aller se reposer un peu. Il attrapa donc une hache et alla couper une arbre, pour fournir le bois de la journée. Au bout d'une petite heure de marche, il trouva un arbre qu'il trouva convenable et se mit au travail, les enfant lui tournant autour. Phuan s'exclama d'une voix joyeuse, il était content qu'elle puisse encore sourire et que Shyra s'occupe d'elle. Le roi lui avait confectionné une ceinture similaire à la sienne et elle y avait accroché la dague de son père.

Phuan : Nura raconte-nous encore une histoire !

Nura, souriant : Laquelle voulez-vous entendre ?

Phuan : L'histoire où tu as franchi un labyrinthe et ou tu as sauvé la femme que tu aimes en devenant roi !

Enfant 1 : Non, celle où tu étais dans le désert avec tout un groupe pour récupérer du minerais !

Enfant 2 : Non, celle de la femme aux cheveux bleus repoussant une armée de monstres à elle toute seule !

Le roi se mit à rire et, tout en se mettant au travail, décida de leur raconter une histoire qu'il avait lu dans un livre et raconté à sa sœur, un livre parlant d'hybrides de magie d'ange et de démon, dans un monde à l’aspect enchanteur mais pouvant se montrer froid et sans pitié, où le héros malgré lui devint roi après une bataille acharnée au cours de laquelle le précédent mourut, en partie par sa faute, sans vraiment le vouloir. A la fin de l’histoire, les enfants se placèrent derrière lui et il donna dernier coup de hache, qui fit chuter l'arbre, puis il coupa les branches une à une. Quand il eut fini, il passa sa main sur son front, couvert de sueur. Le soleil tapait dur e,t travaillant torse nu pour ne pas salir de vêtements, il avait pris des couleurs, ainsi que des muscles et de la taille. On lui disait mais lui ne se trouvait pas si différent que ça … Il chercha la corde pour traîner le tronc et soupira, il l'avait oubliée au village. Tant pis, il s’équipa de sa chaîne qui alla s'enrouler autour du tronc et le traîna vers le village, après que les enfant se soient installés dessus, bien sûr. Il croisa Shyra, qui sourit en le voyant, il le lui rendit

Shyra : Toujours aussi aimé des enfants à ce que je vois.

Nura : Oui, ils m'aident beaucoup et leur compagnie est plaisante.

Shyra : J’allais me rafraîchir à la mer, tu viens avec moi ?

Nura : Euh, non je.....

Phuan : Oui, viens avec nous Nur, en pause !

Enfant 123 : Oui !!!!

Shyra rit et prit la main du guerrier, l’entraînant vers la mer, lui disant qu'il pourrait ramener le tronc plus tard. Au bout d'un moment de marche, ils arrivèrent devant une falaise à la base de laquelle l’étendue bleu s’étendait. Le roi avala sa salive

Shyra : Oh, allez, c'est pas si haut que ça, tu as fait bien pire je te rappelles.

Nura : C'est pas ça mais......

Shyra : Pas de mais !

La prêtresse poussa le roi qui, ne s'y attendant pas, poussa un hurlement et tomba dans l'eau sous le rire des enfants. Ils se penchèrent tous pour voir le roi en bas, qui ne remonta pas. Il leur faisait sûrement une blague, il ne pouvais quand même pas...Ne pas savoir Nager ?! Shyra sauta tête la première, suivie par les enfant, et ramena peu après un Nnura crachant de l'eau salée.

Shyra : Mais enfin tu ne sais pas nager ? Même les enfant d'ici savent nager dès leur plus jeune âge...

Nura, reprenant son souffle :J'ai jamais vraiment eu l’occasion d’apprendre ça....

La prêtresse soupira et tendit la main au roi, l'aidant à se relever et l’entraîna dans de nouveau dans l’eau. Il était grand temps qu'il apprenne une chose aussi simple. Il résista à peine, se laissa aller jusqu’à la taille et son premier cours commença sous les rires moqueurs des enfants, qu'il arrosa pour les faire taire, ce qui finit en bataille pour ensuite redevenir sérieux. La journée défila et, à la fin, Nura passa de grande enclume de forgeron à petit poison tout mignon sortant la tête hors de l’eau pour cracher de l'eau de temps à autre. Mais il parvenait à nager seul à présent, c’était le principal. Ils sortirent de l'eau et commencèrent à remonter la falaise, suivant le chemin menant au village

Nura : Que cet endroit est calme et paisible maintenant... un vrai rakuen …...

Shyra : Rakuen ?

Nura : Jardin d’éden ou paradis si tu préfères …..

Shyra :Si ça te plaît autant que ça, pourquoi vouloir partir, tu pourrais rester tu sais …....

Nura : Non, ma place n'est pas ici, j'ai encore des chose à faire sur le continent. Le bateau est prêt, je pars demain, comme convenu.

Shyra : Oui, mais d'abord ce soir nous faisons une fête en ton honneur !

Le roi sourit : Oui, il le savait, tout le monde lui rappelait depuis hier, surtout Phuan et Shyra. Ils rentrèrent donc se préparer, non sans avoir ramené le tronc au village. Il se dirigea ensuite avec Shyra en direction du temple, fait de pierres blanches, aux statues finement détaillées. Il remarqua encore une fois l''absence d'une quelconque statue représentant un dieu, pourtant Shyra était prêtresse de ce qu'il avait compris... comment cela était-il possible ?
Il rentra dans la salle qui lui servait de chambre, alla mettre des vêtements propres après s’être lavé dans un bassin à sa disposition. Il jeta un œil aux coins de la pièce où ses épées étaient posées, une fine couche de poussière les recouvrant. Il les reprendrait demain, mais ce soir il allait faire comme tout le monde : boire et manger jusqu'à ce qu'il n'ait plus les idées claires et qu'il danse n'importe comment autour du feu... Non, fallait quand même pas abuser des bonnes choses.
La voix de la prêtresse le fit sortir de sa réflexion, il sourit et sauta par le balcon, se retrouvant juste à côté d'elle et lui tendit son bras.

Nura : Si madame veut me faire le plaisir d’être ma cavalière pour ce soir ?

Shyra : Hein ta quoi ?! Tu as trop bu d'eau de mer ?!

Le roi rit aux éclats, devant l'incompréhension totale de son amie, qui sourit tout de même et attrapa le bras du jeune homme. Ils retournèrent vers le lieu d'où de la musique se faisait déjà entendre.

La nuit était tombée, les torches avaient été allumées, de longues tables en bois avaient été disposées autour d'un feu immense, ses flammes montant comme pour défier les étoiles qui brillait de mille éclats, sous une musique entraînante et les danseuse tournant autour du feu sous les rire et la bonne humeur de tous. Le roi s’était assis sur la table principale, à la droite de l’ancienne. Il versa un peu de sang dans sa boisson et l'avala d'une traite, savourant la paix et la bonne humeur qui planait dans ce lieu. L'ancienne se tourna vers lui et parla d'une vois amusée

L’ancienne : Alors Nura, cette fête te convient ? A ton sourire, je pense déjà connaître ta réponse.

Nura : C'est pas seulement cette fête que j'aime l'ancienne, mais les personnes qui lui donnent vie. Quand je vous vois heureux et libres ….quand je vous vois avoir espoir en l'avenir et les enfants grandir à leur rythme...... je sais que j'ai fait le bon choix et que je n'ai pas risqué ma vie pour rien ! Sur le continent, je vois dans le regard des autres la peur et la méfiance à mon égard.... Mais ici je vois juste la confiance..... Cet endroit pour moi est vraiment mon rakuen. Le seul regret que j’éprouve est le fait que tant de gens soient morts pour l'obtenir.....

L’ancienne : Si tu te sens si bien ici pourquoi partir ? Nous serions tous heureux que tu restes avec nous.

Nura : Ma place n'est pas ici avec vous, j'ai encore des choses à faire au delà de cet océan. Sur le continent, un démon rôde, je vais la traquer et l'envoyer brûler en enfer pour tout le mal qu'il a fait et pour ma sœur qu'il m'a volé ! Je le passerai sous le fil de mon épée et de six coups, je le ferai tomber à mes pieds.

L'ancienne : Le chemin que tu choisis à l'air semé de batailles et d’embûches... mais je te souhaites quand même de réussir

Nura : J'ai déjà affronter un dieu, je vais pas avoir peur d'un démon. (rire) Au fait, l’ancienne... de ce que j'ai compris, Shyra est une prêtresse, mais je n'ai pas vu de statues de divinités dans son temple, que sont donc les marques sacrées ?

L'ancienne sourit et regarda longuement Shyra, en train de danser avec les autres près du feu

L'ancienne : Qui sait, tu le découvriras peut-être ce soir.

Nura voulut demander ce qu'elle voulait dire par là, mais Shyra arriva et lui attrapa la main pour l’emmener danser près du feu. Il décida d'abandonner ses questions et de rejoindre pleinement les festivités. Leur danse n’était pas vraiment difficile, elle vint à lui instinctivement en entendant la musque faite à base de percussions. Shyra se plaça près de lui et gesticula en synchronisation avec lui. L'air était chaud, les flammes brillaient, le rythme était envoûtant, pendant un instant il crut être dans un autre monde. Son souffle devint court, ses yeux se dilatèrent, Shyra venait de s'appuyer contre son torse et de basculer sa tête en arrière, prenant place sur son épaules, l'odeur de sa chevelure lui rappela l'odeur d'un fruit sucré. Il plaça ses mains sur ses hanches, pendant qu'elle entourait sa tète de ses bras. Ils bougèrent un moment ainsi en rythme, se déhanchant furieusement, se laissant guider par la musique. Nura avait l'impression que son sang était plus chaud que les brasier près de lui et sa respiration devint brûlante, mais pas autant que celle de Shyra, qu'il sentit contre son cou. Puis le roi ferma les yeux, quand il les rouvrit, ils étaient rouges sang. Il décida par un effort de volonté de calmer la danse, leurs mouvements devinrent plus lents, heureusement, la musique cessa à ce moment là, la danse s’arrêta. Shyra se tourna vers lui et le regarda longuement, avant de se hisser sur la pointe des pieds et d’approcher son visage du sien. Nura s’arrêta de respirer un moment, ne bougea plus, la regardant longuement. Il ne restait plus que quelques centimètres et elle l'embrasserait...il détourna la tête, baissant les yeux. Non, il aimait bien Shyra, mais il ne voulait pas ce genre de relations avec elle. Il la regarda : Cette dernière s’était un peu éloigné de lui

Nura : Je....Je suis désolé, mais mon cœur et mon âmes appartiennent déjà à quelqu'un, je suis désolé...

Shyra : Ne t'excuses pas, je savais très bien que tu étais déjà lié, mais si je n'avais pas tenté ce soir, je l'aurais regretté toute ma vie....ta femme a de la chance d'avoir une personne comme toi.

Le roi la regarda et s’apprêta à répondre quand les personne autour de lui sifflèrent, lui demandant de regarder un point précis. Le roi s’exécuta et l'ancienne, aidée par d'autre personnes, tirèrent un immense tissus bleu qui recouvrait une des murs jusque là et le roi écarquilla les yeux : Sur ce mur, une gravure semblable à celle qu'il avait vue au début, sauf que là ce n’était une femme qui était représentée, mais lui, levant son épée au-dessus de sa tête, sa chaîne en collier autour du cou. Il en resta sans voix et les larmes lui vinrent au yeux, par l’émotion. Il ne put dire que merci. C'est peu après que la fête s’arrêta et que tous rentrèrent dans leur demeures. Nura ne trouvant pas le sommeil regardait les étoiles, par le balcon, perdu dans ses pensées. Il ne remarqua même pas Shyra se placer à côté de lui. Elle lui tendit un verre contenant un liquide violet, il prit le verre, en but une gorgée. Il ne savait pas ce que c’était, mais c’était vraiment bon. Elle devait avoir mis du sang dedans, car il n'eut aucun mal à finir son verre. Shyra tendit la main, Nura lui rendit le verre. Il tomba par terre, il fronça les sourcil sa vision lui jouait des tours ? II entendit Azdja bâiller dans sa tête et tomba à genoux, des point noirs dansèrent devant ses yeux. Il releva la tête, regardant la femme qui' l'aidait à se relever et à l'allonger sur le lit. Il articula difficilement

Nura : Shyra......pourquoi ?

Il n'entendit pas la réponse qu'elle lui murmura l'oreille et sombra dans l'inconscience.

Nura se réveilla et pencha la tête sur le côté, regardant le balcon : Le soleil était sur le point de se lever, il bâilla et se redressa, avant de s’étirer paresseusement. Il avait fait un rêve pour le moins étrange, il se leva et partit en direction du balcon où il s’accouda et percuta quelque chose avec ses pieds. Il baissa la tête un verre ….le verre qu'il avait bu la nuit passée, tout cela n’était donc pas un rêve ?!

Shyra : tu es déjà réveillé ? Heureusement j'ai déjà fini, il m'a demandé beaucoup de temps celui-là, mais je pense que c'est le plus beau qu'il m'ait été donné de créer ?

Nura : Shyra ?! Que veux-tu dire ? Pourquoi m'avoir drogué ?!

Shyra : Va te regarder dans le miroir

Le chevalier de sang dévisagea la femme, curieux, et alla se placer devant le miroir. Il n'y trouva que son reflet, rien d’inhabituel. Il se tourna pour demander des explications et c'est à ce moment là qu'il remarqua quelque chose dans son dos. Il se plaça de sorte à le voir entièrement et écarquilla les yeux en découvrant un tatouage, partant des ses épaules, allant jusqu'au bas du dos. Il représentait de grandes ailes d'ange repliées et entourées par une chaîne ressemblant à la sienne.

Nura : Ce sont......

Shyra : Des marque sacrées, oui, je ne les donnes qu'aux personnes qui le méritent. C'est le plus grand honneur de ce village et c'est le cadeau d'adieu que je te fais.....je me suis donn » beaucoup de mal pour les faire.

Nura : Pourquoi des ailes ?


Shyra : Parce que quand je te vois, je vois un guerrier ténébreux pourtant entouré de lumière, qui voudrait prendre son envol mais dont le poids de ses responsabilités l’empêche de s'envoler. Ne t’inquiètes pas, peu importe les blessures ou les choses que tu subiras, ces marques ne s'effaceront pas.
Il remarqua en effet que même la brûlure qu'Aor lui avait infligé avait disparue avec les cicatrices de son dos. Par quel prodige ? Il ne le demanda pas, serra la prêtresse dans ses bras et décida de rester torse nu, pour le montrer à tous. Ces marques représentaient une partie de lui il et il allait les montrer fièrement à partir de maintenant. Il récupéra ses épées et récupéra une lanière pour placer ses boucliers dans son dos, sans cacher le présent. Prenant la main de la prêtresse, il partit vers le port. Sur la route, le peuple déjà levé lui fit diverses offrandes : de l'or, des tissus, des bijoux, plein d'autres choses qu'il refusa au début, gêné, avant de se résigner à tout placer dans un coffre, qu'il emmena avec lui. Le moment arriva, il ébouriffa une dernière fois les cheveux de Phuan et prit la mer, ayant l'impression de partir de chez lui. Non, ceci était son rakuen, son foyer était les champs de batailles, donc il était temps de rentrer à la maison.
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Re: Le Village et ses alentours

Message par 'Housenka le Jeu 26 Déc 2013 - 19:47

H.R.P. L'event approche, il faut bien se préparer pour l'accueillir ! Néanmoins excusez la piètre qualité de ce post, je n'aime toujours pas me relire et paufiner mes phrases \o/


     Les doux rayons de l'aube, traversant les filets laiteux du ciel, annonçaient un nouveau matin au village de Tenmura. C'est à ce moment qu'une ombre s'approcha lentement, sûrement, grandissante à chaque instant, des portes de la ville. Cette tâche sombre, mouvante et anormalement imposante dont l'inclinaison du Soleil ne faisait qu'accentuer ce fait, atteignit la première maison du village au moment où une silhouette se dessina à l'horizon. Petit à petit les traits de cette forme abstraite s'affinèrent, des nuances de couleurs apparurent, on la distinguait de mieux en mieux jusqu'à la discerner complètement : un homme en kimono plus qu'usé, un bras bandé entièrement et un fusil d'une carrure sans pareille sur le dos. Qui pourrait correspondre à une telle description si ce n'est Gharith?

Gharith : Tenmura … Ça faisait un moment ~

     Il s’avança en direction de sa maison, en périphérie du village. En effet, cela faisait quelques temps qu'il n'était pas revenu au village. Après sa mission de chasse de Khezu dans les montagnes il avait quitté le village sans plus tarder pour ne revenir que maintenant. Néanmoins ceux qui avaient l'habitude de le fréquenter avant son départ, si tant est que ces personnes s'en souviennent, auraient pu remarquer deux différences bien visibles : le fusil était devenu encore plus imposant mais avait blanchi, quant à son bras bandé l'épaule était devenu bien plus large.

~ FLASHBACK : Il y a 3 semaines ~

Gharith : * souffle * Enfin ... * souffle * J'y suis arrivé ...

     Éreinté, le visage du jeune homme s'illumina d'un large sourire une fois devant ce qu'il venait de voir : une longue colonne grisâtre, s'élevant des cimes d'arbres non loin jusque haut dans le ciel. Une grande respiration prise, il reprit son périple à travers la dense forêt dans laquelle il se trouvait.
     Ce n'est que vingt-cinq minutes plus tard qu'il arriva à destination, les branches et hautes herbes sur le passage ayant tôt fait de transformer son cher habit en lambeaux de tissus. Il put voir l'origine de cette légère fumée s'échappant vers le plafond azur : une petite cabane précaire, isolée de tout, avec un petit potager sur le côté où quelques légumes poussaient paisiblement.
     Ce petit coin de paradis dans cette forêt touffue laissait néanmoins échapper une forte odeur que Gharith essayait de masquer, une main sur son nez. Provenait-elle de cette large silhouette qui se dessinait, immobile, derrière la frêle cabane ? Quelques pas suffirent à confirmer le lien : une carcasse de Tigrex gisait par terre, la décomposition l'attaquait déjà.
     Ce spectacle ne le choqua pas, au contraire un nouveau rictus apparut sur son visage. Il se tourna vers la petite cabane, posa sa lourde arme au sol et se mit à crier.


Gharith : Erő ! Sors de là !

     Une réaction se fit ressentir aussitôt. A ces mots, un bruit sourd surgit de l'intérieur de la maisonnette en bois avant que la porte grinçante ne s'ouvre, laissant en sortir un jeune homme. Il ressemblait beaucoup à Gharith : même couleur de cheveux et yeux, mais ses traits de visages étaient plus fins, ses cheveux plus courts, il portait des lunettes légères et il était beaucoup plus mince, la carrure d'un simple adolescent entrant dans l'âge adulte.[/i]

Erő : Gharith ? C'est vraiment toi ? Oui c'est bien toi ! Mon frère adoré !

     L'homme, comme s'il s'était téléporté, se trouvait désormais dans les airs, un sourire fantastique aux lèvres, bras grands ouverts vers Gharith.
     Ce dernier n'avait pas vu comment le jeune homme était arrivé là, mais une fois à portée il décida de lui asséner un rapide uppercut alors qu'il était encore en l'air. C'est alors qu'Erő, avec une fluidité et une souplesse déconcertante, para le poing de Gharith avec sa paume et s'appuya dessus pour rebondir et atterrir un peu plus loin, en douceur.


Gharith : Pas de doute, c'est bien toi.
Erő : Hey ! C'est comme ça que tu salues ton grand frère après neuf ans sans l'avoir vu ?!
Gharith : C'est pas une belle manière de dire bonjour ?
Erő : Pff, quand t'étais petit tu sautais dans mes bras quand tu me voyais rentrer à la maison.
Gharith : Et comme tu l'as dit c'était il y a neuf ans … Mais je vois que tu n'as pas perdu la main …

     Dit-il en montrant du regard le cadavre du monstre tigré. L'homme à lunettes le vit et reprit après un léger soupir.

Erő : Il voulait manger mes carottes, en plus il faisait peur aux mosswines.
Gharith : … Ouais … Donc solution la plus simple, tu tues un Tigrex pour sauver quelques carottes et mosswines, enfin si c'était bien les carottes qu'il voulait manger.
Erő : Voilà ! Mais c'est bien ça maintient en forme de temps en temps. Enfin passons ! Rentre donc j'ai du thé qui infuse !

     Il ne mit pas longtemps pour redisparaître des yeux de Gharith, jusqu'à ce qu'il le vit au seuil de la porte lui faisant de grands signes de bras. Un heureux soupir poussé, il saisit son arme au sol et entra dans l'humble demeure.
     La maison était à peine plus grande que celle de Gharith : une chambre et une salle de bain dans deux pièces distinctes et un grand salon qui faisait aussi office de cuisine. Mais il fallait bien ça pour contenir toutes les armes, armures, peintures et autres objets anodins qui traînaient ici et là sur le sol ou les murs. Il réussit tout de même à poser son fusil dans un coin et s'assit sur un canapé libre tandis que son hôte finissait la préparation de son thé.


Erő : Alors ? Comment tu as fais pour me retrouver ? Tu voulais tant revoir ton frère adoré ?
Gharith : Tu peux rêver, j'ai croisé Raizou il n'y a pas longtemps, il m'a dit que tu t'étais installé ici.
Erő : Ah ce bon vieux Raizou ! Toujours aussi vif ?
Gharith : Autant que son âge le lui permet en tout cas.
Erő : Hahaha ! … Ca fait plaisir de te revoir Gharith, on ne s'est pas revus depuis si longtemps et pourtant tout semble comme avant que je quitte R'lyeh, je suis heureux.
Gharith : … Je le suis aussi … Papa se faisait du soucis pour toi, savoir comment se passer ton périple.
Erő : Oh c'est tout simplement génial ! J'ai fait des tas de connaissances, j'ai visité des dizaines de village, j'ai appris tant de choses sur ce monde que je ne me souviens pas de tout. Je pensais justement bouger à nouveau, qui sait pourquoi pas aller visiter un pays frontalier !
Gharith : Ah je vois, dans ce cas j'ai bien fait d'arriver aujourd'hui.
Erő : Je me doutais bien que tu ne serais pas venu exprès ici pour me serrer dans tes bras et boire un verre, ah quel dommage ! … Enfin … Qu'es-tu venu chercher ?
Gharith : … Je veux que tu m'enseignes les dernières arcanes de notre art.

      Erő se tut. Il était encore en train de s'occuper du thé, dos à son frère. Il saisit les tasses une fois remplies, les déposa sur une table basse à proximité du canapé et vint s’asseoir à côté de son frère, d'une manière presque solennelle.

Erő : … Pourquoi as-tu quitté le village avant que ton entraînement soit terminé ? Papa nous avait prévenu : l'apprentissage se terminerait à nos vingt ans. Je n'ai peut-être eu besoin que de seize années pour l'achever mais c'était un cas différent. Pourquoi n'as-tu pas attendu un peu plus longtemps ?
Erő : … Je … Je ne … Je ne pouvais tout simplement pas rester plus longtemps dans ce village …

     Les poings de Gharith se crispèrent et ses jambes commençaient à s'agiter, bien que c'était léger son grand frère put le remarquer. Il lui saisit ses mains et décida de ne pas insister plus.

Erő : Bon, peu importe ! Tu me raconteras ça une autre fois si tu le veux ! Alors comme ça tu veux apprendre les dernières arcanes ? Mais pourquoi maintenant ?
Gharith : Pour devenir plus fort, car pour le moment mon niveau n'est pas suffisant pour ce que je veux faire.
Erő : Ce que tu veux faire ?
Gharith : Je suis devenu un hunter.
Erő : Q-Quoi ? Sérieux ?
Gharith : Exactement, ce fusil en est la preuve. C'est mon arme de chasse. Contrairement à toi je ne maîtrise pas assez bien notre art pour pouvoir vaincre des Tigrex à mains nues.
Erő : Ah c'est donc ça … Bon bon bon, j'ai rien contre les hunters toute manière et tu restes mon petit frère adoré, alors pourquoi pas ?
Gharith : Vraiment ?
Erő : Bien sûr ! Personne ne viendra nous embêter ici donc on n'aura pas de problème pour se cacher. Les arcanes que je vais t'enseigner ne demande pas des années d'entraînement, au contraire une semaine voire deux devraient suffire amplement mais après ce sera à toi d'apprendre à les utiliser et à les contrôler. Et bien entendu, comme toute arcane, leur utilisation comporte des risques, tu en es conscient ?
Gharith : Bien entendu. Par contre je n'ai pas de temps à perdre, alors pourrait-on commencer rapidement ?
Erő : … Pas avant demain.
Gharith : Hein ? Pourquoi cela ?
Erő : J'aimerais que tu m'expliques avant comment tu as perdu ton bras droit … Pour commencer.

     Le bras droit de Gharith était tout le temps resté recouvert de bandages, cachés par son long kimono et son gant. Qui plus est il était bien huilé et ne faisait pas de bruits métalliques quand Gharith le bougeait. Comment l'avait-il deviné ? C'est pour des petits détails comme ça qu'Erő est considéré comme « un génie ». Le benjamin souffla un coup.

Gharith : … Neuf ans, ça fait long quand même … Si je te raconte mon histoire, me raconteras-tu ce que tu as fait ces neuf dernières années aussi ?
Erő : Bien sûr, en plus j'ai plein de thé.
Gharith : Parfait … Une fois que tu es parti du village, il y a neuf ans …

     Et Gharith lui raconta tout, à son grand frère qu'il n'avait revu depuis si longtemps. Tout ce qu'il s'était passé avant qu'il n'arrive à Tenmura, comme après d'ailleurs, jusqu'au jour présent, et Erő fit de même à son tour. Le soleil était pourtant haut dans le ciel quand la discussion commença mais une fois la nuit tombée et l'obscurité installée dans la forêt, on voyait encore les vitres de la maison éclairées par la lumière de l'intérieur. Neuf ans, ça en fait du temps à rattraper entre frères.

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Re: Le Village et ses alentours

Message par BlackSusanoo le Sam 28 Déc 2013 - 16:39

Le soleil se levait. Ses rayons dorés traversaient la fenêtre de la chambre de Rallen, se réfléchissaient sur le miroir au fond de la pièce, rebondissaient sur le bouclier de la Lance-flingue du jeune hunter pour finalement lui arriver sur le visage.

-Gu?

Il ouvrit les yeux, et mit sa main pour atténuer la lumière. 

"Déjà le matin... quelle plaie..."

Il se leva en baillant, et se dirigea à pas lents vers ses affaires. Enfilant rapidement ses vêtements, il sortit de la petite baraque qu'il louait au village et se dirigea vers la guilde. C'était là qu'il prenait ses repas depuis qu'il était venu au village. A force, il avait eu sa petite table habituelle. Les rues étaient très animées, comme à leur habitude. Mais Rallen n'avait pas l'air de s'en préoccuper plus que ça, son estomac lui réclamant de s'occuper de lui. Quand il eu finalement atteint la guilde, il s'assit à la même place que d'habitude, et laissa tomber sa tête sur la table. 

-Toujours aussi bien réveillé... fit Louisa en posant sa commande habituelle à côté de lui.

-Comme tu peux le voir... répondit-il.

-Tâche de ne pas trop te surmener.

Elle s'éloigna, le laissant à son chocolat chaud, ses tartines au beurre de Popo et son steak d'Aptonoth. 

"Miam..."

Il se redressa et commença à manger quand un homme se présenta devant lui.

-Monsieur Rallen?

-...oui?

L'homme lui tendit une lettre.

-Oh...merci. fit Rallen en la prenant.

-Je vous en prie.

L'homme repartit aussi vite qu'il était venu. Rallen posa la lettre sur la table et termina son petit-déjeuner avant de l'ouvrir. Elle venait de ses parents. Tous deux avaient écris, et on voyait distinctement dans quel état d'esprit ils avaient rédigé leur partie:

"Alors Fiston? Comment tu te débrouilles? Pas la peine de répondre, je le saurais bien assez tôt. Ta mère et moi passeront te dire bonjour un des ces quatre. D'ici-là, reste en vie."

Rallen afficha un petit sourire. Son père n'avait pas changé.

"Bonjour mon grand. J'espère que tout se passe bien pour toi. Saches que ton père et moi allons très bien. Je suis sûre que tu as rencontré des chasseurs formidables et affrontés des créatures plus étranges les unes que les autres. Ah, rien que 'y penser, j'en ressens les frissons de nos jeunes années à ton père et moi.... J'ai hâte de te revoir, que tu nous racontes tout ça. Prend soi de toi."

La lettre s'arrêtait là. Rallen la rangea dans sa poche et se leva. Après avoir payé, il sortit du réfectoire et rentra chez lui pour se changer et mettre sa tenue de chasse.

-J'ai encore le temps de les surprendre!
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Re: Le Village et ses alentours

Message par King of Death le Jeu 2 Jan 2014 - 20:43

-----De retour au village-----

Constantin s'en alla chez lui avec son maître après avoir dit au revoir à Rallen. Ils rentrèrent dans la maison et enlevèrent leur armure.

''-Dérix: Merci Constantin, si j'étais rentré chez moi comme ça, je serais surement mort.
-Constantin: Ouais, je m'en doutais...
-Dérix: Je peux laissez mon armure chez toi ?
-Constantin: Oui, bien sûr.''

Constantin et Dérix s'assirent et burent un peu d'eau.

''-Dérix: T'as bien progressé depuis la dernière fois qu'on s'est vu. Tu arrives même à te concentrer à fond et frapper avec ta lame à une vitesse ahurissante. Et puis, tu es toujours aussi gentil.
-Constantin: Ouais c'est vrai... Hihi...
-Dérix: Mais je ne comprends toujours pas une chose... Pourquoi joues-tu la comédie ?
-Constantin: …
-Dérix: Pourquoi tu fais semblant d'être aussi gentil ? Je sais bien, que tu détestes les humains et les monstres, alors pourquoi tu fait semblant d'être aussi gentil ?
-Constantin: …
-Dérix: Réponds-moi.
-Constantin: … ffffffuuuuuuuuuu. Bon je veux bien le dire. Si je joue cette comédie c'est parce qu'en fait je les analyse. Je sais bien qu'il existe en ce monde 2 types d'êtres vivants. C'est pareil pour les êtres humains, mais aussi pour les monstres. Je ne fais que les analyser, comme ça, je pourrais savoir parfaitement en qui je peux avoir une totale confiance. J'ai trouvé quelques éléments intéressants.
-Dérix: Ce n'est pas un jeu !
-Constantin: Je sais bien que ce n'est pas un jeu. Je serais moi-même lorsque je serais avec des personnes que j'aime bien, comme vous. Je sais très bien maintenant la vérité sur mon passé, je parle du mien et pas de mes ancêtres. En réalité, j'ai toujours été seul, j'étais toujours mis de coté. J'étais un enfant et je ne voyais pas la vérité.
Cela remonte à quand j'avais 6 ans, mes parents m'avais envoyé voir mes cousins, j'étais sur le point de rentré au village, au fait, j'avais les yeux marrons. Puis, toutes les personnes qui m'accompagnait, furent tués par d'autres humains. Quant à moi, je fus le seul laissé en vie, on m'enleva et je fus transporté jusqu'à un laboratoire. Je fus un cobaye, en regardant à droite je vis un monstre effroyable dont je ne me souviens plus de sa forme, il était endormi dans une cage. J'avais peur, sans même m'endormir, on m'injecta des gènes du monstre dans la cage. Une grande douleur me traversa le corps, j'hurla  de toutes mes forces. J’arrêtai ce cri lentement et mes paupières commencèrent lentement à se fermer, je vis les scientifiques me détacher. Enfin, la dernière chose dont je me souviens ait que j'entendis un hurlement venant de ma droite, je fini par m'endormir.
Je ne su combien de temps avait passé, je me réveilla longtemps plus tard. Je me leva de la table et constata l'hécatombe, le laboratoire était complètement détruit et il n'y avait que des morts et du sang autour de moi. En regardant ce désastre, un sentiment de rage m'envahit, en regardant un miroir brisé à ma gauche je vis mes yeux, ils avaient changés de couleurs, il était devenue rouge. Cela venait surement des gênes que l'on m'avait injecté plus tôt. Sans ne plus rien comprendre, tout en pleurant, je rentra chez moi. Comme je n'étais pas très loin de chez moi, cela me prit 3 jours de marche. Instinctivement, j'avais appris à chasser comme si j'étais un monstre, je réussi alors à vivre. Alors que j'étais rentré chez moi, ma mère et mon père vinrent à moi, il avait des visages heureux. Une chose me marqua, normalement, lorsqu'une mère est inquiète, elle pleure de joie en revoyant son enfant, la mienne. Elle semblait juste heureuse, alors qu'elle avait sa tête sur mon épaule gauche, alors que je ne voyais pas son visage. Elle tremblait, mais d'une façon trop étrange, elle semblait avoir peur. Peur de mes yeux qui paraissait avoir changé de forme à leur vus. Plusieurs années passèrent et j’oubliai peu à peu ces souvenirs atroces. Enfin, la catastrophe que tu connais c'est passé.
Tu connais la vérité maintenant, mes yeux ne peuvent redevenir normal que lorsque je n'aurait plus envie de tuer en permanence.
Bon, je vais m'entrainer à une prochaine fois! Hihi.''

Après avoir fini son verre, il s'en alla. Dérix fini son verre et sortit de la maison, il rentra chez lui.

''Dérix: Tu n'as vraiment jamais eu de chance, j'espère que tu trouveras ton bonheur.''

-----Pendant ce temps aux portes du village-----

2 personnes venaient d'entrer au village. C'était Diablo et Camélia, les nouveaux chasseurs.

''-Camélia: Ouah ! Trop génial cette vue ! Je vais le visitez, tu viens ?
-Diablo: Pourquoi je voudrais venir. Tss.
-Camélia: C'est bon c'est pas la peine de t'énerver!
-Diablo: Je m'en vais, je ne veux surtout pas restez avec toi.
-Camélia: Quel impolie. dit-elle en chuchotant.''

Diablo s'en alla louez une maison tandis que Camélia visita le village, après 5 minutes, elle arriva au lac. Elle monta la colline un peu plus loin, émerveillé par le paysage, elle avança, et tomba dans un trou.

''Camélia: Hyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !''

En bas se trouvait une personne qui releva la tête, c'était Constantin qui s'entrainait, torse nu.
La tête des deux chasseurs se cogna, puis ils tombèrent, en étant un peu sonné. En reprenant leurs esprits, front à front, il se regardèrent dans les yeux, du plus profond de leurs yeux. Les yeux de Constantin devinrent tout à coup marron, il le vit grâce au reflet dans les yeux de la jeune chasseuse. Ses yeux descendirent un peu, puis elle devint toute rouge. Elle s'écarta et donna un grand coup de poing qui éjecta le jeune homme dans l'eau. Constantin reprit rapidement ses esprits et revint à la surface.

''-Constantin: Pourquoi tu m'as frappé ?!
-Camélia: Et toi pourquoi t'es torse nu ?!
-Constantin: Je m'entraine à résister au froid, et j'y arrive pas trop. Mince, l'eau est gelé, je remonte.
-Camélia: Comment ça résister au froid ? Je croyais que le froid ne te faisait rien.
-Constantin: Qu'est-ce que tu racontes et puis qui tu es ?
-Camélia: Te fous pas de moi Diablo!
-Constantin: Wouah, doucement, pas la peine de me frapper et puis je ne connais pas ce Diablo. Tu dois surement te tromper de personne !
-Camélia: Quoi ? Si t'es pas Diablo t'es qui? Tu lui ressemble grave.
-Constantin: Attends deux secondes que j'enfile quelque chose... C'est bon ! Bon, mon nom est Constantin et je suis un chasseur.
-Camélia: Ah bon? Moi aussi.
-Constantin: Je sais, ça se voit à ton armure.
-Camélia: Ah oui c'est vrai. Hihi
-Constantin: Hihi.
-Camélia: C'est vrai, tu lui ressemble pas du tout, t'es super gentil.
-Constantin: C'est pas la peine de me flatter, tu vas me faire rougir.
-Camélia: Bon je vais louer, une maison et aller chasser.
-Constantin: Attends 2 secondes, je t'accompagne. Juste le temps que j'enfile mon équipement.''

Après 5 bonnes minutes, Constantin et Camélia s'en allèrent. Camélia loua une maison qui se trouva être voisine à celle de Constantin. Puis les 2 chasseurs partirent pour le hall.
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Re: Le Village et ses alentours

Message par Hazmat le Ven 3 Jan 2014 - 4:09

Novarane était nouvelle dans le village, et la première chose qu'elle fit après s'être inscrit pour la quête fut de visiter son banquier. En effet, il avait prit possession de tous les bien de son frère. Elle entra alors dans son local, et une femme lui demanda d'attendre un moment car Shark-énis était occupé dans son bureau pour une affaire importante.
Et elle attendit. Plusieurs minutes. Puis ces minutes devinrent une heure. Puis une deuxième. Enfin alors que la troisième heure allait sonner sans quelconque apparition de la personne, Novarane se réveilla en attendant un bruit de porte. Elle regarda vers la porte du bureau, mais elle n'était pas ouverte. Au lieu de ça, c'était Shark-énis, la personne tant attendue, qui rentra par la même porte empruntée par Novarane trois heures plus tôt, titubant légèrement.

"Cette viande de Popo était absolument délicieuse. Et cette hydromel, ah! quel bonheur."

Il fit un léger hochement de tête à son assistante, puis fit le tour de la salle avec ses yeux, avant que ceux-ci s'arrêtent sur la Hunter.

"C'est pour ?"

"Vous n'étiez pas supposé être dans votre bureau pour un rendez-vous important ?"

"Haha ! A ce que je vois on est nouveau dans le village ! Et plutôt naïf à ce que vois. Non, non, j'étais à l'auberge et j'ai manger la meilleur viande que j'ai jamais goûté. Un délice.  Allez, venez dans mon bureau pour que vous me parliez de trucs dont j'en ai rien à secouer."

"Siouplait !"

Croyant mal entendre, le banquier haussa les yeux en soupirant et entra dans son office, et s'écroula sur sa chaise. Novarane entra à son tour, et essaya de s'asseoir, avant de s'apercevoir qu'il n'y avait qu'une seule chaise dans la salle, et qu'elle était occupé par Shark-énis. Elle comprenait peu à peu la réputation qu'il endossait.

"Alors qu'est ce que je peux faire pour vous ?"

"Je suis la soeur de Mathio Alburk, et je suis ici pour venir prendre ce qui m'appartient."

"Mathio . . . Alburk . . . Ah oui ! Ce petit mioche qui est mort il y a pas longtemps. Excusez moi ma petite dame, mais que voulez vous exactement ?"

"Je veux mon héritage, ses possessions. Elle me reviennent de droit. Siouplait."

"Haha ! Elle est bien bonne. Déjà il est bien connu que Mathio était un orphelin et qu'il n'avait aucune famille. Vous venez et vous pensez que je vais vous croire ? C'est vrai qu'il avait un sacré pactole."

"Mais je suis sa soeur! Nous avions été séparés jeunes et je n'ai pas vu d'humain depuis ce moment."

"Mmh. . . Pas mal ! Pas mal ! Cette histoire, haha ! Je la noterai bien tiens, si j'en avais quelque chose à faire. Vous pensez vraiment que je vais vous croire ? Vous arrivez dans le village, et vous voulez surtout vous en mettre plein les poches, sur le dos de ce pauvre défunt. Puis de toute façon, même si vous étiez sa soeur, ce que vous n'êtes pas, J'ai déjà pris possession de son argent pour payer des frais. Et oui, trop tard ma petite dame."

"Mais c'est vrai ! J'ai besoin de cet argent !"

"On lui dira. En attendant, vous voulez bien partir ? J'aimerais dormir, et votre voix bien que douce et chantante m'empêche de dormir. Vous ne voudriez pas que je fasse appeler des gardes pour faire régner l'ordre, hm ? D'ailleurs vous faites bien de me rappeler votre existence, je prendrai possession de sa maison le plus vite possible, j'avais oublié."

Novarane ne savait pas quoi dire. Elle ne pouvait pas l'avoir. Elle fit mine de partir, et alors que Shark-énis tourna le dos et s'écroula encore plus sur sa chaise qu'il ne l'était déjà, elle se rapprocha furtivement de son bureau et empocha une petite bourse, puis sortit du bureau. L'assistante lui donna un regard compatissant, montrant qu'elle savait ce qu'elle a enduré. Novarane sortit de la banque, et ouvra le sac. Une puanteur infecte s'en échappa, et la Hunter lâcha la bourse qui tomba sur le sol, rependant son contenu par terre. C'était de la bouse de Popo, avec au milieu un petit papier sur lequel elle put discerner les lettre sans trop s'approcher : "Alors on apprécie l'odeur de la défaite, petit voleur ?" Et alors que Novarane finissait de lire le message, elle entendit le banquier éclater de rire depuis son bureau, s’apercevant que l'une desdites bourses avait disparues. Novarane, énervée, s'éloigna de la puanteur, le plus loin possible.  
Elle passa alors devant la forge, et se rappela de son but premier, se trouver une armure. Son arc artisanal suffisait largement pour elle, et aucun arc au monde ne remplacerait cette sensation que lui procure le toucher du manche.
Elle s'adressa aux forgeron. 


"Bonjour, vous pouvez me fabriquer une armure ?"

"Qu'est ce que vous avez ?"

"3800 zénis et aucun composants"

"Au revoir !" 

Et le forgeron retourna à son travail. C'était une mauvaise journée pour Novarane, et en à peine deux rencontres la situation était pire qu'elle ne l'était. Ne voulant plus voir personne, la Hunter s'enfuit à la librairie. C'était le seul endroit où elle se sentait bien. Elle y retrouvait le doux silence comparable à celui de la jungle la nuit, ainsi que l'absence d'humain. En effet peu importe l'heure, peu nombreux étaient ceux qui s'aventuraient dans la bibliothèque. Seul Yves Ladain, le vieillard s'en occupant, attendait accompagné de sa femme Josianette. Bien que Yves comprenait le plaisir que Novarane trouvait dans cex lieux, ce qui était une des peu de choses dont il se souvenait ces derniers temps, sa femme, elle, la détestait pour sa jeunesse. Si ce n'était pas pour son mari qui la retenait, elle passerait ses journées entière à insulter Novarane pendant qu'elle lisait.
Novarane avait élu ces lieux pour refuge, et à chaque fois qu'elle voulait se sentir seule elle y venait. Elle déposa son arc et son carquois à l'entrée en signe de respect, non à cause des règles mais pour le savoir que contenait le lieu. Elle lisait des histoires. Souvent des histoires d'amour, ce qui lui permettait d'apprendre et de rattraper tout ce qu'elle avait rater au niveau social jusqu'à lors. Ces livres étant peu représentatif, cela ne l'aidait pas vraiment. Elle lisait. Beaucoup. Parfois toute une nuit sans dormir, puis toute la journée qui suit, avant de s'écrouler de fatigue dans une pile de bouquins. C'était comme si elle voulait lire un nombre de livres égal à ce qu'elle aurait pu lire si elle n'avait pas vécu dans la jungle. Quand elle eut finit de lire le peu de romans à l'eau de rose en à peine une semaine, elle s'attaqua ensuite aux livres sur les hunters, qui la fascinaient.
Elle entra dans la librairie, compléta le rituel en posant son arc, et s'enfonça dans le labyrinthe d'étagères, avant de s'écrouler sur une pile de livre. Elle commença à feuilleter un livre sur un des héros d'une quelconque guerre, puis sombra dans un sommeil tranquille.
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Re: Le Village et ses alentours

Message par King of Death le Ven 3 Jan 2014 - 23:03

-----Un peu avant la quête event-----

Diablo ayant loué une maison, se dirigea directement vers la guilde. Il ralentit le rythme de sa marche et songea, en parlant dans sa tête.

''Diablo: Plusieurs années sont passées depuis qu'on s'est quittés. Ça m'a parut être une éternité. Je vais enfin pouvoir revoir cet idiot. Quand j'y repense, beaucoup de choses ce sont passées durant toutes ces années. Et pourtant, je m'en souviens comme si c'était hier.''

-----Passé de Diablo après avoir quitté Constantin-----

Ce jour-là, Diablo dormait alors que son frère s'en allait. Lorsqu'il se réveilla, il commença à s'ennuyer, son frère semblait lui manquer. Il s'éloigna discrètement du village, pour explorer les environs, le village était dans la toundra. Il s'éloignait petit à petit du village, il s'arrêta d'un coup et admira le paysage glacial qui s'étendait devant lui. Tout à coup, un gros sac marron l'enveloppa, un homme venait de le capturer. Il s'enfuit avec ses hommes discrètement, tout en courant.

''-Homme 1: Finalement c'était trop facile.
-Homme 2: Et dire qu'on nous paye une grosse somme juste pour ça.
-Homme 3: Ouais Hahahaha.
-Les 3 hommes: Hahahahaha.''

Il riait tous de la faciliter de l'accomplissement de leur mission. Au bout d'un dizaine de minutes, ils finirent par arriver à un laboratoire. Ils s'avancèrent vers le garde.

''-Homme 1: C'est bon, on est arrivés au Labo 2.
-Garde: Halte! Qui va là ?!
-Homme 2: On est les kidnappeurs engagé par ton patron, idiot.
-Garde: Grrrr. Vous pouvez entrez.
-Homme 1: Quel nul celui-là. Bon on va chercher notre récompense. Haha''

Les 3 hommes entrèrent, sortirent Diablo du sac et le jetèrent par terre. Le chef du laboratoire vint et leur parla.

''Chef: C'est du beau travail messieurs! Tenez, voici votre récompense.''

Le chef leur jeta un sac rempli de zennis, les hommes s'en allèrent donc à jamais, Diablo put apercevoir leurs visages avant qu'ils ne s'en aillent. Le chef attrapa Diablo par le bras, celui-ci s'énerva et le mordit à la main. Le chef eu mal, il le frappa en plein visage. Le petit garçon se retrouva au sol, les larmes aux yeux, en colère.

''Chef: Salle enfoiré de gamin, je vais t'apprendre les bonnes manières moi, quand tu te seras enfin calmé, on commencera l'expérience, mais pas avant.''

L'homme prit du mur juste à coté de lui, un fouet avec des piques tout le long. Il le leva, puis il enchaina les coups en frappant le jeune garçon. Le sang coula de partout sur son corps, il hurlait de douleur à chaque coup, la séance de torture dura environ 30 minutes. Diablo était à bout, il venait de s'évanouir. Le Boss rangea son arme, puis il transporta le jeune vers la salle d'expérience. Il le déposa sur la table d'expérimentation.

''-Scientifique: Monsieur, que lui est-il arrivé ?!
-Chef: Il a fallut que je lui apprennes les bonnes manières.
-Scientifique: On ne peut commencer l'expérience alors qu'il est dans cet état.
-Chef: Faites comme vous voulez, mais je veux que cette expérience soit un succès, et le plus vite possible.
-Scientifique: Bien monsieur !''

Le chef sortit et regarda l'expérience depuis la salle d'observation. Les scientifiques commencèrent par bander les nombreuses blessures que le garçon avait sur le corps. Une fois cela fait, l'expérience pouvait commencer. Le scientifique désinfecta le lieu qui allait se faire piquer, alors que les autres attachait le corps de Diablo pour qu'il ne bouge pas. Le scientifique devant lui, lui administra la piqure, et il lui injecta des gènes de monstres. Après quelques secondes, Diablo ouvrit les yeux, puis il hurla de douleur avec un cri strident, les blessures qu'il avait se rouvrait rapidement et s'entachait de sang. Pendant le moment où il fut conscient, il put regarder à sa droite, il vit un monstre blanc comme neige endormi, le monstre venait d'ouvrir un œil, un œil rouge. Ce cri dura 1 minute entière, puis Diablo tomba dans les pommes, ne pouvant supporter autant de douleur d'un seul coup. De la salle d'observation, un homme vint voir le chef et lui parla.

''-Homme: Monsieur, il y a un problème.
-Chef: Quel problème ?
-Homme: On vient d'apprendre que le Labo 1 vient d'être complètement détruit.
-Chef: Que dis-tu ?! Envoie immédiatement des hommes voir ce qu'il reste du laboratoire.
-Homme: Bien monsieur !
-Chef: C'est très mauvais ça, je me demande ce qu'il c'est passé. Non... C'est pas possible... Cela n'a pas pu arrivé !''

Le Chef se tourna vers le monstre dans la cage, il le vit réveiller et en colère. Celui-ci hurla et le carnage commença.

''Scientifique: Courrez chef!''

Ce fut trop tard, tout le laboratoire fut détruit, quand aux hommes, ils furent tous tués, même l'équipe qui devait partir pour l'inspection du premier laboratoire. Tout le monde fut tué, tous, sauf un. Diablo était là, aux beaux milieu des décombres. Le monstre avait du le juger trop faible et s'en est en allé.
Quelques heures plus tard, Diablo se réveilla et se leva en constatant les dégâts.

''Diablo: Ils sont tous... mort ?! Et le monstre ? Il n'est plus là.''

Diablo avança et vit un fragment de miroir, il le ramassa et se regarda. Ses yeux étaient rouges, surpris, ses yeux devinrent ceux d'un monstre enragé pendant 1 seconde. Le garçon lâcha soudainement le miroir, il s'en alla petit à petit tout en soufrant énormément en silence. Seulement 30 minutes après, les soldats du roi trouvèrent Diablo, ils le ramenèrent aussi vite que possible.
Le roi était inquiet pour sa progéniture, lorsqu'il le vit, il prit peur en voyant ses yeux rouges. Ces yeux qui prirent à nouveau ceux d'un monstre durant 1 seconde.

Les années passèrent ensuite, les blessures de Diablo guérissait totalement. Il reprit une vie ennuyant selon lui. Jusqu'à ce qu'il ait 10 ans, il se comportait déjà comme un prince pourrit gâté. Tout à coup, un soldat arriva en courant, il était à bout de souffle, mais il hurla tout de même.

''Soldat: Alerte au monstre !!!!''

Un monstre venait d'entrer, il faisait peur à voir avec ses griffes et crocs aiguisés comme des rasoirs. Et aussi avec sa queue de forme étrange. Il détruit tout en un rien de temps, il arriva rapidement jusqu'à Diablo, tous les soldats venaient de se faire tués. Le roi se mit en travers de sa route, il se fit tuer sous les yeux de son propre fils. La mère de Diablo y passa juste après, tous le monde venait de se faire tuer sauf Diablo. Le monstre hurla et s'approcha du jeune homme.

''Diablo: Enfoiré !!! Ordure !!! Tu vas me le payer !!!! Il était à moi, c'était à moi de les tuer pour mon plus grand plaisir !!! Tu m'as pris ma proie alors je vais te le faire payer !!!!''

Diablo ramassa une lance et il blessa le monstre au coté droit du monstre, le monstre recula. En tentant de revenir à l'assaut il vit ses yeux, les yeux de Diablo devinrent rougeoyant et prirent la forme de ceux d'un monstre. Le monstre resta immobile pendant 1 minute, Diablo ne comprenant pas, il ne bougea pas non plus. Le monstre se retourna puis il s'en alla. Diablo lâcha l'arme et se mit à genoux, il frappa le sol avec son poing.

''Diablo: C'est pas vrai ! Qu'est-ce que je vais faire maintenant, j'ai plus rien du tout à faire. Une seconde, j'ai entendu dire que la tragédie que j'avais vécu, était aussi arrivé à mon soit-disant frère. Ce qui doit m'arriver, doit surement lui être arriver aussi. Si il pense comme moi, il pensera surement à se venger, pour cela, il n'y a qu'une voie. La chasse ! C'est décidé, je vais faire pareil, je me demande si l'on va se retrouver. Mais bon, le destin est imprévisible, il ne me reste plus qu'à m'entrainer.''

Diablo prépara ses affaires et s'en alla du lieu de carnage. Ce fut la dernière fois que l'on entendu parler de lui.
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Re: Le Village et ses alentours

Message par GlaceFeu974 le Ven 17 Jan 2014 - 3:00

Fyala se tenait dans le vestiaire a la sortie de la première épreuve de l'examen. Elle avait commencé a pansé un peu ses plaies, quand Gallya rentra a son tour. Elle lui avait servi de partenaire de fortune pour l'épreuve. Alors quand elle vint vers elle, elle lui tendis la main, avant de la féliciter du massacre fait, avant de lui demander son nom. Elle rougit légèrement quand a son tour elle la félicita, et surtout se sentit un peu honteuse d'avoir passé pour une incapable de prime abord. Et fût aussi assez surprise de se faire ébouriffer les cheveux de la sorte, comme une gamine.

A l'annonce d'une éventuelle combinaison entre elles deux, elle se sentit pousser des ailes l'espace d'un instant. Elle avait peut-être troué une partenaire durable. Enfin, jusqu’à ce qu'elle s'imagine le visage couvert de sang de giaprey, comme l'avait imagé Gallya. "Beurk..." Quand celle-ci lui demande des détails sur la seconde épreuve, elle acquiesça. Elle allait formuler une réponse dès plus complète, mais Gallya ne lui en laissa pas le temps, ce mettant a parler rapidement de repos, de bain, de soigner.... Bref, elle ne comprenait pas tout et s'était vite retrouvée traînée par l'autre jeune femme hors de l'Académie.

Elle réussit a se libérer de son étreinte a la sortie, en frottant légèrement son poignet. "T'a une poigne de fer... évite de me casser le poignet, sinon j'vais pas pouvoir t'aider, a la prochaine épreuve." lâcha-t-elle en rigolant. Elle reprit la marche a son niveau, en boitant très légèrement, a cause de la morsure subie a sa jambe. En partant, elle n'avait pas eu le temps de retirer l'armure de cuir qu'elle portait, a cause de la précipitation de son amie. Elle se baladait donc en ville avec une tenue déchirée au bras droit, a la jambe gauche, et qui ne couvrait plus son dos. Elle avait a peine aussi eu le temps de passer un léger bandage autour de son bras, ses autres blessures restant a vif.

Voyant que son amie se trompait de route, elle bifurqua un peu après a la sortie de l'Académie, en la chopant par le col, pour entrer dans l'infirmerie. "C'par la, pour soigner les blessures!" Elle entra dans le bâtiment et se dirigeant vers la première chambre vide, ou du matériel de soin léger était posé a disposition. Elle s'assit sur un des lits d’hôpital, avant de choper des bandages. Elle finit de bander son bras, en avant de jeter un oeil a Gallya. "Je te laisse te débrouiller seule, je pense pas que je te soit d'une grande aide sur ce coup la. " Elle retira ensuite sa botte gauche, dans un léger gémissement de douleur, pour ensuite enrouler la plaie dans un bandage imbibé de désinfectant. Elle se plaça ensuite entre deux miroir, pour vérifier son dos. Soulagement, elle n'avait rien. Elle attendit patiemment que l'autre jeune femme rousse finisse de son côté de d'occuper d'elle, avant de jeter un oeil a sa tenue pleine de sang. Elle en avait les mains, les pieds, et même le visage tâché, avec du sang de Giaprey, qui commençait a sécher lentement. Décidée a ne pas laisser cela se produire, elle proposa : "Tu voulais qu'on aille se débarbouiller, sa te dit d'aller a ses sources chaudes, en contrebas du village? Je les ai repéré y'a un moment, mais personne n'y vas jamais, c'est bizarre."

Elle attendit la réponse de son amie, avant de quitter l'infirmerie,. Elle se dirigea vers les escaliers du village, qui permettait d'en sortir, et de se rendre a la base de la montagne. Elle longea ensuite la roche pendant quelques minutes, avant de déboucher sur une petite grotte, éclairée par quelques lanternes qu'elle avait déjà posées avant ça, et par une grande quantité de foudrinsectes. "On y est."
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Re: Le Village et ses alentours

Message par Gallya le Ven 17 Jan 2014 - 17:47

Elle se mit à rire, voyant les reflets rouges au coin des joues de Fyala. Ça l'amusait de voir ça, après tout. Elle venait de massacrer une dizaine de bestioles et se mettait à rougir comme une gamine à deux ou trois mots doux. Les filles … Parfois, elles pouvaient être logique, mais alors d'autre fois, il fallait se lever très tôt pour pouvoir ne serait-ce qu'essayer de les suivre ! Toute une histoires celles-ci ! C'est à se demander si elle en était vraiment une, parfois. Elle s'était souvent posé la question. Son corps lui offrait très vite, mais pourtant. Un homme dans un corps de femme, fallait-il croire. Douce pour deux sous, très taquine.

Une fois dehors, elle tirait toujours sur le bras de Fyala, jusqu'à ce que celle-ci se décide de reprendre ce qui était à elle. Lui offrant les quelques mots doux d'une poigne de fer et d'un poignet cassé. Allons, qu'allait-elle cherché ?

''Je vais avoir besoin de toi en un seul morceau, tu sais ! Je ne vais pas te broyer le poignet et ne plus pouvoir m'accorder ta présence pour les épreuves ! Surtout que, là où on va, à la prochaine, on va pas avoir chaud ! Alors pour y aller, on sera mieux toutes les deux pour bien se tenir chaud, que toute seule ! Parler lors de la marche, ça aide à rester concentrée ! Car si on commence à perdre concentration, paf ! C'est la misére ! Enfin, je favorise les lieux frais, plutôt que les endroits où tu meurs de chaud, car bon ! J'ai plus l'habitude ! On peut plus facilement palier au froid, que palier à la châleur écrasante ! On a des tenues spécifiques pour le premier, mais pour le second … Je ne pense pas aller me battre contre une créature en portant un maillot ! Ce serait … suicidaire !''

Perdue dans ses paroles, elle rata la fin de sa phrase en sentant la poigne de Fy' la tirer par le col, et lui faire entendre qu'elle se trompait de chemin. Après tout ! Pouvait-on parler et regarder où on allait ?! Cette question allait lui tourner dans la tête pour le soucis des montagnes qui arrivaient, il faudrait qu'elle essayer de parler et de ne pas s'envoyer en l'air dans un trou ou par dessus la falaise en même temps. Ce serait la meilleure des choses, se dit-elle, si elle voulait rester en vie. Dix monstres n'avaient pas eu sa peau ! Alors un morceau de pierre n'allait pas l'avoir non plus ! Son manque de concentration peut-être que lui avait ses chances dans cette funeste loterie.

Arrivant dans l'infirmerie, elle regarda un petit moment Fy' faire, se tâtant sur le fait de lui proposer son aide ou pas. La voyant faire très bien seule, elle s'occupa de sa plaie au visage. Prenant une aiguille et un fil de couture très fin, elle alla se glisser face à un miroir. Serrant les dents et prenant une grande inspiration, elle vint déposer l'aiguille contre sa peau à vif, se mettant à coudre quelques petits points très fin, venant recoller les bords de la peau un à un, à distance identique, de plus en plus haut, jusqu'à arriver faiblement sous l'eau, où la peau était beaucoup plus sensible et nettement moins épaisse. Ici, elle abandonna rapidement l'idée de glisser l'aiguille, trop épaisse, et la douleur lui faisait tourner la tête. Le sang s'occupait toujours de couler, lui, ne lui offrant pas le luxe de voir une marque coagulée.

Une fois terminé, elle se tourna vers Fy', qui venait de lui proposer l'idée de sources chaudes. Pourquoi pas, après tout, aller profiter de relaxer ses muscles dans une source chaude, et d'en profiter pour retirer tout ce sang dégoûtant qui recouvrait ses mains, celui des créature. Ainsi que celui sur son visage, son propre sang. Elle lui offrit un sourire et, acceptant la proposition par un signe de tête significatif, lui emboîta le pas rapidement.

Elles entrèrent dans une grotte, où le son de l'eau se faisait faiblement entendre. Le clapotis des goûtes tombant au sol une après l'autre. La lumière des insectes offrait une touche de féerique à l'endroit, lui arrachant un magnifique sourire.

''S'en est presque romantique avec cette ambiance ! *elle se mit à rire un peu* Tu ne trouves pas ? Ça fait super posé, relaxant ! C'est super !''

Prenant les devants, elle arriva au bord d'un bassin d'eau fumante. Attrapant l'armure de cuir qu'elle portait toujours, elle la fit tomber au sol afin de sauter dans l'eau, lâchant un long soupir d'aise, se prélassant dans cette eau chaude.

'' Divin ! C'est juste trop bien ! Pour les muscles ! Pour la peau ! Pour le moral ! Franchement ! J'adhère à l'idée ! On viendra plus souvent ici tiens, si tu veux ! ''

Elle se mit au bord, les bras croisé, la tête sur ceux-ci, observant Fy'.

''Alors ? Tu viens ou tu as peur que je te dévore ? Je mange pas les autres ! Du moins, pas encore !''
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Re: Le Village et ses alentours

Message par GlaceFeu974 le Ven 17 Jan 2014 - 20:25

Depuis son côté de la grotte, elle observa Gallya se déshabiller, avant de détourner un peu le regard, gênée, par le fait que son amie ne soit pas du genre a se préoccuper du regard des autres . Elle attendit de l’entendre rentrer dans l'eau, pour de nouveau la regarder, avant de répondre simplement a sa demande implicite : "Ouai, on pourra revenir de temps en temps. Je sais déja que je reviendrais, a la fin de chaque épreuves."

Elle se glissa plus loin dans la caverne, dans un coin un peu moins éclairé des foudrinsectes et des lanternes pour retirer les lambeaux restants de son armure. "J'arrive" lança-t-elle. En silence, elle retira ses bottes, puis son pantalon, avant d'ôter son haut troué dans le dos. Par pudeur, elle n'osa pas retirer ses sous-vêtements, et se glissa doucement dans l'eau, dans son coin, avant de revenir a la lumière, en nageant lentement.

Elle se dirigea vers un des bords du bassin, avant de se poser sur un rocher immergé, l'eau lui arrivant jusqu'aux épaules. La grotte était emplie de vapeur, tamisant légèrement la lumière ambiante. Elle se tourna légèrement vers Gallya, avant de lui tirer la langue. "Et non, j'ai pas peur de me faire manger part toi. T'as pas les dents assez dures, elles vont casser sur ma peau." Ses yeux luisaient d'un orange chaleureux, comme deux petites braises.

Elle se pencha un peu en arrière, en posant les bras sur le bord, pour se mettre a l'aise, depuis son rocher. "Et oui, c'es romantique, comme endroit. Je pense que quand j'aurais quelqu'un, je viendrais ici plus souvent, si tu vois ce que je veux dire." annonça-t-elle en gloussant légèrement, amusée.

Puis, elle elle se mit a discuter avec sa nouvelle amie, sur ses motivations, et d'autres choses.

(Gally' a tenu a continuer par mp. Pour pas spoiler aux gens nos discussions Very Happy)
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Re: Le Village et ses alentours

Message par arzak16 le Mar 25 Fév 2014 - 0:50

-Pff...
Melika s'ennuyait. La plupart des chasseurs étaient partis loin de la ville, pour une quête nécessitant de tuer un monstre puissant. Le jeune chasseur avait hésité, mais savait ne pas avoir le niveau. Il s'ennuyait actuellement dans une chambre de l'école d'entraînement. Il n'apprenait que des choses qu'il savait déjà, rien de nouveau sous le soleil. Ses visites avec son ami, qui semblait avoir atteint sa taille adulte de Velocidrome, l'amusait, mais il savait qu'il ne pourrait pas rester indéfiniment avec lui.
Il décida de partir chercher une petite quête à faire seul, ou avec son allié.

Parcourant le panneau des quêtes, il trouva quelque chose d'intéressant. Un Iodrome dans une forêt. Une quête non payée, mais qui lui offrait un hébergement gratuit. La créature avait blessé plusieurs habitants, il fallait la faire cesser, mais tout le monde était parti.
Le chasseur apposa son sceau, puis partit chercher son allié.
Il le trouva dans la clairière.
-Je vais repartir en quête. Un Iodrome. Je ne te demande pas de venir avec moi, je sais qu'il est de ta famille... Je sais. Tu es sûr? Tu veux vraiment venir m'aider, cette fois?
Le jeune homme serra son allié dans ses bras. Il s'agissait d'une aide incroyable contre un monstre de cette puissance. De plus, cela pourrait servir d'entraînement au combat pour la bête.

Dans la forêt, peu de bruit. Le Iodrome restait discret, et le reste de la faune aussi.
Le chasseur tenait l'un de ses katanas à la main, et caressait le cuir du Velocidrome de l'autre.
-On va le trouver. Tu sens quelque chose?
La bête huma l'air, puis poussa un petit cri.
-Tu es sûr que c'est de ce côté? Parfait. Merci beaucoup.
Le chasseur et le Drome partirent vers l'est, et les profondeurs de la forêt.
Ils marchèrent ainsi un moment, avant que le Drome ne pousse de nouveaux quelques petits cris.
-Il est proche? On va l'attendre en terrain plus découvert, je me sens à l'étroit par ici...
Melika avança vers la clairière proche lorsqu'un cri retentit derrière lui. Pas celui de son allié. Il encocha une flèche et se retourna dans le même temps, pour toucher l'Iodrome qui attaquait son allié en pleine tête. La flèche fissura une écaille mais rebondit, et partit dans les fourrés. Le Vélocidrome planta ses crocs dans une des ses pattes, forçant son adversaire à reculer. Melika en profita pour donner deux coups de ses lames dans les griffes, en brisant une. L'Iodrome cracha une boule de poison sur le Velocidrome, mais celui-ci bondit sur le côté, laissant au chasseur le soin de le remplacer pour frapper de ses katanas la crête du Drome. Celui-ci contre-attaqua d'un coup de griffe dans le plastron, forçant le chasseur à reculer. Le Velocidrome se rapprocha, prêt au combat.

Melika rengaina un de ses katanas pour une plus grande vitesse de frappe, tandis que le Velocidrome se préparait à l'assaut. Le chasseur tenta un coup qui ne surprit pas l'Iodrome, mais qui permit à son allié de bondir sur la bête. L'Iodrome tenta de l'intercepter en vol, mais un puissant coup de lame en pleine tête l'en dissuada, et le Velocidrome put, perché sur le dos de son adversaire, commencer à arracher des écailles. L'Iodrome réussit à s'en débarasser en se secouant, mais la peau de son dos avait été mise à nue. Il se tourna vers le Velocidrome, furieux, mais trois flèches se plantant dans le cuir fragilisé de son dos le dissuada d'oublier le chasseur. Il cracha une boule de poison qui força Melika à sauter de sa branche pour esquiver, et le réceptionna en l'air d'un coup de flanc puissant qui l'envoya voler. Malheureusement pour lui, les coups de flancs d'un Velocidrome étaient aussi puissants, il finit donc sa course dans l'arbre précédemment utilisé par le chasseur. Le choc le fit flancher, ce qui permit au chasseur de revenir au combat, mais il se reprit rapidement. L'Iodrome semblait dégoûté qu'un membre de son espèce puisse aider un humain et montrait les crocs, furieux. Melika s'élança, lame à la main, et para un coup de croc avant de briser une nouvelle griffe tandis que l'Iodrome attaquait son cousin. Les assauts répétés du chasseur contre le Drome ne semblaient pas déranger ce dernier, qui peinait malgré tout mais maintenait la pression sur le Velocidrome. Celui-ci tomba soudain, mais se releva et bondit lorsque l'Iodrome tenta de le mordre, et atterrit sur la nuque du monstre, qu'il griffa férocement. L'Iodrome, de plus en plus faible, envoya voler le Velocidrome, puis lui cracha une boule de poison au visage, avant de le griffer à nouveau. Il fut stoppé dans sa frénésie par des coups répétés dans ses rotules, et bondit en arrière. Ses écailles avaient disparu à de nombreux endroits, mais l'un de ses adversaires était à terre... Il hésita, puis s'enfuit.
Melika se posa à côté de son allié.
-Tiens, prend ces herbes. Ça va passer. Je vais le chercher, restes ici. Je reviens tout de suite.

Le chasseur progressait dans les sous-bois. Les traces laissées par l'Iodrome étaient faibles, mais il arrivait à les repérer et à continuer. Il s'arrêta au niveau d'une grotte près d'un lac, d'où provenait des ronflements.
Il entra doucement. Peu de lumière à l'intérieur, il faudrait faire attention à ne pas réveiller la bête. Il sortit ses shurikens, utiles pour réveiller le monstre sans trop s'approcher en faisant des dégâts. Il aperçut enfin la bête, endormie au fond de la grotte. Il lança un shuriken dans la gorge découverte, puis un second. L'Iodrome s'éveilla, crachant du sang, mais restait en vie. Les shurikens ne semblaient pas enfoncés assez profondément, mais il n'arrivait pas à s'en défaire.
-Encore?
Le chasseur tentait de donner des coups sur les shurikens, mais l'Iodrome défendait sa gorge chèrement. Le chasseur sortit à nouveau sa seconde lame, et tenta de distraire le monstre d'une seule lame. Il visa la gorge puis le dos, et le Drome tomba dans le piège. La seconde lame appuya sur les projectiles et trancha de nouveau la gorge et le monstre s'effondra, mort.
Le chasseur dépeça le monstre, privilégiant les poches paralysantes, ainsi que les crocs et griffes. Il récupéra ses shurikens, puis sortit de la grotte. Il abattit un Bullfango pour sa viande, en donna un morceau au Velocidrome qu'il retrouva sur le chemin, puis rentra à l'auberge qui avait proposé la quête.
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Re: Le Village et ses alentours

Message par sabertiger le Mar 25 Fév 2014 - 2:04

HRP : Ce post fait suite directe à celui d'hanaxala dans l'event "la furie de Jormungand" pour tout souci/question, merci de me MP.

(ambiant theme : https://www.youtube.com/watch?v=foS7zGY3IXA )

Ils erraient dans les couloirs du centre de recherche des Dragons Anciens. Leurs objectifs avaient été très clairs, en temps qu'Assassins des ombres, ils devaient infiltrer la Guilde et semer le plus de désordre dans les rangs de l'ennemi en tuant des gradés.
En glanant des informations, ils avaient pu comprendre que beaucoup de personnes et données importantes pour la Guilde se trouvaient dans ce centre. Leur réaction avait donc été la suivante : S'infiltrer dans les murs du centre et détruire le maximum d'information possible, ainsi que tuer le plus de chercheurs possibles dans la manœuvre.
Ils avaient aussi appris qu'un monstre géant chargeait droit sur la ville, leur offrant une opportunité en or, puisque l'attention n'était pas portée sur eux pour le moment mais sur la fortification des défenses anti-dragon de la ville. Ils étaient donc entrés dans le bâtiment et, cherchant la salle la plus profonde possible pour faire partir un incendie ravageur, ils furent étonnés de voir à quel point ledit centre s'enfonçait sous terre.
Et en s'enfonçant, ils croisaient de moins en moins de ces savants qui s'affairaient partout, portant leur blouse blanches. Finalement, ils atteignirent une telle profondeur que même l'éclairage naturel n'était plus possible. Les murs étaient bardés de torches, qui brûlaient avec vigueur mais donnaient toujours un éclat affreusement inquiétant aux lieux.
Les deux assassins commençaient sérieusement à se demander ce que la Guilde pouvait bien cacher aussi profondément sous la terre, les couloirs étaient également bien trop larges pour ne laisser passer que des humains, l'un d'eux faisait plus de trente mètres de large pour presque autant de haut, on eut presque dit un hangar à aéronefs, si ce n'était qu'il était profondément enfoui sous terre.
Après avoir croisé un nouveau groupe de scientifiques en blouses qui s'affairaient sans réellement leur prêter attention, les deux jeunes gens, un garçon brun aux yeux bleus et une jeune femme aux atouts de même couleur, notèrent qu'on les observait : Un autre savant, un type grand, dans les un mètre quatre-vingt-dix, brun aux cheveux en bataille et aux yeux verts pomme.
Ils se suivirent mutuellement du regard, puis s'arrêtèrent, quand plus aucun des savants normaux ne fut en vue, ils s’avancèrent les uns vers l'autre.
Le brun aux yeux verts parla en premier :

Brun1 : Vous ici, on vous à envoyés à Dondruma aussi, Marc, Laelle ?
Marc : Yup et toi Gorgoth, tu as aussi appris l'existence de ce lieu je suppose ?
Gorgoth : Pas vraiment, je suivais un type et il s'est enfoncé jusqu'ici, je viens de le perdre.

Ils le fixèrent, perturbés : Certes ce coin était labyrinthique, mais de là à ce qu'un Assassin des ombres en perde sa cible... C'était vraiment étrange...
Ils se souhaitèrent mutuellement bonne chance et se séparèrent, le duo repartant à la recherche d'un point suffisamment intéressant pour démarrer leur incendie. En errant un peu plus, ils se perdirent dans les couloirs, passant devant ce qui semblait être... Des cages ?! Et leurs dimensions étaient proprement énormes, on eut dit qu'elles pouvaient accueillir des monstres ! Et pas des petits en plus de ça ! On aurait très facilement pu y loger un Tigrex de grande taille sans aucun souci et il aurait encore eu de la place pour se mouvoir librement.
Ils étaient sans voix devant ces installations : Que pouvait tramer la Guilde sous cette ville ?! Pourquoi ces cages étaient-elles là ?
La réponse leur vint en continuant leur avancée, en arrivant devant une cage portant un numéro qui s'avéra être une date. Mais c'était surtout son contenu qui les inquiéta : Allongé au sol, d'environ vingt mètres de long, ses ailes repliées sur son dos, maintenu dans cette positon par un jeu complexe de chaînes lourdes et forgées dans un métal difficilement identifiable mais qui semblait diablement résistant. Sa gueule était tenue fermée et ses pattes maintenues au sol par les mêmes chaînes. Ses deux yeux turquoises et ses écailles couleur bronze témoignaient de son identité, que même les assassins n'eurent aucun mal à deviner : Un Kushala Daora !
Sa peau avait des teintes bleu turquoise par endroits, lesquels témoignaient d'anciennes coupures, qui n'avaient pas cicatrisées. Toutefois, ces dernières semblaient précises, bien plus qu'elles n'auraient dû l'être si elles avaient été faite par les armes ou les crocs d'un adversaire normal, non, on aurait presque dit que des prélèvements avaient été faits sur le monstre.
Les assassins comprirent : Le centre de recherche des Dragons Anciens menait ses recherches sur des spécimens vivants ! Mais comment ?! On ne pouvait pas capturer ces monstres-là ! N'importe quel demeuré le savait ! Et surtout, garder de telles créatures enchaînées sous leur ville ? Mais à quoi pensait-ils ?!
En poursuivant leur chemin, ils se rendirent bien vite compte qu'ils étaient bien plus qu'une seul de chaque espèce : Trois Daoras, deux Lunastra, un Teostra et un Chaméléos, rien que ça !
Et toutes ces créatures étaient piégées par un système complexe de chaînes qui les empêchaient d'avoir recours à leurs pouvoirs ou de se servir de leur force colossale.
Les assassins en tremblèrent, mais ils continuèrent, ils devaient mettre le feu à cet endroit, au plus vite, ce que faisait la Guilde ici, c'était juste de la démence pure et dure !
Ils passèrent une porte, qui sortait de cette salle, pour errer un peu plus dans un couloir, ce qui les mena droit dans une salle étrange, éclairée de manière plus faible. Ils passèrent une porte qui les mena dans le genre de hall qu'ils auraient trouvés dans un manoir : Un tapis rouge brodé d'or couvrait le sol, menant à deux sofas luxueux qui précédaient un bureau. À gauche comme à droite, les murs croulaient sous le poids de livres rangés dans des étagères. Ils pensaient avoir trouvé l'endroit idéal, jusqu'à ce qu'ils remarquent qu'ils n'étaient pas seuls ici...
Une personne, assise derrière le bureau, elle avait son corps entier dans l'ombre, mais on voyait clairement ses deux yeux rouges vifs, barrés d'une pupille claire, presque verte. Il ne bougea pas, mais juste sa présence les écrasa littéralement. Il avait visiblement les mais jointes devant son visage, masquant sa bouche. Pendant un moment, les deux assassins eurent réellement l'impression d'être face à un Dragon Ancien, un monstre qui avait la capacité de leur arracher la tête d'un coup de patte. L'homme parla à peine, mais sa voix sembla résonner comme le cri surpuissant d'un dragon dans leurs oreilles :

??? : Tiens, tiens, tiens... Des fouineurs...

Ils se figèrent : Comment savait-il ?!
Le type en face d'eux, toujours sans bouger ni même cligner des yeux leur expliqua :

??? : Voyez-vous, je sais qui fait partie et qui ne fait pas partie des gens du labo... Et vous deux, qui portez cette pestilentielle odeur, ne faites clairement pas partie du labo.

Il ne bougea pas, la femme trembla imperceptiblement, elle tenta de se tourner vers son compagnon, qui était pâle au possible. Fuir, c'était tout ce dont ils avaient envie en ce moment, pourtant ils étaient paralysés par une terreur plus grande encore que tout ce qu'on avait pu leur inculquer jusque là. Supprimer ses émotions ? C'était ce qu'on leur avait appris à faire, mais là c'était différent, viscéral, c'était carrément leur instinct de survie qui leur hurlait de s'enfuir, de s'éloigner de ce type, le plus possible et le plus rapidement qu'il le leur était permis.
L'homme lança, sans bouger encore :

??? : Zack, si tu veux bien t'en occuper.
Zack : A vos ordres maître Jarvis.

Le coup fut vif comme le vent, en un instant, le corps de Marc, décapité par un autre homme, dont les yeux couleur turquoise brillaient de concert avec ses écailles noires. Laelle se figea net : Comment ?! Et quand ?! Et pourquoi ?!
Le dénommé Jarvis soupira un grand coup et se leva, pour avancer un peu plus dans la lumière : Un grand homme, dans le mètre soixante-quinze. Il avait ses deux yeux de cette couleur inquiétante perpétuellement et des cheveux bruns coupés carrés. Il portait une veste noire, par-dessus un tee-shirt dont le symbole semblait s'effacer, la veste en question semblant faite dans un faux cuir puisqu'il ne brillait pas, mais était assortie au pantalon, en toile lui.
L'homme lança au dénommé Zack, un colosse de deux mètres environ, aux cheveux blonds taillés en pointes et assez longs pour tomber dans son dos, et aux yeux qui désormais étaient redevenus bleus foncés :

Jarvis : Tu en as assez fait je pense.

Il opina poliment et s'écarta. Laelle nota seulement qu'il portait quasiment le même accoutrement que le dénommé Jarvis, en plus mauvais état puisque déchiré çà et là.
Jarvis s'avança et parla, avec presque un ton joueur :

Jarvis : J'ai ma petite idée sur la personne qui t'envoie, mais juste au cas où, tu vas gentiment parler avec nous, d'accord ?

Il s'avança, des éclairs parcourant son bras droit, qui se couvrit d'écailles sombres, tiraillées entre le violet et le noir.


Plus loin dans le souterrain, Gorgoth continuait son chemin : Bon sang ! Un type portant une telle tenue dans un local plein de savants avait forcément une importance capitale ! Où avait-il bien pu passer ?! En plus de ça ce mec avait des cheveux blonds en pique qui tombaient dans son dos, c'était du délire pur et dur s'il parvenait à le perdre !
Mais pourtant plus il cherchait, moins il avait de résultats. Comment ce mec lui avait échappé au détour de ce croisement ? Mystère, il s'était volatilisé, purement et simplement...
Il poussa une porte et se trouva dans une salle éclairée par les torches disposées régulièrement sur le mur, et laissant voir plusieurs tubes en verres plein d'un liquide mais vides. Face à lui se trouvaient cinq personnes : Une femme, fans les un mètre soixante, blonde, avec de longs cheveux attachés en un chignon complexe, des lunettes masquant ses deux yeux couleur ambre et une blouse qui masquait ses autres vêtements. Elle semblait passer en revue les quatre autres, en commençant par la femme brune aux longs cheveux bouclés et aux yeux bleus clairs vides de vie. Tout comme le type aux cheveux bruns et en bataille à ses côtés, la femme un peu plus grande aux cheveux coupés courts à sa droite et le grand type aux cheveux blonds et aux yeux verts à côté de cette dernière, elle était nue comme un vers... Et bien proportionnée en plus de ça.
En rougissant, il ne put toutefois s'empêcher de frisonner : Pourquoi ces quatre-là étaient comme ça ? Pourquoi leurs yeux étaient-ils aussi vides de vie ?! Et surtout, pourquoi tremblait-il comme une feuille juste en les regardant ?
La femme qui portait la blouse s'exclama, en se retournant :

Femme : J'avais demandé à ne pas … Oh, je vois... Une nouvelle tête, hein ? On ne m'a pas prévenue qu'on m'envoyait un nouveau, je suis pourtant à la tête de ce lieu... Je suppose que tu es donc une des ces fameuses ombres qui liquident nos commandants à la chaîne, hein ? Tu tombes bien...

Elle se tourna vers les quatre personnes derrière elle :

Femme : Tuez-le.
Les quatre, sur un ton vide : Oui mère...

Leurs mouvements furent vifs, le grand blond disparut proprement du champ de vision de Gorgoth, pour réapparaître un instant plus tard, couvert d'écailles violettes sur tout son corps, des ailes déployées dans son dos et une corne prolongée surgissant de son front. Il suivit son bras, qui était tendu vers lui et réalisa soudain que cette horrible sensation que se dégageait de son ventre provenait du fait qu'il avait le bras de l'homme enfoncé dans ce dernier. Le sang lui monta rapidement a la bouche, il voulut s'enfuir devant cette aberration, dont les yeux désormais noir étaient toujours aussi vides de vie, mais il n'y parvint pas, paralysé.
L'homme retira son bras et, disparaissant de nouveau mais restant visible à cause du sang qui couvrait son bras, s'éloigna de lui, lui laissant tout le temps de voir le brun le charger, couvert d'écailles rouges vives, ses yeux turquoises tout aussi vides de vie. Le coup de son poing griffu entra en contact avec son visage, explosant violemment et lui arrachant son dernier souffle de vie avec son visage.
Les deux autres ne bougèrent pas, voyant que la besogne était déjà accomplie, mais toutes les deux couvertes respectivement d'écailles argentées et bleues.
La blonde en blouse ricana et lança :

Femme : Léon, Lucio, beau boulot, Kamil, Telluna, je suis aussi fière de vous deux.
Les quatre, encore sur un ton vide : Merci mère.

Elle se reporta sur les dénommés Léon et Lucio, continuant de vérifier ce qu'elle avait à vérifier alors qu'ils reprenaient forme humaine.
Une autre personne toqua à la porte, elle soupira quand cette dernière s'ouvrit, mais se raidit immédiatement quand elle sentit l'écrasant présence qui émana du visiteur. Elle demanda :

Femme : Quel mauvais vent t'amène Jarvis ?
Jarvis : Il semblerait que vous et vos chers protégés ayez une occasion de tester vos capacités en combat réel ma chère Maëlle.
Maëlle, avec un sourire sadique : Oh vraiment ? Ils ont enfin décidé de m'autoriser à tester les enfants du projet génèse 2 ? Quelle est ma cible ? Un Dragon Ancien j'espère ?
Jarvis, souriant : Mieux que ça : Des humains. Vous avez pour mission de vous déployer sur le front situé à la frontière avec Chizontania.
Maëlle, soupirant : Des humains ? Pffft, inintéressant au possible.
Jarvis : Et si je vous dit que les trois Allisters sont alliés avec l'attaquant ?
Maëlle, regagnant un intérêt soudain pour l'affaire : Oh ! Excellent ! Ce sera l'occasion de tester mes enfants en conditions réelles ! Mais... Pourquoi venez-vous m'annoncer ça vous même ?
Jarvis : Mhhh ? J'ai été réquisitionné pour assurer votre sûreté. (note le corps au sol) Mais je doute que ce soit d'une quelconque nécessité maintenant, disons que je serai là dans le cas où ça déborderait avec vos protégés.
Maëlle : Vous pensez être capable de les contenir seuls ?
Jarvis : Il semblerait que vous me sous-estimiez Maëlle Garland, dois-je vous rappeler qui vous a permis de les créer ?

Elle lâche un « hum ! » et tourna la tête. Il poursuivit :

Jarvis : Mais pour répondre à votre question, non, j'ai d'ores et déjà envoyé un message à Marion et Paryx, ils doivent nous rejoindre en route. Zack sera aussi des nôtres d'ailleurs.
Maëlle : Je vois, tout votre petit club au complet, hein ?

Il haussa les épaules et déclara :

Jarvis : Au passage, pourriez-vous notifier aux supérieurs que vous avez reçu le message ? J'ai croisé le messager en chemin et, disons qu'un regrettable accident est arrivé.

Il ricana en s'éloignant, Maëlle soupira et se prépara rapidement : Cette occasion était une comme elle n'en aurait jamais et elle devrait en tirer le maximum ! Ses quatre enfants la regardèrent, toujours aussi inquiétants quand leurs yeux se posaient sur le monde.
Oui, elle leur prouverait à tous, son génie était le plus grand ayant jamais existé ! Bientôt les hommes  n'auraient plus à se soucier des Wyverns ! Ils les feraient ployer à la force de leurs poings ! Et elle, elle serait la déesse régnant sur ce monde ! Elle n'avait pas besoin de grand chose... Juste d'un peu de temps encore...
Elle ricana et reprit ses préparations.

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Re: Le Village et ses alentours

Message par sabertiger le Dim 16 Mar 2014 - 15:49

HRP : Voilà un long post qu'explique ce qui s'est passé à la frontière, merci à hana pour les précisions. Pour toute question/remarque me mp.

Le dirigeable qu'on leur avait confié ne portait aucun blason officiel ni aucune réelle marque d'appartenance à qui que ce soit, pourtant, ce dernier fut chargé, de nuit, à la lueur des quelques torches portées par les gardes du Centre de recherche sur les Dragons anciens. Ce dernier s'était posé dans une cour spécialement destinée à cela et attendait ses passagers pour mettre les voiles.
Les sept personnes embarquèrent rapidement sous le couvert de la nuit et l'aéronef décolla rapidement. Leur départ avait du être avancé suite à la perte de quatre aéronefs majeurs de la flotte de la Guilde dans une bataille à la frontière avec Chizontania.
Une fois dans l'aéronef, le commandant Seik avait dû leur faire un bref rapport de la situation et, quand il entra dans la cabine qu'ils occupaient tous, il se mit à transpirer d'une peur primale et instinctive... Tous ici, y compris cette femme à lunette qui pourtant était humaine, il le savait, dégageaient une présence écrasante au possible. En fait, il avait surtout l'impression d'avoir fait un pas en plein milieu d'un nid de Dragon Anciens et, pour les quelques uns qu'il avait déjà affronté, ces personnes avaient le même regard effrayant et écrasant que ces monstres.
Les regards braqués sur lui le perturbèrent, mais il reprit rapidement conscience que son discours avait une importance capitale, alors il parla :

Seik : Bien, je vois que vous êtes tous réunis...
Jarvis : Pas tous non, deux autres devraient nous rejoindre d'ici demain.
Seik, tremblant un peu à cette idée : Je vois... Vous connaissez vos ordres, non ?
Maëlle : Évidemment ! Reprendre ces quatre foutus aéronefs sans les faire s'écraser, c'est simple pourtant.
Seik, tremblant face à la voix autoritaire de Maëlle : Bien... Par ailleurs, j'ai un communiqué à vous transmettre, un nouvel alpha aurait fait surface.

Tous les regards se braquèrent sur lui. Maëlle soupira :

Maëlle : Ce qui en fait combien ?
Jarvis : Marion, Eccnelias, Alexander Alister et moi... Quatre au total, cinq avec celui-là.
Maëlle : Seulement ? Je pensais que vous seriez plus...
Jarvis : Je parle de ceux qui dirigent réellement d'autres croisés, si on parle en terme de potentiel, tous les croisés Dragon Ancien sont des alphas.
Seik, ne comprenant pas tout mais devant faire son rapport : Elle a émergé près de Loc Lac, visiblement elle est croisé avec une forme de monstre rarement observé puisque non devinable.
Jarvis : Oh, vous aviez donc des labos jusque là-bas ?
Seik, percé par le regard prédateur de Jarvis : O...Oui, même si celui-là bougeait indépendamment et a apparemment mené les expériences qui ont conduit à sa naissance en secret absolu.

Jarvis se contenta d'opiner, Zack à ses côtés ricana :

Zack : Je suppose qu'une visite de courtoisie s'impose ?
Jarvis, pensif : Oui. Après tout, si je peux me trouver une alliée qui gérera la région de Loc Lac, ça m'arrangerait.
Seik : Gérer la région de Loc Lac ?! Vous comptez ?!
Jarvis, le coupant net : Renverser la Guilde ? Non, vous marchez exactement sur le chemin qui m'est le plus avantageux et faites ce que je veux, je ne peux que vous en tirer mon chapeau... Et je ne serais pas là si vous étiez en travers de ma route, faites moi confiance.

Les yeux de tous étaient braqués sur lui, c'est vrai qu'il n'avait jamais clairement déclaré quels étaient ses objectifs... Etait-il une menace digne d'être éliminée ? Cette pensée traversa fugacement l'esprit de Maëlle, mais elle se raviva bien vite, même si Rupert et Milly s'alliaient à ses quatre nouveaux enfants, leurs chances de victoire face à un démon comme Jarvis étaient minces, elle le savait.
Le gradé de la Guilde, à peine rassuré, eut à répondre à une nouvelle question de la part du jeune homme :

Jarvis : S'est-elle montrée hostile ?
Seik, ramené brutalement sur le sujet : Euh... Aux derniers rapports elle semble ignorer les chasseurs et les envoyés de la Guilde, elle agit de son propre chef.
Jarvis, souriant : Je vois, comme Marion en somme, donc elle sera simple à calmer.
Zack : Je te trouve un peu sûr de toi pour le coup, et si elle était plus forte que toi ?
Jarvis, en ricanant : Si peu probable que ce soit, alors qu'il en soit ainsi, si mon destin est de mourir face à elle, je l'accepterai avec joie.

Il laissa un silence avec cette remarque, qui leur fit constater que le monstre qu'il était avait réellement sa manière à lui de penser. Peu après, Seik prit congé, soulagé de pouvoir enfin partir de cette pièce et de son atmosphère écrasante... Il en était parfaitement convaincu, maintenant, même les quatre qui étaient restés silencieux au fond étaient des monstres et cette chercheuse n'avait d'humain que le titre !
Il regagna sa cabine, pour prendre un repos qu'il méritait.
Pendant ce temps, dans la cabine qu'il venait de quitter, la discussion se poursuivait :

Maëlle : Je serais curieuse de voir avec quel monstre est croisé cette nouvelle alpha...
Jarvis : Vous aurez un rapport, éventuellement un cadavre si elle s'avère trop faible.
Maëlle : Et si c'était moi qui y allait ?
Jarvis : Au risque de perdre un de vos protégés ? Réfléchissez-y Maëlle, si j'y vais moi, quoi qu'il arrive, vous aurez quelque chose à étudier, mon cadavre, le sien ou elle en vie, vous ne pouvez que gagner.
Maëlle, serrant les dents : Espèce de petit... Soit ! Je te laisse t'occuper d'elle !
Jarvis, souriant : Mais d'abord, nous avons à nous occuper de ces chevaliers de sang... Ou quelque chose du genre.
Maëlle : Vous semblez horriblement confiant...
Jarvis : Je suis entourés de bons alliés et n'ai rien à craindre d'un ennemi en surnombre, pour moi ce sera un moyen de passer le temps.

Maëlle ricana, notamment parce qu'il avait raison. Peu après, les deux groupes se séparèrent et partirent chacun dans leurs quartiers, passer la nuit. Durant la journée suivante, qui devrait leur permettre de rallier la frontière, leur dirigeable se stoppa près d'un haut plateau, pendant quelques heures, sur la demande de Jarvis. Il scrutait le ciel depuis le côté du pont qui était accolé à la terre poussiéreuse de plateau. Seik s'avança pour presser un peu l'atout que gardait la Guilde dans sa manche :

Seik : Erh, Monsieur Leblanc...
Jarvis, en ne se tournant même pas vers lui : Minute, ils arrivent.

Il point du doigt vers l’extrémité du plateau, laissant voir trois silhouettes encapuchonnées arriver, depuis une grotte qui sortait sur la zone plate. Jarvis ricana :

Jarvis : Tss, nouvelle recrue je suppose.

Les trois arrivèrent face à l'aéronef, qui fit descendre la passerelle, sur laquelle ils montèrent avant de retirer leurs capes pleines de poussières. Ils étaient donc deux femmes et un homme. La première femme, une grande blonde de pas loin d'un mètre quatre-vingt, avec de longs cheveux bien lisses qui tombaient de part et d'autre de ses épaules jusqu'à la moitié de son dos. Elle avait un œil bleu et l'autre fermé, barré par une cicatrice qui faisait clairement comprendre qu'il n'était plus utilisable depuis un moment. Elle ne portait pas d'armure, juste un chemisier blanc et un pantalon de couleur sable et semblait outrageusement sûre d'elle, mais en même temps, elle dégageait quasiment le même type d'aura que Jarvis, une personne forte et qui le savait, sans aucun doute.
A ses côtés, un colosse, de deux mètres trente par un mètre vingt environ. Il portait des vêtements en cuir d'Anteka colorés en noir, l'ensemble comportant une veste, un t-shirt en tissus et un pantalon, tenu par une ceinture arborant le symbole de la Guilde. Le colosse, aux cheveux bruns coupés très courts, avait deux yeux rouges qui brillaient avec sauvagerie, comme s'il s'apprêtait à sauter à la gorge de la moindre personne à proximité.
La seconde jeune femme, plus en retrait, était une brune avec des cheveux coupés courts eux aussi, touchant ses épaules de leur pointe, aux yeux bleu turquoise, elle portait un ensemble similaire à celui de l'homme, mais adapté à sa taille, qui avoisinait les un mètre soixante.
Jarvis s'avança vers la blonde et la salua :

Jarvis : Marion, ravi de te revoir... ça fait combien de temps maintenant ?
Marion, avec un sourire amusé : Trop peu si tu veux mon avis...
Jarvis, souriant à son tour : Voyons, voyons... Une nouvelle camarade ?

Il indiqua la petite brune du regard, Marion opina :

Marion : Yup, Lilla, je l'ai trouvée qui errait dans le nord. Paryx et moi l'avons convaincue de nous suivre.
Jarvis, se tournant vers elle : Je vois, je suppose que tu sais à quoi t'attendre là-bas du coup ?
Marion, haussant les épaules : Les trois Alister ? Pas que j'ai réellement la trouille d'eux, mais qui se chargera du blanc ?
Jarvis : Moi.
Marion : Je vois... Je prendrai le pourpre alors... Mais pourquoi avoir demandé de faire venir Paryx avec moi ?
Jarvis : Visiblement l'ennemi n'est pas seulement les trois Alister mais aussi les leaders de ceux qui se font appeler les chevaliers de sang.

Marion opina, puis nota les quatre personnes en retrait sur le pont, qui subissaient un check-up complet de la part de Maëlle. Elle soupira, en comprenant leur condition :

Marion : Cette folle l'a fait ?
Jarvis, opinant : Yup.
Marion, le fixant avec animosité : Et tu la laisse faire ?
Jarvis, souriant : Pourquoi l'en empêcherais-je ?

Marion soupira et lui passa à côté, se dirigeant vers une cabine vide qu'elle décida d'occuper de son propre chef, fulminant contre ce foutu Jarvis et ses foutues idées absolument pas logique.
Paryx partit la rejoindre et Lilla suivit aussi, silencieuse et impressionnée par les fortes présences de Jarvis et Zack. Elle était sûre d'elle, mais ces deux là lui faisaient revoir clairement son jugement.
Marion, quand elle vit sa tête, la rassura rapidement :

Marion : Ne t'en fais pas, ces deux là sont des cas particuliers, c'est quasi impossible d'en croiser d'autre de leur niveau.
Lilla : Mais... Les trois qu'on aura en face, ils ne sont pas croisés avec des Fatalis aussi ?
Marion : Meh, Jarvis, Zack et moi seront largement suffisant pour nous en occuper, ne t'en fais pas. Vous deux aurez juste à démonter le plus de types possibles, de ce que j'ai pigé, les gens qui composent leur armée sont juste des clampins, passe juste en stade 3, fous le plus de bordel avec tes flammes et ça devrait suffire à en disperser un maximum en les effrayant.

Elle opina, rassurée. On toqua à la porte, avant que quiconque ait pu répondre, Zack entra et déclara :

Zack : Marion, j'ai pensé que tu voudrais le savoir mais une nouvelle alpha est apparue, près de Loc Lac.
Marion, cessant de lui bazarder un regard noir pour se concentrer plus rapidement : Oh ? On sait de quoi elle tiens son croisement ?
Zack : Malheureusement, non.

Ils parlèrent encore quelques instants et le sous-fifre, si tant est qu'on ait pu l'appeler comme ça, de Jarvis s'en alla, souriant car heureux d'avoir pu revoir sa bien-aimée.
Marion se prit à sourire quand il fut parti et Lilla lui demanda :

Lilla : Une raison à ce sourire ?
Marion : Pas vraiment, juste que ça faisait longtemps que je n'avais pas revu Zack, et que ça m'a rappelé de bons souvenirs.

Devant l'air perdu qu'elle affichait, Paryx précisa :

Paryx : Ils ont été ensemble un petit moment avant que Jarvis ne se pointe.
Lilla, rougissant un peu : Oh !

Marion poussa un profond soupir, regrettant ces années de tranquillité. Elle et son groupe ayant rejoint le vol, leur présence fut expliquée au commandant Seik par Jarvis, même si imposée était bien plus le terme approprié pour ce qu'il venait de faire.
Et enfin, en milieu d'après-midi, ils parvinrent à leur destination...

Les vaisseaux mineurs se prirent un déferlement de flammes et d'éclairs qui tombaient du ciel, Evan et Alexander se donnaient à fond, ils avaient d'ores et déjà abattu aisément la moitié des troupes de leur ennemi et les quelques aéronefs restant ne ferait pas le poids bien longtemps face aux quatre colosses qu'ils avaient pris. Désormais, le croisé Fatalis blanc et le croisé Fatalis pourpre assuraient le soutien logistique entre l'Odin, sur lequelle siégeait leur maitresse, Yomi. Meille et Maximilien, leur petit frère croisé Fatalis noir était sur le Gersimir, Viola tenait le Skadi à leurs basques et Neo soutenu par Bjorn assuraient un nouveau soutien depuis le Skimir. Les quatre aéronefs lourds faisaient office de forteresses volantes qui rendaient fière la reine de sang, au plus haut point, leur capture avait été facile avec l'aide des Alister, s'en était presque inintéressant. Son mari, Nura, était chargé de récupérer l'armure du commandant de leur flotte, afin de l'exhiber comme un trophée de leur inexorable marche.
Certes, Yomi avait reçu quelques rapports selon lesquels elle aurait perdu des assassins envoyés un peu partout, mais c'était dans ses prévisions, si silencieux soient-ils, au moment de frapper, ils devaient dévoiler leur présence.
Alexander vint au rapport, Evan juste derrière lui :

Alexander : Au rapport, on vins d'abattre cinq aéronefs de plus.
Yomi, souriante : Oh, excellent ! Qu'en est-il...

Elle s'interrompit, voyant qu'il venait de blêmir. Il se tourna rapidement vers l'horizon et bégaya :

Alexander : Il... Jarvis ?! Ici ?!
Evan, surpris en ressentant aussi ce qu'il avait perçu : Que ?! C'est lui ce truc ?!
Alexander : Non... Ils sont plusieurs... Cinq... Plus... Bordel il est à la tête d'un vrai bataillon de croisés Dragons Anciens !
Yomi, ne comprenant pas tout : Oh ! On se calme, qu'est-ce qui se passe ?
Alexander, paniqué : Un largage massif de croisés Dragons Ancien et des bestioles de haut niveau...
Yomi, souriante : Allons, tu n'es pas supposé être croisé avec le plus puissant de tous ?
Alexander : Si, en théorie... Dans la pratique, y a bien deux ou trois trucs qui peuvent buter un Fatalis blanc, chasseurs exceptés, et un de ces trucs approche actuellement, pas seul qui plus est.

Yomi se tendit, elle regarda nerveusement dans la direction que fixait un Evan qui tremblait légèrement. Elle demanda :

Yomi : Combien ?
Evan : Difficile d'être exact, ils sont nombreux... Au moins neuf.

Yomi regarda dans la direction de nouveau et, en plissant les yeux, elle put noter la petit ombre qui approchait. Elle comprit de quoi il s'agissait et ordonna :

Yomi : Aux canons ! Vous deux, abattez moi cet aéronef !

Les deux croisés Fatalis déployèrent leurs ailes et fusèrent droit vers l'aéronef, espérant l'abattre avant que les monstres stationnés dessus n'aient l'occasion de s'envoler.

Le petit aéronef arriva, à son bord, le groupe de Jarvis et les enfants du projet génèse 2 étaient sur le pont, tous prêts à décoller en vue du champ de bataille qui s'annonçait. Jarvis fixa la zone, aux côtés du commandant Seik et il déclara :

Jarvis : On est repérés, ils vont probablement tenter d'abattre l'aéronef, je vous conseille de rester à cette distance, voir de reculer un peu.
Seik : Mais ? Et vous ?

Jarvis soupira et retira sa veste, qu'il posa négligemment sur la rambarde. Ses bras se couvrirent d'écailles noires tirant sur le violet et deux ailes membraneuses s'ouvrirent dans son dos. Ses yeux avaient un éclat désormais bien plus effrayant. Il déclara, en se tournant vers ses camarades qui avaient eux-aussi activés leurs gènes :

Jarvis : Nous sommes tous des croisés Dragons Anciens, on sait tous voler.

Seik en perdit son latin en les voyant tous. Maëlle exceptée, ils étaient tous couverts d'écailles et avaient des ailes déployées dans leurs dos. Dans le cas de Marion, elle avait tout son corps, visage excepté, couvert d'écailles dorées, qui semblaient assimiler la lumière environnante, ainsi que deux ailes du même type que Jarvis, rappelant celle d'un Daora. Paryx, lui, était couvert d'écailles violacées, qui dégageaient assez de chaleur pour faire trembler l'air aux alentours. Ses ailes étaient bien plus proches de celles d'un Teostra ou d'une Lunastra.
Lilla, de son côté, avait des écailles bleues turquoises sur le corps, qui viraient à l'outremer en bordure de son visage. Elle avait aussi vu ses bras s'épaissir d'une couche de carapace et elle portait une sorte de seconde paire d'ailes, au-dessus de la première, qui crépitait un peu.
Jarvis la fixa et, se tournant vers Marion, déclara :

Jarvis : Je ne sais pas ce qu'elle est, mais c'est un sacré atout que tu t'es trouvé là.
Marion, ricanant : Hum, je le sais bien Jarvis.

Celui qui s'était auto-proclamé chef lança ensuite à Maëlle, qui terminait de vérifier l'état de ses enfants :

Jarvis : Maëlle, envoyez-les démolir le plus de types en bas, Zack, Marion et moi allons nous occuper des Alister.
Maëlle : Hors de question que vous preniez la place sous les projecteurs mon cher... C'est à moi qu'elle reviens !
Jarvis : Meh, comme vous voudrez, envoyez-les faire ce que bon vous semble, assurez vous qu'il ne soient juste pas dans ma route ou vous en perdrez un.

Maëlle grimaça quand il évoqua ça : Perdre un de ses précieux enfants serait bien trop grave pour le moment ! Elle devait s'assurer qu'ils ne s'interposent en aucun cas entre Jarvis et sa cible.
Seik s'avança et demanda, timidement :

Seik : Puis-je vous demander comment pouvez vous être aussi certains de votre victoire ? Vous affrontez trois croisés Fatalis et une armée de combattants entraînés quand même !
Jarvis : Et ? Ils ont face à eux un Daora, un Chameleos, un Teostra, une Lunastra, un Eliostra, un Zodiumbra, un autre Fatalis, une Dragon Ancien inconnu et un Alatreon, vous voulez vraiment miser sur qui va gagner ?

Seik opina et avala difficilement sa salive. Jarvis se tourna vers l'horizon et lança à Marion :

Jarvis : Nos invités sont là, ne les faisons pas attendre.

Lui et elle s’élancèrent, décollant comme deux torpilles. Zack repéra bien bite sa propre cible et décolla rapidement, suivi de près par Paryx, qui décida de lui prêter main forte. Lilla décolla en dernière et chargea l'Odin. Sa mission était simple, reprendre ces vaisseaux sans les détruire et abattre toute menace envers la Guilde, elle ferait en sorte que ça soit fait. Lucio, Leon, Kamil et Telluna, les quatre enfants du projet génèse 2 décollèrent derrière eux, répondant aux ordres de leur mère, qui s'étaient avérés assez simple : Tuer les leaders ennemis en évitant de croiser Jarvis et sa bande.

Alexander et Evan firent de leur mieux, mais malgré la vitesse qu'ils étaient capables, ils furent bien vite interceptés. Un premier coup vint, assez vite pour qu'Evan en vrille en plein ciel et doive battre plusieurs fois des ailes, massant sa joue brûlée. De son côté, Alexander reçut un coup de poing chargé en glace et foudre qui le déstabilisa grandement, le faisant instinctivement au niveau de son frère. Face à eux, Jarvis et Marion, qui souriaient. Alexander pesta :

Alexander : J'aurais réellement dû m'assurer que tu crèves ce jour là !
Jarvis : Meh, c'était bien essayé, je peux pas t'enlever ça.

Marion ne s'embêta pas avec les paroles et chargea droit sur Evan, qui bloqua le coup de poing cerné d'énergie qu'elle lui asséna en utilisant le plat de sa lame. Malgré sa force il recula un peu et jura :

Evan : Je vois, aussi forte que celui que j'ai affronté dans cette foutu base !

Il laissa rugir les flammes sur ses bras, déterminé à la briser, Marion ricana et fit miroiter ses écailles, accumulant l'énergie du soleil en permanence, elle avait un indéniable avantage sur lui.
Jarvis, de son côté, resta face à un Alexander qui s'attendait à une attaque puissante et qui, faute de réponse, s'impatienta et chargea, se boostant avec quelques éclairs. Jarvis encaissa le coup de poing en pleine face, ne s'attendant pas à être touché de la sorte. Il fit un looping, juste à temps pour se manger un coup de poing à l'arrière du crâne de la part du croisé Fatalis blanc, qui l'envoya à proximité du sol ce faisant.
Le croisé Alatreon alterna entre mode vol et mode sol, ses écailles abandonnant leur léger reflets bleuté pour passer à un reflet couleur magma. Il laisse son corps se parcourir d'éclairs et bloqua le troisième coup qui lui arriva près du visage, en croisant les bras pour intercepter l'attaque. Alexander lâcha un « tss ! » et la contre-attaque qu'il redoutait arriva. Jarvis bougea assez vite pour le rattraper en mode boosté, utilisant très probablement la même chose, et lui colla un coup de pied sauté en pleine face, chargé en élément Dragon, qui envoya une décharge extrêmement douloureuse au croisé Fatalis Blanc. Ce dernier, au sol, se releva en se secouant, face à un Jarvis souriant, malgré le sang qui coulait de sa lèvre inférieure, et qui commenta :

Jarvis : La foudre pour se booster, hein ? Dommage que j'ai compris cette idée, tu aurais pu me mettre sacrément mal en point si tu avait mieux visé.
Alexander, mécontent d'être ainsi mené en bateau : Grrr.... Sale …. C'est pour elle que t'es venu, c'est ça ?!
Jarvis : Aria Thomson ? Nan, si je voulais un compagne Zod, j'aurai pris Marion, elle est déjà bien plus à mon goût. Si je suis là c'est parce que vous interférez dans mes plans.
Alexander, ne pigeant pas : Tes... plans ?
Jarvis : Allons, je ne vais perdre de temps à te les expliquer non plus, ce serait trop facile, voyons si tu parviens à le deviner avant de mourir ?

Il appuya sa phrase en laissant courir des éclairs noirs bordés de rouge partout sur son corps. Alexander pesta : Croisé Alatreon hein ? Alors il pouvait se servir de tous les éléments l'eau exceptée... C'était vraiment mal barré pour quelqu'un plus sensible au Dragon comme lui.
De son côté, Evan n'était pas non plus au mieux de sa forme, Marion frappait vite et fort, malgré qu'elle ait été borgne, ça n'altérait en rien la précision de ses attaques. Mais le croisé Fatalis pourpre n'en était pas à son premier combat difficile, non mais ! Il fonça droit vers elle, frappant vivement et à plusieurs reprises vers la croisée Zodiumbra, qui bloqua aisément les quelques coups de poing qui visaient sa face et son plexus d'un mouvement d'avant-bras. Elle riposta en collant un coup de pied dans le ventre, qui repoussa Evan. Ce dernier ne se laissa pas démener et chargea, laissant rugir de nouveau les flammes sur son corps lors de la charge. Il avait rangé son épée dans son dos, notamment parce que la lourde lame le désavantageait face à un tel adversaire. Il poussa un rugissement sauvage, qui résonna comme celui d'un vrai Fatalis et les météores commencèrent à pleuvoir, c'était un pouvoir coûteux, qui le rongeait de l'intérieur, pas plus de trois utilisation successives sans prendre de gros congés sans gènes et c'était déjà la troisième fois qu'il l'utilisait aujourd'hui. Marion nota les projectiles qui commençaient à tomber depuis le ciel, elle slaloma aisément entre eux, chargeant par là-même le croisé Fatalis pourpre, qui répondit directement par un violent coup de poing qu'elle n'attendait pas du tout. Les flammes mordirent ses écailles et son visage, la faisant grimacer de douleur et la catapultant littéralement au travers d'une météorite, avec laquelle elle heurta le sol. Dans le déluge de flammes qui s'en suivit, elle s'éleva, ses écailles la protégeait bien, elle n'avait pas grand chose à craindre du feu à vrai dire.
D'un puissant battement d'ailes, elle souffla les flammes autour d'elle et décolla, chargeant Evan avec ses poings cernés de lumière, laissant une légère traînée dorée/turquoise derrière elle. Son poing percuta violemment celui de sa cible, qui chargeait elle aussi. Le craquement eut lieu du côté d'Evan, son poignet ne céda pas net, mais le coup lui renvoya un choc vraiment déplaisant dans tout le bras. Il recula en grimaçant, Marion enchaîna, d'un coup de pied retourné en pleine face, elle l'envoya quelques mètres plus loin, le forçant à battre un grand coup des ailes pour se stabiliser. Il releva son regard, baissé par le coup et fut à même de constater qu'il était trop tard pour esquiver, le poing de Marion lui écrasa la face au sol.
Evan en fut sonné, notamment parce que c'était déjà bien plus fort que ce à quoi il avait pu s'attendre, malgré l'épaisseur des écailles qui le protégeait. Mais il savait déjà que les Zod ne pardonnaient pas, il en avait déjà affronté un après tout !
Il se redressa, secouant sa tête pour chasser l'étourdissement et fixa son opposante, qui flottait à quelques centimètres du sol, battant régulièrement des ailes, bras croisés sur sa poitrine, avec un sourire narquois sur le visage. Il s'enflamma de nouveau et s'élança.

Maximilien étai réellement tendu, malgré la présence de Meille à ses côtés, les nombre effarant de ses semblables qu'il avait senti approcher et engager le combat un peu partout n'était clairement pas rassurant, qui aurait pu penser que la Guilde cachait de tels monstres ! Il en venait presque à piger qu'avec ça en face, les deux autres incapables aient dû fuir et que c'était limite miraculeux qu'ils aient pu s'en tirer en vie.
Il les nota soudain, deux personnes, venant droit vers eux. Maximilien se tourna vers Meille, qui donnait les ordres aux matelots de fortune, il s'exclama :

Maximilien : Meille ! Attention !

Elle se tourna, pile à temps pour se manger un coup de poing cerné de flammes turquoises aux reflets noirs par un type qui ressemblait en tous points à Maximilien, une fois ses gènes activés... Quoiqu'il n'avait pas des cornes comme les siennes à vrai dire... Elles étaient courbées vers l'avant ?! C'était quoi ce délire ?! Et ces flammes ?!
Il bougea, assez vite pour s'interposer entre lui et Meille, qui se relevait en se secouant. Fort heureusement pour elle avec tout au plus un vilain bleu sur la joue. Elle se redressa et eut la mauvaise impression d'avoir la berlue. Le type en face d'eux, si on exemptait ses cornes, le fait qu'il soit blond et ses flammes bleues, était en tout points similaire à Black !
Un autre type, bien plus grand, lui, se posa à ses côtés, couverts d'écailles violettes qui faisaient trembler l'air autour d'elles. Maximilien les menaça, en prenant une pose martiale et en activant ses gènes :

Maximilien : Meille, je vais avoir besoin de toi sur ce coup, tu te sens de me filer un coup de main ?
Meille, faisant craquer son épaule : Pas de souci mon petit blacky.

Elle se mit à ses côtés, Zack râla auprès du croisé Eliostra qui l'avait suivi :

Zack : Paryx ? Qu'est-ce que tu merdes ici ?
Paryx : Te filer un coup de main, tu pourras de toute façon pas les gérer toi seul.
Zack, souriant : T'es bien sûr de toi sur ce coup...
Paryx, le coupant : Ecoute-moi bien Zack, si tu perds ne serais-ce qu'une écaille, Lady Marion risque de finir berserk, j'ai autant peu envie que ça arrive que toi, alors on fais équipe et tout ira pour le mieux.

Zack opina, faisant rugir les flammes sur ses bras. Il lança :

Zack : Dans ce cas, occupe-toi de la donzelle, je prends ce gamin.

Maximilien ricana et s'élança, il était assez rapide pour en finir d'un coup avec ce gringalet insolent !
Son coup de paume traversa uniquement le vide, Zack avait bondi en arrière et, d'une impulsion, il chargea droit vers son adversaire, qu'il frappa du poing dans la face. Maximilien fit deux pas en arrière, déstabilisé par le choc violent et le fait que ces flammes le brûlent actuellement, contrairement à celles de Meille ou les flammes conventionnelles, qui ne faisaient que légèrement chauffer sa carapace ou le brûlaient superficiellement au mieux. Il se redressa, des questions plein les yeux et Zack répondit quasi immédiatement :

Zack : Ne cherche pas à nous comparer, nous sommes certes tous les deux des croisés Fatalis Noir, mais si on devait nous donner un rang, tu en serai un de rang supérieur et moi un de rang G.

Il laissa rugir les flammes sur ses bras et frappa vers Max, qui esquiva d'un bond de côté et contre-attaqua en lui collant un coup de pied sauté en pleine face, faisant perdre deux bons pas au croisé, qui grimaça. Le cadet des Alister s'amusa :

Maximilien : Quand tu veux on en reparle, m'sieur le rang G.

Zack lâcha un « tss ! » et s'élança, furibond. Son premier coup fut dévié par Maximilien, qui le repoussa d'un coup d'avant-bras, mais le reste n'eut pas le temps d'être efficacement bloqué. Le premier coup de poing le heurta en pleine face, le sonnant l'espace d'une seconde, laquelle suffit amplement à son adversaire pour enchaîner d'un bon crochet de l'autre poing, l'envoyant rouler un peu plus loin. Le croisé Fatalis Noir fit un bond en appuyant fermement contre le sol et en s'aidant de ses ailes. Il se retrouva au-dessus de son adversaire, qui chargeait et, en tournant sur lui-même, emmagasina assez d'énergie pour lui décocher un coup de pied dans la nuque à toute allure.
Zack encaissa le coup de plein fouet et se mangea le mur de la cabine, à un bon mètre de là. Il se secoua rapidement, mais pas assez pour échapper au coup de paume du jeune Alister, qui le heurta en plein dans le plexus solaire, lui coupant momentanément la respiration. Le croisé grimaça et se rendit, stoppant net le coup en marteau des poings joints de Max en croisant ses bras au-dessus de sa tête. Ses flammes firent le reste, elles étaient assez puissantes pour brûler facilement un autre Fatalis.  Maximilien jura et s'écarta précipitamment. Il reprit un bon appui au sol et se remit en garde : L'adversaire était au moins aussi fort que lui pour encaisser aussi bien ses coups sans broncher.
Meille apparut dans son champ de vision, roulant au sol et se relevant d'un bond. Elle était parcourue de brûlures, mais rien de comparable à celles que lui infligeaient parfois ses propres flammes. Max s'enquit quand même de son état :

Maximilien : Hey ! Tu vas bien ?
Meille, soupirant un grand coup : Ne t'en fais pas, reste concentré, ces deux là sont juste un peu plus forts que prévu, c'est tout.

Il opina, ne pouvant s'empêcher de s'inquiéter quand même pour elle. Certes elle était forte, mais elle faisait face à un type qui cherchait réellement à lui péter la nuque et à la calciner, pas le genre de mec qui déconnais quoi !
Un coup de poing dans le ventre le fit grimacer et sortir douloureusement de ses pensées. Zack le ramena douloureusement à l'ordre, d'un coup de paumes jointes, il termina de repousser Max dans une explosion bleutée, qui le fit rouler au sol.
Meille vit le croisé Fatalis rouler au sol et en fut surprise : Son favoris pouvait donc être battu ?
Mais elle se concentra rapidement sur son combat, esquivant un coup de poing dont seule la chaleur alentour parvint à l'atteindre. Le coup porté par Paryx n'était même pas cerné de flammes, tout au plus il laissait la chaleur dégagée par son corps écailleux agir, de manière à brûler Meille. Cette dernière s'énerva légèrement, mécontente d'être aussi peu prise au sérieux. Elle tenta de remonter ses précieuses lunettes, mais nota leur absence et les vit, plus loin, à portée de Maximilien... Le coup porté par Zack les avait envoyé voler ?! Merde ! Elle devait...
Maximilien les nota et réagit, les prenant pour les loger dans un étui à sa ceinture, qu'il utilisait pour porter deux ou trois objets d'habitude. Elle soupira de décontraction et se concentra de nouveau sur Paryx, qu'elle chargea. Le croisé Eliostra bougea à peine, mais le coup qu'il encaissa dépassa de très loin ses espérances. Il s'attendait à un coup un peu plus fort que la moyenne, ce qu'il reçut fut un coup de pied retourné digne d'un croisé Dragon Ancien se servant bien de ses gènes. Il recula de dix bons centimètres à l'impact, grimaçant et massant son avant-bras, endoloris par le coup. Il se prit à rire et lâcha :

Paryx : Pas trop mal à la jambe ? J'ai des écailles plutôt bouillantes y paraît.
Meille, laissant son corps se couvrir de flammes noires qui dévorèrent son kimono bleuté : J'ai l'habitude des fortes chaleurs.
Paryx, notant qu'elle était réellement nue : Si c'est pas toi qui la provoque ouais...

Sur ce commentaire de goût douteux, il s'élança à son tour. Leurs poings se percutèrent, la force du croisé Eliostra l'emporta de peu, mais les flammes de Meille lui firent une brûlure au poing, dévorant les siennes sans autre forme de procès. Il s'écarta d'elle et ricana, battant un peu des ailes pour remplir l'atmosphère de petites spores. La générale comprit clairement la manœuvre, mais n'eut pas le loisir de réagir. Le croisé enflamma ses poings et les frappa, déclenchant la redouble série d'explosion qui secoua tout le pont du Gresimir.
Zack, qui avait esquivé en plongeant par-dessus bord, se posa sur les planches légèrement brûlées et râla :

Zack : Y a quoi que tu piges pas dans « reprendre le vaisseau intact » ducon ?!
Paryx, souriant : Meh, désolé, mauvais habitude.

Zack ne râla pas plus, il eut déjà fort à faire pour bloquer la contre-attaque de Maximilien, à peine affecté par l'explosion.
De son côté, Paryx bloqua un coup de pied de la part de Meille, sans ciller plus que ça en forçant sur ses jambes, et lui répondit directement, tirant sur sa jambe tendue pour lui fracasser son poing dans la face, à trois reprises avant de l'envoyer rouler d'un coup de pied dans les côtes. La générale se redressa, essuyant le sang qui coulait de son arcade et souriant comme une démente.

Yomi avait regardé les autres partir et n'espérait qu'une chose, qu'aucun des monstres mentionnés par Alexander n'aillent s'en prendre à son époux... Il était fort, c'était un fait, mais pas assez pour pouvoir combattre efficacement un type du niveau des Alister.
Alors qu'elle était perdue dans ses pensées, les soldats sur le pont s'écartèrent tous, effrayés par de qui se posa sur le pont. Lilla atterrit  avec grâce, malgré sa seconde paire d'aile plutôt gênante. Elle ricana et se mit face à Yomi, qui la regardait avec une surprise non dissimulée dans le regard. La jeune croisée lança :

Lilla : Je suppose que t'es un des leaders de tout ce merdier ?
Yomi : Beaucoup de mots vulgaires dans une si petit bouche... Et si je te la cousait ?
Lilla, faisant cogner ses poings renforcés : Oh mais essaye, je ne demande que ça.

Ses six cornes dirigées vers l'arrière et celle qui pointait les cieux sur son front brillèrent d'un éclat bleu iridescent, les marques dans ses ailes s'illuminèrent vivement et elle se mit en garde face à Yomi.
La reine de Doma dégaina son épée rouge et se mit en garde face à la jeune femme. Elle savait les croisés forts, mais elle ne s'attendait pas à recevoir un uppercut aussi violent que celui qu'elle se prit. Le coup la souleva littéralement en l'air, lui brûlant légèrement la face car cerné de l'élément Lumière. Yomi se reprit en l'air, pour se manger un second coup descendant en plein dans le ventre, la encore, lui brûlant légèrement la peau au travers de son armure.
Elle grimaça lors de son impact avec le plancher solide du pont, mais fut prompte à répondre et, d'un coup de pied, dégagea Lilla, mettant un bon mètre entre elles. La reine de sang ricana :

Yomi : Pas mal du tout gamine, je vais vraiment m'amuser à te briser !
Lilla, s'énervant et faisant luire plus fortement ses apparats : Ramène-toi vieille peau, j'vais te transformer en viande hachée !

Elle frappa frénétiquement ses poings et chargea, plus rapide et puissante qu'auparavant. Yomi esquiva le premier coup de justesse, ses réflexes hors norme aidant grandement dans une telle situation. Elle contre-attaqua d'une coup de son épée dans la hanche de Lilla, qui grimaça de douleur en sentant la lame entrer dans sa chair malgré l'épaisse carapace bleutée qui la couvrait. Elle vrilla de côté, pour se mettre hors de portée de la lame, uniquement pour se retrouver à devoir parer un coup descendant de la part de Yomi avec son bras renforcé, qui joua extrêmement bien son rôle. Elle dévia l'épée d'un mouvement ample et frappa la reine de Doma en pleine face d'un mouvement accéléré et chargé en Lumière. L'impact sonna Yomi, qui recula d'un pas, pour s'en manger un second, encore plus violent, qui la fit tournoyer en l'air pour atterrir douloureusement sur le plancher du pont. Elle se redressa, titubant un peu car sonnée, et se secoua vivement, après un bond de côté réflexe, qui lui fit esquiver un nouveau coup de poing cerné d'énergie turquoise.
La reine de Doma se prit à sourire, constatant que ses réflexes naturels suffiraient amplement et qu'elle n'aurait pas besoin de se donner à deux cent pour cent, mais elle dut bien vite se raviser. Dans un cri de rage, Lilla fit vibrer l'air autour d'elle et briller ses apparats avec un éclat impressionnant. Ses poings se cernèrent d'une énergie plutôt étrange, comme l'élément Lumière, mais parcourue de reflets noirs et avec des bordures rouges. Les ailes modifiées sur son dos commencèrent à émettre un paquet d'énergie.
Yomi se remit en garde face à elle, mais le coup vint par le bas, le poing de Lilla heurta le ventre de Yomi, lui faisant tousser une gerbe de bave et de sang mêlés. Elle décolla presque du sol, pour y être aussitôt ramené d'un crochet de l'autre poing, qui la fit vriller en l'air, brûlant sa joue au passage à cause de l'élément qui parcourait les poings de Lilla. Les éclairs crépitant également dedans paralysèrent légèrement le ventre et les mâchoires de Yomi, qui ne tardèrent toutefois pas à revenir à eux.
La reine de Doma sourit comme une démente et laisse son corps de couvrir de son maquillage de sang : Cette gamine ne s'en tirerait pas à si bon compte !

De leur côté, Bjorn et Neo, sur le pont du Skimir, constatèrent que ça pétait un peu partout et se demandèrent sérieusement ce qui se passait. Ce fut Neo qui renseigna le général :

Neo : Des gens comme-moi... Plusieurs... Et du genre costaud...

Pour appuyer ses mots, un grand brun couvert d'écailles pourpres se posa devant eux, cerné d'un véritable mur de flammes. Il le fit baisser en intensité en montant sur l'aéronef, pour ne pas abîmer son objectif et compromettre la mission. A ses côtés se posa une jeune femme, brune, couverte d'écailles bleutées. Tous les deux étaient cernés de ce même bouclier de feu et leurs regards étaient vides, sans expression aucune, ils semblaient cependant animés d'une très grosse volonté de décimer ce qui se mettrait en travers de leur route, en témoignaient leurs mains déjà bien couverte de sang, probablement celui des quelques péons restés en bas.
Bjorn questionna Neo :

Bjorn : C'est quoi exactement ça ?
Neo : Comme les Alister... En probablement pire puisqu'ils semblent ne pas faire autre chose que ce qu'on leur a ordonné. Concrètement, tu affrontes un vrai Teostra et une vraie Lunastra.
Bjorn, soupirant : Erh... C'est vraiment pas mon jour aujourd'hui...

Le colosse et le croisé se mirent en garde, bien trop tard car leurs ennemis étaient déjà sur eux. Les poings des deux enfants de la génèse s'abattirent dans la face des deux chevaliers de sang, qui perdirent trois bons pas chacun sous la force du choc. Le jeune brun aux écailles rouges enchaîna rapidement, enflammant ses poings pour les fracasser dans le pif de Bjorn, qui eut bien moins mal en encaissant le coup, s'y attendant déjà plus.
Les flammes rugirent et un second coup vint, lui percutant le menton. Son adversaire s'était envolé avec rapidité, en profitant pour lui coller un coup de genou dans le menton, le faisant grimacer de douleur. Le général recula d'un pas, sonné par le coup et encaissa un violent coup de paume dans le torse, qui explosa en l'envoya rouler au sol. Bjorn se releva en grimaçant et tira son arme, une hallebarde massive, qu'il maniait habilement de ses deux bras puissant. Le croisé en face fut à peine inquiété par l'arme et s'il le fut, il n'en montra aucun signe.
Le chevalier chargea, l'arme au poing, son maquillage de sang durcissant sa peau peu à peu.
Neo, de son côté, esquiva un coup de la croisée Lunastra face à lui... Il en avait déjà affronté, il avait déjà affronté ce croisé Yamatsukami... Et celle-là avait une odeur similaire... Une conquête ? Non, pas possible... C'était autre chose... Un membre de sa famille ? Voilà qui était un peu plus probable oui.
Il se déconcentra l'espace d'un instant et cette erreur faillit lui coûter cher, les flammes rugissant sur les bras de la croisée Lunastra lui frôlèrent le visage 'assez près pour le faire sauter en arrière, lui évitant une mauvaise brûlure. Neo glissa au sol, esquivant un coup de pied sauté et bondit en se relevant, prenant un formidable appui au sol avec ses propres gènes pour frapper avec véhémence dans la face de la croisée, qui recula de trois bons pas, sonnée par le coup. Elle se tourna ensuite machinalement vers lui, comme si ce coup n'avais jamais porté. Neo ricana :

Neo : Je vois, comme moi autrefois hein... Je vais te libérer, pauvre âme égarée !

Il s'élança droit vers elle, avec vitesse, pour se ramasser une droite monumentale du croisé Teostra, qui venait de repousser Bjorn et le laissait aux bons soins de sa compagne. Les deux croisés échangèrent ainsi de cible, le croisé Tesotra enchaînant Neo de deux coups de poings supplémentaires en pleine face avant de ponctuer son attaque d'un coup de pied retourné qui détonna sur son opposant, l'envoyant rouler sur le plancher du Skimir.
Le croisé déploya ses ailes et, avec un cri qui ressemblait au rugissement féroce du Teostra, il fit tournoyer avec intensité les flammes autour de lui. Neo se redressa et chargea, décidé à ne pas dire son dernier mot de si tôt.
De son côté, Bjorn encaissa un coup de poing dans le ventre en grimaçant : Ces deux là frappaient fort et étaient bien coordonnés, c'était quand même autre chose que ce à quoi les quelques joutes qu'il avait pu avoir avec un des Alister l'avaient habitué... Mais ces trois là ne pouvaient décemment pas se donner à fond contre les chevaliers de sang, à quelques exceptions près comme Meille ou lui, sans les tuer fallait dire.
Toutefois, ceux-là étaient bien plus coordonnés, probablement un duo entraîné à se battre ensemble se dit Bjorn. Le chevalier de sang recula de quelques pas en songeant un peu et bloquant un coup de poing du plat de sa hallebarde, sans réellement sourciller et en souriant comme un dément. Il ne prévit toutefois pas le coup de l'autre poing qui fusa dans sa face et le fit reculer d'un pas, sonné. La croisée Lunastra enchaîna rapidement, l'envoyant dans le mur de la cabine d'un coup de paumes jointes dans l'estomac, qui explosa de nouveau, comme précédemment.
Le chevalier de sang et son comparse croisé se redressèrent bien vite et Neo commenta, face au duo qui se remit côte à côte d'un bond en arrière :

Neo : Il sont bons, très bons même...
Bjorn : Merci Neo, j'ai vu ça.
Neo : Vous avez un plan ?
Bjorn : Autre que les démolir ? Pas pour le moment, désolé.

Il cessèrent leur dialogue sur ces entre-faits, leurs ennemis chargeant de plus belle, cernés d'un halo flamboyant.
De son côté, sur le Skadi, Viola n'attendait qu'une seule chose, que l'on s'intéresse enfin à elle ! Elle était la star parfaite pour ce genre de show, non ? Enfin ! Pourquoi personne ne daignait s'intéresser à elle dans une telle bataille ?
L'air autour d'elle perdit plusieurs degrés... Bien trop à vrai dire, elle commença à frisonner légèrement même... Soudain, et alors que tout commençait à givrer progressivement autour d'elle, la brune aux ailes métalliques se pose devant elle.
Les hommes d'équipage, apeurés mais également captivés par la beauté de leur commandante, se mirent toutefois à reculer, instinctivement.


Dernière édition par sabertiger le Lun 17 Mar 2014 - 21:29, édité 1 fois

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Re: Le Village et ses alentours

Message par sabertiger le Dim 16 Mar 2014 - 15:50

En face de Viola, cette brunette faisait pâle figure, dix bons centimètres de moins, deux bons tours de soutien-gorge en moins, aucune chance qu'une telle abrutie puisse faire autre chose que l'envier. Elle commença :

Viola : Et tu es ? Une admiratrice du même genre que les trois frangins qui sont avec nous ?

La réponse fut cinglante, un coup de poing cerné de vent givrant, qu'elle esquiva d'un rapide pas de côté qui ne l'isola toutefois pas du vent le cernant, lequel lui causa des légères engelures sur la joue. Viola la repoussa d'un coup dans le ventre, qu'elle esquiva d'un battement d'ailes, son expression neutre ne changeant pas et son regard restant vide.
La chevalière de sang s'énerva :

Viola, avec un sourire sadique : Je vais faire disparaître ce regard de ton visage... Et celui là avec.

Elle dégaina rapidement ses deux petites faux, qui ne brillaient pas et déclara :

Viola : Car moi, Viola, suis la seule à même de dire ce qui est ou n'est pas parfait ! Et je le suis justement !

L'autre en face ne répondit qu'en s'élançant sur elle à une vitesse ahurissante, cernée encore une fois par son épais bouclier de vent givré. Viola frappa, ses deux faux tailladant sa cible dans un un double coup parallèle. Cette dernière dévia la première d'un coup de poing dans le manche et la seconde d'un coup de tibia. Elle tourna ensuite sur elle-même d'un battement d'ailes et colla son pied dans la face de son adversaire, qui roula rapidement au sol pour se remettre d'aplomb en moins de deux. La jeune femme blonde s'exclama, constatant la légère coupure sur son visage :

Viola : Ma perfection... Petite traînée ! Je vais te découper !

Elle venait d'enrager comme l'aurait fait un monstre, mais face à elle était un être assimilable à un véritable monstre...
La blonde chargea, l'arme au poing, prête à en découdre et surtout à répandre le corps de son opposante façon puzzle. Ses faux frappèrent avec une précision diabolique, la première fusant vers la gorge de la croisée Daora, qui l'esquiva d'un rapide battement d'aile, mais ne put alors esquiver le coup suivant, qui fut porté par la chevalière de sang en tournant sur elle-même. La croisée n'eut d'autre choix que de bloquer avec ses bras, lesquels reçurent une coupure relativement profonde, malgré l'épaisseur des écailles et le bouclier de vent repoussant la lame. Elle recula et mit un pied à terre pour la première fois depuis le début de leur duel. La croisée Daora garda pourtant un calme olympien, quand bien même ses deux avants bras portaient des coupures qui saignaient abondamment. Elle les gela, tout simplement, utilisant le vent qui tourbillonnait autour d'elle, elle gela ses plaies, pour ne plus qu'elles saignent. Viola, qui était pourtant habitué aux comportements les plus étranges venant de ses fans, en fut quand même surprise.
La petite brune chargea ensuite, à pleine puissance, d'un bon battement d'ailes boosté par le vent qu'elle canalisait. Le coup porta, en pleine face, envoyant Viola rouler au sol, plus loin, après une belle vrille générée par le vent. La commandante des chevaliers de sang se redressa d'un bond et chargea, portant un coup croisé de ses faux, que la Daora esquiva d'un salto en l'air. Cette dernière poursuivit son assaut en portant un coup de pied retourné dans la face de Viola, qui bloqua en croisant ses deux faux, souriant. La blonde lâcha une des armes une fois certaine d'avoir bloqué l'attaque et agrippa les cheveux de la brunette, pour la tirer vers elle et lui fracasser son visage humain sur son genou à trois reprises. Les coups portèrent, au bruit qu'elle entendit, elle dvina qu'elle avait au moins cassé le nez à son opposante... Mais cette dernière, quand elle la lâcha ensuite pour lui porter un coup de faux, esquiva sans problème d'un bond de côté, ignorant son nez brisé qui déversait du sang, comme son arcade dans le même état. Viola ricana :

Viola : Oh, le même genre d'entraînement que notre petit roi, hein ? Je trouverai autre chose, t'inquiète pas, je suis parfaite après tout !

Elle se lécha les lèvres et s'élança droit vers la croisée, qui la surprit presque en faisant de même.

De son côté, le Roi de Chizontania courait sur le champ de bataille, bordel, où ce type avait-il pu aller ?! Il avait clairement vu Clinton par ici quelques instants auparavant... Et pourquoi les deux Alister ne répondaient plus à ses appels ? Bordel de merde... entre ça et les explosions qu'il entendait depuis un petit moment, il en vint presque à se demander si un ennemi n'était pas parvenu à infiltrer leurs lignes...
Il courut un moment, jusqu'à ce qu'un type de leur camp tombe littéralement à ses pieds, raide mort, un trou dans l'estomac, le genre sanguinolent. Il le nota alors : Ce bras ensanglanté et griffu, qui flottait en l'air... Non ! Y avait tout un type là ! Mais il était invisible ?! C'était quoi ce délire ?!
Non... En faisant attention, on distinguait clairement sa silhouette... Dans un reflet qui se généralisa à tout son corps, l'homme apparut... Couvert d'écailles violacées, avec deux ailes de même couleur déployées dans son dos. Pendant un instant, Nura grimaça, sentant une puissante douleur montrer dans son ventre. Contrairement aux autres types autour de lui, qui s'effondrèrent raide morts en quelques instants face à un tel gaz empoisonné, il eut de la chance. En effet, son organisme était plus costaud que la moyenne et ça lui permit de supporter de manière non létale le gaz empoisonné qu'émettait le croisé Chameleos face à lui.
Ce dernier se mit en garde face à Nura, avec une face qui n'exprimait absolument aucune émotion et un regard vide, comme s'il était déjà mort. Le Roi grimaça et s'énerva :

Nura : Si tu penses qu'un peu de poison m'arrêtera, tu te …

Il ne termina pas sa phrase, car le poing de son adversaire s'était abattu dans sa face, l'envoyant rouler au sol un peu plus loin. Nura se redressa, pour faire face à l'homme qui l'avait frappé, qui le fixait avec son regard vide. Pas un mot, pas un son, pas même un simple moyen de comprendre ce qui traversait l'esprit de cette … chose. Nura s'en énerva : Au moins avec les Alister, on savait à quoi s'attendre et, quand bien même celui là cognait avec moins de détermination, il ne frappait pas pour déconner non plus, s'il n'avait pas été plus résistant et n'avait pas bougé par réflexe, ce coup là lui aurait facilement cassé la nuque.
L'adversaire disparut littéralement de nouveau, ses écaille se mettant à refléter la lumière du jour. En grimaçant, Nura tenta de se concentrer, afin de le débusquer le plus efficacement possible... Sans réellement y parvenir malheureusement. Le coup qui vint directement dans ses côtes le renseigna sur la position de se ennemi et la douleur lancinante que cela provoqua avant qu'il ne réponde en frappant de ses boucliers dans la face du croisé Chaméléos l'informe sur le fait que ce dernier avait frappé paume en avant pour avoir une meilleure prise ou planter ses doigts griffus, probablement enduits d'un quelconque poison.
Le Roi jura et se remit en garde, chargeant comme un dératé sur son opposant qui, bien qu'invisible, se révélait par flash, à la façon d'un véritable Chameleos. Les deux coups de bouclier qu'il asséna ensuite portèrent de façon bien plus prononcée, le premier le faisant tourner la tête à gauche, le second le faisant poser un genou au sol. Pourtant, le Roi sentit de nouveau ses forces le quitter progressivement et jura : Encore ce foutu poison ?! Merde ! Pourquoi maintenant de tous les moments possibles ?!
Le croisé sembla noter l'hésitation et frappa, d'un grand coup de poing dans la face qui sonna le grand brun. Nura recula de plusieurs pas et, activant son maquillage de sang pour durcir sa peau, il s'élança, pour se manger un nouveau coup de paume dans le ventre, qui le fit tousser une gerbe de bave.
Les griffes du croisé Chameleos trouvèrent prise dans sa peau en portant le coup et Nura jura, il venait de recevoir une bonne dose d'un poison tranquillisant... Peut être quelque chose de plus complexe, en fait puisqu'il sentait aussi tout son corps qui commençait à brûler, comme si son sang se changeait en lave à l'intérieur de son corps. Il grimaça, sentant ses force partir petit à petit. Il était à quelques pas à peine d'un adversaire sérieux et ce poison de merde agissait déjà ?! Il eut soudain une idée et mit la main à ses gourdes, après que son avant bras ait été ouvert d'un coup rapide de lame, laissant couler du sang le long de ces derniers. En se focalisant un peu sur celui-ci, il parvint à extraire une substance légèrement violacée, qui se trouva être le poison injecté par le croisé Chameleos. Ce dernier ne le laissa pourtant pas faire et chargea, forçant Nura à esquiver, tout en surveillant la couleur du sang qui coulait de ses veines et faisant porter un fardeau assez lourd sur son esprit, qui devait à la fois gérer ses esquives et le contrôle de son sang.
Finalement, et après deux nouvelles esquives, qui passèrent assez juste au final, Nura fit cicatriser le tout et, ouvrant une de ses gourdes, refit entrer le volume qu'il avait sorti, pour ne pas subir une quelconque anémie.
Il se redressa, concentrant ses marques sur ses bras, et frappa avec véhémence sur son opposant, qui bloqua tant bien que mal en croisant ses bras au-dessus de sa tête. Le choc fut brutal, même pour le croisé qui trembla légèrement à l'impact. Nura était certain que ses coups portaient, aussi il continua son manège, après tout il avait réussi à faire pisser du sang Crimson d'une manière similaire et celui-là était à des lieues du croisé Fatalis pourpre !
Mais il oublia qu'un Chameleos aussi, ça cogne fort et qu'en plus, ça peut se rendre invisible et c'est venimeux. En effet, dégageant une puissante effluve violacée par les pores de ses écailles un peu partout sur son corps, il força le Roi à reculer, afin de se protéger d'une dose un peu trop élevée de poison. Mais quand ce dernier se remit en garde, car il avait utilisé un bras pour se couvrir le visage et se protéger d'une effluve empoisonnée éventuelle, il ne trouva pas sa cible et jura : Cet enfoiré était redevenu invisible !
Et le moment qu'il redouta arriva, ne lui laissant pas le temps nécessaire pour se concentrer et le chercher. Le croisé Chameleos lui planta ses griffes dans les côtes, injectant une bonne dose de poison dans ses veines, avant de l'envoyer rouler au loin d'un coup de tibia dans les molaires. Nura parvint à bloquer le coup par un effort de volonté, mais il se retrouva bien rapidement en position de désavantage. Le poison qu'injectait celui-là n'était pas un truc avec lequel on rigolait, c'était véritablement une arme chimique mortelle, en témoignaient les corps des dizaines de clampins que comptait son armée étendus çà et là... En fait, ceux qui ne s'étaient pas enfuis à la vue de ce bataillon de monstre qui s'était élancé face à eux, succombaient probablement face aux pouvoirs étonnants dont disposaient les enfants du projet génèse 2.
Nura sauta en arrière, esquivant un nouveau coup de poing : Ses instincts lui avaient sauvé la vie sur ce coup là.
Il s'apprêtait à s'élancer à son tour quand quelque chose attira son regard... Une ombre, qui semblait être tombée d'un dirigeable... Attends, c'était l'Odin ça !
L'ombre s'avère être la silhouette de quelqu'un qu'il connaissait bien et assez intimement d'ailleurs : Yomi ! Sa femme ! Il s'apprêta à s'élancer, mais le croisé Chameleos lui fit barrage, se mettant en garde devant lui. Nura s'énerva et le repoussa, d'un coup de bouclier rageur en pleine face, qui surprit presque le croisé, le faisant vriller en l'air. Il fracassa ensuite son autre bouclier sur sa tête, ses marques l'aidant à aplatir sa face au sol. Le Roi s'élança ensuite à toute allure et attrapa sa femme en l'air, comme on porterait sa bien aimée, dans un saut qui les fit tomber tous deux au sol, mais ayant activés leurs maquillages de sang respectifs, les quelques os qui se cassèrent furent bien rapidement remis en place, bien que ça leur soit un peu difficile. Il l'aida à se relever, rageant intérieurement de ne pas pouvoir faire plus :

Nura : Mon amour ! Tu vas bien ?
Yomi, grimaçant un peu : J'ai connu mieux comme chute.

Une véritable souffle explosif força Nura et sa bien aimée a se couvrir le visage. Yomi soupira :

Yomi : Et revoilà le petite pucelle...

Une voix, non un cri de rage serait plutôt correct, s'éleva de la poussière, qui se dissipa quand Lilla battit avec puissance des ailes :

Lilla : Redis-moi ça encore vieille peau ! J'vais t'atomiser!

Couverte d'écailles bleues ciels luisantes, elle chargea, ses poings cernés d'une énergie turquoise, bordée de rouge et parcourue de noire. Nura se prépara à l'intercepter, mais Yomi lui plongea dessus, le planquant au sol dans une étreinte qu'il aurait réellement apprécié dans un lit plutôt que là sur le sol terreux et jonché de cadavres d'un champ de bataille. Toutefois, il nota aussi qu'elle lui fit ainsi esquiver le coup et, d'un regard, ils se comprirent, quand le second coup arriva, visant à les enfoncer tous les deux dans le sol, ils se séparèrent, se repoussant mutuellement pour s'écarter du coup rageur de Lilla, qui détruisit jusqu'aux pierres en-dessous de la zone d'impact, mais ça c'était surtout la fait de l'élément qui cernait ses poings.
Lilla ragea encore un fois, vociférant cette dernière par un cri puissant, mais elle fut ramené bien vite sur terre par un coup de bouclier en pleine face de la part de Nura, coup sur lequel enchaîna Yomi, portant une coup de son épée pourpre visant sa gorge, elle esquiva suffisamment pour éviter la blessure létale.
La croisée se dégagea de l'étau mortel du couple d'un battement puissant de ses ailes et elle se remit en garde face à ses opposant, en raillant :

Lilla : Obligée de quémander de l'aide hein ? M'étonne pas vraiment d'une vieille peau comme toi.
Yomi, en souriant : Oh mais mon mari et moi allons prendre un immense plaisir à te briser petite pucelle... Et qui sait, on pourrait peut être remédier à ce souci là aussi (sourire carnassier)
Lilla, rouge de colère et honte : Va crever ! Nymphomane ! Je vais te démolir !

Elle allait charger quand, tombant du Skimir, Neo et Bjorn s'écrasèrent lourdement devant eux. Le général des chevaliers de sang, malgré qu'il eut saigné abondamment, était encore en forme, quand au croisé, ses gènes l'aidèrent à se stabiliser un peu mieux en atterrissant, mais son maquillage eut à réparer les dommages de la chute qu'il venait de se manger dans les jambes.. Tous deux se redressèrent péniblement, notant la présence de leur reine, de son mari et de la croisée en face de ces deux là. Ils se mirent aux côtés de leur reine et s'expliquèrent brièvement, après que deux véritables météores tombent aux côtés de Lilla, ces deux là étant les croisés Lunastra et Teostra du projet génèse 2 :

Neo : Je vois que vous aussi avez des soucis avec des gens de mon espèce.
Bjorn : Ma reine, je pense que le Skimir est perdu, j'en prendrai responsabilité.
Yomi, grimaçant : Lorsqu'on sera sortis de là Bjorn, lorsqu'on sera sortis de là.

Nura nota soudain la silhouette qui se découpa d'à côté de Lilla : Le croisé Chameleos était encore en vie ?! Mais il était quasi sûr de lui avoir pété la nuque !
Un explosion rugit et ce furent Alexander et Evan qui roulèrent aux pieds de la Reine de Doma, avant de se relever précipitamment, couverts de blessures. Apparurent alors Jarvis et Marion, le premier glissant au sol et s'arrêtant avec ses griffes et la seconde s'arrêtant d'un puissant battement d'ailes. Eux aussi étaient blessés, mais rien de bien inquiétant.
Jarvis nota les changements du corps et Lilla et, bien que curieux d'en connaître l'espèce donneuse, se garda toutefois de le demander, au risque de divulguer une faiblesse importante. Viola tomba ensuite du Skadi, pour être rattrapée par un Alexander, qui fut prompt au décollage et se posa en esquivant les coups rageurs de la croisée Daora, qu'il renvoya au sol d'un coup de pied en pleine face, Viola encore dans les bras. Il se posa au sol et n'attendit pas d'être remercié, avec cette tête de mule, c'était de toute façon peine perdue. La croisée Daora rejoignit ses camarades d'un mouvement vif et rapide.
Enfin, le dernier groupe tomba du Gresimir, Maximilien rattrapa Meille, la portant à la manière d'un chevalier servant en se posant au sol, le regard empli d'une rage que même lui parvenait mal à contenir. Il laissa Meille mettre pied à terre, cette dernière le remerciant rapidement et se mettant aux côtés de Yomi, lui expliquant alors que Paryx et Zack atterrissaient façon météore, c'est à dire en cognant avec assez de force sur le sol pour soulever de la poussière par paquets.

Meille : Désolé, il semble que la Guilde ait deux ou trois mauvaises surprises en réserve.
Jarvis, en regardant Yomi : Je vois, la Reine elle-même est sur le champ de bataille... Excellent, coupons donc cette saloperie de rébellion à la tête... Vous quatre, j'ose espérer que vous ne serez pas assez cons pour vous mettre en travers de mon chemin.

Les quatre croisés du projet génèse 2 ne répondirent absolument pas et se mirent tous les quatre en garde, les quatre cessant de produire des boucliers ou vents et cernant juste leurs éléments sur leurs poings, sans doute un signe qu'ils considéraient le fait d’avoir des alliés à proximité.
Jarvis ricana et déclara :

Jarvis : Une bataille royale... Le genre d’événements que j'adore...
Yomi : Vous tous ! Sur vos gardes !
Les généraux de sang et Nura : Reçu !

Maximilien échangea un regard avec ses frères, qui opinèrent, Alexander et Evan lui touchèrent chacun un bras et ses cheveux se hérissèrent signe qu'il était parcouru par les éclairs de son grand frère également. Il fit craquer ses poings, ses bras recouverts de respectivement de flammes et d'éclairs et se mit en garde. Meille sembla intéressé par cette technique, mais il précisa :

Maximilien : J'y laisse mes bras sur ce coup. Désolé Meille, mais je pense qu'on pourra pas s'entraîner ensemble d'avantage.

Elle sembla troublée par ce qu'il venait de dire, mais n'eut pas le temps d'y penser plus, car les croisés du côté de la Guilde chargèrent, prenant chacun un adversaire de façon aléatoire.
Ainsi, Maximilien esquiva un coup direct de Jarvis, qui semblait avoir même fait exprès de ne pas le viser. Le croisé Alatreon s'amusa, esquivant un premier coup du croisé Fatalis noir, qui passa à un autre style de combat pour lui coller une balayette, qui porta cette fois et le mit à portée pour qu'il encaisse un double coup de paume dans le ventre, qui l'envoya rouler plus loin. Jarvis se redressa et ricana :

Jarvis : Tu cherche peut être à faire un truc comme ça, non ?

Il laissa littéralement exploser les flammes sur son bras droit et les éclairs sur son bras gauche, ainsi que de l'élément dragon courir dans tout son corps.
En mode sol, Jarvis était capable d'utiliser les éléments foudre, dragon et feu, en mode vol, les éléments glace et foudre. Il n'avait rien à craindre de ce gringalet, fusse-t-il le petit prodige martial des Alister et renforcé par un quelconque élément. Maximilien lui fusa dessus comme une roquette, uniquement pour se manger un coup de poing en pleine face de la part de Lilla, qui avait décidé spontanément de passer de Neo à lui. Le coup fut puissant et le cocktail élémentaire porta avec efficacité, faisant tousser une gerbe de sang à Maximilien et manquant de désactiver son boost de vitesse de force. Il se redressa pour faire face à sa nouvelle opposante, pendant que Jarvis chargeait droit vers Neo, cerné de flammes et de foudre encore.
Alexander, lui, esquiva le coup de poing rageur de la croisée Daora, qui lui laissa toutefois un arrière goût amer dans la bouche car il était passé bien trop près. Il décida de passer à la seconde et, activant son maquillage de sang et son boost de vitesse, lui fracassa son tibia dans le visage, déjà bien amoché, ce qui ne l'affecta pas plus que ça, lui faisant faire quelques pas en arrière tout au plus. Le croisé Fatalis blanc laissa ne pouvait pas faire s'abattre la foudre ici, il risquait de toucher ses alliés, de fait, il laissa donc cette dernière infuser ses coups. Il frappa de nouveau, la croisée Daora l'esquivant en glissant au sol pour lui coller un coup de pied retourné en se redressant et en battant avec force des ailes. Le coup déstabilisa le croisé Fatalis blanc, qui activa son propre boost de nouveau et frappa, envoyant une série de coups rageurs qui atteignirent sa cible en plein ventre, puis dans la face et enfin un coup joint en plein thorax, qui l'envoya rouler plus loin, dans une explosion électrique. Le croisé Fatalis blanc, souriant quand à sa victoire, ne vit pas le prochain adversaire arriver et se mangea un coup de poing cerné de flammes du croisé Tesotra en pleine face, lequel l'envoya rouler un peu plus loin, pissant du sang par le coin des lèvres mais furibond.
Yomi, de son côté, esquiva le premier coup qui vint vers elle et réalisa qu'elle faisait face au croisé Chameleos, puisque ce dernier était invisible et n'apparaissait que brièvement avant de frapper.
Ses sens plus poussés que la moyenne lui permirent aisément d'apercevoir la forme de son opposant, quand bien même celui-ci se gardait de se montrer. Elle soupira, lassée de ce combat bien trop long à son goût et rangea sa lame. Elle matérialisa son arme de sang, la lame pourpre était dans un état excellent, ce qui lui assurerait de passer au travers d'à peu près n'importe quelle carapace. La Reine esquiva de nouveau un coup et porta une frappe horizontale, qui visait la carotide de son adversaire, qui se dégagea d'un mouvement d'ailes suffisant pour ne recevoir qu'une mince coupure. Apparaissant, il chargea de nouveau, plus vif cette fois, la Reine de Doma l'accueillit à bras ouverts, esquivant un coup de griffe un peu juste, lequel lui infligea une légère coupure au niveau des hanches, puis un second avec de la marge, elle contre-attaqua d'un coup de pied en pleine face, ce qui fit reculer de croisé Chameleos, le coup ayant été porté avec des marques concentrées sur la jambe. Yomi râla :

Yomi : Franchement, je m'amusais plus avec la petite pucelle... Décevant...
Lilla : Alors prépare toi au second round vieille peau !

Elle comprit ce qui arrivait droit vers elle un peu trop tard, le coup de Lilla l'envoya rouler au sol plus loin, l'élément qui cernait ses poings mordant tout son corps en corrélation avec le poison, la paralysant un peu. Lilla chargea droit devant elle, laissant ce colosse à la hallebarde au croisé Chameleos, qui sembla piger l'intention. Le coup qu'elle porta fut en partie esquivé par Yomi, qui grimaça quand même quand le poing percuta son ventre. La Reine de Doma agrippa les cheveux de son opposante et, après un coup de genou en règle dans le nez, elle la repoussa d'un double coup d'épée que Lilla peina à parer, malgré ses avant-bras renforcés, suivi d'un coup de pied.
Yomi ricana et lança :

Yomi, en crachant une flaire ensanglantée : Pas mal, pas mal du tout petite.

Elles s’élancèrent l'une vers l'autre, furibondes.
Meille, de son côté, esquiva un coup de griffes du croisé Fatalis noir face à elle. Elle parvint même à riposter, lui collant un bon coup de pied dans la nuque, qui le fit reculer de plusieurs pas en grimaçant. Mais elle avait clairement une autre impression que quand elle se battait contre Black, le genre que celui-là n’essayait pas d'éviter les blessures létales, que sa peau était plus solide et ses griffes plus acérées, en somme, une version supérieur à celui qu'elle avait affronté jusque là.
Pourtant elle ne parvenait pas à chasser les mots de ce dernier de son esprit « Je vais y laisser mes bras » et « On ne pourra plus s’entraîner ensemble d'avantage »... Comment ça ? Pas question qu'elle y renonce ! C'était le meilleur partenaire qu'elle avait eu depuis des années ! Hors de question qu'elle le perde maintenant !
Ses pensées la déconcentrait assez du combat pour que les coupures continuent à s'accumuler sur son corps et que les contre-attaques aient du mal à porter leur fruits, malgré que le croisé en face d'elle eut saigné du nez après s'être pris un méchant coup de pied enflammé de la part de la générale, nue et cernée de ses flammes noires. Meille esquiva un nouveau coup et constata que l'ennemi ne la poursuivait plus... Le coup qui la fit se plier en deux et l'envoya rouler aux pieds de Maximilien lui expliqua le pourquoi du comment. En se redressant, elle toussa un peu de sang et ses deux yeux se portèrent sur Jarvis, qui souriait et était en garde, Zack parti s'occuper de quelqu'un d'autre. Elle s'exclama, furibonde :

Meille : Rah ! Hors de question que je clamse ici ! J'ai encore beaucoup trop à faire pour laisser une bande de monstres me dicter ma conduite !

Elle activa son arme de sang, qui ne provoqua rien pour le moment. Jarvis la chargea, à une vitesse folle. Elle esquiva d'un bond en arrière le coup qui aurait dû lui arracher la tête et frappa, avec une lame de sang jaillie d'une coupure sur son avant-bras, qui s'élargit grandement au passage. La lame perça aisément le cuir de Jarvis, qui sembla s'en contreficher totalement. La coupure qui ornait désormais son torse saignait et ça ne l’empêcha pas d'avancer, pour agripper Meille par la tête, lui faisant passer deux ou trois décharges à haute intensité dedans. Cette dernière se retint du mieux qu'elle le put mais elle finit par crier de douleur, c'était clairement une blessure que ni son maquillage de sang, ni ses capacités de régénération accrue ne pouvaient arrêter.
Maximilien intervint à ce moment là, délaissant son adversaire et bougeant avec une vitesse ahurissante. Il frappa avec force dans la face de Jarvis, déchargeant ses éclairs et ses flammes en plein dans la face du croisé Alatreon, à chacun de ses coups. Finalement, Meille se remit rapidement sur pieds et, avant qu'elle ait pu remercier son sauveur, elle eut à faire face au croisé Chameleos de la Guilde.
Bjorn et Neo se mirent dos à dos et se battirent ensemble, contre Paryx et Marion tout d'abord, puis contre la croisée Lunastra et la croisée Daora, quand les duos échangèrent avec Nura et Viola respectivement. Leur combat fut sauvage, les poings de Neo avait du mal à atteindre la croisée Daora, qui virevoltait à une allure impressionnante. Le croisé tenta de son mieux, encaissant les coups sans réellement broncher. Après tout, il avait lui aussi été pensé pour être un super-soldat, une jeune comme elle ne savait qu'à peine se servir de ses pouvoirs et ne pouvait pas être un bon challenge. C'est ce qu'il aurait aimé à penser mais, malgré qu'elle ait à peine paru dix-sept ans, la croisée Daora se montrait redoutablement efficace au combat ou en maîtrise de ses gènes.
Le croisé grimaça, Bjorn, dans son dos, dévia un nouveau coup de poing enflammé de la croisée Lunastra avant de la repousser, d'un coup de poing dans le nez. Elle recula à peine, saignant pourtant abondamment par son nez brisé. Lui et Neo opinèrent ensemble et ils se lancèrent en chœur. Bjron frappa derrière lui en élongeant un coup d'estoc avec le manche de sa hallebarde, percutant la croisée Daora en plein dans l'épaule, qui se déboîta d'un coup sec sous la force du coup. Pendant ce temps Neo glissa sous ses bras et frappa la croisée Lunastra d'un bon coup de poing en pleine face, enchaînant avec un coup de pied sauté qui lui fit craquer sèchement la nuque quand il l'atteignit. Les deux croisées furent repoussées, mais elles parvinrent à se relever, la Daora remettant son épaule en place dans un claquement sec et la Lunastra se faisant craquer la nuque pour remettre en place la vertèbre déplacée de force. Neo commenta, activant son maquillage de sang :

Neo : Ok, rectification, ils sont bien plus dangereux que les Alister et de loin.
Bjorn, en souriant : Alors ne leurs laissons aucun chance.

Il appela son arme de sang, une splendide hache faite dans le sang lui même. Neo couvrit ses bras et jambes de marques, pour renforcer leur impact, ils s’élancèrent.
De son côté, Viola prit le changement d'adversaire réellement amèrement. Alors qu'elle allait poursuivre la traînée qui avait osé atteindre sa perfection, elle se mangea un coup de poing dans la face, de la part d'une autre traînée qui en voulait autant et qui, bien que déjà plus adulte et avec un corps mieux formé, avait quand même un œil balafré.Viola presta :

Viola : Tant de fan et si peux de temps... Je vais te montrer à toi aussi à quel point je suis parfaite !

Elle s'élança, droit vers la croisée Zodiumbra qui dévia son coup descendant de faux en stoppant les bras de la blonde en les attrapant. Elle ricana ensuite et lui fracassa son crâne en plein dans le nez, faisant reculer Viola de plusieurs pas et la faisant enrager :

Viola : Salope ! Je vais te découper !

Elle matérialisa une immense faux noire et chargea comme une démente, ne laissant qu'un léger laps de temps à la croisée pour esquiver l'attaque. Cette dernière y parvint avec assez de marge pour seulement se prendre une coupure au niveau de l'épaule droite et une du genre assez profonde puisque du sang gicla, éclaboussant un peu Viola, qui s'en délecta d'un rapide coup de langue. Marion râla :

Marion : Écœurant... Voilà pourquoi vous devriez vraiment tous crever !
Viola : Reviens me dire ça ! Je suis certaine que tu jalouse simplement ma perfection !
Marion, dépitée : Ta... Oh et puis merde, va juste brûler ailleurs débile !

Elle chargea, de la lumière cernant son poing, Viola esquiva d'une roulade de côté et se remit en garde rapidement, prête à charger à son tour. D'un battement d'aile, Marion tournoya sur elle-même et se remit en garde face à elle.
De son côté, Nura hurla de rage en chargeant Paryx, qui s'était interposé entre lui et la croisée Lunastra, qu'il était parvenu à dominer au corps à corps malgré les brûlures qu'il subissait. En revanche, quand il s'approcha du croisé Eliostra, les brûlures se firent encore plus graves et, malgré qu'il ne sente pas la douleur, son corps lui ordonnait instinctivement de reculer, bien plus qu'avec la Lunastra. Le croisé bloqua un coup de bouclier en croisant ses bras pour accueillir l'arme en fer, qui se fracassa dessus, le bras la portant renforcé par des marques. Paryx ricana et repoussa Nura d'un coup de pied sauvage dans son estomac, l'envoyant rouler un peu plus loin. Le Roi se redressa et glissa au sol en se freinant avec ses mains.
Il poussa un rugissement sauvage et matérialisa Azdja, sa chaîne il dégaina aussi ses deux épées, qu'il clipsa pour charger comme un dératé, utilisant la chaîne comme un prolongement de son corps pour frapper et ouvrir la garde du croisé.
Paryx esquiva le premier coup de chaîne, qui fouetta l'air à l'endroit duquel il s'écarta d'un bond. Il ne nota cependant pas que l'objet possédait une volonté propre, ce qui l'empêcha d'esquiver quand Azdja le tira au sol en lui agrippant le pied, faute de pouvoir perforer efficacement ses écailles, elle ferait ainsi. Le croisé se heurta au sol et ne se reprit qu'un instant trop tard, les deux lames de Nura étaient déjà enfoncées de quelques centimètres dans son thorax quand il lui stoppa les bras en les attrapant. Il fit brûler ses flammes et repoussa ainsi le chevalier de sang, dont les poignets, durcis par ses marques, n'avaient subis que des brûlures mineures.
Le chevalier tira sur Azdja, toujours accrochée à la jambe du croisé, qui, faute de tomber, tira aussi de son côté. Nura fut emporté, le rapport de force n'étant pas en sa faveur sur ce coup là, et se mangea un coup de pied dans le bras, de la part de Paryx. Ce dernier ne se brisa pas comme l'espérait le croisé et cela laissa même une opportunité à Nura pour frapper. D'un coup de bouclier, il fit tomber le croisé en arrière et en tirant sur sa chaîne, il acheva de le faire chuter, l'accompagnant d'un grand coup de bouclier dans le thorax. Paryx toussa à l'impact avec le sol, mais il se redressa bien vite dans un tourbillon de flammes et, prenant un bon appui au sol, il s'élança, fusant droit vers Nura, qu'il envoya voler d'un coup de poing sauvage en pleine face, qui explosa violemment. Le Roi se redressa, saignant de l'arcade et ragea, s'élançant avec furie vers son opposant.

Les combats se poursuivirent ainsi, chacun alternant entre son opposant, la bataille royale se poursuivit, un long moment, le sang coulant à flot, les lames et les griffes taillant la chair, les énergies se déchargeant par explosions, tout semblait statique dans ce combat et, pour ceux qui regardaient depuis l'extérieur, on aurait juste dit une mêlée sans queue ni tête entre Dragons Anciens. Pourtant, tout changea lorsque Maximilien fut éjecté d'un violent coup de pied, porté par Jarvis. Rapidement, les deux camps se divisèrent, chacun regagnant le côté de son leader. Yomi se mit face à Maximilien, les autres chevaliers de sang à ses côtés, Jarvis face à elle avait les croisés à ses côtés.
Jarvis ricana :

Jarvis : Et l'avantage passe à nous.

Elle ne comprit qu'après, quand Maximilien se mit à hurler de douleur. Evan et Alexander bougèrent à toute allure, chacun lui frappant un côté de la nuque avec force, lui faisant perdre connaissance rapidement. Ses gènes se désactivèrent. Alexander expliqua :

Alexander : Jarvis a fait se désactiver ses boost... Non, il les a retournés contre lui et a surchargé son corps. Max' viens de perdre l'usage de ses bras...

Ils se figèrent tous, le coupable se prit à applaudir et ricana :

Jarvis : Exact cher ami ! C'est pas tellement difficile non plus à vrai dire.

Alexander et Evan passèrent devant Yomi, qui venait de finir de remettre son bras cassé en place. Le croisé Fata pourpre exposa :

Evan : Hey, on va les retenir, prenez notre frangin et tirez-vous, les soldats sont déjà en train de fuir et la plupart d'entre vous sont en rad de réserves de sang.
Marion, riant à gorge déployée : Allons, allons, vous n'arrivez même pas à nous faire face à Jarvis et moi et vous voulez nous prendre, plus sept autres croisés en espérant tenir ?

Les deux frères opinèrent et Evan tira sa GS en obsidienne, qu'il planta à la verticale dans le sol. Lui et Alexander désactivèrent leurs gènes, respectivement sur leurs bras droits et gauche, laissant voir une sacoche accroché au haut de ses derniers.
D'un mouvement vif, Evan se trancha net le bras, grimaçant de douleur mais usant de ses pouvoirs de chevalier de sang et de ses flammes pour cautériser rapidement le blessure. Il ramassa son bras qu'il balança vers Yomi, puis il trancha net le bras non écailleux d'Alexander et lui infligea le même traitement aux flammes.
Pas un cri, no sorti de leurs bouches quand ils s'infligèrent ce traitement. Evan rangea l'épée dans son fourreau et, s'approchant de Yumi, il exposa :

Evan : Nous allons passer berzerk, c'est une situation de non retour et on en crèvera très probablement après en avoir emporté un ou deux avec nous.
Yomi : Dernières volontés ?
Evan : Pas spécialement, greffez-lui ces deux bras, avec vos talents, je suppose que ce serait possible, non ?
Yomi, malgré qu'elle doute du succès d'une telle opération : Oui.
Evan : Filez-lui les deux lettres dessus. Quand à mon épée, qu'il l'emmène à la personne que j'ai mentionné dessus.
Yomi, soupirant : Je vois, mourir en héros hein ?
Evan, souriant : Si tu veux nous voir comme ça, libre à toi, je pense qu'Alex et moi le méritons amplement en ce moment... Pour ce qui est d'Aria, je te demanderai de ne pas l'impliquer d'avantage que ça.
Yomi : Tu sais, je suis la seule capable d'en juger de ça.
Evan : Et je te fais confiance sur ce point.

Il largua l'arme au sol et s'avança aux côtés d'Alexander. Tous les deux ouvrirent leurs gourdes dans leurs dos, activant leurs armes de sang, qui s'avérèrent être des gantelets sanglants, qui recomposèrent un simili de bras là où ils en manquaient et renforcèrent l'autre.
Les deux croisés ouvrirent ensuite leurs sacoches et avalèrent une petite pilule bleutée. Jarvis comprit et ricana :

Jarvis : Vous avez aussi découvert les propriétés de ce truc, hein ?

Les deux ricanèrent et leur métamorphose se produisit rapidement. Leurs os craquèrent, sèchement, des pointes jaillirent tout le long de la colonne vertébrale d'Evan, pour Alexander ce fut une fourrure blanche pure, laquelle se retrouva terminée par une queue épaisse et couverte des mêmes apparats.
Leurs ailes se renforcèrent, leurs griffes s’affûtèrent, leurs visages furent couverts d'écailles, entièrement, leu donnant un museau légèrement proéminent mais loin de celui des véritables dragons dont ils étaient issus. Des cornes jaillirent de leurs crânes, ressemblant à des bois pour Alexander, longues et effilées à gauche pour Evan. Leurs dents s'affinèrent et devinrent de véritables crocs.
Les deux croisés poussèrent un véritable rugissement, qui perça les cieux, à la façon des cris de deux vrais Fatalis. Le groupe des chevalier s'appliqua à la retraite, Bjorn portant Maximilien inconscient sur son dos, Meille les deux bras donnés par ses frères et Nura l'épée d'Evan...
Yomi ordonna :

Yomi : Bien, à partir de maintenant, on va faire selon mes plans !

En réponse aux rugissement des deux Fatalis, les croisés s’élancèrent, furibonds...

Il n'ouvrit les yeux que plus tard, tout autour de lui était lumineux, un peu trop à son goût... Il grommela : C'était quoi ce délire ? Y a pas cinq minutes il était sur le champ de bataille face à ce croisé Alatreon et... Attends, il avait clairement senti ses bras le quitter, pourquoi il les sentait clairement encore maintenant ?!

Maximilien tenta de se relever, mais un poids l'en empêcha. Meille, allongée sur lui, dormant à poings fermés. Il ne comprit pas vraiment, mais elle sembla émerger rapidement en le sentant bouger sous elle... Bizarrement son corps était chaud, presque autant qu'après leurs entraînements quand elle abusait de ses flammes, qui plus est, Maximilien ne sentait plus très bien les choses avec ses mains... Comme s'il n'était pas totalement maître de ces dernières.
Meille s'étira en se relevant, montrant ainsi qu'elle était pour ainsi dire totalement nue. Maximilien n'en rougit que très peu, habitué à la voir ainsi dans leurs entraînements. C'est quand il vit qu'il ne portait qu'un pantalon qu'il piqua un léger fard. Meille lui appuya sur les bras, le faisant grimacer. Elle plongea ses deux yeux saphir dans ceux ambre de Maximilien et commença :

Meille : Mon petit Blacky... Enfin tu émerges...
Maximilien : Appelle moi Maximilien, ou Max' à la rigueur, t'es quelqu'un à qui je fais assez confiance pour.

Elle ricana un peu et lança, ne relâchant pas son étreinte de fer sur ses bras :

Meille : Soit, donc Max'... mon cher et tendre Max'... J'ai beaucoup à t'expliquer, aussi j'aimerai que tu te taises jusqu'à ce que je te dise le contraire, d'accord ?

Il opina, elle lui caressa la joue en souriant :

Meille : Très bien, tu piges vite. Bon pour commencer, toi et moi sommes seuls, cet endroit est un petit chalet, qu'on a regagné en vitesse, il est sur un des flancs de montagne de la frontière. La reine est passée par le Labyrinthe pour se replier, on a perdu... Et tes deux frères sont morts, l'annonce officielle en a été faite il y a trois jours.

Il allait parler, mais elle plaqua son index sur ses lèvres et poursuivit, avec un sourire amusé :

Meille : Comme je t'ai dit, pas avant que j'ai fini ! Ils t'ont fait tomber dans les vapes quand Jarvis à retourné tes boosts contre toi et a détruit tes bras de l'intérieur. De fait, les deux bras que tu as a présent... Ce sont ceux de tes frères. Le gauche est un cadeau d'Alexander et le droit un cadeau d'Evan.

Il se figea, avalant difficilement sa salive. Elle lui montra ensuite deux bouts de papier, roulés et déposés sur la table de nuit, à côté des lunettes de la générale. Elle continua son monologue :

Meille : Nous nous y sommes mis à trois, avec Bjron et Yomi pour ressouder tes bras comme il fallait et le travail est loin d'être parfait, c'est pourquoi, j'ai décidé de t'accompagner, jusqu'à ce que tu ailles mieux et que tu aies délivré l'épée d'Evan à la personne qu'il mentionne dans sa lettre.

Il opina, elle reprit :

Meille : A propos de ces dernières, on ne les a pas lues. Donc ce sera à toi de voir ce que tu en fais. Notre reine est partie panser ses blessures et celles des nôtres à Chizontania. Et pour que tu le sâches, cela fait cinq jours depuis notre défaite.

Il opina une dernière fois. Elle lâcha :

Meille : Maintenant que j'ai fini...

Elle lui colla un claque qui lui fit tourner la tête et lui lança un regard noir :

Meille : Celle-là, c'est pour m'avoir fait aussi peur, crétin !

Elle lui en colla une autre :

Meille : Et celle-là, c'est pour m'avoir presque fait perdre mon meilleur partenaire jusqu'ici !

Elle s'arrêta, il saignait un peu du coin de la lèvre inférieure. Elle se baissa vers lui et, après un rapide coup de langue sur la blessure, elle l'embrassa, le faisant passer au pourpre.
Elle déclara, après avoir descellé leurs lèvres :

Meille : Celui-là, c'est pour avoir récupéré mes lunettes et les avoir gardées intactes.

Elle l'embrassa de nouveau, plus fougueusement, prenant son visage entre ses mains :

Meille : Et celui-là, c'est pour m'avoir sauvé la vie quand l'autre malade me passait au dix mille volts.

Elle ricana, le voyant rougir pour la première fois. Puis elle s'amusa :

Meille : Finalement, tu pourrais bien me le faire oublier...
Maximilien : Mh ?
Meille : C'est sans importance, je vais dormir, te remettre en état a été d'un crevant, tu peux à peine imaginer...
Maximilien : Sur moi ?
Meille, opinant en souriant : Oui.
Maximilien : Nue ?
Meille, avec un sourire plus amusé : Cela te poserait-il un souci ? Tu m'as déjà vue comme ça bon nombres de fois, non ?
Maximilien, soupirant : Soit...

Elle se reposa sur lui, toujours à cheval, sa tête posée contre la nuque du croisé Fatalis et le reste de son corps collé à son torse. Il lança :

Maximilien : Hey Meille...
Meille, se relevant un peu pour le regarder : Mh ?
Maximilien, rougissant : Je... Je crois que j'suis tombé amoureux de toi...
Meille, avec un sourire : Oh... C'est-il pas mignon … Où est passé ta détermination envers Aria ?
Maximilien : Elle est bien là où elle est, en plus de...

Meille le coupa, l'embrassant fougueusement, puis elle ricana :

Meille : Je plaisante, je crois que je suis aussi tombée amoureuse de toi, Maximilien.

Elle se laissa ensuite tomber sur sa nuque, s'endormant presque aussitôt et laissant le croisé Fatalis dans le désarroi le plus total, mais qui ne tarda pas à s'endormir à son tour.
Une fois les lettres lues, une bonne journée plus tard, Maximilien sut ce qu'il avait à faire et, après avoir séché quelques larmes silencieuses, il décida de se mettre en route, repassant son haut alors que Meille, elle, s'habillait d'un simple kimono, récupéré on ne sait où. Elle lui demanda :

Meille : Où vas-t-on ?
Maximilien : Tenmura. J'ai deux ou trois choses à régler là-bas.

Il passa la GS d'Evan dans son dos et il se mit en marche porteur de la volonté de ses deux défunts frères, accompagné par la femme qu'il aimait. Sa détermination atteignit un nouveau pic, comme elle n'en avait jamais atteint. Une fois ça fait, il trouverait Jarvis et lui ferait la peau... Clairement et simplement.
Le petit couple se mit en route, marchant à visage couvert par des capes de voyages... Il leur faudrait quelques jours pour rejoindre le village, mais rien ne pressait, il avaient largement le temps...

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Re: Le Village et ses alentours

Message par Hazmat le Mar 29 Avr 2014 - 18:33

Novarane vit enfin les portes du village. Ce fut la première fois qu'elle ressentit une joie si grande à l'approche de la civilisation, et au fond d'elle elle savait qu'elle se ferait vite à l'atmosphère. Néanmoins, lorsque l'idée du bal lui fut transmise, elle s'était enfuie en courant ; se battre au côté de chasseurs la dérangeait peu, mais commencer à discuter avec eux devenait effrayant, inconcevable alors qu'elle venait d'arriver. De plus, elle avait fortement utilisé la marque du wyvern, reçu des blessures quoique mineure lorsqu'elle était tombée de l'aéronef, et les combats qui s'en étaient suivi ne lui avait pas porté chance : bien qu'adepte de la chasse et traque en jungle, le combat en corps à corps n'étant pas son fort. Heuresement qu'elle avait reçu l'aide des chasseurs tombé non loin de son point de chûte.

C'était donc sans regrêt qu'elle vit s'ouvrir le portail qui gardait le village. Elle s'excusa auprès du groupe et se dirigea vers sa nouvelle maison, alourdie par le poids de l'experience qu'elle avait acquise au cours de la mission, mais aussi des quelques 35000 zenis qu'elle avait reçu en guise de récompenses pour l'énorme combat. Novarane se demandait bien de ce qu'elle pourrait faire d'une telle somme, elle qui parvenait difficilement à comprendre entièrement le concept d'argent après tant d'années loin de tous commerces. Elle ouvra la porte de la maisonette, s'affala sur son lit, entreprit de soigner superficielement les blessures, puis se laissa glisser dans les bras de Morphée. 

Après un sommeil réparateur, Novarane s'aperçut qu'elle avait dormi toute la journée, et que maintenant la lune avait prit place haut dans le ciel. Ne se sentant plus fatiguée, la jeune chasseuse se leva et se balada dans le village, parcourant les places qu'elles n'avait pas encore eu le temps de visiter. Elle s'arrêta alors devant la bibliothèque, et aperçut une petite lumière qui brillait encore à l'intérieur de l'édifice. Depuis le peu de temps qu'elle était arrivée dans le village, Novarane avait passé la plupart dans la librairie, lisant tout ce qu'elle pouvait. Elle parcoura les rayons, se rappelant des histoires de chasses épiques ainsi que celle de romance, mais s'était lassée de ces dernières. ces dernières pensées fut chassée lorsqu'elle arriva au fond, où elle aperçut un rayon rempli de livres et divers bouquins consacrés à la création et fabriquation d'armes. Puis elle se rappela...
Pendant la dernière quête, Novarane s'était sentie inutile, avec son arc dont les flèches parvenaient à peine à se ficher dans la carapace du mastodonte. Bien sur, elle ne chassera pas tous les jours un monstre d'une telle magnitude, mais elle ne pouvait chassé cette impression qu'elle était un poids au milieu de chasseurs tels que Garith, qui avait infligé des dégâts conséquent au monstre. 

Elle rentra donc dans le rayon, lanterne à la main. "5 étapes pour le maniement de l'épée longue", "Sozekiel XXV", "Comment fabriquer des épées doubles", ect... Elle aperçut enfin un vieux grimoire concernant l'utilisation des cors de chasse, ces instruments massifs qui permetaient à la fois de se battre et d'aider son équipe à l'aide de mélodie encore incomprise par le commun des mortels. La musique parfois douce, parfois barbare, insuflait la vie, ou renforçait les chasseurs lorsqu'ils en avaient besoin, et son utilisation est tellement complexe que peu savent vraiment le maitriser.

"Peut-être que ..."

Elle empila tous les livres qui contenaient des informations sur la dite arme, posa le tout sur la table, étala un bout de parchemin, sortit un encrier et une plume, et finalement laissa reposer son arc tel un trophée sur la table. Elle l'observa avec attention, puis commença à gribouiller quelques notes, des schémas.
 
Le soleil se leva enfin, éclairant la face de Novarane. Elle ouvrit difficilement les yeux, aveuglée par la dure lumière, et regarda les alentours. La lanterne était froide, la bougie s'étant éteinte depuis un certain temps. La chasseuse sentit de l'encre se craqueler sur sa joue, et remarqua enfin le travail qu'elle avait effectuée durant la nuit. Elle saisit le parchemin, fière d'elle, rangea ses affaires ainsi que les livres empruntés, et sortit de librairie,de nouveau en courant. Elle avait l'idée, il n'y avait plus que le materiel qui lui manquait.

Armée de son arc favori, elle s'aventura alors dans la forêt non loin du village. Elle s'excusait déjà de ce qu'elle allait faire à l'esprit de la forêt, puis s'enfoncea dans la jungle. Elle activa sa marque du Wyvern, puis pendant un instant elle oublia presque la raison de sa venue : redécouvrir les alentours avec les sens aiguisés procurait une joie intense, et il y avait bien longtemps d'après Novarane qu'elle n'avait pas ressenti tel sentiment. Elle se concentra de nouveau puis découvrit enfin ce qu'elle cherchait; un léger son, tel celui d'une flûte, émanant d'une direction. Elle se dirigea vers le bruit, tel un papillon de nuit attiré par la lumière. Soudain, ce qu'elle cherchait s'étendait devant elle. Un arbre magnifique, se démarquant de tous les autres tant que par sa taille que par sa couleur: un brun vif, touchant presque le jaune. L'arbre, perforé de trou qui semblait naturel, délivrait un son reposant losque le vent passait à travers. Elle s'approcha de l'arbre, emerveillée, presque effrayée par une oeuvre si magnifique. Novarane conaissait l'existence de ces arbres, chaque forêt possaidait le sien, et il était dit qu'il était le trone de l'esprit de la forêt. Novarane s'agenouilla, et pria pour l'esprit gardien de ces lieux. Elle demanda alors à voix haute, si elle pouvait emprunter son bois, car il était le seul qui pouvait remplir à ses besoins. Elle s'avança alors, se rapprocha de l'abre, le caressant de la main, et essaya de trouver une branche mineure, donc l'absence ne blesserait pas trop le magnifique arbre. Elle trouva ladite branche, et avec une part de regrêt, entreprie de la découper avec respect. Lorsqu'elle tomba enfin, Novarane la récupera, se retourna en joingant les mains, et remercia l'arbre pour son don. Elle se dirigea alors vers le village.

De retour au village, remplie d'impatience, elle trotina vers l'échope du fabricant, et postula sa demande.
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Re: Le Village et ses alentours

Message par Yian garuga anonyme le Jeu 29 Mai 2014 - 0:41

Lorsqu'elle reprit conscience, Talf dormait, assis sur une chaise, mais penché et couché sur ses jambes. Il devait être assez tôt dans la matinée car quelques rayons de l'aurore traversait la fenêtre et on voyait encore les deux ou trois étoiles les plus brillantes. Larah n'avait pas conscience de tout ce qu'il s'était passé, pendant quelques instants, elle avait oublié ce que lui avait fait le Comte et ce qui était arrivé à Amélie... Mais à la vue de ses poignées bandées où quelques petites tâches rouges brillaient, tout lui revint en mémoire, un sentiment d'insécurité la traversa, elle avait l'impression d'être surveillée, puis elle entendit la respiration de Talf, cela l'apaisa immédiatement, elle glissa sa main vers la sienne et serra autant qu'elle le pouvait les doigts de son compagnon. Elle fit l'état de ses blessures, la plupart bandées et peut être déjà un souvenir lointain. Mais il y avait cet étrange pansement sur son bras droit, elle toucha la plaie bandée et se souvint de la piqûre que le Comte lui avait infligé, où elle avait bien cru mourir. Mais non, elle était toujours là. Elle se redressa un peu, mais évita de réveiller Talf. Il y avait un verre d'eau sur sa table de nuit et le bloc-note du médecin, sans doute. Elle but le contenu du verre avec une difficulté sans égal, ses membres étaient tellement faible que soulever l'objet devenait pire que de soulever un marteau de chasse. Elle attendit quelques minutes, puis décida de lire le papier, il y avait un simple rapport :
- Ecchymoses multiples,
- Coupures mineures,
- Côtes fracturées,
- Os de la main brisé,
- Brûlure du second degré aux chevilles,
- Marque noire inquiétante, peut être source d'un empoisonnement, à surveiller.
Cette dernière phrase, n'étant pas des plus inquiétantes, fit soupirer la jeune femme. Si même eux avaient du mal à identifier ne serait-ce que la marque, ça allait être plus difficile que prévu. Elle vit une plume et de l'encre sur la table, elle voulait à tout prix qu'on évite de savoir qu'elle avait un oeil maudit et d'autres petites choses comme cela, alors si on pouvait éviter d'en savoir trop, elle ne se gênerait pas. Elle tendit le bras, mais l'os de sa main étant encore un peu sensible, elle abandonna rapidement et souffrit dans un silence inquiétant. Elle prit quelques minutes pour considérer son sort, les révélations du Comte et la présence de sa soeur... Une minute, depuis quand était-elle là ? Elle ne l'avait pas vu, mais en un instant, cela lui suffit pour être dans un état d'alerte maximale. Elle se redressa comme elle put, mais ses côtes ne devaient pas être brusquées, alors elle demeura immobile, scrutant la petite silhouette de sa soeur, ses cheveux blonds attachés dans une natte qui tombait dans son dos, ses épaules courbées sur la table. Elle dormait, et ce n'était pas plus mal. Talf remua un peu, Larah se tourna vers lui et lui posa la main sur la sienne. Il cligna faiblement des yeux et se rendit compte qu'il tenait quelque chose. Immédiatement, la jeune femme lui fit signe de se taire en lui montrant Elim. Pour lui, elle disait cela pour éviter de la réveiller, pour elle, c'était pour éviter qu'elle ne se mêle d'autre chose. Malgré le geste de Larah, le jeune homme ne put se résigner à prendre sa compagne dans les bras, inspirant profondément, soulagé et heureux, mais il sentit alors les muscles se tendre et comprit alors qu'il était sûrement en train de lui faire mal, il se recula et regarda sa moitié, dans son état pitoyable. Il lui parla dans un langage de signe connu des chasseurs, ils l'utilisaient très peu, mais le connaissaient bien. En quelque sorte, il dit quelque chose comme : Une nuit, un jour inconscient. Pas de nouveau rapport. Sécurité. Compagnon à l'hôpital.
Elle lui sourit en traduisant. Mais ce sourire était une lame glacée dans le coeur de Talf car il n'avait toujours pas annoncé la mort d'Alix. Il lui rendit un sourire effacé, ses mains tremblaient. Que ferait Larah si elle apprenait que sa meilleure amie était morte ? Deux possibilités, soit elle parlerait des risques qu'encoure les chasseurs et elle tirerait un trait sur ses émotions, ce qui restait inhumain, mais elle l'avait déjà fait dans le passé... soit elle pouvait avoir une réaction terrible qui encourrait certains risques. En plus de ça, elle avait raté les funérailles... Bon sang, ce qu'il se sentait coupable. Il lui tendit un autre verre d'eau. Puis elle lui fit signe qu'elle voulait sortir, mais il n'en était pas question.
"J'obtiens toujours ce que je veux. Voyez vous-même. Votre sœur Elim m'aide bien à ramasser toutes les informations dont j'ai besoin... Oh... Vous l'ignoriez ? Elle travaille pour moi. Qui aurait pu trafiquer les bombes de Ryu ? Qui aurait pu me dire si vous aviez bien pris le sérum ? Qui aurait pu me dire pour votre peur de l'eau ? Du feu ? Après que ce soit votre meilleure confidente. "
Mais elle devait sortir... Les mots du Comte lui revinrent en mémoire. Elle craignait désormais sa si faible soeur, car elle en savait bien trop et bien plus qu'elle-même. Mais comment savoir si cet homme avait dit la vérité ? C'était sa soeur, elles s'étaient retrouvées il y a peu... Elle eut une idée. Elle fit mine de perdre de nouveau connaissance, Talf la secoua un peu, mais ne voyant pas de réaction, il se leva, réveillant Elim au passage et il lui fit signe d'aller chercher de l'aide, mais quand il voulut partir avec elle, il sentit la poigne de Larah sur sa main et son regard noir se fixait sur lui. Elle lui fit signe de fermer la porte, mais quand un médecin vint, il comprit l'intention de Larah :
"Elle va bien, elle a juste besoin de repos, ne vous en faîtes pas. Elim, tu ferais bien de repartir à la maison, elle va avoir besoin de temps... Pour tu sais quoi" chuchota-t-il.
Mais justement, Elim pensait qu'il était mieux qu'elle soit au côté de sa soeur pour ce moment, mais il continua sur la volonté de Drakov pour le dire. Sur ce, elle hocha péniblement la tête et partit, les mains jointes devant elle, comme pour prier le rétablissement de sa soeur. Talf la regarda s'éloigner et rentra de nouveau dans la pièce en fermant la porte derrière lui. La première chose qu'il fit fut de se jeter sur Larah pour la prendre dans les bras et lui avouer à quel point il avait été inquiet. Elle lui rendit le geste, en serrant les dents et en intériorisant la douleur. Puis ils se détachèrent l'un de l'autre. "Enfin un peu d'intimité", souffla Larah. Elle se mit en position assise et attendit que Talf prenne place. Elle avait mille et une chose à lui dire, mais elle ne savait pas où commencer, quoi que fut le chemin prit pour parler, chacun menait à une douleur sans égal. Alors, elle prit une grande inspiration, mais ne dit rien. Le jeune homme savait qu'elle pouvait garder le silence pendant des heures, suites aux événements, mais savait qu'elle finirait par lui dire quelque chose, alors il l'encouragea : "Vas-y doucement, il est tôt, on a le temps. Tu es en sécurité maintenant."
Elle hocha la tête timidement et se redressa un peu, elle mit sa main au visage et serra l'autre :


- Okay. Je vais essayer de parler. Mais j'irai à mon rythme... 
- Je t'en prie.
- Cet homme... Ce "Comte"... Il m'a torturée pour avoir des informations... 
- Qu'est-ce qu'il t'a fait..? La voix de Talf était tremblante, il redoutait le pire.
- Il n'est pas humain... Il cherche quelque chose de fou... Il m'a attachée à des chaînes et m'a demandée de parler, chaque fois que la réponse ne lui était pas favorable, il trouvait un nouveau moyen de me faire parler. Comment savoir si l'on ne peut pas parler sous la torture avant d'y être ? Il m'a surtout frappé, mais aussi, il a utilisé mes faiblesses contre moi et j'ignore comment il a su... 
- Tes faiblesses ? 
- Mes phobies surtout, il m'a enfermé dans une petite pièce sans fenêtre, il a failli me passer des chaînes chauffées à blanc, il m'a fait passer des moments interminables sous l'eau... d'ailleurs, je ne remercierai jamais assez Crimson de m'avoir aidé à combattre cette peur. Après il a... (sa voix se perdit, elle mit sa deuxième main au visage et se mit à trembler) Ce connard a osé... Non, laisse tomber, il ne l'a pas fait... Il n'a rien fait, j'avais déjà tout avoué... Je n'ai jamais été autant en danger que maintenant... S'il trouve Minuit et qu'il le tue, je meurs avec lui... 
- Ca n'arrivera pas Larah, Minuit est un fatalis. On ne sait pas quel âge il a, mais il est sûrement assez expérimenté en matière de combat. Tu te souviens, tu as affronté un fatalis rouge, il vous a tenu tête. Minuit n'aurait jamais prit le risque de se cacher à un seul endroit, c'est un nomade.
- Je ne l'ai jamais vu Talf, je ne sais même pas s'il est si puissant qu'il le prétend. Regarde, c'est peut être qu'un lien mental, comme Tana ou Keil...
- Je te le répète, c'est un Fatalis. A notre connaissance, c'est l'un des dragons anciens les plus puissants. 
- Mais alors pourquoi a-t-il besoin de moi ? D'une humaine ? Pourquoi le sort s'acharne-t-il ? J'ai pas assez souffert, tu crois ?

Talf sentit son coeur se serrer affreusement, il avait la boule au ventre, il regarda dehors et se rappela qu'Alix n'était toujours pas morte pour la jeune femme. Il voulut lui annoncer maintenant, tout de suite, comme ça, elle ne serait pas prise au dépourvus lorsqu'elle découvrirait sa tombe mais quand il ouvrit sa bouche, Larah parla encore :

- Je ne sais plus où je dois aller. Il y a 8 ans, je ne jurai que de vengeance, après, j'ai essayé de me repentir, et maintenant, je cherche la vérité, mais elle me parait si lointaine, introuvable. Dès que j'en apprends plus, tout disparaît et je repars à zéro... Heureusement que vous êtes tous là... Je n'y arriverai pas sans vous. 
- Je... (il avait les larmes aux yeux, il prit sa moitié dans les bras pour pas qu'elle ne le remarque et lui dit : ) On est toujours là pour toi. On trouvera un remède, j'en suis sûr, mais je ne peux rien te promettre.
- Non Talf, répondit-elle. C'est impossible, on le sait tous les deux, mais au moins, on peut essayer de trouver quelque chose pour ralentir le processus... 
- Le processus ? (il l'éloigna d'elle) Quel processus ?
- Il prend peu à peu une partie de moi, je n'ai pas envie de finir comme quelqu'un d'insensible, sans conscience, pas un monstre... Je veux aider les gens et ramener un peu d'ordre dans ma vie, et ça, c'est possible... Il faut que je retrouve Minuit.
- Quoi ?! Mais t'es dingue ? 
- Que ferait-il ? Rien, il a besoin de moi. Il ne me fera pas de mal, mais moi, j'en serai capable. Il a sûrement des réponses à mes questions. A part cet homme et lui, je ne vois pas qui d'autre désormais. 
- Non, je pense qu'il faut encore attendre... 
- Attendre quoi ? Que je dépérisse ? Tu as vu ? Tu as vu mon bras ? Est-ce que tu sais ce qu'il m'a injecté ? J'ai cru que j'allais mourir tellement la douleur était forte... J'ai l'impression d'être souillée... Je ne sais pas ce que c'est, mais je le sens circuler dans mon corps... C'est peut être simplement mental, même, ça à l'air très probable... Mais je ne peux pas attendre, Talf... Je ne peux pas attendre.
- Il faut que tu te reposes, tu ne sais pas ce que tu dis. Recouche toi, tu es toute pâle et tu es brulante. Fais le pour moi, s'il te plait, je vais aller chercher de quoi me poser avec toi. Reste-là.
- Où veux-tu que j'aille...?

Elle le regarda quitter la salle en silence, puis elle baissa la tête et joignit ses bras à ses jambes malgré la douleur.
C'est alors que Drakov arriva. Larah fut assez contente de le voir, elle releva la tête et lui lança :


- Hey, ta sale mine, ça va ?
- Larah, j'ai vraiment une très mauvaise nouvelle. 

Il lui avoua. 
Ce fut un nouveau choc pour elle. Elle venait de perdre sa meilleure amie. Il lui tapota dans le dos, mais c'était loin d'être suffisant. C'était le risque des chasseurs, elle n'en doutait pas, mais la nouvelle était brutale... il y a quelques minutes, elle disait à Talf qu'ils étaient tous là. Il lui avait donc caché. Peut être parce que c'était à Drakov de lui annonçait. Elle se rendit compte qu'Alix était la fiancée de Drakov... Elle s'arrêta et lui demanda s'il allait tenir le coup, mais les yeux du croisés semblaient bien vides. Il lui demanda ensuite de la suivre jusqu'à chez lui, et la encore, elle s'attendait au pire. 
Ils la portèrent dans les escaliers et elle se douta que c'était lié à Evan. Drakov n'en dit pas plus, mais sa voix voulait tout dire, elle se prépara mentalement au nouveau choc.
Elle regarda l'épée à ses pieds en écoutant à moitié Black, puis quand il l'embrassa, elle reprit conscience et le fracassa au sol. Ce coup lui valut une terrible douleur dans sa main coupée, d'ailleurs, la blessure se remit à saigner, mais elle ne dit rien. 
L'apparition de Jarvis réveilla quelque chose en Larah. L'effroi, la peur, la rage...? Elle ne savait pas, mais il avait une aura écrasante, c'était inimaginable. Mise à part que tous les autres réunis étaient peut être pire, il ne fit rien. Et c'était tant mieux, parce que vu la force qu'il devait être doter... Minute, le Comte avait parlé de ce Jarvis, elle en était certaine. Mais sur le coup, ça n'avait pas d'importance. Elle prêta serment avec Abigaël et Meille, elle ne comprit d'ailleurs pas comment elle était considérée à elle-seule comme une ethnique mais bon. On la ramena alors à l'hôpital où Talf l'attendait patiemment, il avala sa salive quand il vit l'épée sur les jambes de la femme.





- Où étais-tu...? Demanda-t-il inquiet. 
- Chez Drakov... Tu m'avais caché pour Alix... 
- Recouche-toi... 
- Pourquoi tu ne me l'avais pas dit ? S'écria-t-elle.
- Larah, tu n'étais pas en état... Tu ne l'es toujours pas. 
- Quand est-ce que tu me l'aurais avoué ? (Des larmes s'écoulèrent sur ses joues, elle arriva à se lever et elle s'approcha de Talf à petits pas) J'ai perdu Alix... Et Crimson. Et si Drakov ne me l'avait pas dit, combien de temps serai-je restée sans savoir ? 
- Ce n'est pas important (il se leva), arrête, tu te fais du mal. Ta main a recommencé à saigner...?
- Pas important...? Ma meilleure amie et mon frère sont morts ! Ils sont morts... 

Elle tomba à genoux et mit ses mains à son visage. Talf s'agenouilla à côté d'elle et la recouvrit d'une veste, puis il lui passa un bras dans le dos et l'appuya contre lui. Ils restèrent ainsi un bon moment, puis le jeune homme la souleva et la remit sur son lit d'hôpital avant d'annoncer qu'il irait chercher la soeur de Larah. Elle resta sans rien dire, une main au front, imaginant de loin la vie sans ces deux merveilleuses personnes. 

Elim entra dans la chambre inquiète, elle se jeta sur Larah avec les larmes aux yeux et la serra sans toucher aux côtes, étonnamment. La grande sœur fut tout de même obligée de rendre le câlin, même si le cœur n’y était absolument pas et qu’elle ignorait toujours si Elim était du côté du Comte ou non. Juste après, la petite sœur s’excusa de l’absence de Ryu qui était reparti en quête dès qu’il a appris le retour des portées disparues, elle ignorait d’ailleurs où il était parti et quand il reviendrait, en tout cas, il n’avait pas pris son équipement de chasse. Talf haussa les épaules sous le regard de Larah, il n’en savait pas plus. Elim, étant tout de même infirmière officielle depuis peu, se pencha sur le rapport du médecin félyne en chef, mais Larah posa la main dessus puis parla à Elim pour lui faire lâcher l’attention dessus. « Des nouvelles de l’observatoire ? » Aucune, étrangement, le Fatalis repéré par Yann avait cessé toutes activités, comme s’il avait simplement disparu, mais rien ne pouvait cacher un aussi gros monstre. Elle s’empressa de demander des nouvelles de la recette du sérum, et comme par hasard, Elim avait retrouvé les ingrédients sur le marché et dans la forêt assez facilement.

- Je suis si contente de te retrouver… J’ai eu tellement peur, Ryu allait partir, mais il allait arriver trop tard, les autres étaient déjà sur place, il n’a pas essayé de s’approcher plus de la zone quand il a vu des troupes armées sur les routes. 
- C’est pas grave, il n’aurait pas servi à grand-chose… Le Xeijin qu’on a affronté aurait été à même de le tuer, expliqua Talf. Ryu se bat plus comme un soldat qu’un chasseur, il a perdu certaines habitudes qui lui auraient été fatales face à cette bête. (Elim déglutit, ce n’était peut être pas le genre de chose à expliquer, il se récupéra : ) Mais au moins, il aurait cassé la gueule à une dizaine de mercenaires à lui seul ! 
- Comment a-t-il su que l’on était de retour sans être sur place… ? Le coupa la chasseuse.
- Il a… Il a sûrement vu le ballon de retour, je ne sais pas. (Elim tentait de se souvenir, mais rien ne lui revenait) Il a parlé d’un énorme wyvern près de Tenmura, il a su que tout était fini. Mais je n’en sais pas plus.
- Comment était cette bête ? Se redressa la grande sœur.
- Je ne sais pas trop, elle volait haut apparemment, elle a même survolé un village voisin, si bien que la Guilde a posté des arbalètes sur Tenmura, mais on a rien vu d’autres après. Selon l’observatoire… c’était comme si quelqu’un la chevauchait…

Larah recula sans rien dire. Si Ryu avait déjà travaillé pour le Comte, il était possible qu’il connaisse sa monture, même de loin et même s’il n’avait jamais vu de près le courtier. Cependant, ça restait assez hasardeux cette soudaine retraite et cette disparition en quête, sans passer la voir en convalescence. « Il a dit autre chose en partant ? » Elim réfléchit et fit non de la tête, cependant, elle avait trouvé une feuille sous la table avec l’écriture de Ryu, elle la passa à Talf qui la regarda, puis la passa à l’investigatrice. C’était une carte à en juger par les traits du dessin… Mais le papier était vieux ainsi que les traits, cependant, l’encre de Ryu semblait bien neuve. Il devait y avoir un temps entre le dessin de la carte et la signature du chasseur. Le lieu représentait ne disait rien à personne, cela devait être un emplacement très précis sur une petite échelle, car il n’y avait ni frontière, ni rivière, ni lac, ni forêt, en clair, c’était une plaine ou un plateau. Elle retourna le papier et découvrit des écritures en fusain qui s’étaient presque effacées, mais qui demeuraient là. C’était du wyvernien, seul Larah le déchiffra. Laft aurait pu jeter un coup d’œil, mais en langage des signes, la chasseuse dit à son amoureux qu’ils en parleraient plus tard, pendant qu’Elim tentait de lire, en vain. 



- Qu-y a-t-il marqué dessus ? Demanda la jeune femme.
- Je ne sais pas moi même, mentit Larah.
- Aucune idée, on dirait l'écriture de Raiga tellement il écrivait mal, renchérit Talf. 
- Mince, ça aurait pu nous dire où était parti mon mari... Il reviendra, j'en suis sûre... Je vais vous laisser, j'ai d'autres patients à voir et certains sont en mauvais état. Talf, je te confie ma soeur, comme d'habitude.
- T'en fais pas, elle sera en sécurité, répondit-t-il. (Elim sortit et Talf claqua la porte derrière elle) Non mais en fait à quoi tu joues ? C'est ta soeur je te rappelle, t'as oublié ou quoi ? Elle a rien d'anormal !
- Figure-toi qu'il est possible que si, désormais, je me méfie de tous, sinon comment expliquerais-tu que le Comte ait autant d'informations sur moi ? Qui aurait-pu être en contact avec lui ? 
- Tu deviens parano... 
- Il connaissait mon nom, mon vrai nom ! Je me cache sous un pseudonyme pour échapper à ce genre de tordu... Comment pouvait-il... Même la Guilde n'a aucune info sur l'ancienne moi ! 
- Soit, c'est étrange... Si ça peut te consoler, moi je préfère Larah. C'est plus joli, moins cliché.
- Cliché ? Personne ne s'appelle comme ça... Dans les deux cas, d'ailleurs, explique pourquoi il y a un "h" à mon deuxième prénom... Mon père a du prendre un peu de liqueur avant d'écrire mon acte de naissance... 
- Bah voilà, tu l'as ta réponse, ce mec a dû trouver ton acte de réponse quelque part. Il connait alors ta famille, ton âge, ton nom, ton sexe, même si personne n'en a jamais douté... Sauf... (sous le regard noir de Larah) C'était une blague. 
- Hmm... Ta piste tient la route, mais pourtant, mon village a été rasé et tout était dans la maison du chef... Ca existe les doubles ou ce genre de chose ? 
- Ouais, ça peut, si quelqu'un te parraine ou un truc du genre... Enfin, je crois, donc si t'as à ta connaissance un parrain ou une marraine, ça peut le faire. Enfin, demande à ton père, il doit être le premier au courant. 
- Exact, je vais y aller tout de suite, tu m'accompagnes ?
- Sûrement pas. Tu reste là et tu dors, t'as besoin de sommeil, ça a été une journée éprouvante et je ne pense pas que tu aimerais dormir tout demain pour mener ton enquête. Je vais contacter ton père par la Guilde, j'vais trouver un alibi, repose toi, je te donnerai tout demain. 
- Surveille ma soeur, s'il te plait.
- T'inquiète, on va l'inviter à manger ce soir, Neilla est un peu inquiète quand même, mais seulement un peu. Allez, tu restes là et je veux revenir et te voir demain.

Elle acquiesça sans plus hésiter et se cala au fond de son lit, essayant d'oublier une douloureuse journée, elle était tellement épuisée qu'elle n'entendit pas Talf s'approcher d'elle pour lui poser un baiser et repartir, un léger sourire sur le visage.


Son sommeil fut lourd, mais hanté de nombreux cauchemars, elle revivait l'interrogatoire, replongeait dans la torture et dans des ténèbres sans fonds. Elle entendait le Comte répéter : "J'ai déjà gagné". Le rugissement de l'Usherage pourpre la tira dans un nouveau rêve où elle eut la sensation de se réveiller, mais cette fois, elle retrouva cette dimension si particulière. Cette dimension était un endroit où elle était en quelque sorte "consciente" lorsqu'elle était dans le coma ou ce genre de chose, et où elle se rappelait exactement de tout, souvent représentée tout en blanc, sans sol ni plafond, le vide. Sauf que cette fois-ci, tout était obscurci par un brouillard noir. Elle marcha à l'aveugle, sachant que de toute façon, il n'y aurait pas besoin de se protéger, vu qu'il n'y avait rien, le néant total. Dans ce rêve, elle avait l'impression de suffoquer, c'était terrible. Mais le plus étrange que tout, c'est qu'il y avait quelqu'un qui se tenait devant elle, mais chaque fois qu'elle s'en approchait, il reculait sans bouger. Puis elle se mit à courir, à sauter, à glisser, rien arrêtait la course de la silhouette. 
 
Puis elle s'arrêta pour reprendre son souffle et la personne s'approcha d'elle. Les cheveux noirs taillés en bataille, un corps fin, presque maigre, une peau pâle et un costume complètement déchiré, mais qui couvrait pratiquement tout le corps de la personne. Oui, elle se souvint qui c'était. C'était Minuit lorsqu'il prenait cette forme humaine pour parler à Larah sans "l'effrayer". Il dissipa le brouillard en levant un bras, puis sans crier gare, il prit la jeune femme dans ses bras et chuchota à son oreille : "Je suis désolé." Puis ce fut un réveil des plus brutal.
 
Larah reprit connaissance en se redressant soudainement, ses côtes ne tardèrent pas à lui rappeler son état minable et elle tomba en arrière de douleur. Talf se jeta à son chevet et posa une serviette froide sur le front de sa petite amie qui ne réagit pas tout de suite, mais elle se détendit. Il attendit qu'elle se calme et que son appareil respiratoire reprenne un rythme normal. Puis il lui demanda si elle avait bien dormi, ironiquement bien sûr, et elle répondit sur le même ton : Comme un popo qui hiberne. Il sourit et lui donna à boire, elle tenta de se redresser, mais il posa une main sur son épaule pour la garder couchée pour ne pas qu'elle s'épuise, puis il montra du doigt un colis et il dit : "Tu as reçu ça... Je ne suis pas sûr que tu devrais l'ouvrir, mais je me suis dit qu'il y avait peut être quelque chose d'important ou un poison, alors je l'ai ouvert, mais j'ai trouvé ça..." Il ouvrit son autre main une rose rouge-sang apparut à Larah. "Il y avait un mot avec ça... Mes condoléances, Eve. Signé le Comte." La chasseuse prit le papier, le regarda et le plia dans sa main par pure colère, elle sentit son sang bouillir et regarda la rose. "Mets-y le feu." Ordonna Larah en serrant davantage le papier, le froissant totalement, elle se redressa malgré le bras de son ami et se leva, allant vers la fenêtre et regardant la pluie tomber sur Tenmura. "On en aura pas fini de sitôt..." finit-elle par dire avant de se tourner vers l'épée de Crimson.




Ils eurent l'autorisation de sortie, après que Larah ait largement insisté. Elle avait le droit à une canne pour s'aider à marcher, mais elle refusait de l'utiliser, bien qu'au final, elle s'appuie toujours dessus car une de ses chevilles chancelait toujours. Talf la soutenait, un bras qui lui tenait la hanche. La première chose où voulait aller la jeune femme était son foyer, elle l'avait quitté tellement vite qu'elle ne s'était pas demandé si le Comte n'aurait pas pris des choses en repartant, mais lorsqu'elle entra dans son bureau, tout était en place, elle marcha vers l'épée de Marys qui tenait toujours sur son porte-arme. Toutes les notes étaient là, par terre ou sur le bureau, tout était à sa place. Elle monta vers sa chambre et regarda dans sa table de nuit, il y avait toujours son médaille de Kokoto et son écharpe, devenue par le temps trouée ou déchirée, qui reposait sur le pieds de lit. Elle toucha l'étoffe du bout des doigts et se rassit sur le lit, elle était certes sortie de l'hôpital, mais elle ne serait pas capable de se mouvoir normalement avant une à deux semaines. C'était terrible de se sentir si inutile et incapable de bouger comme on le souhaitait sans être essoufflée. Elle redoutait ainsi la vieillesse, à la limite, elle était souvent confrontée à la mort, mais elle avait peur de perdre cette liberté de mouvement. Après dix minutes à réfléchir, il y avait un endroit où le Comte aurait pu aller. Elle se leva et se dirigea vers la cuisine, où l'atelier d'"alchimie" d'Elim était, dans un coin reculait. Evidemment, les choses auraient pu bouger, vu qu'elle avait été là, mais il fallait qu'elle voit s'il n'y avait rien d'anormal.
 
Larah s'approcha de la table, prit les plantes présentes et les sentit une à une, à cause de ses états désespérés, elle aurait pu facilement devenir herboriste à l'instar de chasseuse, mais ça n'aurait pas la même signification. Elle sourit quand elle sentit l'odeur de la plante qu'elle avait pour habitude de fumée lorsqu'elle était malheureuse, plante qui était classée pour Elim comme "dangereux poison". Il était vrai qu'il se pouvait que la plante puisse être dangereuse si elle était utilisée avec d'autres champignons, mais seule, il n'y avait pas de terrible réaction. Larah glissa la feuille dans sa poche et continua à inspecter, elle ouvrit un tiroir, remplit d'outils de chimie, puis un second où il y avait trois tubes à essai. Elle en tira un et reconnut sans aucun doute le sérum. Débouchant le verre et sentant le liquide, elle ne put ressentir qu'un petit étourdissement. Cela était beaucoup plus concentré que le premier. Mais comment Elim avait pu mettre au point ces produits ? La femme passa un des tubes à Talf qui eut le même réflexe, l'observant attentivement, il n'eut aucune réaction à l'odeur. Il fit couler une goutte sur sa main et la posa sur sa langue, puis en goûtant ainsi, il ne développa rien de plus. Il haussa les épaules. A l'évidence, le sérum devait développer des hormones ou un proto-virus affectant les cellules "maudites" de Larah, à l'instar de Talf qui n'en avait pas. Elle n'osa même pas toucher au contenu et préféra le reposer dans le tiroir. Elle se retourna pour vérifier autre chose, puis elle vit sa soeur au pas de la porte, elle ne l'avait pas entendu arriver, ni elle, ni Talf d'ailleurs.




- Tu cherches quelque chose ? Demanda Elim en se mettant sur la pointe des pieds pour voir ce que sa soeur venait de ranger.
 
- Non, je cherchais juste d'éventuels pièges de l'homme qui m'a enlevée... C'est tout, tu peux retourner à tes occupations. 
 
- Le sérum, hein ? J'ai réussi à en refaire, la formule a été difficile à trouver, mais j'ai demandé de l'aide à des chimistes dans le secteur de la Guilde, expliqua-t-elle. Ils ne savent pas à propos de l'oeil, mais je leur ai demandé les effets de diverses plantes pour confirmation, c'est tout... 
 
- Je vois... Ecoute, la dernière fois, j'ai été dans un état trop bizarre, je ne peux pas reprendre le risque de m'y remettre... Désolée pour la fois où j'avais haussé le ton, je n'étais pas très bien, j'ai pris conscience de certaines choses depuis... 
 
- Je vois, comme l'a dit le Comte.
 
- Pardon ? sursauta Larah.
 
- J'ai dit "Je vois, tu as fait le compte"... 
 
- Je... j'avais mal entendu... C'est ce qu'elle a dit ? Demanda la chasseuse inquiète.
 
- Oui... Si tu as besoin, on retourne à l'hôpital, ils ont dit qu'il gardait la chambre au cas où... 
 
- Non, ça ira, je vais m'y faire. 
 
- A propos Larah, commença Elim... Ce matin, quelqu'un a déposé ça, il disait que c'était de la part de la forge, mais quand je suis allée voir Jagamore, il m'a dit que ce n'était pas de lui... C'est ton armure, elle est toute propre, c'est incroyable. 
 
- Qui était-ce ? Demanda Talf, incrédule. 
 
- Je ne sais pas, il est parti très vite, mais je crois qu'il avait une cape, ou un manteau très long avec une capuche. Je l'ai mise dans ma chambre en attendant que tu reviennes ou pour que Ryu jette un oeil, mais il n'est toujours pas là, alors bon.




Larah monta aussi vite qu'elle le put et ouvrit la porte en coup de vent, elle passa par-dessus les affaires au sol de Ryu et regarda son armure de Kirin noir et d'Eliostra. Tout était là, du casque aux tassettes. Le métal du casque avait été poli et brillait. La corne du casque semblait encore chargée d'élément dragon tandis que les veines lumineuses de la peau de kirin noire luisaient toujours. Elle posa la main sur le plastron, c'était bien à elle, mais elle savait qu'il y aurait sûrement un message de la part du facteur et elle vit juste. 



Elle n'eut même pas la force de retourner le papier, elle prit son manteau noir et partit pour cimetière. Il pleuvait, mais dans le moment présent, ça n'importait peu. Talf lui avait mis un bras sous les bras et ils marchèrent vers la tombe d'Alix, elle s'agenouilla et de la main, elle essuya l'eau qui coulait sur la tombe, même s'il en reviendrait toujours. Elle regarda les fleurs récentes qui semblaient pleurer sur la tombe, laissant l'eau couleur sur leur pétale et tomber au sol comme des larmes. La jeune femme sortit une chrysanthème de sa poche, qu'elle avait demander à Talf de cueillir avant qu'ils n'y aillent et elle la posa sur la tombe, à côté de tant d'autres. Elle se recueillit pendant plus d'un quart d'heure et se leva en regardant ainsi la tombe de son amie. Talf la prit dans ses bras mais ses yeux ne quittaient pas la pierre tombale, elle était désormais trempée et tremblait de froid et de chagrin. Ils rentrèrent à la maison.  

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(Merci à Clost pour le Render!)

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Re: Le Village et ses alentours

Message par Vice98 le Ven 30 Mai 2014 - 16:07

Le village de Tenmura... Bien que ce soit son village natal, plusieurs semaines s'étaient écoulés depuis la dernière fois où Vice y avait mis les pieds. Après la bataille contre le Brachiodon, avait voyagé d'un village à l'autre, puis était retourné à la grande ville. Là, il pû, non sans nostalgie, se remmémorer son premier grand combat contre le dragon ancien nommé Lao Shan Lung. Un combat dont il ne gardait à présent que son sabre, et le souvenir d'une rencontre inoubliable. C'était d'ailleurs l'objet de sa visite ici. Durant deux longues heures, il erra dans les rues, observant la ville et ses habitants se morfondre dans leurs habitudes, leurs gestes cotidiens. Il soupira. Décidemment, la vie en ville n'était pas pour lui : trop de stress, trop de bruit, et trop de règles. Finalement, il se décida à entrer dans la rue qu'il évitait sans même s'en rendre compte. A sa sortie, il pût revoir le grand hall où lui et ses compagnons avaient fêté leur victoire. C'était durant cette soirée qu'il l'avait rencontrée... Depuis cet endroit, il descenda le long d'une ruelle, puis s'arrêta. Il resta devant cette porte en bois massif pendant ce qui lui sembla une éternité, pour enfin frapper à la porte. Il ne fumait pas ; pas envie... Au bout de quelques secondes, un  homme ouvrit la porte.
« Que puis-je faire pour vous ? » demanda-t-il humblement, non sans une pointe de curiosité.
« Je cherche dame Alexia. Elle habite bien ici, non? »
« Plus depuis trois semaines environ, répondit l'homme , elle est partie en direction d'un village, afin d'y faire du commerce je crois... »
« Très bien... Merci quand même... »
« Désolé de ne pas pouvoir vous aider jeune homme. Portez vous bien ».
La porte se referma. Vice ne bougea pas durant de longues minutes, avant de repartir du même endroit d'où il venait. Pourquoi ne l'avait elle pas prévenu de son départ ? L'aurait-elle oublié ? C'est la tête pleine de questions que le jeune chasseur avait repris la route en direction de Tenmura. Au bout de quelques jours, il arriva. Sa tête cherchait ses compagnons, mais ceux-ci étaient apparemment repartis en quête. Il hésita à les rejoindre, mais préféra dans un premier temps déposer ses affaires. Personne n'était présent à la maison. Sa mère devait être partie en voyage ; rien d'étonnant à cela. Quand à son père, Vice ne chercha pas longtemps à le savoir. En effet, ses yeux s'arrêtèrent sur une lettre, posée sur la table. Voyant le nom de l'expéditeur, il hésita un moment, puis se mis à la lire avec impatience.

Cher Ami,

Cela fait bien longtemps depuis la dernière fois où nous nous sommes vus, et je dois bien vous avouer que votre companie me manque. Néanmoins, je me réjouis, car voici venue une oportunité en or pour nous de nous voir plus souvent. Je déménage. Ces deux mots doivent vous faire peur au premier abord, mais je vous prie de continuer à lire cette lettre. Je déménage dans un petit village, proche de Tenmura. Nous nous sommes d'ailleurs arrêtés là-bas en chemin. J'ai voulu vous rendre visite, mais je n'ai trouvé à votre domicile que votre père. Je dois bien avouer que c'est un homme charmant, il m'a dit que vous étiez parti. Je ne vous cache pas que ma déception fût grande, mais je repris la route malgré tout. Je ne sais quand vous lirez la présente lettre, mais pourriez vous, s'il-vous-plait, y répondre afin de m'assurer de votre présence ?
Au plaisir de bientôt vous revoir,

Alexia


Vice ne bougea pas. Pendant plusieurs heures, il lu et relu la lettre. Puis, enfin, la reposa sur la table. Un sourire s'était dessiné sur son visage. Il prit son arme, sortit, et se dirigea vers le Hall.

HRP : Euh, si y'a des nouveaux qui regardent ça, voir des anciens, ils risqueraient de pas tout comprendre. Ayez juste en tête que je suis de retour au rp Wink
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Re: Le Village et ses alentours

Message par Yian garuga anonyme le Lun 16 Juin 2014 - 13:18

HRP : Ayant aucune idée de quand je pourrais poster ça pour être en même temps que la quête "La main droite d'Hadès", je le mets maintenant, comme ça, à la fin de la quête, je ferai un nouveau post-village.
Je rappelle que Ryu a disparu depuis que Larah s'est faite enlevée. Voici le récit de ce qu'il s'est passé. 

Il se trouvait dans une plaine désertique, le sol même refusait de faire pousser la moindre plante. Une poussière grise recouvrait ses bottes, l’air était lourd, il faisait très chaud. Le vent meurtrissait les rochers et les rendait pointus et tranchants. Il remit sa capuche en place et la stabilisa avec un foulard qui lui cachait le visage. Il avait du mal à se repérer, rien ne pouvait lui indiquer où il était. Il n’avait plus de provisions, plus d’eau, il devait trouver son but ou faire demi-tour. Où était-il ? Entre le volcan et une zone désertique ? Non, il était sur un ancien plateau, ravagé. Quelque chose avait semé le chaos, comme si une énorme vague de flammes s’était abattu et avait tout emporté. Il marcha encore, sans jamais s’arrêter, sa carte ne lui servait plus à rien. Il passa entre quelques rochers qui tranchèrent sa cape. Il leva la tête, enfin, il était arrivé.
Une caverne qui s’enfonçait dans un piton rocheux de plusieurs dizaines de haut. L’entrée était recouverte de dangereuses dents en pierre. Ryu s’approcha et sentit le vent froid de la grotte lui soufflait au visage. La poussière au sol était noire. Il se pencha et mit la main dedans, c’était des cendres. Il se redressa et s’avança davantage. Il entendit le chuchotement des ténèbres, un frisson le parcourut, d’une grande inspiration, il décida d’entrer. Quelques pas lui suffirent à se rendre compte que la lumière manquerait très rapidement, heureusement, il avait prévu le coup. Le chasseur sortit une torche et se prépara à l’allumer, lorsqu’il ressentit un mouvement dans son dos. Il se tourna vers l’entrée de la grotte mais ne vit rien, Ryu inspecta les environs en bougeant seulement les yeux, comme si ses mouvements le rendraient vulnérables. Il mit la main à sa seule arme, un glaive de soldat, son épée était chez Larah, s’il avait pris son équipement, on l’aurait de suite découvert, or il voulait éviter qu’on ne le suive, mais là, il était sûr que quelqu’un l’avait trouvé. Toujours ce chuchotement du vent, impossible de se concentrer sur un seul bruit, il rangea son arme et prit de quoi allumer la torche.
« N’y pense… même pas… »
Ryu se retourna vers le fond de la caverne et dégaina son arme. Il ignorait si c’était bien une voix qu’il avait entendu, ou si ce n’était encore que ce traître son… Il recula vers l’entrée de la grotte, mais il comprit qu’il n’avancerait jamais. Il se contenta de la lumière de sa lame pour continuer son chemin dans les ténèbres. Il marchait doucement, se fiant à son instinct et ses 5 sens. Il entendait du mouvement, mais ça venait de partout, il ne voyait pas à travers l’épais voile, il ne sentait rien de plus que la poussière, la seule chose qu’il touchait était son arme et le morceau de bois, gardant un amer goût dans la bouche. « Qui que tu sois, montre-toi. » cria-t-il. Aucune réponse. Son avancée était lente, mais déjà, l’entrée était à plusieurs dizaines de mètres. Son cœur battait terriblement vite, il priait pour qu’il se calme, mais l’endroit seul le rendait nerveux. De grands piliers tenaient le toit édenté de la grotte, les parois étaient éventrées, comme si quelque chose avait griffé les murs, sauf que ça devait bien être une roche millénaire, Ryu en déduit que l’érosion était la seule responsable…
« On croirait que tu cherches des fantômes… »
Là, il en était certain, quelqu’un avait parlé. Il alluma sa torche avec son arme et tendit le bras vers le haut. Il entendit un grognement et un frottement. Il se tourna et vit quelque chose serpenter entre de gros rochers. Il ne bougea plus, son cœur battait plus que jamais.
« Tu as donc trouvé cet endroit… Comment ? Parle. Ne sois pas timide… »
La voix venait de partout à la fois, résonnée sur chaque pierre, impossible de l’identifier. Ryu prit une grande inspiration et parla, tout en tournant sur lui-même :
 
-          Montre-toi…
-          Sinon… quoi ? Susurra la voix.
-          Je ne parlerai pas. Il faut que je sache à qui j’ai à faire…
-          Oh. Tu es en danger, vraiment ? Fit la voix, pince-sans-rire. Mais c’était le cas dès que tu es entré ici. Allons, allons… Es-tu perdu ?
-          Non. Je cherche des réponses… Comme toi. Tu veux savoir comment j’ai trouvé cet endroit ? Alors sors de ta cachette.
 
Il entendit un rire abominable, puis tout sembla bouger autour de lui. C’était en effet le cas. La chose qui lui parlait devait être énorme. Et si c’était le cas, il savait qui était là. Il se tourna vers la sortie, mais il ne la voyait plus. Il leva la torche et découvrit une rangée d’écailles noires. Il sentit un  souffle derrière lui et quand il se retourna, sa torche s’éteignit.
« Misère… Je n’ai pas fait exprès. Pardonne-moi… »
Quelque chose lui claqua la main et lui fit perdre son arme, il la vit tomber au sol, il se jeta dessus et roula pour se redresser, c’était étrange la manière dont l’épée brillait. Il pouvait voir ses habits et sa main. Le reste était enveloppé de ténèbres.
« Bien. Où en étions-nous ? »
Ryu baissa sa capuche et retira son foulard pour mieux parler et respirer.
« C’est toi. » La voix devint soudainement grave et terrifiante. « Comment as-tu trouvé cet endroit ? Réponds ! »
Le chasseur tremblait, il en était sûr à présent, il leva son arme au-dessus de lui et fit briller quelque chose. La voix se calma et il entendit un soupir.
 
-          Ainsi, tu viens piller cette maudite grotte ? Ne te donne pas la peine, quelqu’un l’a fait avant toi. Il doit rester quelques pièces, mais tu ne pourras jamais transporter ces charrettes à la force des mains.
-          Je ne suis pas un voleur.
-          Oh que si. Tu as pris tant de choses. Alors, vas-tu finalement me répondre ?
-          Il y avait une carte. Dans le piano. Dans une feinte, dans le piano, précisa Ryu.
-          Enfin une réponse. Que cherches-tu, si ce n’est le désespoir ?
-          La vérité. J’ai bien en face de moi le maudit Minuit, n’est-ce pas ?
-          Félicitation… souffla le dragon. Ne me dis pas que tu viens de le comprendre. Que pensais-tu trouver avec le piano de l’humaine ? Dans un territoire désertique, en plus. La Guilde ignore l’existence de cet endroit, et ce n’est pas dommage. Par contre, je ne pensais pas que toi tu trouverais. Petite fouine ingrate.
 
L’épée se reflétait sur l’œil valide du dragon. Il ne brillait pas bien, même dans l’ombre, ceux de Svarog étaient pourtant deux torches au milieu des ombres. Par contre, si quelque entre les deux étaient infiniment éloigné était bien la sonorité de la voix. Dans ses souvenirs, celle de Svarog était grave, tranchante, rayonnante de puissante. Or celle de Minuit était délicieusement douce, pour un dragon. Elle montait certes dans quelques octaves, mais si l’on était aveugle, on aurait très bien pu penser que c’était un homme libertin qui pouvait parler. Ryu baissa son arme et se mit droit, il respirait plus doucement, il avait l’impression que le dragon ne ferait rien pour le moment, ils se contentaient de s’observer mutuellement, bien que Minuit pouvait plus facilement voir Ryu.
 
-          Ainsi donc, tu cherches la Vérité ? Avec un grand V, je suppose, celle qui te permettrait de libérer Larah de mon étreinte, celle qui te permettrait de savoir qui était Marys, celle enfin qui pourrait te donner ce que tu recherches le plus au monde… ( Il vit Ryu se tendre, reculer, Minuit était un dragon très habile et intelligent, il continua, énumérant des traits de caractère que Ryu connaissait bien : ) La richesse ? Non. La gloire ? Ce n’est pas ça… C’était tes collègues… Mais toi, que veux-tu ? Veux-tu entrer dans la légende ? Devenir quelqu’un d’important… ou simplement être quelqu’un… ?
-          Tu ne sais rien de moi, langue fourchue.
-          Tu crois que m’insulter te donnera plus de chances de sortir d’ici vivant ? Que nenni…
-          Tu préfères que je te complimente sur ton physique plus ragoûtant ?
-          Il vaudrait mieux pour toi… Ha. Alors dis-moi, (le dragon se coucha, se qui fit trembler toute la grotte, gardant la tête assez haute, cependant, pour dominer le chasseur.) viens-tu pour Larah, ou pour autre chose ?
-          Pour elle, pas pour moi.
-          Dans ce cas, pourquoi ne pas lui avoir donné la carte ? Je te soupçonne d’en savoir plus qu’elle…
-          Pour la protéger. Si elle t’avait trouvé, il aurait été trop tôt pour t’affronter.
-          Tu n’es finalement pas stupide.
-          Maintenant, j’ai quelques questions à te poser.
 
Le dragon grogna et se releva, il tournait autour de Ryu avec une telle aisance qu’il était difficile de croire qu’un être si grand pouvait se promener librement dans cette grotte… Elle était peut être plus large qu’elle ne laissait penser. Le bruit des écailles qui se frottaient aux pierres étaient un bon indicateur de la position du dragon. Minuit se déplaça totalement pour laisser entrer la lumière qu’il cachait de son corps et ses ailes. Désormais, Ryu voyait la forme du dragon, du bout de son museau au bout de sa queue. Minuit entourait Ryu, le dominait, mais lui laisser de l’espace pour qu’il marche. Enfin, il le voyait clairement. Ses quatre cornes trônaient bien sa tête, les deux supérieurs étaient de même taille et les deux inférieurs pratiquement symétrique. Il avait une cicatrice en forme de croissant sur le museau, ainsi que diverses marques. Ses pics dorsales étaient longs et larges, ses écailles noires étaient bien alignées, sauf lorsqu’elles rencontraient des cicatrices. Le torse de Minuit était gonflé, triomphant, mais un détail marqua Ryu, un voyait ses côtes. La peau avait bon être très épaisse et pratiquement intouchable même avec des armes avancées, la présence des os était inquiétante. Les griffes des pattes avant étaient longues et bien aiguisées, de véritables lances. Sa carapace était une armure indestructible et ses dents de véritables couteaux. Il avait bien en face de lui un Fatalis. Les ailes du dragon étaient gigantesques, il dirait même plus grande que la moyenne, mais il n’y connaissait pas grand-chose en dragon ancien. La membrane grise était rayée de bleu à certains endroits. L’œil unique de la créature brillait désormais d’un éclat inquiétant, rouge et orangé… Sa gueule était rougeoyante, telle une forge en pleine activité. Oui, Minuit était un bijou de la nature, née pour détruire et dominer. Mais était-ce vraiment son but ? C’était bien ce que cherchait Ryu. Il n’était plus capable de parler, le dragon le rendait muet, de par sa grandeur et la puissance qui s’en dégageait.
 
-          Tu as perdu ta langue ? Demanda le dragon. C'est souvent l'effet que l'on obtient lorsqu'on me fait face. Nombreux ont péri en regardant trop longtemps cet oeil maudit, mais toi, tu sembles t'exhiber à mon corps tout entier. Quelle étrange chose, tu es différent des autres. Lorsque Larah m'a rencontré à ses 14 ans, la chose qu'elle a le plus contemplé était mes ailes. (il déploya son aile droite) Elles sont gigantesques, n'est-ce pas ? Un battement trop puissant déclencherait presque une tornade. (il la replia et tourna son coup vers le chasseur) Tu écumes de peur, c'est incroyable. Reprends-toi, je risque de m'impatienter. 
- Qu'est-ce que tu cherches, dragon ? Est-ce vraiment la destruction, comme tes cousins pourpres ou le savoir comme les anciens ? 
- L'un me semble insignifiant et l'autre présomptueux. 
- Pourquoi Larah ? Pourquoi une gamine ?
- Le sang. C'est tout ce qu'il y avait sur mes griffes ce jour là. Hors, la gamine était la seule survivante de mon massacre, il ne me restait qu'elle, j'aurai prit quelqu'un de plus solide si j'avais eu un catalogue, darda-t-il. Mais non, il fallait qu'ils se jettent sur moi avec des balais et des seaux et je les ai tous balayé ! D'un coup de queue, leur colonne vertébrale était brisée. Pourquoi est-ce que je te raconte ça, à ton avis, voleur ? Parce qu'il n'y a rien de plus vrai. Regarde, lorsqu'un jaggi survit à un massacre, il devient un survivant féroce, et le voilà grand. Pourquoi ça ne marcherait pas pareil avec les humains ? Ils se battent, les survivants triomphent et deviennent roi. Et bien voilà, Larah a survécu, elle a passé le test.
- Ne te moque pas de moi, il y a autre chose. Personne n'a jamais vu quelque chose de semblable que l'oeil de Larah. On parle de malédiction, car c'est plus facile d'expliquer le fait comme ça. Mais moi je sais que ton passé a avoir avec tout ça. 
- Mon passé ? Hm hm hm. Il te manque beaucoup d'élément, et si tu allais demander au traître de t'expliquer tout ça ? Il le sait mieux que moi. (Minuit se leva soudainement) Oui ! Il le sait mieux que moi, il a tout manigancé, il a tout gagné, et moi, j'ai tout perdu ! Maudit lézard ! 
Il rugit et cracha un tunnel de flamme sur les murs de la grotte. Ryu dût se protéger les yeux avec ses bras tellement l'air s'embrasa. Il enchaîna, toujours en hurlant ses paroles :

- Comment aurai-je pu savoir qu'il se retournerait contre moi ? Je lui ai tant donné, tant offert, il est devenu puissant grâce à moi, à mes connaissances, à mes armes, mon trésor et ma liberté ! Et me voilà enchaîné, perdu, brisé et déchiré ! Je ne suis plus qu'une ombre et il rigole bien en me voyant dans cet état, car même l'épéiste n'a pas réussi à le tuer ! Car même le chagrin ne l'a pas atteint ! (Il était désormais le seul à comprendre, Ryu était complètement perdu) Et il a osé poser ses mains sur mon joyau ! Mon unique joyau ! Et ainsi, commença ma souffrance et mon tourment... N'y a-t-il pas de fin ?


Il se tourna vers l'homme et se rappela qu'il n'était pas seul. Le feu vint à la gueule du dragon qui s'avança en serpentant et atteignant Ryu en quelques secondes, le feu sortait du coin de sa gueule, et lorsqu'il parlait, des salves d'étincelles se perdaient dans l'air. Il était à un mètre de son invité, ce qui était trop peu pour ce dernier. 



- Que fais-tu ici ? Voleur ! Tu mérites de mourir comme tous les autres ! Je t'enverrai dans les flammes d'un enfer dont tu ne peux pas imaginer la souffrance ! Les genpreys dévoreront tes os jusqu'au dernier et plus personne ne saura jamais que tu es mort et que tu as disparu dans les limbes. (Ryu tremblait comme il ne l'avait jamais fait. Minuit était fou ou c'était autre chose ? Puis soudain, l'oeil du dragon se refroidit, il recula la tête et regarda autour de lui, puis regarda l'homme) Me suis-je encore emporté ? (Ryu hocha la tête sans rien dire) Oh. Mes excuses, j'étais à deux doigts de te tuer. De quoi parlions-nous ?
 
Ryu reprit une grande inspiration, ses membres étaient de nouveau capables de bouger et son souffle redevenait normal. Minuit était-il bipolaire ou quelque chose comme ça ou venait-il simplement de perdre la tête quelques secondes ? En tout cas, le chasseur eut la peur de sa vie. Le dragon se racla la gorge et recula, comme s'il était gêné. Il ne pouvait pas s'empêcher de gratter nerveusement le sol avec ses griffes comme s'il venait de faire quelque chose de grave. Puis finalement, il reprit son sérieux et se remit droit au-dessus de l'homme, le surplombant de 15 bon mètres. Il expliqua à Ryu que c'était de sa faute s'il avait réagi de tel sorte, il n'avait pas l'habitude de rencontrer des humains, et apparemment, la dernière fois remontée à Larah dans son village rasé. 

- Mais pourtant, elle raconte voir à travers tes yeux la nuit... et que tu tues des gens sans pitié. 
- Hmm... (il se gratta le ventre avec ses griffes en prenant soin de bien montrer à quel point ces lames étaient dangereuses, si Ryu en doutait encore) Elle a sûrement du voir mes souvenirs, il y a longtemps que je n'ai pas été en contact avec les hommes. Parfois, j'observais la gamine de loin, mais la Guilde me surveillait, je le savais, alors j'ai arrêté, comment cacher un aussi grand dragon noir qui plus est ? Non, cela fait longtemps que je n'ai pas été en tête à tête avec un humain. Et j'ai bien fait, cela ne me manque pas... tant de problèmes... futiles.
- Tu dis ça comme si tu avais vécu parmi nous...
- HA ! Evidemment que j'ai vécu parmi vous. Moi, le fatalis dans le troupeau d'humain, ça a marché longtemps, tu n'as même pas idée, jusqu'à ce que ce traître arrive à me dénoncer, comment a-t-il osé ? Non, non, n'en reparlons pas, je repartirai de nouveau (il regarda Ryu) et tu n'aimerais pas que cela arrive deux fois, hmm ? 
- Non. Non, on va éviter... Tu parles de ce traître depuis tout à l'heure, mais qui est-il ?
- Un démon perverti... Il était un de mes plus grands amis jusqu'à ce que je comprenne quels étaient ses réels desseins. Mais il était trop tard. Il avait déjà eu ce qu'il voulait. Dans votre langage, on dirait... qu'il était fourbe mais surtout, c'était un grand tentateur. Il m'a mené dans une impasse avec ses offres, et moi, ma gourmandise n'avait plus de limite, je suis tombé dans le piège qui s'était déjà refermé sur moi depuis longtemps. Saleté, si j'avais été lucide, j'aurai évité tout ça, ma douce serait encore en vie...
- Mais... Ce tentateur... Est-ce un humain ou un wyvern..?
- Ni l'un. Ni l'autre. C'est un monstre.
- On vous appelle aussi comme ça.
- Les mots ont plusieurs significations, pour vous, pour les wyverns, pour les felynes et les wyverniens... Il y a de nombreuses choses qui pourrait qualifier cet être abjecte, mais je crois que "monstre" est bien choisi. Il n'est même plus de sang pur, ce bâtard.
- Même plus ? Cela signifie qu'il l'a été ?
- Oui, il y a bien longtemps... Mais trêve de bavardage. Je ne sais pas ce que je vais faire de toi... Et disons que l'idée de te tuer me plait bien... Mais je n'ai pas envie que la fille tombe en dépression parce qu'elle t'aurait perdu. Non, il faut que je trouve autre chose. Je sais que dans tous les cas, tu irais tout lui déballer, et je n'ai pas réellement envie que cela arrive. Alors quoi ? Tu veux que je te menace ? Comme je l'ai fait il y a longtemps ? Que... (il se mit à fredonner) je prenne mon envol, que mes ailes obscurcissent le sol, que mon feu s'abatte sur la terre et que vous brûliez tous... à l'ombre de mon tourment ? 
- Cela me rappelle... 
- La Symphonie de Minuit ? Elle porte mon nom car c'est ainsi que Marys décida de m'appeler. C'est moi qui ait composé ce chant funèbre. Eh oui... Lorsque Larah le chante, elle se rapproche de plus en plus de moi, mais ça, tu l'avais compris, non ? Ce qu'il faut savoir en plus, c'est qu'elle n'a pas le chant complet. Il lui manque le dernier couplet. 
- Viens-tu de me le chanter ? Se méfia Ryu.
- Non ! Où as-tu entendu une aussi pauvre structure ? La poésie est un art, que diable ! Apprends à la respecter si tu veux connaître tous les secrets de mon chant... Cela dit, ce que j'ai fredonné sans rapproche bien. (Son oeil se posa sur le chasseur qui semblait prendre note de ses paroles... alors, un étrange sourire se posa sur la gueule de Minuit) Oui, il lui faudra bien ça pour me vaincre... Ou alors, elle prendra l'héritage de Marys... Hahaha ! Je pose de plus en plus de questions, et je réponds à aucune, n'est-ce pas ? Je sens que tu es déçu, énervé, mais tu as peur, peur de me contrarier, de me couper, de me parler. Tu es comme tous les autres, un humain banal qui n'a rien pour se distinguer des autres... En somme, tu n'es rien. Ton histoire sera emportée avec toi dans ta tombe, et personne ne se souviendra jamais de qui était Ryu Sovereign...
- ASSEZ ! Rugit Ryu qui balaya les paroles du dragon d'un revers d'épée. Tu ne sais pas qui je suis ! Tu ne sais pas ce que j'ai vécu ! 
- Parce que tu crois me connaître ? Gronda Minuit. Tu crois que tu possèdes les capacités nécessaire pour comprendre mes lamentations ? Tu n'aideras jamais Larah, tu n'auras aucune distinction, pas une médaille, pas un drapeau pour ta misérable existence ! Tu n'es personne, tu vivras à jamais seul au plus profond de toi, ronger par les souvenirs, les remords et la solitude... Tu mourras seul, sans avoir aimé, été aimé et sera aimé. Personne ne sera plus jamais qui tu es... Voilà de quoi tu as peur ! L'Oubli !
- Silence ! Hurla le chasseur désemparé. J'ai accompli des exploits que nul autre n'a jamais fait ! J'ai vaincu le grand et terrifiant Svarog ! Et aujourd'hui, je découvrirai la vérité, celle que tu gardes au fond de ta grotte et que tu as peur qu'on te vole... 
- Oui ! Oui ! Viens au fond de cette caverne pour comprendre, je n'attends que ça ! Viens, viens et contemple ce joyau que tu cherches tant, chevalier !

Ryu leva son arme et se jeta sur Minuit qui le balaya de la queue et le poussa au fond de la grotte, il faisait désormais mur de son corps, la lumière n'entra plus. L'épouvantable œil maudit s'ouvrit, comme une colonne de feu. La pupille était ornée de dorée tout autour, mais elle était pâle, opaque, rien ne pouvait s'y refléter, comme l'autre œil dont la pupille absorbait même la lumière. La peur ravagea le chasseur quine pouvait plus contempler une seule seconde cette boule de feu. Il se mit à courir vers le fond de la grotte qui ne finissait jamais et comprit qu'elle était gigantesque et creusait dans les entrailles de la terre. Il courait sans savoir où aller, sa seule lumière était la faible épée qui reflétait le démon rouge à lui seul. Minuit le poursuivait, continuant de rugir, il parlait en wyvernien, langue complètement inconnue du chasseur mais il savait que ce n'était pas que du bien. Cela ressemblait à une antique invocation ou alors à une prière adressée au diable, même s'il voyait difficilement comment tomber en face d'un plus grand monstre démoniaque. Ryu traversa une salle où des cristaux de machalite se reflétaient sur les murs, tels des veines, il se jeta derrière un pilier et reprit son souffle. Il sentit le dragon entrait dans cette salle et le chercher des yeux. Il entendait son puissant souffle, puis ses écailles se frotter contre les parois des rochers. Minuit chuchota quelque chose qui fit écho sur chaque pierre, chaque rocher, chaque caillou : "Où te caches-tu, Sovereign ? Viens à moi, je suis celui qui apporte la nuit..."
Ryu se tut immédiatement, il regarda par-dessus son épaule pour voir le dragon qui se mettait doucement en chemin, il avait déjà fermé son oculaire droit pour ne plus souffrir de la malédiction qu'il portait. Il fit trembler ses lèvres en grognant et avança lentement pour pouvoir se concentrer sur chaque mouvement. Il connaissait sa grotte par cœur, contrairement à l'humain qui se mit en mouvement immédiatement. Le mouvement était vital dans ce cas-là, il se ferait trouver un jour où l'autre, il savait bien qu'il ne serait jamais en vie s'il se mettait à courir, alors il rampa doucement, veillant à ce qu'il fasse le moins de bruit possible malgré son équipement. Le souffle du fatalis résonnait dans la pièce, comme un large sonar. Le dragon avançait doucement, cherchant une proie bien plus petite que lui, heureusement, il voyait dans le noir, contrairement à l'humain. Il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas chassé dans sa propre grotte. Il renifla le sol et trouva une piste, il se mit à serpenter plus rapidement, laissant le moins de distance possible. Ryu rampa derrière un pilier qui rejoignait le plafond, il était sur une espèce de balcon qu'il avait rejoint plus vite qu'il ne le pensait, de là, il put contempler la large salle circulaire qui descendait encore plus sous terre en son centre, comme si quelque chose s'y était reposé et avait fait un large trou à force de se frotter. Il regarda la pierre contre lequel il s'appuyait et vit des traces de brûlures, comme dehors. Non loin de lui, il y avait une épée brisée ainsi qu'une chaîne énorme, toute rouillée. Il s'y approcha et prit l'arme délicatement, la lame était émoussée depuis très longtemps, mais le pommeau était encore intacte, il essuya la poussière et découvrit le signe de la Guilde. Il eut un mouvement de recul qui le fit taper contre la chaîne et tomber en arrière. 
Minuit tourna immédiatement la tête vers le bruit et s'y précipita en s'aidant de ses ailes comme crochet pour se propulser en avant. Il arriva en quelques secondes sur le lieu du son et montra les dents en ouvrant un peu la gueule pour terrifier son ennemi et le faire bouger, mais il n'y eut aucune réponse. Il posa ses deux ailes pour tenir, les longues griffes se plantèrent dans le sol, le craquelant un peu, il glissa son museau contre un pilier et tourna la tête vers la droite, ce qui mettait Ryu en face de son œil fermé. D'ailleurs, l'humain était contre un pilier, dans un creux, il attendait que le monstre passe et priait pour ne pas se faire voir, il respirait lentement et sans faire de bruit, puis quand la tête de Minuit fut à son niveau, il se mit en apnée. Minuit fit avancer sa tête jusqu'à la base de son voile à l'arrière de la gueule et renifla en face de lui, il se rendit compte qu'il pouvait ne pas voir sa proie, même s'il doutait fortement qu'il soit caché dans une cavité. Ou alors il était stupide. Sa gueule s'ouvrit à moitié et une faible lumière borda sa gorge, Ryu inspira profondément et ferma les yeux. Soudain, le fatalis sortit immédiatement la tête comme s'il avait entendu un bruit. Il décrocha ses deux griffes et se laissa tomber dans la grotte. 

- Tu as été suivi, gronda Minuit.
- Impossible, fit Ryu en sortant de son trou et en bougeant rapidement. Il n'y avait personne. J'étais seul dans la plaine !
- J'ai senti... une présence. Serait-ce... Larah ? (il se tourna vers l'entrée de la grotte au loin, puis d'un coup, il rugit et se mit à reculer, comme s'il sentait une puissante douleur en lui) Arh ! Qu'est-ce que c'est ?! Cette... sensation... Elle m'épuise ! Ferme l’œil de suite ! (sa puissante voix faisait écho et fit trembler les murs, il rampa vers le centre de la grotte, prit une grande inspiration et rugit si fort que des stalagmites tombèrent du plafond, puis il se calma et laissa retomber ses ailes) Que se passe-t-il ?
- Elle t'échappe des mains ? 
- Bien sûr que non ! C'est juste un contretemps, une fausse note. Je vais aller voir ce qu'il se passe... moi-même !

Il ouvrit ses grandes ailes et commença à avancer vers la sortie. Ryu descendit en glissant sur la paroi pour rejoindre le plus vite le dragon. Il reprit son épée bien en main et appela Minuit : Reviens-là ! On n’en a pas fini tous les deux !
Le dragon tourna son cou et regarda le chasseur tendre une épée de soldat. Il ricana et reprit son chemin. Ryu prit son courage à deux mains et fit quelque chose qu'il regretta vite, il frappa la queue de son ennemi. Le monstre entier s'arrêta. "Comment oses-tu ?" Il se retourna complètement, les bords de sa gueule brillèrent d'un éclat rouge inquiétant. "Tu n'as aucune chance de me battre." Il se leva sur ses pattes arrière et avança lentement ses ailes vers Ryu pour le piéger. "Tu n'aurais jamais dû jouer les héros. Jamais." Il montra les crocs et envoya ses griffes sur le chasseur qui les esquiva en roulant sur le côté. Il se releva et frappa la membrane de l'aile, rebondissant immédiatement. Minuit l'encercla avec sa queue, le feu lui monta à la gorge et il cracha le contenu de sa poche à flamme sur l'homme qui sauta au-dessus de la queue pour y échapper, il repartit vers le fond de la caverne en appelant Minuit. Le dragon ne pouvait pas le laisser là et le poursuivit en rageant. De la fumée blanche écumée de ses narines. Ryu se dirigea vers le trou au milieu de la gigantesque caverne, il courait, glissait, trébuchait, mais ne s'arrêtait pas. Le fatalis regarda par-dessus le trou et s'y enfonça, pour lui, il n'était pas bien profond, il tendit le coup et atteignit vite le chasseur. Ce dernier se retourna et fit face à l'énorme gueule ornée de dents. "Tu aurais dû attendre que je parte, misérable". Il darda de la langue et poussa Ryu avec le museau, le faisant tomber en arrière. Il atterrit sur quelques... pièces. Il ne s'en rendit pas compte de suite, mais quand il se releva, il sentit un peu de monnaie tomber de ses vêtements. Minuit lâcha une petite boule de feu près de Ryu pour l'éclairer. C'était des zennies, il y en avait peut être pour 20 ou 30 milles pièces, mais ce qui étonna le plus le guerrier fut quand le dragon ajouta :

- Ce trou en était bombé. On m'a tout volé. Il ne reste que ça, leur charrette était déjà trop chargée. Je pouvais largement me coucher dedans, je me souviens que je crachais du feu dessus et me coucher alors, la chaleur me réchauffant le ventre. Mais c'est fini à présent. 
- Qui a été assez fou pour défier un fatalis ? Demanda Ryu, commençant son jeu d'acteur. Toi qui a l'air si puissant et entêté, ta vengeance ne serait-elle pas absolue ?
- Hmm... Si tu crois pouvoir me dresser, tu te trompes. Il y a bien quelqu'un qui l'a fait, ce traître dont je te parlais ultérieurement. Oui... Il m'a tout pris, pour me punir. J'avais tout gagné seul, c'était ma fortune personnelle. Voilà ce que j'ai gagné en... 20 ans de travail pour les hommes ? La Guilde l'ignorait jusqu'à ce qu'on me dénonce, et me voilà chassé de ma caverne. Tu dois sûrement pensé que j'ai toujours été le vilain... Mais j'ai été une victime aussi. Par le passé, des gens ont profité de mes talents, mais j'étais trop jeune pour comprendre ce qui se passait... J'étais naïf, je croyais en des idéaux faux, des univers fallacieux... à cause de Marys. Tu as dû comprendre qu'elle faisait partie de la même lignée que Larah. Sa mère ? Sa grand-mère ? Ou elle-même ? Et si Marys n'avait jamais été quelqu'un de précis, mais seulement l'esprit guerrier de la famille Tian ? 
- Je me suis posé la question. Ce que j'ai compris dans les notes de Marys, c'est qu'elle a été présente à différents temps, non pas qu'ils étaient fort éloignés les uns des autres...
- A l'age d'un dragon, tout ça s'est passé dans un court laps de temps. Mais c'est trop long à expliquer, et je n'ai pas le temps, surtout que ça ne servirait à rien si je te tue après. J'aurai parlé pour quoi ? Une fois mort, tu t'en fiches. Alors, Ryu, comment je te tue ? Rapidement, soit, mais comment ? Décapité, brûlé, mangé...? Il y a tant de manière d'arriver au même résultat. A chaque fois, tu tomberas dans la nuit primordiale, aux côtés des étoiles.
- Tu l'as dit tout à l'heure, si tu me tues, tu attaques indirectement Larah, je suis son ex, mais je suis sûr qu'elle tient encore à moi.
- Sérieusement ? (Minuit eut un fou rire et leva même la tête pour rire, il recula et tomba sur le côté, ne pouvant plus reprendre son souffle) Tu es tellement drôle... je ne m'en remettrai jamais. (il essuya ses yeux, à la manière des humains et se redressa, étouffant quelques rires) Juste pour ça, je devrai peut être te garder en vie, mais aussi en partie parce que tu as raison même si c'est ridicule... Hahaha ! Je n'arrive pas à croire que ce soit ta seule défense contre moi, par les Primordiaux, je m'en vais.
- Je ne peux pas te laisser partir. Pas après le voyage que j'ai fait.
- Il a dû te falloir un sac entier de courage pour venir ici. Tu te rappelles de qui je suis ? Je suis le Minuit le dément, d'une grande lignée de fatalis et je n’ai pas d’ordre à recevoir de toi, chacal.
- Si tu es si fort que ça, pourquoi n'es-tu pas rouge ou blanc, alors que tu es noir ?
- Par les Anciens, Sovereign, tu ne peux pas demander aux gens pourquoi ils sont noirs. Il faudrait que je sois encore plus fou pour décider de devenir pourpre, mais j'ai failli le devenir... On ne naît pas blanc, on le devient à force de sagesse, je suis tout l'inverse d'un vrai grand papa. Je prends du plaisir à tuer et faire saigner, je ris de mes massacres, je ne les compte plus. Mais je suis devenu plus calme ces temps-ci, pour vous, la vie est très courte, pour moi, l'éternité n'est qu'un battement de cil. Enfin, qu'importe. Je n'ai pas le temps de discuter plus longtemps, prends ces zennies si tu veux, je n'en ai plus besoin.
- Tu ne m'as pas dit concrètement comment tu les avais gagnées...
- (soupir) Tu ne vas pas me lâcher, dis-moi ? Je vais vraiment te tuer à la fin, ne m'y force pas. (il prit un ton sévère) Ne me repousse pas aux bains de sang. Tu n'aurais aucune chance de m'échapper, abandonne.
- Oh l'ironie, le fatalis qui refuse de faire face à son adversaire.
- Qu'est-ce que tu cherches, gamin ? Si tu voulais mourir, ce n'était pas la peine de venir jusqu'ici, tu prends un couteau et tu te tranches les veines, idiot. Allez, tu as une femme et une belle-sœur à nourrir, lorsque je reviendrai, tu auras intérêt à partir loin d'ici. Stupide humain... Ils n'ont plus aucun respect pour les wyverns...
- Le respect ? Comment respecte-t-on les monstres lorsque ceux-ci égorgent nos familles et détruisent nos villages ?
- Oui, (Minuit se tourna) c'est vrai. Tu as raison, je te l'accorde. Alors soit, insulte-moi. Je n'en ai plus rien à faire. J'ai tenté d'être comme vous, mais je ne peux pas me cacher, ma peau de monstre est toujours là. C'est dans ma nature d'être un être infâme et cruel, j'ai simplement tenté d'être quelqu'un d'autre, mais les instincts sont toujours là... (il y eu un long silence) Au moins, j'aurai essayé. Allez, remonte, je n'ai plus envie de te tuer. Il faut que je te montre quelque chose.
 
Ryu remonta du trou, pour pouvoir fuir en cas d'attaque même après ce qu'avait dit le dragon. A vrai dire, il ne s'attendait pas à entendre ça de la part d'un fatalis, il ignorait s'il y avait une part de vérité ou deux parts de mensonges. Il n'avait pas ramassé les informations qu'il voulait, mais en même temps, questionner un fatalis était tellement dangereux qu'il était déjà assez content de ce qu'il avait compris. Le dragon le regarda sortir et leva la tête vers le bout de la caverne qui paraissait assez loin pour l’homme. C’est alors que deux griffes saisirent la cape de Sovereign et le soulevèrent en l’air, il se mit à gigoter, mais il comprit qu’il était juste transporté plus vite. Au bout de la caverne, il y avait une petite embouchure où Minuit pouvait à peine passer sa tête. Il posa Ryu et le poussa avec son museau. Il entra alors dans une petite salle, baignant d’une lumière bleue, les cristaux qui brillaient dans la grotte étaient polis dans cette pièce et reflétaient une lumière bienveillante. Des plantes semblables à du lierre zigzaguaient sur le sol, faisant des spirales sur la terre grise. Ryu eut du mal à se frayer un chemin jusqu’à une pierre recouverte de plante au centre. Il entendit Minuit souffler fort, comme nerveusement, mais il ne s’arrêta pas, il trébucha et tomba face à la pierre… tombale.
« Je n’ai pas toujours été un vilain dragon… Il existe une part de moi encore éclairé. C’est l’Héritage  de Marys. »
Le cœur de Ryu battait très vite, son bras tremblait face à la pierre, il tenta de découvrir la pierre. Le Fatalis détourna le regard et sortit sa tête du trou. Le chasseur retira le lierre et vit la couleur du rocher : bleutée, comme la caverne. Il retira les feuilles qui cachaient le reste. Il s’attendait à découvrir un nom, mais il ne vit rien… Puis il regarda de plus près et vit, gravées sur le cœur de la roche, des runes et des mots wyverniens. Il maudissait le jour où il avait refusé que Larah lui apprenne le wyvernien. Il se leva et se tourna vers Minuit. « Qu’y a-t-il écrit ? » Le Fatalis détourna le regard et murmura quelque chose. Ryu s’approcha, mais encore une fois, c’était une langue inconnue pour lui. Il sortit de la salle et continua de s’approcher du dragon en demandant ce qu’il y était écrit, qui reposait là, était-ce Marys ? « La nuit repose ici, » répondit-il, « elle attend l’aube d’un jour nouveau. » Ryu ne comprit pas, il continua à appeler le dragon, impatient d’obtenir des réponses, il oublia bientôt qu’il avait affaire avec un Fatalis. Minuit traînait les pattes pour sortir, cela devait faire un moment qu'il n'avait pas pris un bon envol, mais il devait le faire. Le chasseur le suivait en courant, l'appelant encore pour le faire parler, Minuit commençait à s'irriter sévèrement, il se tourna une dernière fois, il allait assommer l'humain et le transporterait au village le plus proche. Ca lui paraissait être un bon plan, mais vint la question dont il redoutait la réponse :
 
- Tu connais le Comte, n'est-ce pas ? De nom, je suppose.
- Le... Comte ? (il réfléchit) Hmm... C'est un puissant humain je crois, il a pris les terres de quelques-uns de mes cousins à deux pattes, mais je ne le connais pas personnellement, je ne suis pas non plus en contact avec tout le monde. Enfin, je veux dire, je l'ai été, mais c'était il y a longtemps. J'avais un intermédiaire, tu t'en doutes bien.
- Je l'ai rencontré une fois, il était sûr de t'avoir déjà vu, lui. J'avais un contrat sur toi, mais j'étais assez intelligent pour le refuser.
- S'il me connait, c'est parce qu'il s'intéresse à la fille. D'un peu trop près d'ailleurs, cette ordure va me dire ce qu'il lui a mis dans le sang et je vais lui faire payer de m'avoir fait raté mon coup... Je suis désolé. (Il leva la tête et renifla l'air qui venait de dehors, il se tourna vers Ryu et lui fracassa sa queue contre son buste pour l'envoyer voler derrière deux ou trois rochers) Tu ne m'en voudras pas, j'espère juste ne pas t'avoir tué. Bien, accueillons nos invités... comme il se doit.
 
Il lâcha un nouveau rugissement terrible qui fit trembler le sol et la caverne. Ses ailes s'ouvrirent, faisant de l'ombre à l'antre. Il sortit la tête et évita un boulet de canon qui explosa près de ses cornes. De la poussière et des pierres lui tombèrent dessus. Il tira une boule de feu dans le ciel, rassemblant les nuages alentours. Il arriva finalement à voir les tireurs. Il y avait en tout quatre catapultes, trois canons et cinq balistes. Il montra les dents en grognant et rugit de nouveau, certains des hommes qui le visaient tremblèrent devant le dragon noir. Deux hommes s'avancèrent devant lui, il les regarda approcher, gardant son feu au bord des lèvres lorsqu'il reconnut la cape rouge et l'habit de la Guilde. Ses griffes s'enfoncèrent dans le sol lorsqu'il entendit la voix du capitaine :
 
- Minuit, je ne pensais pas que tu serais assez stupide pour revenir ici. La fille a parlé, tu es fini, abandonne et on te laissera tes précieuses ailes.
- Quelle fille ? Rugit Minuit. Celle à qui tu penses lorsque tu es en manque ? Et dire que c'est moi que l'on nomme le dément ! (il détruisit un canon et une catapulte en crachant une seule boule de feu) Fais reculer tes hommes, je n'ai pas besoin qu'on souille mon sanctuaire !
- Il y a déjà quelqu'un dans ta grotte, fais-le sortir.
- Il est mort. Je l'ai tué à l'instant, tu sais que j'en suis capable. Pour la deuxième fois, ordonne à tes hommes de RECULER !
 
Le ciel s'embrasa, il tira une boule de feu sur une baliste et esquiva un projectile. Minuit escalada comme un lézard la paroi de sa grotte et se retrouva sur le toit, à trente mètres du sol, surplombant les ennemis. Le Comte fit un geste à ses hommes qui reculèrent et baissèrent leurs armes de chasse massive. Les nerfs du dragon étaient à fleur de peau, et ça se voyait, il avança la tête vers l'homme qui était assez courageux ou fou pour se poster sans arme face à un Fatalis enragé. Le dragon ouvrit ses ailes pour les faire ressembler à deux faux. Il savait que ces armes pouvaient lui être fatal, mais s'il devait se battre, ce serait jusqu'à son dernier souffle.
 
- Combien de fois devrai-je faire brûler tes antres pour que tu me suives ? Tes migrations sont pointées par Larah, je n'ai juste qu'à faire un petit détour à Tenmura pour les trouver.
- Alors je ferai bien de faire un petit tour à Tenmura, répéta le dragon. Que veux-tu encore ? Tu n'en as pas eu assez ? Espèce de malade, torturer une femme pour avoir des informations sur moi, tu aurais mieux fait de t'y abstenir, je suis désormais encore plus assoiffé de vengeance. Que lui as-tu mis dans le sang ?
- Tu le comprendras bien assez tôt. Je pense que tu en as déjà une idée...
- Le sang ne se mélange pas ! Il est unique. Ce que j'ai réussi à faire, tu n'y arriveras jamais, alors arrête tes expériences sordides et laisse la fille tranquille ! C'est tout ce qui me reste.
- Je n'en aurai jamais fini avec toi ! Cria le Comte. Tout ça est de ta faute, tu ne peux que t'en vouloir !
- Ta maladie ne me concerne pas, je n'en suis pas responsable, tu as sans doute trouvé ça ingénieux de ralentir la progression, mais tu dépéris. Tu as intérêt à laisser Larah tranquille, sinon je te chercherai jusqu'au bout du monde et tu tomberas dans les ténèbres à jamais.
- Je n'ai pas peur de la mort, je cherche juste à la contourner. Il y a toujours une solution, tant que mes travaux ne seront pas terminés, je ne lâcherai personne. Coopère ou meurs, emportant la fille avec toi...
- Jamais. Je me battrai sur mon honneur. Jusqu'à la dernière goutte de mon sang... Espèce d’insipide égoïste, tu ne mérites rien ! Cria Minuit dans un rugissement titanesque.
- Archers, tirez !
 
Minuit rugit et encaissa les flèches qui rebondirent toutes. Il prit son envol et sauta sur les deux premières catapultes qu'il vit, les écrasant de tout son poids. Il détruisit une autre baliste d'une boule de feu mortelle. Il balaya les guerriers au corps à corps de sa queue et ses ailes et fit un bond en arrière pour s'envoler de nouveau. Il se jeta dans les nuages. Le Comte le suivait des yeux, on voyait encore son ombre  dans le ciel. Minuit surgit de la mer de nuage et se jeta en piqué sur l'homme. Le Comte attendit puis ordonna au dernier moment aux canons de tirer, mettant au sol le dragon qui se redressa en roulant. Il rugit et cracha une gerbe de feu sur ce qui venait de lui tirer dessus. Il fit le compte, il ne restait que des balistes... Il prit une grande inspiration et déploya ses ailes de nouveau. Il se jeta dans le ciel et fit briller son deuxième œil, bombardant alors ses ennemis.
 
 


Hrp : La suite... dans longtemps.... C:

 

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(Merci à Clost pour le Render!)

Salut toi :° T'as de l'imagination ? T'aimes écrire des textes avec de l'action ? Faire vivre de personnages fictifs ? Alors viens t'inscrire au Rôle play !

Je remercie de tout cœur ceux qui lisent nos aventures au RP ! Merci, merci et encore merci !

Ah, aussi, j'ai une fic, j'en remercie les lecteurs d'ailleurs !
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Re: Le Village et ses alentours

Message par khnil le Sam 5 Juil 2014 - 13:48

Khnil: J’aurais dû prendre de la compagnie. En plus de perdre mes moyens je me fais complètement chier tout seul…

Il soupirait dans son Aéronef. Toujours sur a route des airs, il cherchait encore la même personne (vous l’aurez compris)

La route était longue et il pouvait attendre parfois plusieurs heures avant de noter quelque chose qui pouvait l’intéresser. A savoir un signe de vie humain ou un peu de gibier à chasser. Il commençait à fatiguer. Sa vigilance baissait, puis ses yeux commencèrent à se fermer. Mais juste avant de s’endormir il remarqua un trait de fumée sortir des arbres. Trop fin pour être un feu de forêt, il y avait de la vie humaine ! Parfait il allait voir.

Par chance une clairière se situait juste à côté de la provenance de la fumée. Il manœuvra son véhicule pour se poser. Il descendit en sautant du pont. Il regarda celui ou celle qui faisait la fumée.
Une silhouette de forme bizarre, avec deux grands appendices qui la grandissaient. Une longue chevelure sombre, un peu en bataille. Une posture droite, digne. C’était elle. Il l’avait trouvée.


Luna : Khnil !

Il fonça en sa direction, courant pour l’embrasser. Ils s’étreignirent pendant de longues minutes.

Khnil : Je t’ai cherchée partout, tu étais où tout ce temps !?
Luna : Très très longue histoire, pose toi je suis en train de cuisiner. Je te raconte ça en mangeant !

Le camp était assez sophistiqué. Elle devait déjà être installée ici depuis un moment. Il y avait un foyer pour le feu, une petite cabane avec un lit qu’elle avait fait surélever pour éviter les insectes.
C’était rudimentaire bien sûr mais ça restait quand même mieux que de dormir à même le sol.
Elle lui racontait ses péripéties tout en mangeant. Comme elle était jolie. Avec ses deux grandes ailes. Il avait envie de l’épingler comme on collectionne les papillons.
Il l’attrapa par la main. Et lui fit signe de le suivre. Ce qu’elle fit sans question. Il la posa délicatement sur la planche de bois qui servait de lit. Elle était allongée et le regardait en souriant. Décidément, comme elle était jolie. Il ne put se retenir plus longtemps.
Il sortit un clou de son sac et plaqua son bras contre le lit. Il la cloua sur la planche de bois, lui arrachant un cri de douleur et faisant sortir une gerbe de sang.


Luna : AAAAAAAAH ! Qu’est-ce que tu fais ?
Khnil : Tu es tellement jolie.

Il lui cloua l’autre bras, lui arrachant un autre cri de douleur. Elle pleurait, à la fois apeurée et souffrante.

Luna : Je t’en prie arrête !

Il ne lui répondit pas, clouant sa jambe droite. Elle serra les dents sans crier cette fois ci. Du sang s’échappait des plaies. La jambe gauche connut le même sort

Khnil : Maintenant il faut mettre les ailes.
Luna : Non ! Pitié non !
Khnil : Tu mérites d’être immortalisée.

Il sortit un clou qu’il posa au milieu de l’aile gauche. Un grand coup de marteau fit se planter le cou dans la planche de bois, trouant l’aile et faisant sortir une grande gerbe de sang. Le blanc se tacha de rouge. Elle perdait beaucoup de sang. Et bien qu’elle tente de lutter pour sa vie elle avait beaucoup moins de vigueur, à peine assez pour crier maintenant. L’aile droite devint rouge à son tour. Et Luna ne bougeait presque plus. Même tachée de rouge elle restait si jolie.
Il fallait fixer la tête maintenant. Khnil déposa la pointe d’un clou  sur la trachée de Luna. Elle le regardait, faible, implorante et aussi apeurée. Il souleva son marteau, prêt à frapper.


Khnil : Hurgh !

Une grande inspiration le sortit de son cauchemar. Moins il la voyait pire c’était. Il s’était bel et bien endormi, pas de trait de fumée, pas de clou, mais pas de Luna non plus. Il essuya la sueur qui perlait sur son front. Tremblant, il se releva et retourna prendre les commandes de son aéronef. Quelle horreur. Il fallait mieux qu’il arrête de penser à ses cauchemars. Des cauchemars de mort. Qui devenaient de plus en plus lugubres avec le temps.

Il devait se trouver à manger. Il chasserait du gibier dans la forêt en dessous de lui.
Il trouva une clairière pour poser son Aéronef. Sauter directement du pont plutôt que d’utiliser l’échelle était une chose vraiment pratique à apprendre. Un gain de temps énorme. Encore tremblant, il avait besoin de se reposer. Il s’allongea dans l’herbe le temps qu’il se calme, regardant les nuages passer dans le ciel bleu pendant que les tremblements de son corps commençaient à devenir moins fréquents. Une fois qu’il se sentait mieux il décida de se lever pour aller faire un tour et chasser.

Il se balada dans la végétation dense avec précaution. Comme vous pouvez vous en souvenir Khnil perd tous ses moyens lorsqu’il combat seul. D’ailleurs ses recherches sont très dangereuses pour lui. Le moindre vélocidrome devient un danger mortel pour lui. Il cherchait juste un kelbi, un bullfango ferait aussi l’affaire d’ailleurs. Il cherchait depuis une bonne demi-heure déjà, lorsqu’il entendit un cri aigu.

Il fonça en direction du son. Débouchant sur une scène qui le rendit content d’avoir été là.
Une fillette de huit ans environ, était à terre. Devant elle se dressait, menaçant, un Kut ku. Elle était totalement pétrifiée. Le Kut ku souleva le cou et s’apprêtait à planter son bec dans le frêle corps qui se situait devant lui.
Une balle dans l’aile lui fit stopper son attaque. Quel autre être insignifiant voulait le gêner durant son repas ?
Le kut ku tourna la tête pour voir Khnil. Cela dit il ne vit personne. Khnil avait usé de sa discrétion pour atteindre la fillette à travers les buissons et l’arracher des griffes du danger.


Khnil : Va te cacher et montre toi uniquement quand je l’aurais tué tu m’as compris petite ?

L’enfant hocha la tête et s’enfuit en passant dans un buisson. Khnil avait une personne à proximité. Il pouvait se donner à fond. Très bien. Il chercha son chargeur électrique dans son sac.

Khnil : Ah oui c’est vrai je l’ai donné à yumi…On fera sans.

Alors qu’il se disait ça, le Kut ku l’avait retrouvé et l’attaqua par surprise. Khnil s’effondra au sol sous le poids du bec. Une grande entaille se fit sur son épaule gauche. Le monstre voulut écraser Khnil avec sa patte pour l’immobiliser mais Khnil esquiva en roulant sur le côté. Son épaule lui faisait mal. Il regarda. Il perdait du sang. Pas assez pour le mettre vraiment mal, mais ça le gênait. Khnil se releva en hâte pour faire face au monstre.
La première phase de combat était constituée essentiellement d’esquives et de petits échanges de coups. Le monstre cherchait à rouer Khnil de coups Malgré le fait qu’il ait la fille à protéger, ça restait difficile pour Khnil de savoir qu’il devait se battre sans aucun soutien. Il tirait quelques balles sur son adversaire mais vraiment sans plus, semblant économiser son énergie. Cela dit au fur et à mesure que le combat avançait on pouvait voir quelques étincelles parcourir l’échine du chasseur. Il n’avait encore jamais essayé cette technique en combat réel. Un parfait occasion de tester. Le cristal d’électrolithe qu’il avait dans le dos se chargeait petit à petit. Il pouvait vraiment contenir une quantité phénoménale d’énergie se dit Khnil.

Quand le cristal fut saturé les cheveux de Khnil furent parcourus de minuscules arcs électriques.


Khnil : On va voir si ça marche bien sur les monstres. Je vais devoir me calmer maintenant.

Il esquiva une dernière attaque du Kut ku, lança une bombe sonique pour l’arrêter un moment.
Le monstre semblait hagard. Khnil ferma les yeux. Il fit converger toute l’énergie électrique possible en direction de son bras, puis de sa main. Le passage de l’électricité par sa blessure lui faisait mal, mais il ne fallait surtout pas qu’il se laisse déconcentrer par la douleur. Il n’utilisait pas totalement son adrénaline. Il voyait donc partiellement. Il avait perdu la vision des couleurs en tout cas.
Sa main fut entourée d’énergie électrique. Le monstre avait repris ses esprits. Il semblait énervé.


Khnil : alors on est deux à faire plus mal maintenant. Mais je progresse plus que toi.

Le monstre se rua sur Khnil, qui esquiva d’un pas de côté et pris appui sur un tronc d’arbre pour se propulser sur son flanc droit avec de la vitesse, utilisant ses hanches pour prendre plus de forces. Il planta son bras dans le ventre du monstre avant de le retirer aussitôt.
Le visage de Khnil était inexpressif. Un mélange entre sérieux et indifférent. Son bras continuait à émettre de l’électricité. Tout son corps lui faisait mal, son épaule encore plus. Elle saignait abondamment pour couronner le tout. Mais il ne pouvait pas perdre sa concentration, sinon il perdrait le contrôle et se retrouverait à terre.
Le Kut ku continua à essayer quelques assauts. Khnil répondait souvent par la même attaque, à savoir un trou dans l’abdomen. Il visait, précis, les points les plus douloureux de l’anatomie du monstre pour le ralentir. D’abord une patte, puis un tendon, etc. Le monstre tenta de lui envoyer une boule de feu. Un bond en arrière mit Khnil hors de danger. Il devait maintenant attaquer le ventre.
Khnil : Merde j’ai plus beaucoup de temps pour faire tenir mon électricité. Je vais devoir te tuer plus vite que prévu. En espérant que ça passe…
Il posa sa main sur le monstre après un autre assaut et plutôt que de transpercer la peau il lâcha une grosse quantité d’électricité. Le monstre, abruti par le choc semblait un peu paralysé. En tout cas très engourdi.
Khnil arriva devant le torse de l’animal et planta son bras dans le torse avec toute sa force pour atteindre le cœur. Il déchargea tout ce qui lui restait d’énergie. Le Kut ku mourut d’une crise cardiaque.
Khnil reprit peu à peu la vue, très fatigué. Il tituba un peu avant de s’asseoir contre un arbre. Il avait eu de la chance que le cœur d’un kut ku ne soit pas très profondément dans la poitrine sinon il ne l’aurait pas tué.
La petite fille sortit de sa cachette pour aller le voir.


Khnil : Tu vas bien ?
Petite fille : Oui. Merci.
Khnil : Tant mieux.

Son dos lui faisait mal. Surtout à l’endroit où se situait l’électrolithe. Mais la douleur s’intensifia brusquement et khnil se sentit comme si il avait été foudroyé sur place. Il s’évanouit sur le sol, totalement inconscient.
Il se réveilla, toujours au même endroit. La petite fille n’avait pas bougée de sa place. Elle dormait la tête sur son ventre. Il prit le temps de l’observer un peu plus.

Elle était toute pâle. Les cheveux bruns, un peu courts. Et maigre, très maigre. Elle avait des habits rudimentaires. Le minimum vital si on vit dans la forêt.
Il la réveilla doucement.


Khnil : Petite. Eh petite…

Elle se réveilla et se frotta les yeux. Elle lui dit d’une voix embuée.

???: T’es réveillé monsieur ?
Khnil : Merci d’avoir veillé sur moi.
???: Tu dois partir maintenant.
Khnil : Et te laisser seule dans la forêt. Mais bien sûr. Tu vis bien avec quelqu’un non ?
???: Avec maman.
Khnil : Ben je te suis, on va la voir.
???: Faut pas rester avec moi. Je porte la poisse.
Khnil : Et tu crois que je vais laisser partir une pucette comme toi toute seule parce que je pourrais avoir pas de chance ?
???: Je t’aurais prévenu monsieur.

Il pouvait observer ses yeux. Des yeux de couleur violette.

Ils avançaient dans la forêt. Elle marchait en tête. Jusqu’à ce qu’un objet massif tomba du ciel en trombe. Khnil dut faire un rapide saut en arrière pour éviter cet objet tranchant qui essayait de lui tomber sur le coin de la tête.


???: Reste derrière moi Meï !

La petite fille regarda sa  mère. Khnil lui se crispa.

Cette voix, cette intonation, la personne qui se dressait devant lui. Rêvait-il encore ? Il se mordit la main jusqu’au sang. La douleur semblait bien réelle. Il était sur le point de pleurer de joie.
Elle lui jeta un regard dur.


Khnil : L…Lu…Luna…
Luna : Qu’est-ce que vous voulez à ma fille ?
Khnil : Hein ?

Elle fonça sur khnil pour le mettre à terre. Il esquiva, plus par réflexe que par défense. Luna planta son arme dans le sol et prit appui pour lui porter un coup de pied au visage. Khnil para avec son bras droit. Elle retira son arme pour assommer Khnil avec la prise de la lance mais Khnil recula. Elle semblait vraiment vouloir le mettre au tapis. Khnil esquivais sans vraiment y croire. Il retrouvait Luna et elle voulait déjà le tuer. Encore un de ces rêves macabres, quel intérêt de lutter, autant qu’il se finisse tôt. Il s’arrêta d’esquiver, pour prendre un coup violent sur le crâne. Tout devint noir.

Khnil se réveilla dans petite cabane en bois. Elle ressemblait un peu à celle qu’il avait rêvée plut tôt. Son crâne lui faisait un peu mal. Il se leva avec un peu de peine, encore un peu affaibli par le coup qu’il avait pris. Elle ne s’était pas retenue. En sortant de la cabane, la végétation dense au dessus de sa tête et les bruits alentours lui firent vite comprendre qu’il était toujours en forêt.


Meï : t’es réveillé monsieur ?
Khnil : Oui. Où est Luna ?
Meï : C’est qui Luna ?
Khnil : C’est la fille qui m’a assommée.
Meï : nan c’est maman ça.
Khnil : Hein ?
Meï : Tu lui fais bizarre à maman. Elle dit que « Ce garçon me fait peur mais je n’arrive pas à l’abandonner. »

Avant que Khnil ne puisse répondre la voix de Luna se fit entendre.

Luna : On ne parle pas aux inconnus Meï.
Meï : Mais il m’a sauvé et en plus tu l’as laissé dormir dans ton lit.
Luna: Oui et maintenant il va retourner chez lui et nous laisser tranquille sans faire d’histoire. Je déteste les inconnus. S’il ne t’avait pas sauvé je l’aurais laissé crever bouffé par les vélocidromes.
Khnil : Mais Luna…
Luna: V…Vous m’avez appelée comment ?
Khnil : Luna.
Luna : VOUS SAVEZ QUI JE SUIS ?!
Khnil : MAIS BIEN SUR QUE JE SAIS QUI T’ES ! COMMENT TU VEUX QUE J’OUBLIE LA PERSONNE QUI COMPTE LE PLUS POUR MOI BORDEL ?!

Elle se tut. Troublée.

Meï : Maman, tu crois que c’est lui ?
Luna : J…je ne sais pas…

La petite fille se tourna vers Khnil.

Meï : Maman elle dit toujours qu’elle se souvient plus, mais qu’il y a une personne qui la cherche dans le monde.

Luna se tenait la tête, les sourcils froncés.

Luna : JE ME SOUVIENS PAS ! RAAAAAAAH !

Elle se tourna vers Khnil.

Luna : Si vous savez quelque chose sur moi, ça change la donne…rappelez-moi s’il vous plait. Je ne peux plus tenir ce calvaire. Cette crise d’identité.

Elle semblait au bord de la crise de nerfs. Ses cheveux étaient en bataille et elle avait des cernes. La vie en forêt semblait l’épuiser. Elle lui fit signe de la suivre.

Elle cuisina un morceau de viande et des racines. Khnil raconta son histoire à Luna qui ne retrouva pas la mémoire pour autant. Elle apprit son histoire, l’origine de ses ailes, qu’elle avait longtemps vécu avec Khnil, comment elle l’avait rencontré. Qu’ils s’aimaient. Elle avait souri en le voyant rougir lorsqu’il avait dit ça. Meï écoutait attentivement la conversation, très discrète. Khnil finit son récit.


Khnil : Et tu m’as dit de te retrouver parce que tu voulais faire un truc important. C’était il y a 9 mois maintenant. Et je te retrouve enfin. Mais dit moi ce qui t’es arrivée ces neufs mois ?
Luna : Mes souvenirs remontent uniquement à 8 mois malheureusement. Aussi loin que je me souvienne…J’ai vécu dans cette forêt. En me réveillant, Meï était là. Mais j’avais tout oublié. Tout ce qui me conscerne. Cependant je savais encore chasser et parler. J’ai eu tellement peur en voyant mes ailes ! Imaginez à quel point…

Khnil se crispa en l’entendant le vouvoyer.

Luna : Tu préfères que je te tutoie ?
Khnil : Oublie pas que pour moi tu es la femme de ma vie.

Elle rougit.

Luna : Hummm… Ah oui. Ces ailes m’ont fait peur. Mais Meï était là. Et elle avait besoin de moi. Alors j’ai pris sur moi et je l’ai adoptée en quelque sorte.

Khnil : pourquoi vous vivez dans la forêt.
Luna : On ne sait pas comment sortir. J’ai toujours vécu ici dans mes souvenirs et Meï refuse de parler de son passé.

La petite fille le regarda avec un grand sourire. Elle était toute mignonne mais semblait cacher quelque chose de gros en fin de compte.

Khnil : Et cette lance ?
Luna : Je l’avais en me réveillant le premier jour.
Khnil : Est-ce que tu accepterais… De venir chez moi ?
Luna : Mais je ne te connais pas…Enfin oui mais non…Tu vois quoi.
Khnil : Tu crois vraiment avoir quelque chose à craindre de moi ?
Luna : Non… D’un certain coté je pense comprendre l’ancienne moi…Tu…Je veux dire… J’ai envie de te faire totalement confiance.

Khnil parut soulagé.

Luna : Uniquement si Meï veux bien. Ça te dit d’aller en ville ?
Meï : Il y aura des gens ?
Khnil : J’ai beaucoup d’amis là-bas.
Meï : D’accord. Mais je ne veux pas les voir trop souvent.
Khnil : Tu peux rester à la maison…
Meï : alors j’accepte.

Khnil sentit sa gorge se serrer. Enfin son cauchemar était terminé. Il L’avait retrouvée. Partiellement bien sûr. Mais il l’avait retrouvée.
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Re: Le Village et ses alentours

Message par Yian garuga anonyme le Sam 12 Juil 2014 - 19:59

Le vol noir du dragon maudit, c'est ainsi que l'on pouvait l'appeler. Minuit battait des ailes avec force et très peu souvent, un battement suffisait à le remettre en altitude. Il soufflait fort dans l'air quand il sentait ses muscles le meurtrir. Il avait un harpon plantait dans le dos et il ne pouvait se l'enlever seul. Il tenait fermement dans une de ses pattes le jeune homme qu'il avait assommé. Il avait du fuir en trombe quand ils avaient fait effondrer une partie de la caverne, par chance, il avait réussi à sauver le chasseur. Il n'avait pas voulu fuir, mais il ne pouvait pas laisser une autre vie derrière lui. Le Comte n'avait pas pu le suivre sans son précieux usherage qui avait fui le combat contre Minuit quand celui-ci s'était jeté sur le wyvern. Ryu était toujours inconscient et ne bougeait pas du tout, le dragon espérait ne pas lui avoir brisé trop de côtes... Il se sentit faiblir et dut se poser en trombe dans un lac. Il se remit sur pied avec difficulté, privé de la patte qui serrait le chasseur, il le posa au sol et s'effondra à côté de lui, baignant à moitié dans le lac. Maudit armes anti-dragons, elles étaient d'une efficacité monstrueuse, elles semblaient faîtes pour la chasse, il arracha une épée qui s'était coincée entre deux écailles et regarda de son bon œil quel était le matériau, mais il ne reconnut pas, il réfléchit à quel wyvern pouvait percer la carapace d'une fatalis avec ses os... Mais rien ne lui venait. Cela devait être très cher et c'était aussi pour ça qu'ils n'avaient que très peu de ces armes, heureusement, il en avait détruit une bonne partie. Il se fit tourner sur le côté pour voir si le chasseur respirait et c'était le cas. Il leva son coup, prit de l'eau dans sa gueule et relâcha tout sur Ryu qui se réveilla immédiatement en criant et agitant les bras, puis il se mit la main aux côtes en gémissant. Il émergea et se rendit compte de la présence du dragon, il se releva immédiatement, il ne l'avait pas vu entièrement à la lumière du jour, il y avait toujours une partie qui était submergée dans l'ombre... Minuit était gigantesque, bien que très maigre pour un fatalis, ses ailes pouvaient bien être aussi grandes que le hall de la Guilde et l'observatoire réunis. Mais étrangement, les ailes étaient bien plus grandes que la normal, il se souvenait que Svarog en avait d'à peu près sa taille. Il souffla avec effort et regarda Ryu qui tenait toujours ses côtes en grimaçant, Minuit tenta de se relever mais échoua la première fois, il tourna cependant la gueule vers le chasseur et lui tint à peu près ce langage :
 
- Retourne dans ton village, survivant, je n'ai plus besoin de te voir, tu as eu ce que tu voulais, maintenant va, et préviens Larah qu'à la nouvelle Lune, elle devra se trouver dans les runes antiques, à l'est de Schrade, j'ai besoin de sa présence impérativement cette nuit, honore cette volonté en échange de ta vie que j'ai sauvé à bien des dépends.
- Je... Je ne peux pas, elle n'est pas encore prête à te voir. Et si c'était un piège ?
- Il est urgent qu'elle me voit. Et tu n'as toujours pas compris que mes intentions ne sont pas mauvaises ? Gronda-t-il en se relevant. Va, à l'ouest, tu as un village, je n'ai plus rien à faire ici, la nouvelle Lune est dans moins d'une semaine, d'ici-là, tu seras chez toi.
- Attends ! Pourquoi m'avoir sauvé la vie ?
- Parce que tu mérites de voir la fin de la pièce, le dénouement viendra plus vite que prévu. Ou alors, tu es simplement celui qui préviendra Larah pour moi, idiot.
 
Il ouvrit ses ailes en rugissant et invoquant la tempête, les vents se levèrent et il prit son envol, Ryu se protégea avant de le voir partir au loin. Il resta silencieux quand des marchands accoururent devant lui pour voir ce qu'il se passait. Il ne leur dit rien, mais eux, dirent : "Tu es sous le mauvais présage du dragon qui porte la nuit... "
Larah se promenait dans la ville en réfléchissant à ce qu'elle pourrait faire à manger ce midi, puis Elim la trouva en trombe pour lui dire que l'on avait enfin des nouvelles de Ryu. La chasseuse n'était pas partie à la recherche de son ami car elle n'avait aucune idée de là où il pourrait être, elle avait juste prévenu la Guilde et ils avaient des observateurs dans chaque ville, mais personne ne savait où était Ryu Sovereign. Cette nouvelle était inespérée, Elim ne savait pas où il fallait aller, on lui avait donné pour point de rendez-vous une route qu'empruntait les chasseurs, mais Elim ignorait où elle était. Larah la guida rapidement et elles virent arriver sur un aptonoth le chasseur blessé, qui attendait patiemment qu'on l'on le ramène chez lui. La soeur de Larah accourut vers son mari et se jeta dans ses bras, les larmes aux yeux, elle avait eu vraiment très peur et sans nouvelle, c'était terrible, elle le serra si fort qu'il grimaça pour ses côtes, Larah lui envoya une potion qu'un felyne transportait et sourit au chasseur qui la but en lui faisant un clin d'oeil. Il avait une canne pour marcher car c'était très compliqué pour lui d'aligner son dos et ses jambes. Il se fit rapatrier chez Larah qui leur fit à manger, il raconta en mentant évidemment, qu'il avait croisé la route de bandit en allant chercher Larah qui s'était faîte enlevée, à dos de vélocidrome. Mais il s'était fait capturer par les mercenaires et avait pu s'échapper grâce à l'intervention des chasseurs qui les avaient fait battre en retraite, finalement, il s'était retrouvé sur les routes pour tenter de rentrer à la maison mais il s'était perdu. La femme aux cheveux bleu écoutait depuis la cuisine, décelant le vrai du faux, et pour ainsi dire, tout était faux. Elle resta de dos quand il parla ensuite d'une visite inattendue de la part d'un certain homme, là, elle sut que ce fut vrai, mais elle ne dit rien, elle se rappela immédiatement de ce que lui avait fait le Comte et elle en perdit le contrôle de ses mains, Elim se leva pour aider Larah à ramasser ce qu'elle avait fait tomber, mais la grande soeur lui ordonna de laisser comme c'était. "Tu es toute pâle..." lui fit Elim en l'aidant à se lever. Larah balaya la conversation de la main et se remit à la vaisselle. Ryu capta immédiatement le problème et tenta de passer à autre chose et grâce à Elim qui lui raconta comme elle était inquiète, il n'eut pas à parler davantage.
Plus tard, dans la journée, il sortit avec son ancienne camarade et allèrent marcher vers le port, ils s'assirent sur le pont et se burent du tord-boyau pour oublier les derniers jours qu'ils avaient vécu. Ryu but une gorgée et fit la moue et lui demanda alors qu'elle buvait à son tour :
 
- C'était si terrible que ça..?
- T'as pas idée, je recommençais enfin à bien dormir, mais ce con a tout foutu en l'air. En plus, Alix et Crimson sont morts...
- Quoi ? S'écria-t-il en recrachant son verre. Quand et comment ?
- Passage au stade berserk, un stade mortel pour les croisés, leurs gènes prennent le contrôle et patatrak, tout part en c...
- Je vois, vous avez dû les tuer ?
- Ouais... Je ne peux pas... Je ne peux pas envisager la vie sans eux... Alix était ma meilleure amie et voilà que Crimson...
- Ça va aller, on va t'aider, t'en fais pas...
- Ça les ramènera pas... Je sais ce que c'est la mort, je fais du tango avec elle tous les jours... Je vais peut-être renoncer à la chasse, je ne peux plus... quand j'ai vu le corps de Crimson transpercé avec son arme qu'il m'a donné... Même s'il était en berserk... J'ai eu l'impression de le tuer.
- La culpabilité... c'est vraiment un fléau pour toi. Tu ne peux pas arrêter la chasse, il te reste Minuit encore.
- Je ne peux pas le tuer, je te rappelle. Ou alors, je meurs avec lui, mais je ne peux pas partir sans Talf, et je ne veux pas qu'il meurt pour moi.
- Regarde tous ces gens que t'as aidé en tuant ces monstres... Tu es une combattante, tu ne peux pas abandonner comme ça, les gens ont besoin de toi, et je me vois mal continuer la chasse sans toi et tes chevauchées de monstres...
- Pff, soupira Larah, ça fait un moment que j'ai pas fait du rodéo, le jho m'a un peu traumatisée avec ça, bordel, t'as vu la bête ?
- Ouais, 'tain, rien que d'y penser... (il but un verre cul-sec et reprit : ) ça me donne envie de boire encore plus.
- Quand je pense qu'on a commencé à s'aimer un soir où on était complètement torché, ricana Larah en secouant la tête.
- Mon histoire avec Elim est déjà plus belle... Mais tu le sais, je t'ai tout raconté... Bon sinon, tu te doutes que j'ai bien raconté n'importe quoi pour ta sœur.
- Alors qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Je ne peux rien te dire pour le moment... Mais il faut que tu sois aux ruines de Schrade à la nouvelle Lune, c'est impératif.
- Pourquoi faire ? Demanda-t-elle, méfiante.
- Tu le sauras là-bas, j'ai peur de ne pouvoir t'éclairer plus, on m'a moi-même raconté très peu de choses...
 
La jeune femme opina sans rien demander en retour, elle savait qu'il ne lâcherait aucune information sans la torture, et elle n'avait quelque peu pas envie d'en arriver là. Ils burent un dernier verre et finir par repartir vers la Guilde pour que Ryu se fasse recensé.
Le deuxième jour, la jeune femme se promenait encore dans la ville avant midi et se posait la même question, mais elle tomba sur un Keil agacé qui commença à l'insulter quand ils se retrouvèrent nez à nez :
 
- Mais vous allez me laisser faire ma balade tranquille oui ?!
- Tais-toi, sérieux, je peux pas blairer ce coin, bon, alors, rapidement : Tana veut te voir, salut.
- Quoi ?
 
Et il repartit aussitôt. Elle ne rajouta rien et alla manger, puis une heure plus tard, elle entra dans le manoir de Tana et Keil. Rien à dire sur la décoration, Keil savait ce qu'il faisait et la couleur de la glace était tout bonnement magnifique, quand elle entra, la porte se ferma derrière elle, comme d'habitude, elle allait encore devoir répondre aux envies joueuses de la femme dragon ancien qui s'ennuyait fortement. Elle surgit du plafond, la tête à l'envers en souriant, elle sauta au sol en se relevant avec grâce. Elle jeta ses cheveux en arrière et s'assit sur son habituel rocher qu'elle faisait graviter. Larah ne dit rien et attendit simplement ce que voulait Tana. Cette dernière ne fit pas attendre plus longtemps, elle se glissa devant la chasseuse et lui dit : "Hmm... Je pense que tu devrais venir me voir en vrai" Keil hoqueta et lui interdit de faire ça, l'invitée leva les sourcils et assista à une scène de ménage où les deux individus parlaient en wyvernien, sauf qu'elle le comprenait aussi, mais elle les laissa faire, puis comme d'habitude, le Keilacta s'enfuit par la porte en la claquant, Tana soupira et reprit :
 
- Je pense que tu es en grand danger... Tu as choisi une voie qui te dépasse...
- Que sais-tu de moi ? On ne sait pas vu depuis des lustres.
- Ton aura Larah, tu oublies que j'en suis hyper-sensible. Et depuis que tu t'es faite enlevée, une présence à commencer à me troubler... Comme si... il y avait actuellement un fatalis devant moi... Mais un petit fatalis, comme un dragonnet... Ne va pas au bout de ce que tu as prévu...
- Je ne l'ai pas choisi, on me l'a imposé, je te rappelle que c'est le Comte qui m'a injecté ceci, je ne l'aurai pas fait moi-même, tu t'en doutes.
- N'utilise plus l'œil ! C'est trop dangereux !
- Il m'a sauvé la vie dernièrement, j'ai cru que j'allais tomber dans le coma, et ça m'a juste ravivée d'une énergie nouvelle,  je ne souffrais plus.
- Il y a un prix à tout ! Je t'en prie, viens me voir dans la montagne... Je vais te donner l'emplacement de ma caverne... ne dis rien à personne sauf à Talf, prends-le avec toi, je souhaiterai le voir aussi. J'ai besoin de vous deux... Venez demain ou ce soir, je vous y attendrai, la carte est sur la porte... Fais attention à toi, tu n'es pas en sécurité, fit Tana en reculant et disparaissant dans les ombres de la maison, ne laissant que ses yeux briller.
- Je pense avoir déjà fait mon choix...
- ... La nouvelle Lune approche, et tu ferais mieux de ne pas y aller...
- Comment...?!
- Tu oublies que je suis un dragon ancien, Larah, et qu'il y a des choses que je sais plus que toi... sa voix prenait celle d'un véritable dragon. Maintenant pars avant que Keil ne revienne et ne remets pas les pieds ici avant de m'avoir trouvée.

Le lendemain matin, Talf partit en ville avec Larah et cette fois-ci, il n’y eut pas de discussion sur ce qu’ils allaient déjeuner, mais fort heureusement, ils parlaient de comment ils allaient pouvoir trouver la caverne de Tana sans devoir passer par les zones de la Guilde, car évidemment, la dragonne se reposait dans un endroit loin des yeux des hommes. Na’Ki put les aider en leur indiquant les heures du passage du ballon pour qu’ils évitent de se faire voir en dehors des zones de collectes. Tana était logée dans les montagnes près du village de Yukumo, le voyage aurait pu être long, mais ils avaient le droit à un superbe véhicule très rapide qui les emmena sur le lieu avant 16h. Ils mirent une heure pour sortir des zones et purent rejoindre les dangereuses montagnes, après de l’escalade, ils arrivèrent sur un passage rocheux où le vent soufflait très fort et où ils s’abritèrent sous une grotte. Ils comprirent très vite où ils étaient grâce à la carte de Tana et purent continuer leur chemin, et c’est ainsi qu’ils trouvèrent la caverne du dragon ancien. Larah passa en première, prudemment, elle alluma une torche et avança doucement dans la grotte, ils n’entendaient pas de monstre, mais la présence de rares os montrait que quelques choses vivaient par-là, et ils prièrent pour ne pas tomber en premier sur le Keilacta. C’est alors que Talf discerna la silhouette du Thanatos. Instinctivement, ils portèrent leurs mains à leurs armes, mais lorsqu’ils virent la dragonne lever la tête et siffler d’amusement, ils se détendirent. Elle se leva alors, sur ses quatre pattes et étira ses ailes collée directement à son corps, comme les kushalas, elle avait quatre cornes très jolies qui feraient la fortune de braconniers. Ses yeux légèrement violés brillaient bienveillamment dans le noir, elle pencha sa tête après avoir étiré son cou, les dominant totalement par la hauteur. Talf se risqua :
 
- Tana ?
- C’est exact, je suis contente que vous soyez d’abord tombé dans cette caverne et non pas celle du deviljho ou du zinogre juste à côté.
-Oh.
-N’imaginez pas que je vis ici lorsque je ne suis pas sous forme humaine, je suis une nomade, ma position n’est jamais précise, c’est pour éviter les problèmes avec la Guilde, bien que j’ai montré que j’étais du genre pacifique, on ne dissocie pas les dragons anciens… Sauf quand on les connait, bien évidemment, mais nous sommes si rares… Notre espèce pourrait s’éteindre dans des siècles, en tout cas, je compte perdurer encore longtemps.
-Tu as demandé à nous voir en personne, fit Larah, qui passa directement sur le sujet.
-Oui, car de ce que je vois, l’heure est grave. Il me semble que tu avais eu un stage de remise à niveau psychologique et physique, et tu n’as pas vraiment respecté mes attentes sur les deux plans… En premier, parce que tu es entrée en résonance avec Minuit, en second, parce que tu as l’air de porter son sang…
- Impossible, la coupa Talf, le sang ne se mélange pas, on apprend ça en médecine très tôt.
- Non, bien évidemment, mais si tu permets que je t’éclaire… La « malédiction » de Larah remonte au contact du sang de Minuit et de son œil, je pense tout simplement que dans cette goutte de sang, des agents chimiques spécifiques se sont mélangés avec l’organisme de Larah, comme un virus, mais en imaginant que, comme je le fais avec mon corps humain, une puissance psychique permettrait d’entrer en résonnance, ou en outre, en symbiose avec ces agents et pouvoir ainsi les contrôler à distance, c’est ce que vous, humains, appelez télépathie.
- Foutaises, on sait bien que c’est scientifiquement impossible…
-Bah ce n’est pas dit en fait…
-En effet, reprit Tana, vous êtes bloqués par votre technologie trop peu avancée… Nous avons le savoir et vous la technique, c’est pour ça que je voulais rejoindre les humains, nous pourrions accomplir de grande chose.
- Alors pourquoi se méfier autant de moi ?
-Car les Fatalis sont mauvais, imprévisible et dangereux, tu ne sais pas ce que veut Minuit ! Il veut le contrôle et la destruction, je veux l’harmonie et la cohabitation, nous sommes némésis, c’est pour ça que je veux que tu te méfies. Mais je vois qu’il est déjà tard… Comment as-tu pu accepter cette synchronisation ?
- Tu ne sais pas ce qu’il s’est passé, je ne sais pas comment tu as pu être au courant, mais c’est loin d’être ce que tu peux imaginer, même Minuit était surpris, il ne l’a pas souhaité, c’est le Comte qui nous a imposé ça.
- Attendez, je ne suis plus, interrompit Talf, le Comte, c’est l’ordure qui t’a torturée, mais je ne sais pas ce qu’il s’est passé contre Crimson…
- Larah et Minuit n’ont fait qu’un, expliqua brutalement Tana en montrant les crocs.
- A vrai dire, je ne voulais pas non plus, c'était involontaire, mais j'ai l'impression de me répéter encore et encore... Tana, ne m'en veux pas, c'est comme ça, je ne l'ai pas choisi.
- ... Tu as sans doute raison... Mais je ne peux pas simplement faire comme s'il ne s'était rien passé et ne pas te donner des conseils et de l'aide... Ecoute, je pense que tu devrais éviter de faire confiance à ce monstre, tout le monde ignore son passé, du jour au lendemain, il s'est transformé en une bête sanguinaire... Il aurait pu devenir pourpre, mais je ne sais pourquoi il est resté noir, enfin, qu'importe, ce que je peux faire, cependant, c'est comprendre ce que t'as injecté le Comte, et vous allez m'aider, Talf, tu connais les adrénalines, tu sais que le contact avec un monstre sur longue durée peut favoriser l'apparition de capacités sortant de l'ordinaire, c'est ce que l'on a pu voir avec un certain chasseur dans le village, vous devez peut être le connaître, mais je vous le présenterai un autre jour. Donc on peut en déduire que la présence d'un monstre favorise une évolution... Vrai ?
- Ouais, répondit-il, on a déjà vu de nombreuses évolutions et adaptations... les interactions entre deux êtres... elles peuvent être passives, mais aussi actives.
- C'est exact. Les wyverns en symbiose avec leur environnement, on ne les compte plus : Yamatsukami, Gravios, Usherage, Duramboros... Même certains peuvent être en harmonie avec des forces majeures de la nature, comme moi je peux contrôler les champs magnétiques autour de moi, malgré que ça ne soit pas très étendu. Toujours est-il que je ne pense pas que l'on puisse te mettre dans le pot des adrénalines.
- Ni des AVIs, clairement.
- Alors on peut voir un croisement génétique...
- Sauf que ce n'est pas une partie de mon génome...
- Non, en effet... Pourtant, tu partages un oeil clairement inhumain... sourit Tana. Donc j'en déduis que l'on peut te mettre dans une corbeille à part.
- Une corbeille ? Merci.
- Eh bien oui, quoi, t'es ni l'un ni l'autre, alors on va faire une nouvelle catégorie !
- Je suis unique, personne d'autre ne possède un oeil de Fatalis !
- Non, en effet, réfléchit Talf, elle ne peut pas être classée de toute manière. Alors on peut imaginer... que ce qu'on t'a injecté est un... éther ? Ouais, on va dire ça, quelque chose qui stimule le "sang" de Minuit ?
- C'est peut être ça... Reiga t'a appris tout ça, n'est-ce pas ? Sourit Larah.
- Ouais... entre trois expériences en tant que cobaye... brr...
- Et si on demandait à Minuit ce qu'il en pense ? Glissa Tana.
 
Il y eut un grand silence, les chasseurs se regardèrent puis Talf répondit :
 
- C'est toi qui ne voulais pas lui faire confiance... On ne va pas lui en causer, et puis tu as toi-même dit d'éviter l'utilisation de l'oeil...
- Oh, bon sang, je suis tellement heureuse que tu me répondes ceci, s'écria Tana en se levant légèrement sur ses pattes arrière, tu n'imagines pas ma réaction si Larah tu l'aurais fait... Je peux donc te faire confiance...? Sur ce point...? Disons oui. Allez, partez maintenant.
- Quoi ? On s'en va comme ça ? Hoqueta Talf. On a fait tout ce chemin pour ça ?
- Vous voulez manger un morceau ? Je suis sous forme draconique là, alors à moins que vous aimiez manger des os, pourquoi pas, mais je pense qu'il vaudrait mieux que vous rentreriez vite, vous étiez censé très peu de temps... Alors tenez, des minerais, comme ça vous n'êtes pas venu pour rien.
 
Elle se tourna et brisa un morceau de cristal bleu avec sa queue que Talf ramassa ensuite rapidement. Larah ne semblait pas pressée de partir, tout ça lui semblait trop rapide, ils n'étaient pas venus uniquement pour ça tout de même ? Pourquoi avoir demandé de venir la voir sous forme de dragon alors qu'ils auraient très bien pu parler dans son manoir... En plus ils devaient craindre la présence de Keil non loin. La chasseuse s'avança devant la dragonnelle qui tourna la tête vers elle et elle demanda :
 
- Pourquoi m'avoir fait venir ? Juste pour ça ? Non, je ne le crois pas, alors quelle est la raison de cette venue ?
- Il fallait que je vois comment cela avait évolué...
- Tu aurais très bien pu le faire dans le manoir...
- Non, tu te méprends, quand je dis que je voulais "voir", ce n'était pas avec mes yeux... Les humains, vous avez bon voir les couleurs, il y a des choses que vous ne percevez pas, vous êtes aveugles. Je suppose que tu observeras des choses nouvelles si tu continues sur le chemin du dragon noir... Je dirai que ce serait une bonne chose s'il n'y avait pas tant d'enjeux.
- Alors qu'est-ce que tu vois ?
- D'un certain côté, l'espoir. Le felyne Tikky Mittyk avait peut être raison... Mais pas dans ce sens. Il voulait que tu sois la personne qui soit entre wyvern et humains, plus que les wyverniens, il te voulait être une frontière. Hmm, il avait des étoiles dans les yeux, il est trop difficile de confronter nos deux peuples, tant de différences... Tout les humains ne sont pas comme toi et très peu de dragons partagent mon avis, je suis un peu une déchue. Mais je m'en fiche. Tu veux savoir ce que je vois ? Un mauvais présage. Soit tu seras la personne que voulait Mittyk, soit tu seras sa destruction... Mais c'est encore trop instable... Ton aura... Elle porte mille saveurs, comme si même ton corps n'avait pas décidé qui tu étais...
-.... Tout compte fait, j'aurai dû éviter la question...
- ...Mais peut être que ton âme sait qui tu es.
- Trop profond pour moi, lâcha Talf. Bon, on va y aller je pense. Ce fut un plaisir, Tana.
- Partagé, dit-elle. Enfin, presque. Je suis toujours inquiète, mais après réflexion, ce n'est pas à moi de décider de ton existence Larah, je serai juge uniquement si j'aurai besoin de te tuer, mais bon, on n'y est pas... Bonne journée !
 
Ils sortirent peu rassurés et se remirent en route pour le village. Ils parlèrent très peu des paroles de Tana qui leur paraissaient très contrastées, mais d'un certain côté, elle aimait beaucoup conduire les gens dans des énigmes et ce qui en ressortait, c'est qu'elle n'était jamais claire, mais volontairement. Les chasseurs n'avaient pas envie de chercher plus loin et d'un certain côté, elle avait raison, il fallait qu'il rentre, mais ce déplacement leur avait semblait vain. Ils partirent tout deux et rentrèrent à Tenmura, Talf ne garda même pas les minerais, il les vendit sur le chemin pour acheter des provisions pour la maison.
Le soir, ils dinèrent seuls, Elim et Ryu étaient partis se faire un rendez-vous en amoureux dehors et avaient donc laissé la maison pour Larah et Talf qui finissaient par manquait cruellement de place, heureusement, le salaire d'Elim et celui de son mari allait servir à acheter une maison dans les semaines à venir. Les deux chasseurs se déséquipèrent de leur armure et se jetèrent sur le lit exaspérés. Ils avaient l'impression de n'avoir pas eu de repos depuis des mois... les semaines précédentes avaient été très dures à supporter et ils n'avaient pas beaucoup parlé, Larah était incapable d'évoquer ce qui lui était arrivé chez Isaelas, même avec Amélie, cela avait été impossible. Quant à Talf, il réfléchissait encore aux paroles de Crimson et il s'était rendu compte que sa bien-aimée était peut être aussi convoitée par d'autres, mais il n'osa pas aborder le sujet, c'était déjà assez lourd pour la jeune femme, il n'avait pas besoin de lui rajouter ça pour le moment.
 
- Larah ?
- Hmm...?
- Tu vas vraiment... essayer de continuer d'être, comment dire... d'être un seul être avec Minuit ? J'ai compris que la sensation que tu avais ressentie était loin de tout ce que tu avais pu imaginer, mais je ne sais pas... Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. J'ai peur de te perdre, de perdre la femme que j'aime, et si ta conscience se noyait dans tout ce bordel ? On a vécu un millier de choses ensemble et on sait qu'il y a eu des hauts et des bas, surtout des bas, mais si j'ai un sentiment fondé, c'est que je suis sûr et à la fois fier de t'avoir empêché de sombrer dans la folie... Mais là, j'ai juste l'impression que tout part en l'air...
- Tu vois ce que je suis devenue ? Si on m'avait dit que je serai en osmose avec Minuit, je me serai suicidée... Alors, que là, j'ai l'impression d'être libre. Je ne peux pas me débarrasser de lui de toute façon, en ce moment, j'ai pleine capacité de mon corps, de mes pensées... J'entends même les siennes, j'ai l'impression d'avoir une certaine domination, expliqua-t-elle.
- Alors, commença Talf... Si tu te sens mieux, je ne dirai rien, je n'approuve pas ce choix... Tu le sais.
(il y eut un silence, Larah reprit après avoir levé sa main droite en regardant les marques noires)
- Mais regarde, maintenant, j'ai l'impression d'être une reine ! s'écria-t-elle.
- Une reine ? A ce point... ? Haha, tu sais qu'on ne croise jamais le pas avec la reine ! Hoqueta Talf. Comment, moi, ton valet, ne pourrait plus trébucher devant toi ? C'est triste... Tu es reine de quoi en fait ? Reine des Lames...?
- Reine des Lames...? Pfft, trop utilisé... Je ne sais pas... La reine du tango, ça casse pas la baraque...
- Si tu rajoutes des couteaux à ton tango, ça peut être mortel... !
- C'est un peu ce que je fais avec la Symphonie de Minuit, Talf... Soupira Larah.
- Ah ouais, pas faux... Hmmm... La Reine des tempêtes !
- Héhé, on m'appelait la chevaucheuse des tempêtes à cause des kirins... Mais personne ne croit plus à ces créatures sauf quand tu es un chasseur... Alors, maintenant, je suis un peu à la ramasse avec ce titre...
- Bah justement, on peut imaginer que t'es plus la cavalière, mais genre, t'es devenue la reine !
- Ah mais oui, c'est sympa comme idée ça.
- PERSONNE NE CROISE LE CHEMIN DE LA REINE DES TEMPETES ! Hurla Talf.
- A TERRE, FATALIS, JE VIENS VOUS SOUMETTRE AVEC MON COUTEAU DE DÉPEÇAGE ! Enchaîna Larah.
- Awww, c'est génial comme titre ! S'écria Talf. Et moi, je suis donc le Roi des siestes !
 
Il passa son bras autour de Larah et la ramena à lui. Il frotta sa tête à la sienne en rigolant d'excitation, ils s'étaient rarement sentis aussi soulagés et sereins.
 
- Et si on se mariait ?
- Nope. Non, pour l'amour de... non. Je n’ai pas l'argent pour ça ! Regarde ma bourse ! Vide ! Mais soit, si tu n'aimes pas non plus les cérémonies... Larah Tian, aussi appelée par son père Eve Talos, je te jure de rester à tes côtés aussi longtemps que je le pourrais. Il y a bien des choses que je ne peux promettre, comme te protéger tout le temps, car je ne suis pas dans ta tête, mais je peux au moins te protéger pendant la chasse ou à la maison. Et encore... si je ne me suis pas endormi.
- Ne fais pas de promesses comme ça, on ne sait pas ce que la vie nous réserve, j'ai des nombreux ennemis qui pourraient compromettre tout ça. Je ne serai pas en paix tant que je n'aurai pas trouvé la vérité sur ma famille...
- Ca, je peux te le promettre qu'on le fera ensemble.
 
Mais au fond d'eux-même, ils savaient que ça serait compliqué, que certaines choses les en empêcheraient, qu'ils ne sont pas les maîtres de leur vie, que les événements futurs ne seront pas toujours en leur faveur et que la mort peut frapper à n'importe quel moment. Ils se turent car de toute façon, il ne fallait rien ajouter, s'il pouvait profiter d'une chose, c'était être ensemble au moment présent, car personne ne savait ce que pouvait leur réserver l'avenir.
Le jour de la nouvelle Lune, elle se leva seule et déjeuna seule, elle ne savait pas à quoi s'attendre, Ryu n'avait plus abordé le sujet depuis et elle ne trouvait jamais le moment pour lui rappeler. Mais ce qui la laissait en trouble, c'était si elle serait alors en danger ou non, elle but du thé en regardant son armure qu'elle avait en partie fait réparée, à côté de l'armure siégeait désormais l'arme de Crimson qu'elle n'avait toujours pas nettoyé, comme si c'était trop dangereux ou trop sacré. Elle prendrait ses équipements avec elle, en se levant, elle fit une fixation sur son casque, elle le saisit et regarda la visière qui était rayée au niveau de l'oeil gauche, à cause du coup que lui avait envoyé le croisé berserk qui l'avait pratiquement mis au tapis, pour une fois, c'était sa partie gauche qui était aveugle, elle y trouva une certaine ironie et le reposa en silence, plus elle pensait à la soirée, plus elle avait peur. Son équipement la rassurerait sûrement, elle n'en douta pas, elle sortit de chez elle et partit pour la Guilde où elle consulta les cartes pour s'y rendre le plus vite possible. Elle n'irait pas en utilisant les moyens de la Guilde, elle voulait garder ça secret, Yann serait sa monture et il partirait après l'avoir déposé à 200 mètres des ruines où elle attendrait ce que lui a dit Ryu. Elle ne soupçonnait en rien la présence du Fatalis, elle s'attendait plutôt à avoir une visite humaine... Et elle craignait plus le Comte que qui que ce soit d'autre. Peut-être qu'il n'était pas du tout envisageable de partir sans Talf ou sans prévenir quelqu'un... Larah se tourna vers la seule personne dont elle était sûre qu'elle ne dirait rien aux autorités. Elle prit ses affaires et sortit du bâtiment principal avant de se tourner vers une petite maison non loin de là.
Elle arriva devant la porte et soupira tristement, elle saisit la poignée et fit grincer l'épaisse porte. La maison était souvent ouverte car son propriétaire perdait souvent les clefs. Elle ferma derrière elle après s'être assurée de ne pas avoir été suivie, un certain sentiment de paranoia l'habitait ses derniers temps, comme si elle n'était en sécurité nul part, elle retira son manteau et remarqua alors une veste qui lui disait quelque chose, elle s'en approcha pour vérifier ses soupçons quand elle entendit un bruit au premier étage, elle appela alors : "Hémildam ?" Il y eut un instant de silence avant qu'elle n'entende de l'autre côté de la maison "Larah ?" Elle répondit et son père entra dans la pièce en vitesse. Les visites de sa fille était tellement rare que ça paraissait être surnaturel. Il regarda tout le bazar dans sa maison et avant de s'excuser, la jeune femme balaya toute parole de sa main et dit que ce n'était pas grave. Il la fit s'asseoir et lui demanda ce qui l'amenait. Elle se posa sur une chaise et attendit que son père se mette en face d'elle :
 
- J'ai besoin que tu me rendes un service. Ce soir, je pars pour Schrade, mais je ne veux pas que ça se sache, tu vas me faire ma couverture si c'est possible...
- Tu sais bien que ça ne me dérange pas, je te vois tellement rarement, que vas-tu faire à Schrade...?
- Je ne sais pas trop, Ryu m'a dit d'y aller à la nouvelle Lune alors c'est ce que je vais faire...
- C'est ce soir ?! S'écria Hémildam en se levant.
 
Larah fut abasourdie et répondit simplement "oui", il se rassit en toussotant et resserra sa chemise, il se gratta ensuite la tête et reprit :
 
- Pardon, c'est juste que j’aie un anniversaire à souhaiter.
- Ah, eh bien, maintenant tu sais... Si ce n'est pas indiscret, c'est l'anniversaire de qui ?
- Euh... D'un vieil ami qui est mort il y a longtemps, et la nouvelle Lune tombe à son anniversaire, improvisa-t-il.
- Ah, bon, si tu le dis, se méfia Larah. Alors, tu pourrais me couvrir ?
- Sans problème, je m'évapore avec toi en allant vers le port pour pouvoir aller chercher un colis qui aurait appartenu à ta mère, tu m'accompagnes pour vérifier la transaction, on monte sur le bateau, on descend la rivière, seuls, évidemment et je t'attends vu que je suppose que tu vas monter Yann, ensuite on revient dans la nuit avant l'aube et on peut revenir tranquillement. Evidemment, tout ça pour rien car le colis était faux et qu'on s'est fait avoir, on y est allé de nuit car c'était des mélynx nocturnes qui nous ont fait venir. Ça parait légal ?
- Totalement légal, escroc, sourit Larah.
- Eh bah voilà, on y est, donc rendez-vous ce soir. Talf est au courant ?
- Non, mais je vais lui dire pour le colis, il sera d'accord pour une soirée je pense... Hmm... Papa, est-ce que tu connais le Comte ?
 
Hémildam leva les yeux vers sa fille qui le dévisageait inquiète, elle ferait sûrement un bon pas si elle en savait plus sur cet homme. Il remua les lèvres mais ne dit rien, puis il secoua la tête pour dire non. Mais Larah savait qu'il le connaissait, c'était lui-même qui lui avait dit, quand elle se faisait torturer, elle se leva et posa les mains sur la table.
 
- Cet homme me poursuit.
- Je sais.
- Il m'a déjà rencontrée...
- Je sais, répéta-t-il.
- Il m'a enlevée...
- Quoi ? Souffla son père qui ne se rendait pas compte de ce qu'elle disait.
- Et il m'a torturée. Alors pourquoi ? Pourquoi je ne peux pas savoir ?!
- Que t'a-t-il fait ?! S'écria son père en se levant et en s'approchant d'elle. Pourquoi ne m'avoir rien dit ?
- Parce que je ne peux pas ! Je ne peux pas ! J'en suis incapable ! C'était un cauchemar, je n'arrive pas à m'enlever de la tête la douleur ! Je ne peux plus imaginer une seule seconde être en sécurité... il faut que je sache qui il est...
- C'est un noble qui a voulu du mal à ma famille et celle de ta mère depuis qu'il a su que l'on allait hériter d'une précieuse somme d'argent de la part de la famille Tian, mais ce n'était pas tout, il y avait aussi tout un héritage entier que ta mère Myra a gagné, il était jaloux et s'est jeté à notre poursuite en essayant de nous voler par le biais de la diplomatie et de ses contacts, mais ta mère ne s'est pas laissé faire et il l'a toujours gardé en travers de la gorge, mais je ne pensais pas qu'il aurait été capable de te pourchasser, même après la mort de ta mère...
- Est-ce que Minuit a à voir avec tout ça ?
- Larah...
- Je veux savoir la vérité... Celle qui me tourmente depuis 8 ans.
- Je ne pourrais pas t'en dire plus... C'est ta mère qui savait tout, et elle a gardé tout ça pour elle, il existe cependant des traces écrites, et ça fait des années que je les cherche. Il est sûrement possible que le Comte les ait trouvé et les ait brûlés... Ne te tourmente pas avec ses documents, je suis à leur recherche depuis longtemps et je n'ai trouvé qu'une ou deux feuilles. Elles ne sont pas ici, elles sont à Dondruma, je les ai gardé dans une banque très sécurisée. Je ne devrai même pas t'en parler, mais je veux juste que tu le saches. J'irai les chercher si tu veux, mais il me faudra du temps.
- C'est d'accord... J'ai du mal à croire à tout ça, mais je n'ai rien d'autre à quoi m'accrocher. Je vais aller me préparer et prévenir Talf et Yann, à tout à l'heure.
 
Elle sortit en silence car elle savait que cela ne servait à rien de chercher, son père ne dirait rien de plus car soit il disait vrai et n'avait aucune idée de ce qu'il s'était passé, soit il mentait et jamais elle n'aurait les informations. Tout le monde semblait lui mentir, comme si elle devait trouver elle-même ce qu'elle cherchait, elle rejoignit les forêts où vivait Yann et l'appela pour le prévenir, lui au moins, il n'en savait rien comme elle. Il arriva au bout d'un quart d'heure de sifflement, il expliqua qu'il n'était pas dans le coin et en wyvernien, il demanda ce qu'elle voulait, car c'était toujours pour une occasion spéciale ou importante. Elle lui expliqua tout et il ne tarda pas à accepter, il ne sembla même pas réfléchir, il fit juste : "La nouvelle lune ? Parfait, personne ne me verra voler." Cette phrase marqua Larah, mais elle n'avait aucune idée pourquoi. Le rendez-vous étant établi, elle rentra chez elle, il était déjà la fin d'après-midi quand elle entra chez elle, elle expliqua à Talf pour le colis qui acquiesça simplement sans poser de question, il était semblait-il très fatigué et se reposa alors. Elim et Ryu était encore de sortie, ce qui était encore mieux pour Talf qui allait sûrement passer la soirée à dormir.
Elle rejoignit son père au crépuscule et ils embarquèrent sur le bateau en silence, ils avaient un petit équipage que le felyne blanc Kot qui avait accepté de les mener jusqu'à la rivière de Schrade, selon les marins, les eaux là-bas étaient très calmes et il n'y avait pas de pirate ou de monstre, ce qui les avait fait accepter de partir de nuit, Hémildam s'occupait de les payer, mais Kot n'avait pas exigé une grande somme. Il était debout sur la proue du bateau, silencieux, comme s'il sondait les eaux. Larah s'était assise sur une rambarde, polissant ses deux sabres, elle n'avait pas pris l'épée de Crimson, elle pensait que ses deux épées seraient beaucoup plus dissuasives grâce à leurs éléments. Elle regardait le village disparaître au loin, son père aidait les matelots à faire partir le bateau, puis il ne voulut pas déranger sa fille qui avait demandé d'être seule. Rien ne dérangea le voyage, ils arrivèrent à bond port très rapidement, on fit descendre la barque à l'eau et Hémildam et Larah partirent seuls. Ils mirent le pied à terre et s'éloignèrent rapidement, ils étaient encore loin de Schrade, mais évidemment, Yann ferait le reste. Larah utilisa son sifflet et appela le wyvern qui se posa dans un silence qui inquiétait toujours les humains. Elle monta sur son dos, son père lui dit de faire attention, elle acquiesça et s'envola en silence avec le garuga. Ils ne mirent que très peu de temps à attendre la plaine où se trouvaient les ruines. Il se posa en sifflant, il sentait un danger non loin et il ne tarda pas à prévenir la chasseuse qui lui ordonna de partir et vite, elle aussi avait un mauvais pressentiment, une étrange musique courait dans les plaines : Le vent soufflait sur les rochers et les herbes se dressaient et se rabattaient, comme si on les fouettait violemment, aucun animal dans les parages, à part des criquets qui à de courts instants faisaient bruisser leurs ailes, ce qui donnait un côté assez étrange à la plaine. Si une chose n'effrayait pas Larah, c'était le noir et pour le coup, la plaine était d'une obscurité sans précédent, d'habitude, la Lune aidait grandement, mais là, c'était complètement impossible de repérer quoi que ce soit. Elle avait les mains sur son sabre de droite et observait chaque parcelle du décor qui s’animait autour d'elle, elle finit par apercevoir les ruines, une montée de stress la prit, elle s'avança timidement avant de ressaisir son arme et reprendre courage. Qui pouvait lui demander de venir à cette heure dans des ruines près de Schrade ? Peut-être Tikky Mittyk, ce serait vraiment bien que cela soit lui, à vrai dire, elle souhaitait plus que tout que ce soit lui. La jeune femme posa le pied sur le sol en pierre des premières ruines, de ce qu'elle pouvait voir, il y avait surtout des colonnes qui formaient des cercles concentriques, à part à l'extérieur où d'épais murs étaient toujours debout, il y avait très peu de blocs de pierre très haut. Elle avança vers le centre, n'osant pas demander s'il y avait quelqu'un. C'est alors qu'elle entendit un frottement, elle se tourna mais ne vit rien, elle continuait de marcher en forçant sa concentration sur son ouïe, elle ferma même son œil pour mieux se concentrer.
Un chuchotement constant résonnait dans les ruines, comme si les fantômes qui s'y cachaient refaisaient surface pour cette unique soirée. La chasseuse était tentée de dégainer son arme, pour se rassurer, mais elle avait peur que sa lame produise un quelconque reflet et qu'elle puisse alors apercevoir quelque chose d'inquiétant. Si elle ne voyait pas ce qui l'observait c'était tant mieux, ça lui éviterait de paniquer plus que ça. Son casque lui donnait l'impression d'être intouchable, puis elle entendit un raclement. Cette fois-ci ce n'était pas loin, elle se retourna brusquement mais ne voyait rien, elle tira finalement son épée gauche et avança. "Qui que tu sois, sors de ta cachette", lâcha finalement Larah sur un ton guerrier.
Puis il y eut un nouveau son, comme quelque chose qui se raclait contre la pierre, elle regarda d'où provenait le bruit et vit quelque chose passer, mais il faisait trop sombre pour discerner ce que c'était vraiment, elle recula vers une colonne au sol et tira son autre arme. Quelque chose passa dans le ciel, elle leva la tête et ne vit rien... puis elle remarqua qu'elle ne voyait pas non plus les étoiles à certains endroits, lentement, elle imagina le contour de ce qui lui cachait les astres, la peur commençait à monter en crescendo, elle suivait des yeux la courbure de ce qui semblait être un grand voile, qui s'éloigna subitement et laissa de nouveau place aux étoiles. Elle n'arriva plus à bouger quand elle sentit le sol trembler et dans son dos, quelque chose qui se levait, qui dressait le cou et souffla avec une telle puissance que la fourrure de son armure se souleva. Elle lâcha ses armes sans même regarder ce qui était derrière elle, une aura écrasante se leva et c'était la même qu'il y a 8 ans. Huit années sans jamais avoir revu le bourreau de son village de ses yeux. Elle sentit son regard se poser sur elle et eut un frisson d'effroi qui fut douloureux. C'était plus fort qu'elle, elle se tourna lentement, ce qui lui paraissait être une éternité ne prit que quelques secondes. Si elle le revoyait, c'était fini, tous ses cauchemars, toutes les nuits où elle ne pouvait plus dormir reviendrait. Il tournait la tête en même temps, pour se mettre bien en face d'elle, leur mouvement était similaire et en même temps, et c'est alors que leur unique oeil se posa l'un dans l'autre, le bleu ciel de Larah pâlit devant la rougeur des yeux de Minuit.
Tout ce qu'elle voulait, c'était s'enfuir, partir, courir plus loin que possible, mais elle savait qu'elle ne lui échapperait jamais. Tout devint évident, qui pouvait demander à la chasseuse de se voir une nuit sans lune, près de Schrade, dans des ruines ? Qui avait pu être assez fou pour accepter d'y aller ? Si Yann pouvait être invisible, un fatalis noir le pouvait également. Elle recula de deux pas sans lâcher le regard du dragon qui la suivait des yeux. Son souffle était la seule chose qu'elle entendait désormais, il s'entourait de ses immenses ailes comme d'un bouclier et il la regardait de haut, dans un silence qu'il attendait car il savait que jamais Larah n'aurait réagi différemment, il savait être patient. Il cligna de l'oeil ce qui sembla décrocher un instant la jeune femme qui le regarda ensuite tout entier. Elle avait l'oeil embuée d'une larme, de peur, de terreur et d'effroi. Ici se tenait celui qu'elle avait le plus craint et méprisé, le Fatalis écarta ses ailes et posa ses pattes avant sur le sol, il s'avança plus près d'elle et écarta soigneusement un bloc de pierre. Comment allait-il aborder la chose ? D'abord, calmer la fille. Il se rendit compte qu'il pouvait très bien l'effrayer par sa taille, il recula alors et se mit sur ses pattes arrière pour se mettre debout, il baissa cependant la tête pour être moins haut, voilà, il avait une taille normale de fatalis, et non pas le cou trop tendu en l'air. Mais à sa surprise, ce fut la jeune femme qui parla en premier, elle s'exclama, sa voix tremblant de haine, de rage et de tristesse :
 
- Comment... oses-tu ? Rugit-elle, mais il ne répondit rien. Comment oses-tu... te présenter devant moi ?
- L'heure est grave...
- Ne l'a-t-elle jamais été pour moi ?! S'exclama-t-elle. Tu crois que tu peux te ramener comme ça ? Tu crois que j'ai tout oublié ? La seule et unique fois que je t'ai vu...
- C'était il y a huit ans au village, je sais, mais maintenant, cela a changé, je ne suis pas là pour tuer ou quoi que ce soit, je suis là pour te protéger, répondit-il calmement.
- Me protéger ? Mais c'est une blague j'espère ? T'as raison, la malédiction, tout ça, c'était pour me protéger.... Hahaha, j'en ris tellement nerveusement, je ne me contrôle pas...
- C'est le cas.
- C'est un cauchemar. Un véritable cauchemar, ces dernières semaines, tout particulièrement... Un véritable rêve sans fin... Tout ça n'est qu'illusion, je vais me réveiller et ce sera fini...
- Ce n'est que le début. Il y a énormément de choses à te dire.
- Excuse-moi, mais je ne crois pas... une seconde... que ce soit le Fatalis qui a ravagé mon village qui se tienne devant moi. Tu sais combien de temps j'ai attendu ce moment ? (Elle fit voltiger une de ces armes en tapant dessus avec le pied et la récupéra en l’air) Tu sais combien j'ai cru que j'allais sombrer dans la folie ? Et quelle folie ? Celle qui ne me laissait aucun échappatoire au malheur, celle qui me susurrait que j'étais condamnée à être dans le noir tout le temps... De persévérer alors que l'on obtient toujours la même chose et que l'on sait que si on recommence, ça revient à la même chose, parce que je n'ai aucun échappatoire... Tu as bien fait de venir ici...
- As-tu oublié que tu commençais à me comprendre ? Tenta de la calmer Minuit. Ne sombre pas maintenant, car c'est aujourd'hui que j'ai besoin de toi.
- J'en ai plus qu'assez des mensonges ! Hurla Larah.
 
Elle se jeta littéralement sur Minuit avec son sabre dragon et celui de foudre. Le fatalis recula comme il le put, il était déjà suffisamment blessé et il n'avait pas besoin d'une arme à attribut dragon ce soir. Il ne pouvait pas non plus rugir sans se faire repérer, il tenta de balayer la jeune femme de sa queue, mais elle l'esquiva en sautant par-dessus. Il fit un bond en arrière en utilisant ses puissantes ailes pour décoller, puis il tomba lourdement au sol, à quatre pattes, il n'eut pas le temps de souffler que Larah était déjà sur lui, elle le frappa mais rebondit sur la carapace qu'il lui présenta en se tournant, elle activa la démonisation de ses armes, mais ne put que se racler dessus, il la laissa s'acharner quelques instants avant qu'elle ne se rende compte toute seule que son effort était vain, Minuit frotta les brûlures noires qui disparurent rapidement et regarda la jeune femme. Elle avait tant grandis depuis la dernière fois, malheureusement, il ne voyait rien à cause du casque. Il voulait lui demander de le retirer, mais elle le fit toute seule, comme si ce n'était plus la peine de se cacher, elle recula en le jetant au loin en rageant. Ses armes n'étaient pas assez évoluées pour causer les moindres dégâts... L'émotion était forte. L'incapacité de pouvoir causer le moindre dégât à ce qui la tourmentait depuis tant d'années, être incapable de pouvoir vaincre sa plus grande peur et son désespoir, elle pleurait, vraiment, elle tenait ses sabres fermement, mais elle secouait la tête en signe de détresse et d'abandon. Minuit sentit une vague de culpabilité en lui, chose qu'il n'avait pas ressenti depuis longtemps, la jeune femme avait le coeur brisé, elle avait eu le courage de se jeter sur un fatalis, seule, mais cela n'avait pas suffi. Le dragon baissa la tête et détourna le regard un instant. Elle jeta ses armes au sol et se laissa tomber en arrière puis elle mit les mains à son visage avant d'articuler :
 
- Dis-moi... ce que tu as à me dire.
- Je peux très bien attendre encore un peu...
- Non, vas-y. Je ne peux pas m'enfuir de toute manière, alors autant que je t'entende parler, de me dire que j'ai touché le fond et que plus rien ne pourra jamais me sauver.
- Je... (il réfléchit à ce qu'elle venait de lui dire, il n'avait jamais ressenti autant d'émotion, il se sentait si triste, jamais cela n'était arrivé en une décennie si ce n'était plus, alors comment était-ce possible...?) Je suis au courant de ce que t'as fait le Comte, et il est temps que tu saches. Que tu saches... tout.
« Tu as cherché la vérité depuis si longtemps, je... crois être le mieux passer pour tout te restituer. Je ne sais pas si ce n'est pas trop tôt. A vrai dire, je ne sais pas si je dois tout te dire ou non, tu es encore en convalescence et ce sera peut-être un choc. Je vais commencer par le commencement, c'est aussi simple que ça... Je vais faire un résumé très bref, je prendrai le temps de tout te raconter un autre jour... Tu as dû souvent penser que j'étais un fatalis plutôt âgé, mais absolument pas, je dois avoir une soixantaine d'années à tout casser, je suis né dans une contrée égarée, au nord du continent, dans le froid et la glace, je suis né seul, ou plutôt, mon père a attendu de voir si j'étais bien terminé pour ne pas avoir à me tuer et m'a dit "Lève toi, fatalis, tu seras craint des hommes comme ta famille, si jamais nous nous rencontrons un jour, tu devras avoir un nom, ou sinon je te tuerai. Je me souviens encore de ses mots alors que je sortais de l'oeuf. Je pense qu'il ne serait pas heureux de savoir que je me nomme d'après une humaine. Et cette femme était Marys, nous nous sommes rencontrés une nuit de nouvelle lune, comme ce soir, c'est pour ça que j'ai saisi l'occasion pour te parler. C'est à peu près le jour où je l'ai rencontré que je suis véritablement né, avant, ce n'était qu'un stage primordial de mon instinct. 
Marys et moi nous sommes rencontrés sur une colline, elle se promenait la nuit, elle était très jeune, ses parents étaient riches mais ne s'occupaient pas d'elle, alors elle partait innocemment jouer dehors. J'étais prêt à la dévorer, mais elle n'a montré aucune peur seulement de la curiosité, elle s'est approchée de moi comme si je n'étais qu'un pitoyable felyne sans maison. C'était un peu ce que j'étais, je n'avais pas de nom, pas de famille, j'étais minuscule à l'époque et elle n'a pas eu peur de jouer avec moi. J'ai alors compris qu'elle ne me ferait aucun mal comme je ne lui en ferai aucun, nous nous voyions, le soir à l'abris des regards. Elle m'a appris à parler, à compter et un soir, au milieu de la nuit, elle m'a donné mon nom : Minuit. 
Si j'avais su plutôt ce que cela signifiait, je n'aurai jamais accepté cette appellation, mais c'est trop tard à présent. J'étais bon élève, l'héritage des anciens je suppose, la capacité d'apprendre et retenir si vite... Elle polissait mes écailles si fines à l'époque, je grandissais comme un roi, je fus rapidement plus grand qu'elle et j'étais loin d'imaginer que je grandirai encore. Elle devint adulte, une femme, belle, aux cheveux blonds et aux yeux océans, et moi, je devenais un dragon aux ailes qui se déployaient comme des éventails et mes cornes commençaient déjà à pousser. Je pouvais voler l'emmener avec moi sur mon dos dans les étoiles, je portais bien mon nom car c'est tout les soirs, à Minuit que nous nous jetions dans les cieux. Oui, c'était une belle vie, mais comme tous les contes de fées, il y a un élément perturbateur.
"Né à la Nouvelle Lune, à jamais malheureux, car même la Lune ne brille pas pour lui", on m'avait prédit mon destin...
Marys avait deux amis que je connaissais bien, ton père et le Comte, un homme très doué, il était beaucoup plus intéressant que ton paternel, il avait inventé de nombreux médicaments et était aussi doué en mécanique et en forge, mais il était très ambitieux, peut-être même trop. Quand il a appris mon existence, il a tenu à me rencontrer et j'ai discuté de longues heures avec lui, il étudiait mes ailes, il voulait comprendre comme nous pouvions voler. Puis il est devenu avide de richesse car ses recherches prenaient énormément d'argent, alors, Marys décida de se mettre à la chasse avec Hémildam pour aider le Comte, lui-même plongea les mains dedans, et puis il y avait moi. Ils trouvèrent un moyen de partir en chasse avec moi, ils me firent passer pour un chasseur étranger qui ne venait jamais en quête, mais il fallait bien que l'on prouve que j'existe, alors on me donnait un quart de la prime que la Guilde m'envoyait chaque fois, je chassais avec eux, j'étais un très bon élément car j'étais encore jeune et petit, plein de vigueur, je faisais la taille d'un rathalos à tout casser et j'ai pu les aider à tuer des tas de wyverns qui détruisaient des villages, je me fis une fortune personnelle sur lequel je dormais, je chauffais les pièces de mon souffle et je dormais dessus... c'était plaisant à souhait. Puis chacun devint vite très doués en chasse, Marys était fière de porter les couleurs de son village et ce dernier lui rendait la pareil... Mais un jour, le Comte tomba malade. On n'avait jamais vu ça, c'était après une chasse contre un usherage, c'est pour ça qu'il en a un compagnie, c'est pour les étudier de près et comprendre d'où vient son mal... Mais personne ne savait.
A partir de ce jour, le Comte cherchait un antidote à sa maladie, il avait toujours besoin de plus d'argent pour ses recherches, mais ta mère s'était arrêtée quand elle est tombée enceinte de toi, et ton père chassait rarement, moi je suivais Marys partout, alors j'avais de moins en vie de chasser... Le Comte se fâcha avec nous, il croyait que l'on arrêtait pour ne pas l'aider, mais les autorités se méfiaient de mon nom et j'étais de moins en moins en mesure de chasser parmi les humains, mais lorsque cet homme veut quelque chose, il l'obtient quel que soit le prix... Et il ne tarda pas à montrer son vrai visage. Alors que je croyais libre, je compris rapidement que l'on pouvait priver n'importe qui de sa liberté en quelques jours... Il a rapidement tenu des comptes à Marys, et tout le monde savait que sa famille était riche, il lui a demandé de l'argent, toujours plus, il ne comprenait pas pourquoi il était malade et pas les autres, il perdit un grand nombre de ses amis dans cette période, rapidement, Hémildam lui demanda d'arrêter de leur voler de l'argent, mais lui répondait que c'était en souvenir du bon temps et qu'il ne survivrait pas... Puis un jour, il craqua. J'étais dans ma caverne quand j'appris la nouvelle de la part de ton père, j'ai volé jusqu'au Comte dans les plaines où il nous attendait avec Marys près de lui. Il nous annonça alors qu'il avait trouvé une organisation capable de l'aider dans sa recherche, mais que la finance était trop lourde à payer pour lui seul. Il nous demanda mon butin, l'héritage de Marys et Hémildam ainsi que notre temps... Ta mère avait compris qu'il allait trop loin, elle refusa, car cet argent était destiné à ta soeur et toi, et moi, je suivais ta mère... J'ai refusé aussi, car c'était mon butin, ma fortune, je l'avais gagné en chassant, et je refusais de tout perdre pour cet homme. Je me méfiais de lui depuis le début, il était trop ambitieux, il voulait tout savoir, alors oui, il a fait de grande découverte, mais il allait toujours trop loin. Il s'empara d'une colère noire, il hurla, il devint fou, Marys tenta de le raisonner, mais c'est alors qu'il la poignarda, qui d'Hémildam ou moi fut le plus rapide ? Ce fut moi. Je me suis lancé sur le Comte, tout croc sorti, mais il savait chasser et avait de bon réflexe, il m'esquiva, mais reçut quand même une de mes griffes dans le torse, il chuta, je croyais l'avoir tué, mais alors qu'Hémildam voulait aider sa femme, j'ai saisi ma vieille amie en repoussant violemment ton père, car je croyais qu'il lui voulait aussi du mal, je me suis envolé en rugissant dans la nuit.
Je l'ai ramenée à mon repère, mais il était trop tard, je l'emportai dans le fond de ma grotte, là où elle courait le moins de risque... Et c'est alors qu'elle me dit de garder un œil sur toi. "Larah sera une grande personne, je lui ai appris le piano et son père la danse, je veux qu'elle continue dans la musique... Mais il faut qu'elle combatte le Comte, qu'elle le fasse chuter. Elle doit être forte, comme je l'ai été, elle sera quelqu'un de bien... Minuit, mon vieil ami, je t'en prie, protège-la de cette homme, éloigne-la de son père, elle devra apprendre à se débrouiller seule et quand le moment viendra... Elle sera prête. Raconte-lui tout, raconte lui pourquoi le Comte a perdu la tête et pourquoi elle en est arrivée là... S'il te plait, fais-le pour moi, pour notre amitié, j'ai toujours cru en toi"  J'ai refusé aux premiers abords, je ne pouvais pas te séparer de ton père et je ne pouvais pas croire que ta mère allait mourir... Mais elle insista et je ne pouvais plus dire non, elle posa sa main sur mon museau et me murmura : "Elle te détestera, mais ce sera sa force, et quand viendra l'heure de vérité, elle nous vengera tous..." Et elle mourut. Je ne pouvais pas le croire. J'ai rugi et fait trembler la terre entière ! Mes ailes devinrent le désastre, mes yeux l'enfer et mes crocs une armée d'épées. Je suis devenu adulte en un instant, les éléments me répondaient, j'étais fou de rage, j'écumais la haine. Toutes ces années... fichues, à cause d'un homme, à cause de l'argent, à cause de sa cupidité. Mourir est dans l'ordre des choses, mais il ne pouvait pas rester en place et il l'a tuée ! IL A TUÉ MARYS !
Je ne pouvais plus contenir ma rage, j'ai pris l'envol le plus réussit de ma vie et j'extériorisai toute cette colère dans un rugissement que le Comte entendit, j'en suis sûr. "TRAITRE" c'était ce que j'avais crié en wyvernien. (C’était ce qui était écrit sur la carte que Ryu avait utilisé, se souvint Larah) Je me suis alors dirigé vers ton village en étant sûr de le trouver, la suite tu la connais, le massacre, la poursuite... et puis vint le combat contre le chasseur de Jumbo. C'était le Comte, il avait les Schismes éternelles, des lames que je lui avais expliqué comment les obtenir... Le combat fut rude, la blessure que je lui avais infligé était en fait mineure... Il m'arracha un œil... et je pris les mots de Marys à la lettre, j'ai laissé de moi en toi, comme ça, je savais toujours où tu étais, j'étais sûr que tu allais bien... Tout ça ce serait bien déroulé si je n'avais pas sombré dans la folie... Etant devenu adulte, mon instinct prit le dessus sur ma conscience. Le Comte avait eu ce qu'il voulait, et moi, j'avais tout perdu. Il me retrouva à plusieurs reprises, pillant tous mes biens, mais il n'a jamais découvert la tombe de ta mère qui est l'objet le plus sérieux qu'il me reste... Je t’emmènerai la visité quand j'aurai déblayé ma grotte qu'il a détruite pas plus tard qu'il y a une semaine. J'ai encore des armes coincées dans ma peau et ma carapace, mais je m'en suis sorti, et j'ai sauvé Ryu. Oui, il était venu me voir, il m'a trouvé grâce aux cartes de Marys, dans ton piano... Elle avait caché tout ça contre la Guilde, mais je vois que le secret ne fut pas parfait... C'est à cause de moi que tu es devenue ce que tu es aujourd'hui... Je m'en veux tellement pour tout, je n'ai pas su protéger ta mère comme j'ai échoué avec toi... J'ai massacré les gens de ton village à la recherche d'un seul homme qui s'est présenté à moins quelques heures plus tard, j'étais aveugle, je ne savais plus où j'en étais... Et cela a continué, ma décadence, ma folie, tout ça t'as affecté... Quand je te possédais, je voulais juste retrouver a mère à travers toi. Je suis désolée pour tout. C'est impardonnable, je le sais. J'ai seulement respecté les volontés de ta mère... Mais même ça, il semble que je l'ai raté.
Le Comte te cherche car non seulement tu es la fille de Marys, mais en plus tu as mon œil, et il veut savoir comment pouvoir faire pareil, avec son usherage peut être, car il veut perdre sa maladie qu'il a tant ralenti et peut être avoir enfin du temps pour lui, rattraper tout ce qu'il n'a pas pu faire. Ce qu'il t'a fait, je lui ferai en mille, mais c'est à toi que revient tout cela, je ne peux pas le tuer car il me vaincrait à coup sûr... Alors peut-être... que nous pourrions... Non laisse tomber, tu en as déjà assez entendu... »


Dernière édition par Yian garuga anonyme le Sam 12 Juil 2014 - 20:14, édité 2 fois

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Re: Le Village et ses alentours

Message par Yian garuga anonyme le Sam 12 Juil 2014 - 19:59

Depuis le début, Larah n'en croyait pas ce qu'elle entendait. Tout ça semblait être un mensonge, mais Minuit racontait tout cela avec tellement de subtilité et avec une voix qu'elle n'avait jamais entendu auparavant, la souffrance était palpable et le ton qu'il employait ne cachait pas ses émotions. Il baissa la tête en se retournant, il n'attendait que la réaction de la jeune femme, celle qu'il craignait depuis huit ans. La jeune femme essuya ses larmes qui n’avaient pas arrêté de couler sur ses joues. Si tout ça était la vérité tant attendue, pourquoi ne pas l'avoir dit plutôt ? Elle détestait tellement Minuit que jamais elle ne le croirait, mais elle avait quelque chose en elle, une lueur qui lui disait que tout ça était vrai. Minuit n'avait été qu'un protecteur, tout le long, malgré sa folie, il l'avait sauvé des dizaines de fois en utilisant l’œil. Il s'était rendu compte de ses erreurs, il avait fait comme elle, il avait cherché la vengeance, puis la rédemption et cherchait à présent le pardon. Elle le regarda dans son œil encore valide qu'il tourna vers elle. Le contact fut long, mais elle lut en lui la vérité, toutes les émotions qu'ils avaient oublié resurgirent, il n'avait jamais senti cela auparavant, s'il était humain, il aurait sûrement explosé en pleurs, mais il se contentait d'ouvrir plus ou moins son œil. Il baissa sa tête vers la jeune femme qui se levait, il s'approcha d'elle et la regarda comme il le faisait avec Marys, il contemplait le bleu de son œil. Il ferma finalement le sien, attendant la réaction de Larah, ne pouvant plus la voir pleurer. Elle s'approcha de lui lentement, et pendant un instant d'hésitation, où le geste lui parut impardonnable, elle posa sa main sur le museau de Minuit en retenant d'autres larmes. Le dragon laissa échapper un soupir, non d'ennui ni de tristesse, mais de soulagement. "Je suis le Comte, j'obtiens ce que je veux et j'aurai ce que je cherche." Elle serra le poing sur son museau, comprenant qui était son réel ennemi, qui c'était servi d'elle et de Minuit pour en faire un monstre, qui avait causé la mort de sa mère, le déchirement de sa famille, la haine pour son père, le doute pour sa sœur, qui avait été jusqu'à la torturer, la faire envie d'en finir avec tout, qui l'avait tenté et l'a tenté encore... "Je vous mènerai dans la tentation." Elle essuya ses larmes d'un revers de son autre main. "J'ai déjà gagné." Elle hurla aux cieux tout ce qu'elle avait sur le cœur. Minuit se leva et rugit à son tour, l'accompagnant alors. Larah reprit son souffle et regardait le dragon d'un œil nouveau, il l’imitait aussi et rugit presque :
 
- Je veux en finir avec lui. Je veux lui faire payer pour TOUT.
- Et on le fera. Il ne sait pas le cadeau qu'il m'a offert. Nous ne serons plus qu'un lorsque nous l'affronterons. Envers et contre tous. Il subira le plus grand retour de flammes de sa vie, la vendetta qu'il mérite. Et ma mère sera enfin en paix...
- Non... Rectifia Minuit. NOUS serons en paix.
 
Larah hocha la tête, plus déterminée que jamais. Ils s'étaient tous trompés sur le compte de Minuit, leur véritable ennemi était un courtier dans l'ombre, un être insaisissable qui les avait manipulé. Il avait menti à Myttik, le felyne, avait fait croire à Hémildam que Minuit avait tué sa femme et il avait tout fait pour mener la jeune femme hors du sentier battu. A ce moment-là, le dragon s'arracha les dernières armes qui étaient bloquées dans ses écailles, Larah l'aida et tira une flèche faîte d'un os qui lui disait rapidement quelque chose. "C'est... du Fatalis" murmura-t-elle. Alors Minuit se bloqua et montra les dents, il n'y avait donc plus aucun respect. Il rugit encore et cette fois, Larah se boucha les oreilles. Il enfonça ses griffes dans le sol et se tourna vers la chasseuse :
 
- Retourne chez toi, je vais trouver un endroit où me cacher, donne de fausses coordonnées à ton observatoire, cela mènera le Comte en déroute pendant quelques temps, deviens plus forte et alors, nous pourrons enfin le vaincre...
- C'est entendu. Fais attention à toi, je te rappelle qu'on est lié à présent.
- Parle de cette soirée au moins de monde possible, ils seront alors en sécurité, si jamais le Comte t'enlève de nouveau, appelle-moi, je serai toujours là pour te protéger.
 

Larah hocha la tête et se tourna, le dragon lui souhaita bonne chance dans l'ancienne langue et elle répondit aussi dans ce même langage. Si Minuit avait pu sourire, il aurait affiché un sourire plus large qu'un croissant de Lune.

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Re: Le Village et ses alentours

Message par sabertiger le Sam 12 Juil 2014 - 21:36

Cela faisait une bonne semaine qu'ils étaient rentrés de quête, ils se reposaient tous, la quête les avait laissés épuisés. Ce soir là, alors que Drakov était parti dormir avec Amélie, Aria poussa un long soupir, assise sur son lit, en mode nuit :

Aria : Evan... T'avais pas le droit merde !

Son poing se fracassa contre un coussin, l'envoyant dans le mur et laissant des éclairs noirs cerné d'orange crépiter dessus, le déchirant un peu. Elle s'en étonna et entendit toquer à sa porte :

Aria : J'suis pas d'humeur !
Yasmir : Et moi j'suis d'humeur à enfoncer la porte si tu l'ouvre pas !

En râlant, la croisée Zodiumbra ouvrit la porte, pour se trouver face à une Yasmir portant sa nuisette rouge et réellement déterminée à ce que laissaient deviner ses yeux. La croisée Akantor entra dans la chambre de sa comparse et ferma la porte derrière elle et s'avança un peu :

Yasmir : Pour une noble, tu fout pas mal de bordel.
Aria : Hm ! J'ai pas demandé ton avis.
Yasmir : Erh... Et t'es vraiment une teigne la nuit...

Aria ne répondit pas, la fixant de ses deux yeux rouges vifs. Yasmir s'avança vers elle et la serra dans ses bras, en soupirant longuement. Aria n'eut pas réellement le temps de réagir, le temps qu'elle comprenne ce que faisait Yasmir, cette dernière se recula un peu et lui sourit :

Yasmir : Dure ta semaine, hein ?
Aria : En quoi c'est ton souci ?
Yasmir : Principalement que ma piaule est à côté de la tienne. Et que je t'entends pleurer tous les soirs.

Aria passa au pourpre et détourna le regard. Yasmir lui tapota l'épaule :

Yasmir : Allons, on va pas emmerder Eccnelias plus que ça, il doit être un poil touché par les événements lui aussi.
Aria : Je sais bien ça mais...

Elle renifla bruyamment et Yasmir lui prit la main, l'emmenant avec elle jusqu'au lit sur lequel elle s'assit. Aria se posa à côté d'elle et leva ses yeux doucement vers la croisée Akantor et ses yeux turquoise :

Aria : J'ai mal... J'ai l'impression qu'une partie de moi est morte quand cette épée est passée dans le torse d'Evan...
Yasmir, en lui caressant le dos doucement : Je sais à quel point c'est dur d'avoir à tuer un proche... J'ai à peu près ressenti la même chose quand j'ai passé mes griffes dans le ventre de ma mère...
Aria, la fixant, perturbée : Huh ? Mais tu nous avais pas dit que vous les aviez tué de sang froid ?
Yasmir ; Officiellement, c'est ce que j'ai fait, officieusement... J'ai juste dû me défendre quand ils ont vu qu'on voulait sortir avec Ethan...

Aria soupira longuement, Yasmir lui prit l'épaule et la rapprocha d'elle :

Yasmir : En échange pour cet entraînement qui m'a bien aidée, je veux bien rester avec toi cette nuit.
Aria, en soupirant longuement encore : Merci, merci beaucoup Yasmir.

Elle ne répondit pas et s'allongea, laissant Aria se lover contre elle et la prenant dans ses bras. Elles s'endormirent rapidement, malgré qu'Aria fut pleine d'énergie avec son mode nuit.
Le lendemain matin, la croisée Akantor et elle partirent à la Guilde, en compagnie de Drakov, afin de récupérer l'adresse de ladite Yumi de Tenmura, qu'ils eurent facilement à vrai dire.
Une fois en route, Aria leur demanda de rester à bonne distance. Elle toqua ensuite à la porte et attendit, pour voir la petit silhouette de Yumi apparaître à la porte, elle lança :

Aria : Je m'excuse de te déranger en pleines préparations mas il semble que tu sois passée chez moi et ait pris un truc qui m'appartienne *pointe le collier*

Le regard de la jeune fille passa de la méfiance a …..de la colère ? Elle s'adressa a un elle d'un ton froid qu'elle tentait tant bien que mal de maîtriser.

Yumi : Chez toi ?! Veux tu parler de ce manoir au milieu des forêts ? Serais tu une descendante de ceux qui vivait la-bas as-tu une preuve que ce collier t'appartient vraiment ?
Aria, en soupirant : Les portraits représentant les Alister et moi, un ou deux journaux trouvés là bas encore en état *lui en tends un avec une photo un peu jaunie d'elle et Evan* et éventuellement ce bracelet, assorti au collier que tu portes. *le montre* Suffisant ?

La jeune fille regarda les objet et serra les poing tellement fort que ses phalanges en blanchirent quand elle releva les yeux sur elle ils étaient emplis de larme et une leur rouge semblait danser dans ses yeux.

Yumi : Il me semblait bien avoir reconnu Crimson là-bas j’espérais me tromper.....Pourquoi....(tremble)....POURQUOI APPARAIS-TU MAINTENANT ALORS QUE JE ME RAPROCHE DE MON BUT !

Aria posa sa main sur l'épaule de Yumi :

Aria : Hey, on s'calme, ok ? Je viens juste savoir c'est quoi ton plan avec ma baraque, c'est tout, j'ai actuellement un coin ou vivre, c'est pas le souci, je veux juste savoir qu'est-ce que tu foutais chez moi et pourquoi t'as pris mon collier.

Yumi repoussa brusquement la main de aria et recula prenant sa dague en Tricerablos le souffle court elle ferma les yeux et tenta de se calmer....elle rangea doucement sa dague gardant quand même sa main dessus

Yumi : J'ai trouvé cette endroit lors d'une quête et l'endroit m'a tout de suite attirée c’était un peu ….comme visiter les endroit enchantés décrits dans les livres... j'ai pas pu résister, j'ai exploré chaque recoin en imaginant sa grandeur passée.... Les anciens propriétaire devait être bon et instruits c'est du moins ce que me laissait penser la bibliothèque et tous ces livres puis je suis tombée sur une chambre où le temps ne semblait pas avoir d'emprises sur les meubles sans doutes la chambre de celle a qui l'endroit appartenait, une personne raffinée sans doute, le mécanisme cachant le collier étant une preuve qui me fait penser qu'elle était comme ça du moins....*rire* c’était un peu comme un chasse au trésor. Certains pourraient voir cette endroit comme étrange et un peu effrayant mais moi je le trouve juste...Magnifique ! Chaque pièce que j’explorais jusqu'au coucher de soleil sur le toit c’était les plus belle chose qui m'ait été donné de voir c'est pour ça......que j'ai décidé de consacrer ma vie à restaurer cet endroit et en faire un lieu ou les personnes, hunter ou non, pourraient se reposer ou encore trouver du travail. Tu es leur descendante non ? Ce terrain …..*serre les poings* vends le moi ! Peu importe ton prix je te l’achète !
Aria, dont les écailles et les ailes étaient apparues par réflexe en voyant la dague : Bon, mettons les choses au clair. Un, je suis pas leur descendante, j'ai vécu là-bas et poireauté trente ans dans la glace le temps qu'on trouve un remède à mon mal, donc techniquement, je suis toujours une des personnes ayant vécu en ce lieu. Pour ce qui est de te le vendre. L'acte de propriété à du tomber en poussière depuis des années maintenant et même si on le trouvait il serait inutilisable. Les seules preuves que j'en ai sont le fait que Maze m'ait déjà vue, et celles que je t'ai montré. Quand au prix, voyons, tu crois que j'ai encore les moyens de payer les restaurations de ce manoir ? Non, je veux juste que tu m'y réserve une place, que tu y accepte les croisés également et un pourcentage sur tes bénéfices, disons dix pour cent. Oh et range ce couteau, j'ai pas envie de te tuer par réflexe défensif.
Yumi : Accepter les croisés ? Bien sûr ! J'ai rien contre eux et j'en connais beaucoup. Quand à te laisser une place, je pense que l'endroit et bien assez grand, non ? Quand aux dix pour cent, on verra en temps voulu, je vais a peine passé au rang sup il va me falloir encore beaucoup de temps pour réunir la somme.

Aria opina, ses écailles disparaissant excepté sur son torse, par précaution, mais n'étant pas visible. Elle ajouta :

Aria : Soit, donc ce deal est résolu, oh et si tu y retrouve des objets en bon état, j'aimerai pouvoir y jeter un œil, histoire de voir si j'ai quelques souvenirs à récupérer. Quand au collier garde le, je garde le bracelet, disons que ce sera un signe de notre deal.
Yumi, après une hésitation : .....Merci ...
Aria, en opinant encore : Avec plaisir, j'ai eu peur que tu soit une énième pillarde.
Yumi : Une pillarde qui écrirait son nom et la ville où elle vit ?
Aria en haussant les épaules : J'en ai bien vu quelques-uns qui étaient des cas à Doma, dont un certain Zagi si je me souviens bien.

La jeune fille cette fois fit un véritable saut en arriéré cette fois le regard défigurer par la peur ses proto-chakrams en main, des lames coulant le long de ses joues tandis que tout son corps tremblait.
Aria se figea, tout son corps se couvrant d'écailles en réponse :

Aria : Bordel mais ça te prends souvent de faire ça ?!

La jeune fille ne répondit pas, elle semblait en état de choc, ses yeux étaient devenus écarlates. Le nom de son bourreau lui rappelant ce qu'elle avait subi et la mort de son frère. Elle pouvait presque entendre son rire dément et sentir le métal de ses griffe courir le long de son corps. Sa respiration s’accéléra encore tandis que la panique commençait peu à peu à prendre le dessus sur elle. Elle lâcha ses armes et se recroquevilla, en se tenant fermement les bras .
Aria ne comprit pas et s'avança vers elle, ses yeux bleus et son corps toujours couvert d'écailles :
Aria : Hey, tu vas bien ?!

Yumi sursauta la vois d'Aria lui faisant reprendre pied avec la réalité elle la dévisagea gravement et se releva avant de doucement la pousser vers la sortie.

Aria : Hey !
Yumi : Sors d'ici nous avons fini de nous parler pour le moment et quoi qu'il arrive je ne veux plus entendre parler de Zagi et des chevalier de sang c'est bien clair ?! Oublie tout ce qui concerne la frontière, je sais pas d’où tu tiens ça mais si jamais des personnes de la Guilde t'entendent tu seras prise pour une de leur espionnes et ils te feront exécuter comme les autres croisés ou non alors pour ton bien et ce qui t'entourent oublie tout ça !

La jeune fille ne lui laissa pas le temps de répondre et termina de la pousser hors de sa maison avant de fermer sa porte a double tour .
Aria désactiva ses gènes et soupira :

Aria : Okay, au revoir, moi aussi je t'aime bien. Tsss...

Elle repartit en râlant, tapant du pieds par terre alors que le soleil remplissait de nouveau ses batteries. Elle rejoignit les deux autres et ils repartirent vers la maison de Drakov, qui était aussi passé dans l'armurerie pour faire retaper son armure et celle d'Amélie (-2000 z chacun) qui en avaient bien besoin. Finalement, ils arrivèrent devant ladite maison et les ailes d'Aria se déployèrent d'elle-même, ainsi que son corps qui se couvrit d'écailles, provoquant une légère vague de stupeur chez ceux qui passaient pas là. Elle s'en étonna et Drakov lança :

Drakov : Aria, c'est ?
Aria : Involontaire, ouaip, j'en suis la première surprise...
Drakov : Marion doit être là...

Ils entrèrent tous les deux, uniquement pour être informés par Rupert que Marion était effectivement là. La croisée Zodiumbra les attendait dans les salon en haut, debout au milieu de la salle, entièrement transformée. Elle lança en revoyant les autres :

Marion : Bien le bonjour camarade alpha.
Drakov ; Qu'est-ce que tu fais là ?

Elle lui sourit et montra Aria. Elle n'était pas seule, Zack était derrière elle, bras croisés et attendant patiemment. Elle déclara :

Marion : Je viens te l'emprunter, je vais lui apprendre à utiliser ses gènes bien, il me semble que la dernière quête fut éprouvante, non ? Ne me demande pas pourquoi, j'ai mes sources.

Il la fixa : Du haut de son mètre quatre-vingt, son œil bleu unique brillant avec un éclat malicieux. Elle portait une armure légère en cuir, pas un truc de chasseur, mais largement de quoi la protéger si besoin était. Ses longs cheveux blonds tombant dans son dos et masquant la cicatrice qui barrait son œil droit, dont Jarvis l'avait privée. Aria s'avança :

Aria : Pourquoi m'aider ?
Marion : Si ça peut pourrir Jarvis, ça m'arrange et une croisée Zodiumbra est un soutien capital, fait moi confiance. Et puis... Alexander est toujours dans la nature.

Aria se tourna vers Drakov, qui opina :

Drakov : Je m'en remet à ton choix Aria.
Aria : Laisse-moi rassembler quelques affaires et j'arrive.

Marion opina simplement et Aria revint cinq minutes plus tard, équipée de son armure et avec un sac contenant des vêtements. Elles s'envolèrent suivie de Zack, laissant les autres se reposer un peu...

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Re: Le Village et ses alentours

Message par Yian garuga anonyme le Mar 11 Nov 2014 - 17:24

Rentrée de sa quête, Larah retrouva sa maison, toujours occupée par Ryu qui s'était reposé de son voyage. Il était en train de manger quand elle passa le seuil de la porte, elle ferma derrière elle et son ami se leva pour la saluer. Elle se secoua les cheveux mouillés par la pluie, il pleuvait rarement en Tenmura, mais aujourd'hui était une exception. La chasseuse les repoussa en arrière, sa mèche comprise et fut surprise de voir Ryu sourire. "On te voit rarement le visage dégagé", expliqua-t-il. "Où est Elim ?" L'homme leva les bras, il n'en avait aucune idée, elle était partie acheter des fruits... depuis deux heures. Le marché étant à cinq minutes de marche, c'était étonnant. La jeune femme ne dit rien, elle se méfiait de sa soeur depuis que le Comte l'avait torturée. Elle ignorait si sa soeur était impliquée dans quoi que ce soit, mais en tout cas, elle avait ses raisons de craindre quelque chose. Ryu se rassit pour finir de manger et demanda où était Talf, rentré chez lui, répondit sa petite amie, il avait des choses à préparer. Elle retira son armure sans pudeur et comme d'habitude, Ryu leva les yeux au ciel. "Tu pourrais au moins fermer la porte" souffla-t-il avant de manger son poisson. La chasseuse posa ses armes dans son bureau et vit l'arme de Crimson. Elle s'en approcha et s'agenouilla près de l'épée, elle posa la main sur le plat de la lame et respira profondément, elle avait tant souhaité qu'il soit encore envie, qu'elle n'ait pas eu à le tuer avec les autres. Elle n'avait jamais nettoyé le sang de l'arme et désormais il était imprégné dedans, elle se glissa complètement au sol et serra le pommeau de l'arme, imaginant que c'était peut être la dernière chose que le Crimson humain avait touché. Elle soupira profondément et resta comme cela quelques instants, oubliant de retirer ses cestes et jambières. Elle honorerait sa mémoire, bientôt, elle reprendrait l'épée lourde et se battra avec. Elle vit l'épée de Marys sur son trépied et se leva, elle regarda les armes, l'une après l'autre et étudia le sang de Crismon et le drôle de minerai rouge qui formait la lame de l'épée de sa mère. Peut être pouvait-elle reforger les deux armes pour n'en faire qu'une. Et surtout, peut être allait-elle pouvoir refabriquer une Lame... Il fallait étudier les plans le plus en détail. Dans l'une des poches de son sac, il y avait toujours l'écaille Rathian ciel. La jeune femme le sortit et le contempla. Peut être pouvait-elle en tirer quelque chose. Elle revit les yeux de la Reine un instant avant que celle-ci ne décède, ce regard, cette force... cela lui disait quelque chose. La combativité de cette bête, ses cicatrices, ce courage... elle en oublia presque qu'elle parlait d'un wyvern. Elle remit le joyau dans la poche de son sac, il fallait encore qu'elle en discute avec Drakov et Amélie. Talf s'en moquerait sûrement et de toute manière, même s'il gagnait quelque chose à le vendre, il le perdrait le lendemain... Elle soupira, c'était si vrai. Elle retira enfin ses cestes et ses jambières et se prépara de quoi dormir.
C'était comme ça, quand elle rentrait d'une grande chasse, Larah dormait pendant des heures, qu'il soit le matin ou l'après midi. Sa capacité de récupération était impressionnante et c'était sûrement grâce à Minuit. Elle s'endormit donc vers 14h et se releva le matin suivant. A chaque fois, elle oubliait qu'elle s'était endormie chez elle et parfois, en se réveillant, elle dégainait son couteau de chasse, attaché à sa cuisse. Et c'était à chaque fois qu'elle retombait sur son lit en grognant. Maudits réflexes, ils en avaient effrayé plus d'un. Elle se leva et regarda son bras droit dans la glace. Elle le bandait tous les jours et à chaque fois qu'elle retirait les bandages, c'était la même chose, la marque noire avait encore grandi. Là où le Comte lui avait injecté ce produit... Impossible de savoir ce que c'était. Elle se doutait que c'était sûrement un dérivé des sérums qu'avait conçu Elim, mais tout de même, ce n'était pas le même effet. La peau était sèche et semblait prête à peler. Pourtant, jamais elle n'osa toucher davantage. La marque allait pratiquement jusqu'au coude et presque à l'épaule. Elle avait peur, elle n'osait parler à personne de ce qui grandissait en elle. Même Talf l'ignorait, cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas dormi ensemble, il semblait très occupé dans certains documents quand il ne chassait pas et Larah passait la plupart de son temps à étudier l'arme de Marys... Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas vraiment discuté ou passé un bon moment. Elle décida d'aller le voir.
Lorsqu'elle sortit, elle eut le réflexe immédiat de regarder à sa gauche, là où avait surgi le Comte ou Einon, elle ne se souvenait plus vraiment. Désormais, où qu'elle aille, elle portait une arme sur elle. Mais ce n'était pas eux qu'elle devait craindre à ce moment donné... Elle sentit une présence effrayante, comme si un monstre étant un train de l'épier de loin, sauvage et prêt à tuer, elle sentit une aura maléfique et lorsqu'elle se tourna vers la source, elle vit Aria qui la regardait, toute souriante. La chasseuse retira la main de sa cuisse et alla saluer la croisé :


- Salut ! Il paraît que vous êtes rentrés de quête !
- Il semblerait oui, qu'est-ce que tu fais dans le coin ?
- Je passais déposer un colis que j'avais reçu pendant ton absence.
- Euh... Elim et Ryu n'était pas là pour le récupérer ?
- C'est à dire que c'est assez important et je pense que vu l'expéditeur, je préfère te le donner en main propre.
- Quelle genre d'expéditeur ?
- Tu le sauras bien assez tôt.
- Tu me fais peur tu sais... Grimaça Larah en regardant la boîte.
- Fais simplement en sorte d'être seule au moment où tu l'ouvriras, je pense qu'il vaut mieux se passer de regard indiscret.
- Okay... je vais aller poser ça chez moi, je dois passer voir Talf et...
- Tana veut discuter avec toi.
- Mais ce n'est pas vrai... Elle va encore me faire la leçon et...

Aria lui prit le bras droit et immédiatement, Larah ouvrit son œil droit. Les deux se lâchèrent comme si elles avaient reçu une décharge... c'était bien le cas. La chasseuse aux cheveux bleu fit deux pas en arrière en se tenant la partie droite de son visage et Aria massait sa main.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demanda Aria, un peu tremblante d'avoir fait face à l'oeil du Fatalis.
- Arrh... Je ne sais pas, c'était automatique, je n'ai rien fait du tout... j'ai juste... j'en sais rien ! ça fait un mal de chien ! J'ai l'impression que tu m'as broyé le bras avec tes gènes.
- Alors pourquoi tu masses ton œil ? S'étonna Aria en secouant sa main.
- Ça m'a fait mal aussi ici, je ne sais pas, t'as utilisé tes gènes ? J'ai eu affaire avec une griffe de Zodiumbra un jour, Keil a failli me crever l’œil ce jour là, ça doit être ça.
- Ah ? Pourtant je n'ai pas utilisé mes gènes... enfin... pas volontairement...!

La croisé vit des écailles dorées disparaître de sa main. Les deux femmes se regardèrent inquiètes. Aria semblait inquiète, elle recula et partit en vitesse. Larah la regarda s'éloigner tout aussi craintive. Elle rentra de nouveau chez elle et vérifia qu'il n'y avait personne, elle entra dans son bureau, ferma à clef et posa la boîte sur le bureau...
Elle prit la boîte sur ses genoux et l'ouvrit prudemment, elle se doutait qu'un piège pouvait s'y cacher. Mais pas de fléchette, d'explosion ou quoi que ce soit d'autre, il y avait juste un morceau de cuir tamisé. Et en sang, écrit en wyvernien : JE SAIS TOUT. A en juger par le moyen d'écriture et la peau de bête, ce n'était sûrement pas le Comte qui l'avait envoyé, ou alors était-il encore plus tordu qu'elle ne l'imaginait, mais elle savait qu'elle était surveillée, nullement besoin de lui faire remarquer. Elle retourna la peau et vit le mot qu'elle commençait à connaître si bien pour l'avoir vu encore et encore ces derniers temps : Traître. Sauf que cette fois, il y avait une marque de féminin, on s'adressait bien à elle. Larah jeta la peau au feu, mieux valait faire disparaître ce genre de chose. Elle avait souvent reçu des menaces, mais celle ci ne ressemblait pas à une menace humaine, si un monstre avait pu écrire, elle l'aurait attribué à... Tana ? Tana n'aurait jamais utilisé du sang pour écrire, alors Keil ? Non, Keil se moquait de savoir ce que faisait Larah, il avait juste envie de se battre avec elle... A sa connaissance, aucun wyvern n'avait de doigt opposable pour écrire et elle ne connaissait aucun primate. Des lyniens... par contre, elle en connaissait beaucoup. Peut être était-ce Na'Ki. Ce serait tout aussi étonnant. Un nom lui vint en tête et elle frissonna. Il y avait des noms qu'il ne valait mieux pas prononcer. Elle regarda un des felynes cuisiniers qu'elle embauchait de temps à autres... Il fit un "Nyah" si joyeux qu'imaginait des felynes guerriers ou tueurs était impossible. Elle retourna les braises et sortit de chez elle.
Arrivée chez Talf, elle frappa et c'est Neilla qui lui ouvrit. "Il n'est pas là, il est parti faire un tour.... au marché noir" chuchota-t-elle. Larah détestait cette fréquentation mais visiblement, Talf faisait souvent des allés et retour là bas. Neilla portait encore son attelle, mais elle n'en avait plus pour très longtemps, elle reprendrait la chasse très bientôt. "Okay, bon, je vais faire un tour à la Guilde, dis-lui que je suis passée." L'archère opina en souriant vaguement et referma la porte. Depuis qu'elle avait abandonné Talf, Neilla n'était plus la même, enfin, du moins, elle avait changé, peut être était-elle devenue plus froide. Elle allait bientôt avoir la maison ailleurs, elle avait du mal à vivre avec Talf tous les jours... De toute manière, ce crétin vivrait avec Larah s'il n'était pas aussi occupé. Elle soupira et marcha dans Tenmura, la pluie s'annonçait très bientôt. Elle vit alors l'ombre d'une personne qu'elle reconnut immédiatement.
Tana avait les poings serrés et nul doute qu'elle était venu simplement pour discuter. La chasseuse la salua tout de même, sachant pertinemment qu'un lot de reproches allaient lui tomber dessus. Elle se racla la gorge avant de demander "On règle ça où ?". Tana fit vibrer l'air autour d'elle un instant puis elle répondit "Tu le sais bien mieux que moi. Là où est tombé la nuit." Si Larah en avait bien marre d'une chose, c'était les énigmes. Mais elle fit de suite la connexion. "Je prends mes armes aussi ?" Aucune réponse, mais il était clair qu'elle devrait les prendre. Elle soupira, si ça pouvait faire se calmer Tana. De toute manière, elle en avait marre qu'on lui dicte ce qu'elle avait à faire, elle se sentait loin d'être libre et commençait à saturer des reproches. Elle faisait ce que bon lui semblait.

La pluie faisait luire les ruines, l'armure de Larah cliquetait et c'était horrible de se battre avec une armure en kirin, quelque soit sa couleur, tellement la fourrure pesait lourd lorsqu'elle était trempée. Tana l'attendait sur un des pilonnes grisâtres qui avaient perdu depuis longtemps sa couleur magnifique. Elle était assise comme un chat qui attendait gaiement sa proie, pourtant, une colère sans nom se dégageait d'elle. Keil n'était pas dans les parages, c'était sur. Elle descendit de son perchoir, balayant tous les rochers autour d'elle. Elle avança vers la chasseuse en soulevant une énorme pierre. La pluie fut de plus en plus forte, le vent se levait à peine. Larah retira son masque et s'apprêta à parler quand la dragonne ancienne leva la main. Elle réclamait le silence, ce qui était assez dur à demander vu que l'orage commençait à se lever. Quelle coïncidence, pensa la chasseuse... peut être les Thanatos avait gardé un étroit lien avec les Kushala Daora... De gros nuages noirs approchaient. Sa voix déchirante perça même le premier coup de tonnerre :

- Comment oses-tu ? Tu as rappelé à l'ordre un monstre ! Cria Tana.
- Assez des sermons, tu me l'as déjà fait et j'ai fait mon choix.
- Non... je ne peux pas imaginer ça de toi. J'ai tout fait pour te faire te souvenir de ce qu'avait cet être immonde ! Il a détruit ton village, tué tes amis et ta famille !
- Je me bats pour une autre cause et j'ai besoin de pouvoir pour vaincre mes ennemis, expliqua calmement Larah.
- Il a massacré mes semblables! S'écria la demi-Thanatos.
- Ce sont d'autres fatalis, pas Minuit ! Ne le mets pas dans le même sac ! justifia Larah.
- Comment peux-tu le défendre ? Après tout...? Il a essayé de tuer Talf, Keil, et bien d'autres !
- Keil a aussi essayé de me tuer et essaie encore quand tu n'es pas là, je n'ai pas d'ordre à recevoir de toi, rien de ce que tu avances ne justifie notre union.
- Tu es encore plus aveugle que ce que je pouvais imaginer ! Il est grand temps d'ouvrir l'oeil qui est resté si longtemps fermé.

Larah saisit ses sabres de foudre et de dragon et les fit s'entrechoquer, un éclair violet gicla des étincelles et Tana s'arrêta dans son élan, elle souleva les pierres alentours et les fit voler autour d'elle. Comme un bouclier rotatif, c'était pour le moins dangereux. La chasseuse se prépara, sans ouvrir son oeil, elle n'en aurait pas besoin. Tana rugit et ce fut pratiquement digne d'un dragon et envoya deux pierres sur sa cible qui les évita par deux esquives successives. C'est bien ce qu'elle pensait, son armure était trop alourdie. Une fois en sécurité, Larah remit son masque et se protégea ainsi de la poussière et de la pluie. Tana fit voler une autre pierre, bien plus petite, elle s'en servait comme si une corde était attachée à la roche, comme d'un bolas. Elle l'envoya sur la chasseuse comme une masse qui fracassa en plus de ça un muret au passage, emportant dans son sillage de plus petit morceaux qui se joignirent à l'arme magnétique. Pourquoi avait-il fallu se battre dans des ruines ? Au moins, Larah pourrait tourner ça à son avantage, si elle avait été plus agile. Elle sauta par dessus une ancienne colonne, évitant alors l'arme tournoyante et essaya de frapper Tana droit dans la poitrine. Elle lui avait laissé suffisamment de temps pour esquiver, la jeune femme refusait de frapper une ancienne amie, quand bien même celle-ci essayait de la tuer. Le corps à corps était loin d'être un avantage pour Tana qui tenta de s'en sortir le plus vite possible. Elle essaya de soulever quelque chose près d'elle mais se prit un coup de poing en pleine mâchoire. Réflexe de Larah, elle s'en voulut immédiatement. Les yeux de la demi dragonne passèrent immédiatement au violet et la chasseuse prit légèrement peur, mais resta proche, elle tenta de faire un coup en ciseau, pour couper Tana en deux, mais évidemment, la manoeuvre lui prit un temps fou à être exécutée et Tana se dégagea en bondissant en l'air, puis un rocher vint l'aider à voler.

- Ne retiens pas tes coups ! Rugit Tana.
- Crois moi, je ne serai pas capable de te couper en deux si l'envie me prenait. Mais je vais te faire comprendre que j'aurai pu te faire mourir un millier de fois et alors, tu verras que tu n'aurais jamais du me combattre.
- Tu craches sur mon honneur, bas toi ! Bas toi comme la vraie chasseuse que tu es!
- Je chasse des monstres, pas des hommes.
- Alors ça va changer !

Tana redescendit au sol et utilisa sa paume pour frapper le thorax de Larah. Elle décolla du sol et roula au sol avant de se stabiliser avec ses armes. Elle avait oublié à quel point les pouvoirs de son espèce et le combat à main nues combinés étaient mortels. Elle toussa mais n'eut pas le temps de reprendre son souffle que déjà deux rochers lui tombaient dessus. Elle sauta sur le côté et se fit repousser par le souffle de la pierre s'écrasant au sol. De la foudre noire parcourait le corps de Tana, ses cheveux étaient aussi devenus blancs par endroit, son regard était celui d'un monstre mais elle se battait pourtant comme l'un des meilleurs humains. Elle frappa le sol de son pied, souleva une roche et frappa dedans avec son poing. La pierre vola près de Larah qui n'eut pas de peine à l'esquiver, tout ce qu'il fallait c'était s'approcher. Elle vit une fenêtre au moment où Tana préparait un autre projectile. La chasseuse ne lui laissa pas le temps, elle bondit et se mit à sprinter comme jamais, lâchant ses armes, elle la plaqua au sol en l'attrapant par la taille. Tana reçut le poids de l'armure de plein fouet cracha un peu de sang, les côtes avaient été touché. Il fallait du temps à Tana pour préparer ce qu'elle voulait faire. Mais Larah ne lui laissait pas un instant. Ces cestes étaient assez résistantes pour frapper de la pierre... quand bien même la peau des monstres étaient bien plus agréables à frapper... Les petits projectiles qui tournoyaient autour de Tana était aussi énervant pour la chasseuse qui les sentait se loger dans certains parties de son armure. Puis elle comprit que c'était ce que voulait la Thanatos. Elle se dégagea immédiatement mais sentit déjà ses bras incapables d'exécuter certains mouvements. La femme se releva en souriant, malgré ses blessures au visage.

- Tu n'avais pas prévu ça...?
- Tu parlais d'honneur... or je trouve ça bien lâche.
- La manière dont je vais t'abattre n'a pas d'importance, parce que de toute manière, le résultat sera le même.

Larah décrocha un caillou logé dans son épaule et le jeta au loin. Elle retira ses avants bras et les jeta au sol. Elle savait que Tana utiliserait son armure tôt ou tard... Alors autant que ce soit maintenant. La chasseuse aussi avait plus d'un tour dans son sac. Elle planta ses armes aux sol et se prépara à l'affronter à mains nues, ce qui était loin d'être le fort de la jeune femme, mais encore une fois, elle avait quelque chose derrière la tête. Elle sentait la présence de Minuit dans sa tête, il se préparait à attaquer, comme un serpent attendant le bon moment pour frapper à la gorge. Larah n'avait plus de mal à bouger ses bras et se sentait déjà plus légère. Les muscles de ses bras suffiraient grandement à faire mal, depuis le temps qu'elle chasse, ce n'était plus un problème de force. Elle se mit à courir vers Tana qui l'attendait en position de frappe, mais cette dernière la rata à son arriver et la chasseuse lui enfila un uppercut qui la fit faire deux pas en arrière. Mais c'est deux pas furent suffisant pour préparer la prochaine attaque de la Thanatos, elle se concentra comme elle le put et leva la main vers l'armure de Larah, cette dernière se fit arrêter dans sa course, les plaques de son armure était en métal et évidemment, le magnétisme de Tana faisait effet. Tana s'approcha, sachant maintenant que sa cible était neutralisée. "C'est ça, viens me voir", pensa Larah en figeant aussi ses bras. La Thanatos lui tint un ton féroce :

- Je regrette sincèrement. Tu étais une bonne amie pour moi... Mais je suis désolée, votre union va trop loin, il va finir par totalement te submerger et ta conscience s'effacera dans la sienne... Je préfère t'éviter cela, je ne veux pas te voir te transformer en monstre.
- Tu as fait exactement ça avec l'humaine que tu contrôles. Comment peux-tu prétendre un instant vouloir me sauver alors que tu as tué la porteuse de ce corps.
- J'étais jeune et naïve à l'époque où j'ai fait cela. Je ne veux pas que ça se reproduise, j'ai senti au moment où je lui ai pris son corps toute la douleur, la peine, tous ses souvenirs m'ont frappée si fort... je regrette tellement. Je ne veux pas que ça se passe pareil pour toi. Je vais t'arracher l'oeil, une bonne fois pour toute.
- Cela me tuerait aussi bien que Minuit, c'est fini, Tana, il n'y a plus rien à faire.
- Je refuse de voir Talf se morfondre... pas dans son état.
- De quoi parles-tu...?
- Neilla sera là pour lui, je lui fais confiance... on en a déjà parlé... Il faut que ça soit fait, Larah, c'est trop dangereux que tu fréquentes d'autres personnes, tu pourrais les emporter avec toi...
- Je ne comprends pas de quoi tu parles. Explique-toi, lui ordonna-t-elle.
- Ton oeil... Minuit n'est porteur que de morts et de désolation et tôt ou tard, il s'en prendra à Tenmura. Je ne veux pas voir cette communauté qui m'a acceptée être détruite... je veux vivre avec vous pour toujours. Mais tu es trop dangereuse. Je suis déjà satisfaite que les croisés Fatalis soient en parti en mort.
- Comment oses-tu ?! Rugit Larah, se défaisant presque de l'étreinte magnétique.
- Ça ne sera pas douloureux, je te le promets.

Tana s'approcha très près de Larah et lui tira son couteau de dépeçage de la cuisse. Elle ne pouvait le faire voler car il n'était composé que d'os. Elle le posa sur la gorge de la jeune femme et respira profondément. Malgré qu'une partie de son armure la protège de la lame, la chasseuse respirait lentement, tentant de garder son calme. Elle regarda ses mains libres et prit une grande inspiration. Elle avait bien fait de garder son masque. Tana était entre les deux bras de la jeune femme, comme convenu.

- Tu n'es pas une assassine, Tana.
- Minuit mourra. C'est le plus important. Mon peuple... en paix.
- Tu le regretteras. Tu seras rejetée pour l'avoir fait.
- Non, personne n'en saura rien.
- Talf le saura. Drakov et Amélie seront au courant. Tôt ou tard, on percera le mystère.

Le vent était de plus en plus fort et les cheveux de Tana étaient pratiquement blancs comme la fourrure de son espèce. Elle pleurait, mais ses larmes étaient noyées par la pluie. Une éclair frappa non loin de là et éblouis un instant Tana. Un instant suffit.
Larah claqua ses paumes contre les tempes de sa geôlière qui perdit son équilibre et son emprise, elle lui enfila un coup de genou dans le thorax mais Tana ne se laissa pas faire, elle se releva et leva le couteau pour frapper n'importe où, peu importait. Larah plaqua sa main contre le visage de la femme. La voix de Minuit gronda de nulle part :


- Contemple la gloire d'un passé déchu, Thanatos. Vois celui qui fut aimé perdre la raison et assassiner sa famille.

Larah saisit dans son sac le joyau de la Rathian rose et ouvrit son deuxième oeil. Tana se plongea dedans et crut se perdre à jamais dans le noir de la pupille, embrasée de rouge par l'iris. Un flot infini d'images défilèrent dans les yeux de Tana pendant ce qui sembla lui être une éternité.
Au bout de quelques secondes, Larah la lâcha et son amie tomba au sol en pleurant, à quatre pattes, elle respirait comme si on venait de l'étrangler. L'union se rompit et la chasseuse tituba quelques instants, une partie de son énergie s'était éteinte d'un coup, elle n'avait pas de souvenir de ce qu'il venait de se passer, elle se souvenait juste de la lame sur sa gorge et maintenant, elle voyait Tana à terre, en train de pleurer. La chasseuse respirait profondément :


- Qu'est-ce qu'il vient de se passer au juste ?
- Minuit... m'a montrée ses souvenirs. Il s'est ouvert un instant à moi et j'ai tout vu. Tout.
- Il a pris le contrôle ? Mais il ne l'a pas fait depuis une éternité...
- Cet échange de souvenirs... Ça a du complètement brouiller ta conscience... et la mienne. Oh mon dieu, qu'est-ce que je m’apprêtais à faire ? Je suis tellement désolée... je ne sais pas ce qui m'a pris. J'étais obsédée par l'idée de tuer un Fatalis qui m'avait pris ma famille. J'oubliais les choses qu'on avait faîtes ensembles. C'est à cause de cet homme, il m'a dit de le faire pour venger les miens.
- Qui ? S'arrêta un instant Larah.
- Tu dois le connaître... je suis désolée, je passais dans une mauvaise période, son influence a été trop forte. Il porte une cape rouge et il a des yeux émeraudes. Il m'a dit qu'il nous aiderait Keil et moi... Je ne sais pas, il a empoisonné notre vin ou quelque chose comme ça, ça fait une semaine que je suis sur les nerfs, comme quand je suis dans mon corps de dragon...
- Mais quel salaud... Pourquoi voudrait-il me tuer ?
- Je pense que c'était l'inverse, il savait que tu gagnerais de toute manière. Il doit sûrement vouloir éliminer tous ceux qui t'empêcheraient d'utiliser Minuit.
- Tikky Mittyk... souffla Larah.
- Où vas-tu ?
- Il faut que je retourne au village et que je retrouve ce felyne... On en reparlera ce soir, tu veux? Désolée pour les coups... je ne me suis pas trop retenu..

Désormais, Larah le savait, cet homme était partout et il montait ses amis contre elle, mais pas n'importe quels amis... des êtres dangereux qu'elle serait forcée d'abattre par défense. Mais en quel but, elle ne le savait pas encore. Elle retourna au village.

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(Merci à Clost pour le Render!)

Salut toi :° T'as de l'imagination ? T'aimes écrire des textes avec de l'action ? Faire vivre de personnages fictifs ? Alors viens t'inscrire au Rôle play !

Je remercie de tout cœur ceux qui lisent nos aventures au RP ! Merci, merci et encore merci !

Ah, aussi, j'ai une fic, j'en remercie les lecteurs d'ailleurs !
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Re: Le Village et ses alentours

Message par Yian garuga anonyme le Dim 23 Nov 2014 - 2:36

Il était très tôt le matin quand Larah décida de partir pour les forges, il valait mieux s'y atteler maintenant que d'attendre plus. Surtout que visiblement, personne n'avait rien commandé, donc avec un peu de chance, elle pourrait avoir son arme le soir venu, et s'il fallait, elle travaillerait avec Jagamore pour l'avoir pour le lendemain. Elle tenait l'épée de Marys dans une étoffe rouge et l'épée de Crimson dans le dos. Les plans étaient terminés. La chasseuse avait passé deux nuits dessus et n'avait pas dormi depuis. Comme prévu, le forgeron était là, faisant chauffer les fourneaux, avec lui, son assistant et un felyne engagé depuis que les hunters devenaient de plus en plus fort, les matériaux étaient de plus en plus dur à traiter, mais pas pour autant moins cher. Il vit arriver la jeune femme qu'il connaissait depuis un moment déjà. Il sortit son papier sur elle avec ses tailles et se prépara à prendre en note la commande, puis il remarqua l'arme en obsidienne et grimaça, c'était difficile à travailler, il le savait. Elle posa l'épée lourde sur le comptoir. Il regarda l'arme et siffla, ce n'était pas de lui, mais le travail d'artisan était là. Puis il vit la petite arme et regarda Larah d'un air étonné. Elle posa les plans sur le comptoir en faisant bien attention à ne rien plier. Il ne dit rien, il lut avec attention puis il souffla et les passa à ses assistants.

- Ça va te coûter cher, tu sais ?
- Il n'y a que la bourse pour te parler. Il ne faut en aucun cas que tu rates quoi que ce soit. Cette arme va avoir un attribut sans composant.
- C'est quoi ces conneries ?
- Là, c'est du sang de croisé Fatalis pourpre.
- De quoi ?
- T'as pas dû en voir des masses mais ce n’est pas grave. Contente-toi des plans, je fais le reste. (Elle posa la bourse sur le comptoir et se mit à compter les pièces)
- Hahaha, tu sais que je t'aime bien petite, à mon avis, je te le fais dans la journée, on a pas beaucoup de client ces temps-ci... il faut nourrir ma famille, tu comprends...?
- Ne sors pas les violons, je sais comment tu marches. Je te fais confiance sur ta discrétion ?
- Les clients sont rois tant que leur bourse est pleine. Personne ne sera au courant. A part mes assistants et moi-même. J'ai pas envie d'avoir de la concurrence, non mais.

Larah repartit chez elle, visiblement, ils n'auraient pas besoin d'elle. Elle prit ses affaires de collectes et partit se promener dans les forêts et collines. Après deux heures de voyage, elle arriva enfin à destination. Il était presque 9 heures, le soleil inondait les plaines où rodaient quelques vélocipreys et des aptonoths. Elle passa dans la forêt et marcha jusqu'à un endroit appartenant aux felynes, mais déserté il y a longtemps, c'était un endroit secret, que la Guilde ne connaissait pas, inconnu des zones de chasse. Larah l'avait découvert il y a longtemps en se perdant dans la forêt lors de sa première quête, à l'époque, elle ne savait pas lire les cartes. C'est à ce moment qu'elle avait rencontré l'humble felyne, mais ce jour-là, elle était loin de se douter que cet être était un ange gardien. Les arbres étaient très silencieux, même les feuilles semblaient se taire. Même les oiseaux étaient partis, comme s'ils craignaient quelque chose. Un velociprey rodait dans l'endroit quand il sentit la chasseuse, il prit ses jambes à son cou et bondit hors de sa portée. C'était nouveau ça, la jeune femme n'avait pourtant que son couteau de dépeçage et une épée, elle était obligée d'avoir une arme, même pour une quête de collecte. Elle sifflota une mélodie et attendit. L'endroit en question était une petite clairière où de nombreux arbres millénaires prenaient racines, l'accès y était difficile à cause de leurs énormes racines. Les plantes étaient étrangement grandes et les feuilles formaient un toit végétal que la lumière arrivait à traverser pourtant. Au centre, il y avait un arbre déraciné, par quoi ? Impossible de savoir, le vent n'atteignait pas l'endroit, aucun gros monstres ne pouvaient venir ici, alors il était assez difficile de savoir ce qui avait renversé le tronc. Mais toujours était-il que cet arbre était habité, le vieux felyne y avait construit sa maison, mais visiblement, il n'était pas là aujourd'hui. Elle s'approcha de l'arbre et regarda dedans, elle n'y vit rien du tout. Elle recula en faisant la moue, elle s'attendait à le trouver ici à cette heure-ci. Elle se tourna pour repartir quand elle entendit un bruit.
Elle se tourna et vit un felyne et deux mélynx, ils semblaient tétanisés devant la femme, si bien, qu'ils tremblaient à vue d'œil. Elle s'approcha d'eux pour les rassurer mais l'un des mélynx perdit le contrôle, lâcha son bâton et partit en courant en miaulant sauvagement. Les autres ne se firent pas attendre et firent de même. Larah recula, étonnée, puis lorsqu'elle se retourna, elle vit la silhouette du félin bipède. Malgré son grand âge, il se tenait toujours aussi droit. Sa fourrure était devenue blanche immaculée à certains endroits, ses yeux jaunes étaient toujours aussi brillant et il avait l'air toujours aussi brave et sérieux. Il avait aussi toujours son chapeau champignon sur sa tête, qui lui donnait l'air d'un vieil homme de l'orient. Ses deux canines dépassaient de façon menaçante de sa lèvre supérieure. Il avait un air grave, comme d'habitude, pourtant, il se risqua à une question qui surprit la jeune femme :

- Larah ? C'est toi ?
- Mais enfin Tikky... Si quelqu'un me connait, c'est bien toi.
- Tu... Je ne sais pas. Ton aura a changé. Minuit est encore en vie ?
- Euh... bien sûr qu'il l'est, sinon je serai morte, non ? C'est ce que tu m'avais dit dans la tour il y a un moment déjà mais là, je dois avouer que...
- Tu l'as soumis ? Il est soumis à toi ?
- Quoi ? Non, non je ne crois pas.
- Appelle-le. J'attendais ce moment depuis des années.

Il semblait perplexe, mais pas en colère, il était froncé les sourcils en s'approchant, comme si c'était la première fois qu'il voyait la jeune femme. Le felyne monta sur une branche pour être au niveau de son "invitée", il lui repoussa ses cheveux devant l'oeil et recula comme s'il craignait de lui faire mal. La jeune femme ne comprenait pas tout au comportement du felyne, il n'avait jamais été comme ça. Elle fit ce qu'il lui demanda, elle ferma les yeux et fit le vide dans sa tête, puis elle appela Minuit. Le dragon répondit très vite à l'appel et elle fit l'Union. Tikky Mittyk bondit en arrière, l'oeil qu'il avait si souvent craint brillait devant lui, mais d'une nouvelle lueur. Il alterna les deux yeux pour voir si c'était bien réel et soupira de décontraction. Il demanda alors : "Alors mon ami, la Vérité est-elle tombée ?" Larah allait répondre mais Minuit lui coupa la parole et parla à sa place, sans qu'elle ne fasse rien.

- Comme une lame tombée du ciel.
- La comédie a assez duré je présume. Le Comte l'a retrouvée ? Non, je le sais déjà, j'ai entendu les arbres le murmurer. J'étais inquiet du temps que cela prenait. Mais nous y voilà, n'est-ce pas ?
- Unis contre le traître. Faut-il tout lui expliquer ?
- Non, mon ami, pas de suite, la colère ne doit pas reprendre le dessus, rappelle-toi, la haine n'entraîne que du mal, Minuit, souviens-toi de ce qu'il s'est passé. Contrôle toi.
- Il me force à tomber dedans... Mais Larah et moi... sommes devenus capable de refouler tout ça.
- L'Union... souffla Tikky Mittyk.

Larah avait l'impression de ne pas faire partie de la scène, elle voyait, elle était consciente mais elle ne parlait pas directement. Elle sentit une grande souffrance en elle, mais ce n'était pas elle directement qui l'éprouvait, c'était Minuit. Le felyne sourit et expliqua à la jeune femme de quoi il était question.

- Minuit est venu me voir après qu'il t'ait quittée dans les ruines, je ne vois pas comment je pouvais lui échapper, alors je l'ai écouté. La sincérité dans sa voix et ses yeux était unique, j'ai su qu'il ne mentait pas quand il a prétendu vouloir t'aider. Tu sauras le passé par l'avenir, le lien que vous partagez va te permettre de savoir, comprendre ce qu'il s'est passé. C'est alors quand vous serez complètement unis que vous ne ferez qu'un, et à ce moment-là, vous triompherez de l'adversité, je n'en doute pas un instant. Je vais t'aider à atteindre ce pallié. Montre-moi ton bras, je sais que le Comte t'a injecté quelque chose, je peux le soigner.

Pour la première fois, Larah retira les bandages pour montrer à quelqu'un ce qui se cachait en-dessous. Le felyne soupira profondément et ferma les yeux. Elle sentit une pointe de colère venant de Minuit. Elle ignorait ce que lui avait prescrit le Comte sans lui demander, mais elle savait que c'était mauvais. Le sage sauta de sa branche et chercha des herbes au sol, il gambada dans sa clairière et en ramena quelques-unes. Il se remit au niveau de la chasseuse et écrasa ces récoltes. Puis il posa sa patte sur la blessure. Larah sentit une décharge dans tout son corps et l'œil la brûla instantanément. Minuit brisa l'Union dans un cri. Visiblement, il avait lui aussi senti quelque chose. Elle tomba en arrière et se débarrassa du pâté d'herbe qui était sur son bras. La douleur avait été fulgurante et atroce. Le felyne avait lui aussi senti quelque chose d'effrayant apparemment, il avait les oreilles baissées et les yeux écarquillés.

- Ce n'était pas prévu. Mais c'est bien ce que je craignais... J'ai perçu une nouvelle aura pendant un instant. Et je n'y ai vu... que la désolation. Il veut se servir de toi... pour se venger. Par les primordiaux, je ne sais plus. Il semble qu'il veuille que tu t'éloignes de Minuit mais que tu l'utilises quand même. Il ne veut pas que tu apprennes qui il est alors qu'en te forçant à utiliser l'œil, tu le sauras tôt ou tard. Cette marque sur ton bras, tu ne pourras t'en débarrasser uniquement qu'en renforçant l'Union.
- Tu... en sûr ? Je ne préférerai pas subir cette douleur une nouvelle fois.
- Non, je ne suis sûr de rien. Le Comte a toujours été imprévisible, j'ignore tout de ses intentions. Même l’en ayant côtoyé pendant longtemps.
- Alors toi aussi tu le connais ? Pourquoi ne m'avoir jamais rien dit ?
- Parce qu'il fallait te préserver, attendre, te préparer, tu devais ignorer tout de lui... sinon, tu aurais été trop faible pour combattre ta haine. Tu as enfin renoncé à la vengeance, tu as choisi la rédemption et tu as retrouvé la vérité.
- Pas totalement, vous me cachez tellement de choses.
- Comprends-le, c'est pour ton bien, tu ne peux pas tout assimiler maintenant. Tu es encore trop jeune.
- La jeunesse n'a rien à faire ici, le temps m'est compté avant que cette chose m'anéantisse totalement. Elle se répand sur mon corps à une vitesse assez élevée. Alors je fais quoi ? J'attends que cette chose soit totale et après vous me direz tout ? J'en ai marre des cachotteries, ça fait bientôt 10 ans que je porte Minuit et seulement depuis un an que je commence à être au courant de chose. Je ne vais sûrement pas attendre que l'autre cinglé me pique à nouveau pour réagir.
- Je comprends ton empressement mais pour l'amour du ciel, écoute-moi, il ne te fera pas de mal pour le moment, je te le jure.
- Comment pouvez-vous en être certain ?
- Fais-moi confiance.
-... D'accord. J'avais une question. Pourquoi il n'y a aucun animal ici ? D'habitude ce havre de paix ruisselle d'oiseaux, d'insectes et de lyniens.
- Tu les as effrayés. Les humains ne voient pas comme nous, nous percevons les choses différemment.
- Oui, lorsque que je suis en Union avec Minuit, je vois... des formes autour des objets.
- C'est un sens que nous possédons en plus. Nous ne sommes pas aveugles comme vous, vous percevez les couleurs, les formes, les mouvements, mais pas ce qui règne sur la terre. Les essences, les auras, les éléments, tout ça vous échappe.
- Peut être bien. Ils ont fui parce qu'ils ont senti Minuit ?
- Oui. Mais ce n'est pas ça qui leur a fait peur. C'est toi. Tu as soumis un fatalis à toi, ils ne savent pas comment, tu n'as pas employé la force ni rien, mais leur ignorance va t'aider. Certains monstres mineurs te fuiront très facilement à présent. Montre leur l'oeil et ils partiront. Ils te craignent plus toi que le fatalis, désormais. Même si tu es moins capable de détruire des régions entières.
- Minuit va devenir la risée de tous ?
- Non, parfois, la sagesse est plus imposante que la force. Cela signifie qu'il ne s'est pas lancé dans une bataille perdue d'avance. Il n'est pas fou, c'est ça qu'ils verront.
- J'espère pour lui alors.
- Tu es un peu une reine parmi les faibles. (Larah se mit à rire.) Qu'y a-t-il ?
- Rien, mon fiancé m'a dit la même chose.
- Alors cela tombe bien. Approche, je veux te montrer quelque chose.

Larah s'exécuta et attendit, le felyne retira son chapeau en forme de champignon et y perça un trou avec sa griffe. Un liquide rouge coula et il le ramassa avec sa patte, puis il se frotta les paumes pour se l'étaler sur ses doigts, puis il se mit à la hauteur du front de Larah et traça un trait rouge dessus. Il recula, satisfait, et fit de même sur son torse, au niveau du coeur, traçant cette fois-ci une croix. Il sourit et remit son chapeau. Il attrapa son bâton dans un tronc d'arbre et s'appuya dessus, si le felyne avait avant montré une fougue déconcertante, il commençait à vieillir prématurément, sûrement était-il atteint d'un mal incurable. Il n'était pas si vieux, mais pourtant, il avait accumulé une sagesse plus grande qui quiconque. Larah voulut savoir ce qu'il avait fait sur son front et toucha, mais déjà, la marque était sèche. Le felyne s'expliqua doucement :

- Voilà ta couronne, tu as ma bénédiction et celle de mon protectorat. J'espère que tu seras digne de cette marque.
- Et bien, on voit qu'il n'y a pas beaucoup de budget par ici, sourit-elle.
- Les bijoux ne sont pas le fort de la nature par ici, mais au moins, nous avons la vie.
- Je plaisantais...
- Je sais, mais il est bien que tu en parles, vois comme tout autour de toi pousse, vit, les animaux, la nature, tout est prospère ici. Je sais que cela va changer, ce n'est qu'une question de temps.
- Qui crains-tu ?
- L'homme. J'ai peur qu'il choisisse un jour de prendre le dessus des forces de la nature... mais ce n'est pas prêt d'arriver. Enfin, qu'importe. Je crois que tu as une arme à récupérer, en espérant que tu puisses l'utiliser à bon escient... N'oublie pas que les dragons anciens ne sont que très peu.
- Comment tu fais pour toujours tout savoir à l'avance...? Enfin, pour le coup, je ne veux pas savoir.
- Je n'ai pas eu besoin de percer le voile du temps pour savoir ce qui allait ce passer... Je te demande de bien faire attention, prends soin de toi, du dragon et au nom de tout ce que je possède et de celle que j'ai connu, venge-nous.
- "Nous" ?
- Tu comprendras bien assez tôt. Ah... oui, aussi, nous sommes toujours à tes côtés... Dans la vie comme dans la mort, ne te tourmente plus sur ceux qui ont disparu, nous gardons un oeil sur toi. (Larah blêmit) Je sais pour tes amis, le croisé Fatalis avait ravagé mes terres, mais vous l'avez tué avant qu'il ne se propage de plus en plus. Un trop grand pouvoir amène toujours à la destruction de soit. Et visiblement, les Fatalis le savent mieux que nous.
- Quelle ironie est-ce là ?
- Pardon, je ne devrais pas me moquer du destin, les coïncidences sont si nombreuses.
- Je ne suis pas assez informée pour partager ton avis... Cela dit, t'es-tu enfin abandonner aux rîmes ? Ça te change beaucoup tu sais ?
- Ah oui, j'ai décidé de ne plus être un mystère pour toi, la communication passe par la compréhension et tu avais du mal... Alors je te parle comme si j'étais un simple humain, mais la poésie me manque. Heureusement que je la partage encore avec d'autres êtres de la forêt...
- Tu n'as pas à te changer pour moi, tu sais ?
- Ha, nous devenons qui nous choisissons d'être, n'est-ce pas ? J'ai fait ce qui me semblait le mieux pour toi, maintenant, je te prierai de rentrer chez toi. Tu as disparu depuis longtemps de la zone de chasse et on va finir par envoyer de l'aide... N'oublie pas, personne ne connait cet endroit. Ou presque... chuchota-t-il lorsque Larah se prépara à partir. Adieu Larah, nous nous reverrons... dans l'au-delà.
- Ce n'est qu'un au revoir, Mittyk, et tu le sais.
- Pour une fois, j'aimerai que tu es raison.

Elle n'entendit pas cette phrase et se remit en chemin. Elle lui fit un geste de la main avant de partir. Il soupira en s'appuyant sur son bâton et rentra dans un terrier. Une des nombreuses sorties aux tunnels crées par les felynes. Il rejoignit une falaise en très peu de temps, et quand il siffla un air de chanson ancienne, du canyon émergea le Fatalis. Caché dans les brumes des entrailles de la terre, il ne fit apparaître que sa tête. La voie était libre.

- La fille est partie et tu devrais le faire aussi, il ne devrait pas tarder.
- Pourquoi ne pas t'enfuir ? Avec moi, ta mort n'est pas obligatoire.
- Mon ami, je ne peux pas abandonner mon protectorat, il faut que je le distraie le temps que mes enfants s'enfuient.
- Tu vas périr alors qu'ils pourraient s'en sortir sans toi ? Mittyk, viens, une perte de plus n'est pas négligeable.
- Tu ne comprends pas, tu n'as plus rien à perdre toi. Il t'a pris ta caverne et tu sais à quel point c'est douloureux, alors imagine pour moi... mes enfants, c'est tout ce que j'ai.
- Je ne pourrais pas te convaincre. As-tu décidé de ne plus me parler en rîmes non plus ?
- Hmm, décidément, on ne peut rien te cacher, sourit le felyne. Lutte pour ta survie, protège la fille. Nous savons tout deux que c'est un adieu. Nous nous reverrons dans le monde des esprits.
- Puissent les Anciens te guider dans ton salut, psalmodia le dragon.
- Vale ferebat'nox. Puisse ton vol te guider jusqu'aux étoiles.

Le Fatalis prit son envol en dissipant les brumes et s'envola par-dessus les nuages. Il serait impossible à suivre et il était quasiment certain que personne n'aurait pu le voir, à par peut être quelques monstres, mais rien d'autre...

Larah rentra au village lorsque le soleil déclinait. Elle alla chercher son arme, une épaisse bourse à la ceinture, lorsqu'elle entra, Jagamore finissait d'emballer l'arme. Il luisait de sueur et un de ses assistants était étendu sur le comptoir, épuisé. Leurs outils avaient sûrement eu du mal à entamer la terrible obsidienne mais ils en avaient eu raison. Il fallait bien se payer des outils en wyvern, c'était bien plus facile... Il prit l'argent en souriant et glissa l'arme sur le comptoir. La chasseuse ramassa le paquet et le rangea dans son dos avec une sangle. Elle lui demanda de rester discret avec ses assistants sur la fabrication de la lame, le forgeron hocha la tête et elle disparut. Quelques instants plus tard, un homme entra dans la boutique, tout vêtu de rouge.

La jeune femme arriva chez elle en silence, tentant de ne pas se faire remarquer. Elim était à l'étage et trifouillait dieu sait quoi et Ryu faisait une sieste, ou du moins, il était couché sur une banquette près du feu. La chasseuse glissa dans sa chambre et posa l'arme qu'elle avait pris pour la quête de collecte. Elle vérifia le tranchant son couteau de dépeçage qui ne risquait de ne jamais perdre sa lame, puis elle partit en direction des ruines, là où Tana l'avait affronté et où Minuit s'était expliqué. C'était sûrement le meilleur endroit pour faire ce qu'elle s'apprêtait à accomplir. Le soleil était au ras de l'horizon, certains étoiles brillaient déjà et en ce temps de l'année, la Lune ne se levait que très très tard. Elle s'assit au milieu des ruines, déballant son arme et pendant un instant, resta bouche bée devant cette merveille de création : Une lame noire comme les ténèbres au niveau de la poignée, qui se dégradait vers le gris foncé, traversée par un cristal rouge en son centre, c'était ce qui restait de l'épée de Marys, incrustée dans la lame de Crimson.
Du sang du dénommé croisé était encore là, entre certaines "écailles" de l'arme. Le forgeron ne l'avait visiblement pas enlevé et tant mieux. Larah retira son casque, son armure et ne garda que quelques vêtements légers. Le froid mordrait bientôt, mais c'était si peu important sur le coup. Elle prit son couteau de dépeçage et le pressa contre sa poitrine, à plat. "Douce lame, voici ma main, soit brève et accepte le sang-mêlé." Elle se trancha la paume de la main droite et serra le poing. Des gouttes tombèrent sur la lame qui parut luire à la jeune femme. Elle saisit le pommeau de la même main et le ramena contre son ventre. "Des enfers jusqu'aux étoiles, guide-moi à la victoire, sur ma route trépasseront mes ennemis et sur ton tranchant coulera leur sang. Puissent nos noms traverser le voile du temps et être éternels." C'était ce que Ryu et les autres avaient voulu quand ils se sont engagé contre Svarog. Mais lorsqu'ils avaient vaincu le dragon au prix de nombreuses choses, la bête les avait maudit par le sang qu'ils portaient sur eux. Si le sang de Crimson ferait l'affaire, alors elle pourrait maudire la Lame, mais il fallait ensuite faire le pacte... Et là, elle pria pour que cela marche. Elle ouvrit son œil droit. Une douleur fulgurante la frappa, venant à la fois de l'arme et de son bras droit. Serrant les dents, la jeune femme procéda ensuite à lever l'arme et la presser contre son front. "Entends-moi Fatalis, puisse ta rage me posséder et mon corps t'appartenir." L'épée de Marys était une "Lame" mais est-ce Minuit qui l'avait maudite ? Ou est-ce sa bénédiction qu'il avait donné ? Elle posa sa main coupée délicatement contre le tranchant de l'épée lourde, il fallait attendre la réponse du dragon. Elle craignait qu'il rompe le lien pour ne pas qu'elle se lie à une autre arme... Mais pourtant, elle aurait besoin de cette épée pour vaincre le Comte et Einon.

"Tu porteras la nuit dans mon vol funeste. Nous serons des cavaliers porteurs de guerres et de conquêtes, des combattants. Je serai ton bras droit et ton arme." Répondit Minuit. " Nous serons le crépuscule de nos ennemis. Nous ne serons plus qu'un."
Un éclair frappa la poitrine de la jeune femme telle une des 7 pulsations des Lames. Elle tomba sur le côté, son arme avec. Elle perdit connaissance sous les étoiles... Mais son sommeil fut de courte durée, elle se releva et prit son arme, la pupille rouge désormais noyée dans la sclérotique devenue noire. Elle rangea la Lame et s'échappa à travers la nuit.

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(Merci à Clost pour le Render!)

Salut toi :° T'as de l'imagination ? T'aimes écrire des textes avec de l'action ? Faire vivre de personnages fictifs ? Alors viens t'inscrire au Rôle play !

Je remercie de tout cœur ceux qui lisent nos aventures au RP ! Merci, merci et encore merci !

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Re: Le Village et ses alentours

Message par Yian garuga anonyme le Dim 3 Mai 2015 - 17:20

HRP : cela se passe après la quête du  Zodiumbra !



Il s'était passé déjà quelques jours depuis le retour de la quête du Zodiumbra. Larah était à quelques centaines de mètres du village et s'entraînait avec sa nouvelle arme, l'épée d'obsidienne de Crimson dans lequel elle avait fait incrusté l'épée de Marys. Elle avait magné l'épée lourde pendant longtemps... quand elle était à Kokoto. Elle se rappelait des mouvements de bases mais l'arme était bien plus lourde que la normale. Au retour de la quête, elle avait eu de terribles courbatures qui ne s'arrangeaient pas d'ailleurs, mais elle continuait de trancher l'air pour se rappeler de certaines sensations. Etonnemment, elle avait pu utiliser le pouvoir des Lames pendant un court instant. Elle n'avait toujours pas compris comment, en tout cas, c'était bien moins impressionnant que la fois au fort, ou contre Svarog. Elle s'arrêta un instant, pantelante et couverte de sueur. Elle avait du mal à bouger cette arme avec fluidité... et elle ne portait même pas son armure. Elle se laissa tomber au sol et but de l'eau pour se désaltérer. Cet entrainement allait être long. Pourtant, elle trouvait un bon côté à ses attaques complètement déséquilibrée : la force des attaques étaient puissantes, elle faisait basculer tout le poids de l'arme à travers son corps et la laisser retomber avec force sur le sol ou comme elle l'avait fait il y a quelques jours, sur la carapace du Zodiumbra. Et puis ses mouvements étaient moins linéaires que pouvaient le faire un épéiste, elle frappait surtout en tournant, ce qui lui permettait de concentrer de l'énergie cinétique dans la lame. Elle regarda l'arme briller timidement en son centre, l'éclat du cristal rouge, qui avait été identifié comme de l'Eltalite par Rupert à la fin de la quête, avait perdu de son intensité ses derniers jours. Elle soupira et se laissa tomber dans l'herbe verte du printemps.

Pendant de longues minutes elle contempla le ciel bleu sans aucun nuage et elle repensa à la chasse, essayant de se rappeler de tous les petits détails qui lui avaient fait se prendre des coups de trop. C'était le bilan qu'elle faisait à chaque chasse, elle apprenait beaucoup de ses erreurs. Elle sourit en se rappelant le nombre de fois où elle pouvait s'évanouir en quête... C'était loin ce temps. Le temps où elle avait rencontré Talf. Et puis il y a eu Macouta, qui était retourné à son village d'origine, élever son Rathalos. Mathio, mort contre un Kirin. D'ailleurs, Drakov était dans cette quête... c'était sa première avec le duo Talf/Larah. Elle se rappelait du visage de Talf et du sien quand il déploya ses gènes pour la première fois. Déjà elle affrontait des dragons anciens. Elle soupira, incapable de compter le nombre de monstres qu'elle avait abattu. Elle entendit quelqu'un approcher, elle leva la tête et vit Drakov arriver, un panier à la main. C'était tellement déplacé sur un colosse comme lui qu'elle ne put s'empêcher de rire. Puis elle se redressa et l'invita à s'asseoir à même le sol. De toute manière, ils s'en moquaient éperdument, ils n'étaient pas du genre à avoir peur de quelques insectes. Sauf si c'était des araignées. La peur de Larah avait refait surface il y a quelques temps lors de la séance personnelle avec Einon et le Comte. Puis quelques semaines plus tard on lui annonçait la découverte d'araignée géante appelée les Nerscyllas. Vraiment, si le monde pouvait éviter de donner naissance à de tels monstres... Drakov se posa au sol et lui envoya du pain et de la viande de mossween. "T'aurais pu trouver mieux, sérieusement." dit elle en regardant la terrible viande rose qui mettait des heures à être mâchée. "T'avais qu'à chasser, pas loin, j'ai vu des kelbis et des vélocipreys. Enfin, des cadavres de kelbi et des vélocipreys. T'aurais préféré quoi ?" Répondit-il ironiquement. Larah sourit et reconsidéra sa viande. Ils mangèrent avant de se pavaner au soleil. Puis au bout d'un moment, Drakov se releva et aida sa camarade à se mettre debout. Ils se mirent en garde et se battirent un moment au corps à corps. Evidemment, ils ne se frappaient pas vraiment. Ou presque. La femme semblait inefficace contre le corps du colosse qui ne se ménageait pas, mais elle était plus agile. Au final, Drakov arriva à la coincer, la souleva et la jeta plus loin. Pour seule défense, Larah cria et tomba au sol. Le croisé se crispa, se rendant compte de ce qu'il venait de faire. La chasseuse roula sur son dos et laissa échapper un gargouillement de douleur. Elle se releva ensuite et le regarda méchamment, mais pas trop, ça finissait souvent comme ça leurs entraînements.

- Ce qui fait... 8 à 7 pour moi, je reprends le dessus, sourit Drakov.
- Tss, c'était qu'un coup de bol, mon bras droit me fait un mal de chien, soupira Larah.
- Bah, voyons. Bon enfin, je suis venu parler sinon, tu te rappelles l'écaille ciel de la Rathian ? Bah je me suis décidé et je pense que tu peux la garder, elle me sert à rien. Je vois pas trop où je pouvais la mettre sur mon armure.
- Oh ? Vraiment, merci, je l'ai mis dans mon coffre en attendant mais je sens que j'en aurai besoin très bientôt !
- Tu ne l'as pas mis à côté du glaire de khezu quand même ?
- Non, ça, je le mélange avec des steaks à point, comme ça j'ai des méga jus. J'ai jamais rien compris à l'alchimie de toute manière.

Drakov réfléchit sur cette combinaison et resta perplexe lui aussi. Et tous les chasseurs buvaient ça, c'était intéressant... Ils restèrent quelques temps à discuter avant de repartir pour le village. Sur le chemin, ils croisèrent un felyne qui semblait sauvage, Larah reconnut les marques de la tribu de Tikky Myttik et s'approcha du chat qui la lorgnait avec crainte, il se courba et lui tendit une lettre. Drakov haussa les sourcils et regarda sa camarade prendre délicatement la lettre. Le felyne disparut aussi temps en courant. Ils s'échangèrent un regard et elle décida d'ouvrir la lettre, écrite évidemment en wyvernien, histoire que personne ne comprenne. C'était bien le genre du felyne, Drakov râla en voyant les caractères étranges. La femme lut rapidement et lui expliqua que c'était une "convocation" pour un "revenu" (Larah n'avait pas trouvé une autre traduction, c'était étrange). "Intéressant, tu travailles pour ce chat maintenant ?" Ricana-t-il. Larah soupira et haussa les épaules "Est-ce qu'on ne travaille pas que pour soi-même ?" Drakov lui demanda d'éviter de partir dans des débats philosophiques, ils avaient d'autres choses à faire. Quand ils rejoignirent le village, ils se séparèrent, Larah allait se nettoyer avant de se changer. Quand elle rentra chez elle, elle s'attendit à voir du monde, mais elle ne trouva que Ryu effondrait sur un lit, en train de mourir des courbatures et de ses blessures. La chasseuse lui jeta son épée pour voir s'il réagirait. Il lâcha un vague grognement quand il se fit écraser et repoussa l'arme hors du lit. Il enterra sa tête dans l'oreiller et ronfla quelques secondes plus tard. Elle partit se prendre un bain, restant longtemps dedans, puis au final, elle sortit pour refaire son bandage au bras et enfila son armure de Kirin noir. Elle la regarda de haut en bas dans un miroir et soupira de tristesse. Elle avait été ravagé par le Zodiumbra. La moitié d'un bras avait été arraché, le masque était fendu comme d'innombrables pièces. Une des jambières était enfoncée, mais elle enfila quand même sa botte en-dessous. Elle prit le casque à fourrure et l'enfila, puis elle passa ses doigts dans la fourrure noire, où des grains de sable tombèrent.

Elle alla à la Guilde enregistrer une quête de collecte et partit pour les forêts et collines, armée de son épée. Elle ne craignait pas de danger là-bas, mais la règle l'imposait. Elle avait aussi emporter l'écaille ciel de Rathian rose, elle avait l'intuition que cela l'aiderait. Elle traversa la zone jusqu'au passage secret dans les bois et traversa le tronc qui menait à la cachette du felyne. Elle fut de suite accueillie par des petites ombres qui allumèrent des feux en plus jour. C'était original. Mais elle remarqua alors le chemin en pétale rouge devant elle. Là, elle commença à comprendre que ce n'était pas qu'une simple convocation. A travers son masque, elle repéra les endroits où étaient cachés les felynes et mina de ne pas les avoir vu, c'était important pour eux d'être discrets. Elle marcha sur les pétales rouges qui devenaient violets au fur et à mesure qu'elle avançait. Elle arriva au champignon où Tikky Myttik s'abritait. Il était, comme à son habitude, dessous, en train de méditer. Il ouvrit ses yeux dorées qui brillèrent et se leva, il la salua avec une révérence et lui proposa de laisser son arme sur le côté. Elle la décrocha de son dos et voulut la tendre à quelques felynes, mais elle attendit que d'autres viennent en renfort pour la soulever. Tikky Myttik regarda l'arme du coin de l'oeil et soupir :

- Je ne me souviens pas avoir entendu qu'un Fatalis ait été abattu ses derniers temps. (Larah allait lui expliquer mais il parla plus vite) A moins que ce soit l'homme dragon, il a crée du grabuge il y a de ça. J'ignorais que tu l'avais tué.
- A quel prix, souffla Larah, un pincement au coeur à la pensée de Crimson.
- Mais... c'est l'épée de Marys dedans ! Qu'as-tu fait, par les esprits... Oh et puis, ça n'a pas d'importance, elle t'appartient. Cette énergie, est-ce.... une Lame ?
- Partiellement, je n'ai pas réussi à franchir la sixième pulsation encore. Mais qu'importe, tu m'as fait convoquée.
- Oui, en fait, je voulais te reparler de la dernière fois où l'on s'était vu... je t'ai dit que l'on ne se reverrait peut être pas mais aujourd'hui, j'ai l'occasion de te donner plus qu'une simple marque sur le visage. J'ai réfléchi et je pense bien te nommer... Chef.
- Pardon ?
- En fait, je suis vieux et je ne suis plus sûr d'assurer un quelconque rang. Ne t'en fais pas, tu serais chef temporairement. Je voudrais que tu formes un de mes félynes. Il est très courageux et voudrait devenir chasseur de miaonstre, comme ils aiment s'appeler. Il se nomme Nueve, il est déjà chez toi.
- Comme d'habitude, j'ai le choix...
- Il vient d'une tribu du Nord, dans un désert, son pelage est très clair pour un felyne et je pense que vous vous entendrez bien. Il est encore jeune cependant... Alors tâche de le ménager un peu. Ce sera ton valet.
- Bien sûr... Et cette histoire de chef là, je n'ai pas tout saisi.
- Tu trouvais qu'une marque était assez faible pour une couronne, alors je t'en ai fait construire une. La voici (il passa derrière le champignon et revint avec un diadème magnifique, en argent, dont il ne manquait qu'une gemme pour le compléter au niveau du front.) Elle est à toi.
- Laisse-moi deviner, c'était à Marys et tu as perdu le cristal de son clan ?
- Non. Je l'ai fabriqué moi-même, pour toi. Je ne savais pas quoi mettre en de l'eltalite, comme l'épée de Marys, ou plutôt une gemme de Rathian.
- Que dirais-tu... d'une écaille ciel ? (Elle sortit le joyau et tous les felynes autour se prosternèrent devant l'objet. Larah ne l'avait jamais vu de cette manière : elle brillait et faisait éclater de la lumière autour, tel un prisme. Tikky Myttik était sans voix. Il lâcha le minerai et la gemme rathian et regarda le trésor que tenait la chasseuse).
- Par les esprits... Tu as commis un régicide mais... C'est une... une merveille de la nature. La Rathian qui l'a possédé devait être très vieille et très sage. J'aurai voulu la rencontrer.
- Elle s'est battue comme une guerrière et est morte dignement, mais le poison avait corrompu son corps, elle est restée dans un stade rose, elle aurait pu largement devenir dorée.
- Alors tu es digne de ce que je te demande.

Il posa un genou au sol et courba la tête devant la chasseuse. "Je suis fier de toi", dit-il dignement. Larah sourit, c'était peut être la meilleure chose qu'elle puisse entendre de la bouche de ce felyne. Elle s'inclina aussi, mais le felyne lui indiqua que ce n'était pas à elle de faire une révérence. Il regarda les felynes autour de lui et leur demanda de saluer la chasseuse. Ils s'exécutèrent avec le plus grand respect possible. Alors que la femme les regardait se courber, elle sentit du coin de l'oeil que Myttik s'était relevé et qu'il attendait qu'il lui refasse face pour lui placer le diadème sur la tête. Il accepta l'écaille ciel qu'elle lui tendait et il l'incrusta dans la couronne. Elle mit un genou à terre pour qu'il soit à sa hauteur et elle baissa la tête le temps qu'il lui enfile le bijou. Elle sentit immédiatement un calme profond irriguer ses veines. Les écailles Ciel avait des propriétés miraculeuses, elle l'avait déjà vu à l'oeuvre. Puis un felyne apporta de la poudre violette à Myttik qui la prit avec attention. "Ton maquillage, sourit-il, les reines sont parfois un peu coquette, n'est-ce pas ?" Elle hocha la tête en tirant un sourire. Il mit les mains dedans et lui traça un V sur le front, sous le diadème, puis il fit un grand trait partant d'une pommette et joignant l'autre, en passant par le nez. Sous le trait, il fit trois points aux extrémités. Il recula, satisfait du résultat. Larah soupira, sentant que c'était plus un maquillage de guerre qu'autre chose, mais il parut fier de lui. "Hum, puisse-t-il être gênant mais... j'aurai besoin que tu retires ton armure pour que je puisse avoir accès à ton dos." La chasseuse soupira et retira chaque pièce de son armure en faisant la moue. Elle retira ensuite sa cotte de maille et se retrouva en soutien gorge. "Ton dos." Elle leva les yeux au ciel et en murmurant un "c'est gênant là", elle procéda à le retirer, puis elle se tourna pour qu'il puisse voir son dos. Elle attendit calmement, profitant encore des bienfaits du diadème, jusqu'à ce qu'elle sente une aiguille dans sa peau.

- Hé ! j'ai pas demandé un tatouage avec !
- Veux-tu faire partie intégrante de la tribu ?
- Si je dis non, je perdrais la couronne ?
- Oui.
- Très bien. Faîtes-ça proprement au moins. Sans bavure.

Elle n'avait pas réfléchi. Elle se rendit compte que c'était peut être une grave erreur. Talf. Que dirait Talf. Il mettrait sûrement des semaines à le remarquer mais bon sang, il serait fou. Ou pas, il s'en moquait peut être, ou pourrait très bien trouver ça joli. Faîtes que ce soit joli, pria la chasseuse en subissant les allés et retour de l'aiguille en os. Au bout d'une heure ou deux, aidé par quelques felynes de plus, elle se releva, transpirant de douleur, ce fut très douloureux mais elle avait réussi à le contenir au mieux. Elle ne put même pas voir ce que c'était, elle tenta de regarder dans son dos et d'y voir les marques, mais elle ne vit que rapidement quelques formes. Tikky Myttik souriait de satisfaction. "Superbe" ajouta-t-il. "Va donc te passer de l'eau dans l'étang là-bas." Pas besoin de lui dire deux fois, elle le fit sans rechigner. Elle se mouilla le visage et vit que les marques à son visage ne partirent pas. Elle se tourna vers le felyne qui riait, vraiment heureux.

- Quelle est cette supercherie ? Gronda Larah.
- Ne t'en fais pas, ça partira, si tu utilises certains produits évidemment. J'espère que tu n'y vois pas d'inconvénient à faire partir tout ceci avec de la bouse de popo ?
- Sale félin de malheur, tu vas payer !
- Ha, mais enfin, je rigolais ! Hahaha, tu aurais vu ton visage. Frotte avec de la peau d'Anteka, cela partira immédiatement avec la fourrure.
- Tu as de la chance pour ça. Et la marque dans mon dos ?
- J'ai bien peur qu'elle ne soit éternelle. Mais portes-la avec honneur, c'est la marque des plus grands. L'honneur, la foi et l'espoir te guide. Que les esprits te bénissent.
- Plus j'avance dans ma vie et moins je crois à ces esprits.
- Quoi ? Comment peux-tu dire cela ? Je t'ai enseigné l'amour de la terre-mère ! Ne renie pas le monde qui t'as fait naître !
- Si les esprits sont si puissants et bienveillants, pourquoi me font-ils subir tout cela ? Pourquoi suis-je obligé d'affronter des êtres malsains, des événements affreux et des misères sans fin. Quel esprit pourrait me faire souffrir autant ?
- Tu es seulement victime d'un destin tragique, comme les héros le sont atteints.
- Il n'y a pas de raison à tant de souffrance et d'amertume. Aucun esprit ne m'apportera de raison à cette vie si ce n'est un esprit diabolique. J'ai beau affronter chaque épreuve et toujours m'en sortir, je ne vois que des ennuis après, c'est comme si je n'avais pas le choix, soit je tombais sur quelque chose de terrible... soit sur quelque chose d'encore plus terrible. Je n'ai jamais de "bons" choix, ma vie consiste juste à rendre les événements qui arrivent le moins tragiques possibles. J'ai tué un terrible dragon ancien ? Sa descendance viendra me retrouver et tuera mes amis. J'ai tué le dragon ancien mais pas de descendance ? Une maladie inconnue ranimera les monstres morts et me poursuivront. Voilà, il y a toujours un "élément perturbateur" après chaque victoire. Je n'ai jamais la paix. Quel esprit laisserait cela à un de ces disciples ?
- Larah, souviens-toi de mes leçons. La vie est né dans un cataclysme et y a prospéré. Elle a su affronter l'adversité, les feux, le froid, la vie se bat toujours. Qu'est-ce une tempête sinon un ouragan dévastateur, des vents violents et une pluie battante, tout ça est causé par la Terre. Cela fait parti du cycle. Mais après la pluie, on entrevoit les rayons du soleil. Il n'y a pas que du mauvais temps dans la vie, il y a aussi l'amour, la foi, l'espoir, la lumière. La vie a de l'espoir. Qui ne donne pas d'espoir si ce n'est un être bienveillant? Ces obstacles sont là pour nous tester, car dès que nous les aurons franchis, nous verrons le bien. La difficulté entraîne la facilité. Tu as appris la chasse en commençant par les bases les plus dures et cela t'as ensuite paru facile. Il n'y a pas que du mal dans ta vie, tu as rencontré des gens. Tu en as perdu aussi, mais c'est le principe de la vie, les choses viennent et partent. Ton ami croisé qui est mort et était comme un frère pour toi, ne vit-il pas encore avec toi ? Dans ton arme, Larah, il est toujours à tes côtés. Oui, ta vie est pleine d’embûches, de malheurs, mais quel honneur aurais-tu à en tirer ? Est-il mieux de naître chanceux et vivre heureux ou d'avoir la chance de naître et se battre pour son bonheur ?
- Tes leçons m'ont manquées, vieux chats. Elles me manqueront toujours. Tu as peut être raison, mais parfois, j'ai peur de perdre ce qu'il me reste, l'espoir. Pfft, tes sornettes ne m'atteignent pas, je sais que demain, je devrais encore tuer un monstre pire que le précédent qui aura développer des caractères de survie encore plus impitoyable...
- Alors n'oublie pas ce que je t'ai dit, médite Larah, car tu auras besoin de beaucoup de courage pour affronter ce qui t'attends. Je te souhaite une merveille vie, fille, que tes chasses soient fructueuses et qu'enfin, tu connaisses la paix. (les felynes repartirent tous dans leur tanière au même moment) Cette fois-ci, Larah Tian, je pense que c'est un adieu. Ce fut le plus grand plaisir que j'ai pu avoir dans ma vie que de t'éduquer. Tu me manqueras, Larah. Occupe-toi bien de Nieve. Adieu.

Larah regarda le felyne enlever son chapeau plat et s'incliner, il semblait très sérieux et sûr de lui. La chasseuse inspira profondément et lui répondit : "Et ce fut un honneur de suivre tes leçons, merci vieux sage, puissent les esprits veiller sur toi."
Elle retourna au village et décida de se reposer un peu dans la Guilde avant de vraiment retourner chez elle. Elle but un coup avec Rupert qui squattait gratuitement les cuisines de la Guilde car c'était un "habitué". Il avait en partie aidé à la reconstruction sinon, en vu de la consommation, il aurait déjà été retiré de ses fonctions de mercenaires. Et évidemment, il s'entendait bien avec les serveuses et le comptoir l'appréciait pour son sens de l'humour. Il était tard quand Larah était arrivée au village après le voyage depuis les forêts et collines. Le croisé et elle burent un coup, lui bien plus qu'elle, puis un moment, il la laissa pour régler ses histoires de foudrinsectes. Elle le laissa avec son estomac et rentra chez elle. Sur le chemin du retour, elle croisa Neilla qui lui fit un vague salut et qui se dirigeait vers l'hôpital de Tenmura. La chasseuse fit la moue, comprenant qu'une amitié solide avec Neilla n'existerait jamais. Elle monta les marches de sa maison pour s'apercevoir que la porte était ouverte. Elle entra dedans, se demandant pourquoi encore une fois, sa maison n'était jamais verrouillée. Elle vit alors une agitation sans nom. Elle avait complètement oublié le felyne que Myttik lui avait assigné, mais ce ne semblait pas être la source de l'inquiétude commune. Elle attrapa rapidement un felyne médecin qui lui expliqua que c'était Ryu qui avait un problème.

Elle monta deux à deux les marches pour aller dans la chambre temporaire de Ryu et Elim, où elle vit cette dernière penchée au-dessus du dos du vétéran, le visage tiré par l'inquiétude, elle ne remarqua même pas sa soeur. Larah passa la horde de felyne qui se précipitaient sur leurs notes ou livres et arriva jusqu'au chevet de son ami. Elle demanda immédiatement ce qu'il se passait et on lui répondit : "C'est son dos, lors de la chasse du Zodiumbra, semble-t-il, il s'est déplacé une vertèbre. Vous en savez plus ?" Larah sentit une douleur lui parcourir le corps. Elle était loin de s'imaginer qu'il avait pris un coup si important. Elle expliqua que son armure avait été enfoncé dans son dos lors d'un coup du dragon. Les felynes prirent note et le chaos devint encore plus grand. Elim mit la main à son visage, ne pouvant pas réfléchir. La chasseuse haussa la voix et demanda à tous ceux qui ne connaissaient pas l'anatomie humaine de partir. La moitié quitta le domicile en silence. Puis elle regarda la dizaine restante et demanda aux felynes médecins de chasse de rester, les autres devaient partir. Il n'en resta que trois. "Il n'y en a pas d'autres ?" s'inquiéta Larah. "Ils sont sur le terrain", répondirent deux, habillés avec une trousse de soin. Il restait un petit felyne au pelage blanc, au museau noir et aux grands yeux bleus. "Nieve, j'imagine ?" le felyne hocha la tête frénétiquement. "Attends moi dehors, je te prie." Il s'exécuta sans discuter. Ryu regarda son amie et sourit pâlement. Puis la douleur revint et le paralysa totalement.

Neilla revint avec du matériel. Elle s'installa avec les felynes qui étudiaient les symptômes. Si c'était vraiment une vertèbre partie, ou endommagée, il serait incapable de bouger les jambes, or ses réflexes achilléen marchaient toujours et il pouvait bouger les jambes. Elim s'humecta les lèvres et ferma les yeux pour mieux réfléchir. Ryu enfonçait ses doigts dans ses draps et sans hésiter, sa fiancée lui injecta un sédatif. Il se calma immédiatement et s'endormit. Elle releva les yeux vers Neilla, puis elles se mirent à discuter. Se sentant aussi inutile que mal, Larah sortit en se tirant les cheveux en arrière. Pourquoi avait-il fallu qu'il vienne contre un dragon ancien aussi puissant que le Zodiumbra. Elle soupira, après tout, il était aussi là pour combattre un deviljho et un escarah. Elle s'en voulut de ne pas avoir été en mesure de se protéger elle-même et de lui avoir causé cela. Elle s'assit contre la porte et souffla encore. Puis elle vit le felyne pratiquement blanc s'approcher d'elle. Elle le lorgna du coin de l'oeil et vit qu'il avait un pelage très semblable à un felyne normal, le bout de ses pattes étaient noires, il avait des marques symétriques sur le corps, le museau noir et les yeux bleus. Son pelage n'était pas tout à fait blanc. Il était beige très clair. Elle se souvint du nom de cette race : siamois angora. Il avait les poils longs, il devait être capable de supporter le froid. Tant mieux, à Tenmura, il faisait si froid que les popos en tremblaient des fois. Le felyne fit bouger son oreille et se présenta :

- je suis Nieve, nya, Maître Myttik m'envoie à vos côtés pour vous assister. Je veux devenir un chasseur de miaonstre moi aussi ! Je serai prêt à suivre n'importe quel entraînement, on m'a déjà enseigné le combat à l'arme tranchante, mais je veux en apprendre plus ! S'il vous plait, majesté (Larah faillit cracher ses poumons sous la surprise), acceptez-moi comme disciple.
- Euh... Nieve, je... je suis à un rang très avancé, je veux dire, le monstres que nous affrontons sont très forts et je ne veux pas que tu te fasses tu... euh, blessé, oui, blessé. Grièvement. Très mal au point. Au bord de la mort. Enfin, tu dois imaginer...
- Je suis conscient des dangers, nya, et j’insiste pour me battre à vos côtés ! S'il vous plait, si les choses deviendront trop dur, je serai aussi discret que votre ombre ! Nya !
- Je vais devoir y réfléchir. Cela dépendra de ma prochaine mission. Tu es capable de te cacher sous terre, comme les felynes de ton peuple ? Ils creusent énormément.
- Oui, nya, le plus rapide ! Je serai capable de m'éclipser en une seconde pour réapparaître et frapper dans le dos !
- Je n'aime pas trop les coups traîtres mais si tu peux rester en vie ainsi... On verra. Tu as un lieu où dormir ?
- Non, maître Myttik m'a dit que vous auriez sûrement un logement pour moi, à l'arrière de votre cuisine.
- Mais comment il fait pour savoir ça, ce vieux bouc ? Bon enfin, oui, de temps à autre, je demande à des cuisiniers de loger là, tu t'en contenteras pour le moment. Va dormir, je pense que tu en auras besoin pour demain, ton voyage a du être long à pied.

Le felyne hocha la tête, puis avant de partir, il se retourna et cria : J'oubliai ! Votre paie de la part de Maître Myttik vous attend dans votre chambre, nya !
La chasseuse entra dans sa chambre et retira son armure, pouvant enfin apercevoir les tatouages dans son dos : de longues marques formant des lames hérissées de piquants qui entouraient ce qui pourrait être un bouclier, mais c'était relativement douteux pour des felynes. Elle trouverait la signification un jour, mais ça n'allait sûrement pas être Myttik qui le lui dirait. Il avait désormais disparu pour de bon. Elle s'habilla rapidement et alla ouvrir un paquet sur son lit. Elle le déballa et s'attendait à trouver des herbes, comme de la felvine, mais elle trouva tout un tas de papier, vieux ou récent. Elle prit le premier et le déploya, c'était une carte du ceinturon volcanique, autrement dit, les alentours de l'Ancien volcan de Kokoto. Elle n'avait jamais vu la carte complète, en fait, il est censé être délimité en zone de chasse, or, on voyait clairement les chaînes de montagnes alentours, abritant de plus petits volcans et points chauds. Elle vit un endroit entouré sur la carte et le posa sur le côté. Elle prit ensuite les autres papiers, l'un d'eux étaient le plan d'une arme, mais il était évident que Larah ne connaisse pas la langue employée dedans. Elle regarda rapidement les plans et cela lui rappela une morpho-hache, mais avec une épée lourde. Le reste des plans avaient apparemment été brûlé, car la page de cet ancien codex était brûlé en bas, avec quelques inscriptions. Elle prit le dernier papier qui était une lettre de... Marys. Elle reconnut l'écriture de sa mère. Elle la déplia doucement et regarda le papier comme un trésor incroyable. Elle lut les premières lignes, "A l'attention de mon cher Myttik," elle s'arrêta soudainement, elle ne s'en était pas rendu compte car c'était une deuxième langue pour elle à présent, mais la lettre était rédigée en wyverien. Elle battit des paupières, il ne lui sembla pas que sa mère parle le wyverien. Elle secoua la tête et continua la lecture, elle s'adressait à Myttik, l'ancien felyne serviteur de Marys et de la famille, selon la lettre. La lettre parlait d'un rite de passage, mais personne n'était mentionné dedans, puis elle lut la suite, et s'arrêta sur deux mots.
Le Comte.
"Il est au courant de vos agissements, vous devez prendre garde et limiter les messages par faucons. Utilisés les liens de la terre car il n'est pas capable de croire aux biens fondés de notre planète, n'y à ses réseaux vivants. Communiquez uniquement par besoin vital, il est au courant. Brûlez cette lettre quand vous l'aurez reçu, je ne veux pas qu'il soit au courant pour elle."

Larah posa le papier jauni et se passa les mains sur le visage et les yeux. Qu'est-ce que cela signifiait ? Encore une fois, elle avait une énigme à résoudre. En tout cas, elle comprit que le papier ne devait pas être perdu ou tomber entre de mauvaises mains. Elle ouvrit son coffre de chasse et appuya sur un bouton secret qui s'ouvrit, faisant glisser son amulette avec un rubis rathalos azur, cadeau de Kokoto lorsqu'elle était devenue officiellement une chasseuse. Elle prit le collier pour le remettre et sentit immédiatement une énergie nouvelle glisser dans sa peau, jusqu'à son front. La couronne semblait crépiter de lumière. Elle comprit alors que les deux joyaux étaient reliés, elle fit le rapprochement : Azur et Sakura. Le ciel et le cerisier s'était retrouvé. Elle rangea tout de même le collier, ne se sentant pas de taille à endosser les joyaux du roi et de la reine. Peut être plus tard, elle regarderait quel serait leur effet, mais pas maintenant. Elle rangea le papier et fit glisser le tiroir secret qui se ferma en cliquetant. Elle referma le coffre et rangea les plans de l'arme dans son bureau, elle garda cependant la carte à la main. La chasseuse la retourna, consciente que Myttik ne lui avait pas laissé par hasard : "Par ici" était écrit au dos. Elle retourna de nouveau la carte et regarda la zone entourée. Impossible de demander à la Guilde de l'y conduire, c'était hors de leur portée. Elle voulait quand même se renseigner, même s'il faisait bientôt nuit, elle courut au centre d'observation des wyverns et monta les escaliers quatre à quatre. Elle trouva Li Drago, le chef d'observation wyvernien, penché sur son bureau en train de faire des tours avec un compas. Il se tourna pour voir qui arrivait et invita Larah à le rejoindre :

- Que puis-je faire pour toi ?
- Monsieur Li, j'ai besoin de savoir, en toute discrétion cependant je vous prie, connaissez-vous cette région du volcan. (Elle posa la carte devant lui et lui montra du doigt la zone entourée. Elle attendit qu'il prenne connaissance de la carte, puis il recula en ce caressant la barbe) Avez-vous des ballons qui y vont ?
- C'est drôle que tu me poses cette question, j'ai justement perdu un ballon par là-bas, tout indiquait qu'il avait été abattu à cause d'un projectile volcanique. Un des volcans y est actif, mais il ne fait pas plus de dégât que le grand dans lequel tu chasses.
- J'en conclus que voyager là-bas est trop dangereux ?
- Et oui, j'en ai bien peur.
- Merci Monsieur Li, bonne soirée.
- Toi aussi, puisses-tu trouver le sommeil.



Larah n'avait pas encore de nouvelle armure, tant pis, elle avait du garder la Kirin noir et Eliostra pour survoler le volcan. Il était près d'une heure du matin quand elle était enfin arrivé au volcan, à dos de Garuga. Les manches souples qu'elle s'était improvisée lui donnait un air de vagabonde, de plus, pour ne pas encombrer sa tête et sauvegarder son cou, elle n'avait pas mis sa coiffe, seulement le masque s'y jamais elle rencontrait un ballon, elle serait anonyme. Elle avait enfilé une capuche au cas où, mais battue par le vent, elle ne lui était d'aucune utilité. Jumelle à la main, elle scrutait les moindres rochers à des dizaines de mètres plus bas. Yann gémit quand il reçut encore une couche de cendres sur le bec. Il était devenu gris mais à chaque battement d'aile, il faisait tomber les cendres. Il avait d'abord de refuser de l'accompagner, puis elle avait vraiment insisté et quand elle lui a dit que c'était Myttik qui voulait qu'elle s'y rende, il n'a plus hésiter. Cependant il le regrettait. Aucun Garuga ne vivait dans le volcan, et il y avait bien une raison. Il demanda combien de temps ils devraient rester, elle aussi en avait marre, ses cheveux avaient pratiquement repris leur couleur naturelle, mais pourtant, elle sentait que c'était le jour J pour observer le volcan, Myttik n'aurait pas tant insister. Elle vit alors au loin une lumière rouge plus forte que les autres. "C'est là." Le garuga se pencha sur le côté et vira à tribord. Il battit des ailes pour maintenir son altitude et regarda avec son oeil valide l'endroit ciblé. Il vit plus rapidement les installations humaines, alors, il prit davantage de hauteur, au ras des nuages de cendres, personnes n'auraient pu le voir. Larah enfila son écharpe autour du cou pour respirer normalement et prit ses jumelles.

Elle vit alors les tours, montaient à partir de bois noir, semblant résister à la chaleur. A moins que ce ne soit pas du bois. Ces installations soulevaient d'énormes câbles, comme elle aurait pu le voir dans des mines où l'on extrait le minerai. C'était sûrement un mécanisme semblable à ses grues. De grosses installations en pierre était au bord d'un trou où la lave se jetait continuellement sur les bords. D'énormes pinces plongeait dans le flux incandescent et ressortait de nouveau, sortant d'énormes pièces de ce qui aurait pu être du blindage, pour les citadelles contre les dragons anciens. Elle en avait vu une fois, à Dondruma, lors d'une visite officielle de la Guilde, mais jamais elle ne pensait en voir de ses yeux être fabriquées. Mais ces pièces avaient une forme étrange, courbée. Elle entendait alors un énorme bruit, Yann ouvrit ses oreilles pour être sûr d'avoir entendu. Elle vit alors une tour, énorme, qui servait de pilon. Un marteau géant qui sculptait les pièces par pression. Il fut remonté et retomba aussitôt, causant un bruit titanesque aux alentours. Larah baissa ses jumelles quand elle vit d'énormes épieux sortir de la lave. Yann murmura : C'est du matériel de guerre humain. Vous utilisez ça pour abattre des monstres comme les Lao Shans... ou vous entre tuer. La chasseuse n'en croyait pas ses yeux. Elle voyait non seulement une fabrique d'arme, mais en plus, il semblait bien que les ouvriers aient réussi à chasser d'énormes monstres. Elle vit une cage thoracique à quelques mètres du chantier, des petits insectes noirs s'acharnaient dessus. Larah regarda à travers ses jumelles et vit vaguement quelques formes humanoïdes. Elle baissa de nouveau jumelle. Yann devint nerveux d'un coup. Elle enfila son masque immédiatement et rabattit la capuche, en la tenant continuellement. Elle sentit alors une présence. Elle se retourna sur le dos du wyvern et vit alors à une trentaine de mètres, une silhouette ailée. Yann se mit à grogner et à devenir très nerveux.

"Un dragon ancien n'est pas loin ! Je le sens tout près, il faut partir, maintenant !"

Il rugit pour remettre Larah en place mais elle resta concentrée sur la chose qui les suivait, visiblement, elle n'était pas humaine et bien trop petite pour être un wyvern. Elle allait regarder à travers ses jumelles quand une explosion retentit tout près, elle lâcha alors son appareil quand Yann se mit à changer brutalement de direction. Elle voulut rattraper ses jumelles mais elles tombèrent dans le vide, elle se pencha pour voir désespérément si elle tomberait dans la lave, ce qui l'arrangerait, mais ce qu'elle vit la stoppa net dans sa réflexion. La lave se souleva en une vague énorme, mais qui ne se brisait pas, Yann tourna la tête vers la source de l'inquiétude de Larah. Elle ne put que vaguement voir quelque chose de cette hauteur, mais il lui sembla que de très longs doigts déchirèrent le manteau de lave autour. Elle faillit crier d'horreur mais elle eut le souffle coupé par le virage très serré de Yann qui jeta un coup d'oeil derrière lui. "Il est coriace !" s'énerva-t-il. "J'espère qu'il pensera que je suis une nouvelle espèce de monstre, car je ne lui laisserai pas le plaisir de me voir de plus près !" Larah regarda derrière elle et vit que c'était bien un humain ailé, un croisé sans aucun doute, qui les suivait, il tendit le bras vers eux, mais Yann fit un piquet monumentale. Si la chasseuse n'avait pas les jambes coincées entre les articulations du garuga, elle aurait quitté son dos en un instant. Elle fut plaquée contre les piques du wyvern et le sentit dans son dos, malgré l'armure. Ils plongèrent droit dans les pics rocheux du volcan, ils seront alors invisibles. Encore fallait-il les atteindre, Yann allait bien trop vite. Il attendit le dernier moment pour déployer ses ailes. Larah faillit perdre connaissance à cause du jet. Elle perdit la vue quelques secondes avant de retrouver peu à peu son sens. Ils volaient sous les arches d'obsidiennes. Leur traqueur fit demi-tour. Ils étaient tranquilles.

Ils volaient en direction du village. Il fallait faire un rapport le plus vite possible. Le croissant de Lune les éclairait, mais sa lumière bienveillante ne les rassurait pas. Larah n'arrêtait pas de penser à ce qu'elle avait vu. Yann affirmait que la présence du dragon ancien provenait de leur poursuivant. Oui, mais alors, qu'est-ce qui sortait de la lave ? Un gravios peut être, après tout, la taille correspondait peut être... mais ces deux longs doigts...? Pourquoi un monstre serait aussi près d'un chantier humain ? Que se passait-il là-bas ? Elle s'accrocha à la fourrure de Yann, tombant peu à peu dans la fatigue et la peur. Elle entendait des chuchotements autour d'elle quand elle fermait des yeux. Elle se planta les pics de Yann dans les mains pour se maintenir éveillée, si elle tombait, c'était la mort assurée. Le garuga avait de plus en plus de mal à battre des ailes. Il tremblait lui aussi et la fuite l'avait épuisé. Il leur fallait un abris pour la nuit. Yann tourna et ils virent des rivières de lave sous eux, ils approchaient de la zone de chasse. Larah regarda autour d'elle, au cas où un quelconque wyvern les suivait, mais elle ne vit rien dans les airs. Elle baissa les yeux et crut voir une personne courir. Yann tendit l'oreille et doucement, il changea de cap. Lui aussi l'avait vu. "Doucement, il ne faut pas qu'il te voit tout de suite." lui souffla Larah en se rabaissant sur son dos pour le faire rendre plus souple. Yann grogna et s'approcha du sol. Elle vit alors un homme courir. Vite en réalité. Il bondissait de rocher en rocher comme s'il courait normalement. Larah fut bientôt à portée de saut, elle le regarda d'abord, mais il ne semblait pas armer. Elle prit alors son sabre en téostra et se prépara à bondir.

Yann lui donna la vitesse suffisante pour qu'elle puisse arrêter l'homme. Elle lui tomba dessus comme elle savait le faire, le faisant chuter violemment au sol. Elle roula sur le côté et se releva, dégainant son deuxième sabre et essayant d'oublier les dégâts de la chute. L'homme recula à terre, prit de terreur, il hurlait quelque chose : "Liho !" Larah se mit à avancer vers lui, elle devait être effrayante à voir, une capuche et masque, couverte de cendre avec une armure en kirin noir qui luisait sauvagement à la lumière du volcan. A travers les fentes de son masques, elle put voir que cet homme était un wyverien. Il avait de long cheveux châtain, attaché en une queue haute. Des mèches tombaient sur les côtés, il semblait jeune. Il avait de longues oreilles caractéristiques des wyverien, avec des anneaux accrochées au bout duquel volaient des plumes pour la plupart. Il avait aussi un long nez, mais ce n'était encore une fois pas surprenant. Ses yeux criaient de peur et il n'arrêtait pas de crier "Liho". Larah lui cria de se taire, mais visiblement, il ne comprenait pas sa langue. Elle frappa le sol de ses lames, faisant jaillir des éclairs oranges qui terrorisèrent encore plus le wyverien et lui renforçant sa voix. Larah soupira et rangea ses armes en continuant de lui demander de se taire. Puis Yann atterrit derrière la victime qui faillit s'évanouir en voyant débarquer le monstre qui hurlait à Larah de le faire taire. Mais ils firent plus de bruit que le contraire. Soudain, Larah hurla à Yann de se taire en wyvernien. A sa grande surprise, les deux se turent. Yann eut le même réflexe que le wyverien: regarder avec surprise la chasseuse.

- Vous me comprenez si je parle en langue ancienne ? se risqua Larah, mais le wyverien ne répondit pas. Bon, calmez-vous, je ne vous veux aucun mal, je vous ai arrêté pour savoir ce que vous faisiez là.
- Liho...
- Tu connais sa langue ? Demanda la chasseuse au wyvern.
- Non, c'est une langue orientale peut être. Je ne sais pas.
- Vous... Vous parlez au monstre ? Articula le wyverien en ancienne langue.
- Ah bah, voilà qu'il se met à parler, ricana le Garuga. Qui t'envoie ?! Rugit-il.
- Liho ! Liho ! (le wyverien se mit à genou et joignit ses mains.)
- Mais t'es stupide Yann, ma parole ! s'écria Larah. Vous parlez, c'est formidable, on va pouvoir communiquer... Quel est votre nom ?
- Je... ne vous le dirai pas. Savoir mon nom c'est avoir du pouvoir sur moi.
- Olah, je ne veux pas te faire de mal, je me répète. Dîtes-moi juste ce que vous faîtes ici ?
- Vous parlez à cette bête ? Vous connaissez l'ancienne langue ? Qui vous la apprise ?
- Un vieux felyne et ce wyvern, justement. Pour information, arrête de le traiter de monstre, ça lui hérisse les piquants. (Le garuga gronda et agita la queue) D'où est-ce que vous sortez ?
- Je... je peux vous faire confiance ? J'ignore qui vous êtes.
- Je suis une chasseuse, j'étais en patrouille d'observation.
- Si vous m'avez vu, c'est que vous veniez des points chauds à l'ouest, hors de cette zone de chasse.
- (Larah regarda le garuga qui lui fit signe qu'il était prêt à attaquer si jamais il y avait besoin, elle continua : ) Tout juste.
- Je... Je fuyais un camp. On nous a enlevé mon village et moi et on a travaillé au service d'un trovérien. J'ignore son identité. J'ai réussi à fuir et vous êtes... tombée du ciel. Comme un ange.
- Un trovérien ? Harth n'est pas le village d'à côté. Et je croyais que la Guilde était en alliance avec ce village.
- Il était seul, ça ne veut pas dire qu'il y en avait d'autres de son genre, répondit le wyverien.
- Je peux vous extraire d'ici. Mais j'aurais besoin de votre coopération.
- J'ignore encore si je peux vous faire confiance. Comment saurais-je si vous ne faîtes pas partie de sa garde ? Vous semblez porter un équipement maléfique, j'ignore comment vous avez chassé un kirin noir, mais dans mon peuple, c'est signe de mauvais présage.
- Cela fait un moment que mes ennuies me tombent dessus, bien avant que j'abatte non pas un, mais deux kirins noirs. Croyez-moi, j'étais loin d'être seule. Je m'appelle Larah, c'est tout ce que vous devez savoir. Comment puis-je vous gagner votre confiance ?
- Je ne sais pas. Votre masque me fait peur.

Elle le retira alors mais garda la capuche. Il eut un mouvement de recul en voyant son visage, peut être ne s'attendait-il pas à voir quelqu'un qui ressemblait à un humain ? S'il avait côtoyé un croisé, nul doute qu'il soit effrayé par n'importe qui. Il pointa le doigt aux maquillages de Larah. "Qui vous a fait ses dessins ?" Elle lui répondit que c'était le même felyne qui lui avait appris à parler le wyvernien. Il se releva et dépoussiéra ses vêtements, il ne quittait pas des yeux la chasseuse. Il marcha vers le bord d'un des rochers où il avait couru et pointa du doigt les contrebas. "Là bas, j'avais repéré une grotte en courant. Je comptais y passer la nuit, me doutant que l'on serait à ma poursuite. Je voulais juste aller chercher des vivres au camp de base de votre zone de chasse, mais j'imagine que l'on m'y attendait à présent." Larah demanda au wyvern de chercher de la viande, mais le wyverien leva le bras, expliquant alors qu'il ne mangeait pas d'animaux. C'était d'ailleurs une vraie difficulté de trouver de quoi manger par ici, autre qu'animal. Yann partit quand même pour lui et son amie. Elle sortit de sa sacoche de l'eau et la partagea avec le wyverien qui se priva d'abord de boire, puis sous l'autorisation de la chasseuse, il vida pratiquement la gourde. Il s'excusa ensuite et demanda à la chasseuse de la suivre. Ils marchèrent rapidement vers la grotte, Larah demandant en chemin ce que signifiait "Liho". "Cela veut dire "pitié", j'ai cru en vous voyant tomber du ciel que vous étiez de leur côté, après tout, on ne voit pas des humains tomber du ciel tous les jours." Elle le regarda de dos, s'assurant tout de même qu'il n'avait pas d'arme mais il sembla lire dans ses pensées et leva ses bras, montrant qu'il ne portait rien. Rien d'autre que de terribles marques sur les bras et qui semblaient continuer sous ses habits brûlé.

Yann revint avec un aptonoth qu'il posa au sol. La chasseuse se mit au bord de la grotte pour allumer un feu qui passerait inaperçu dans le volcan et cuisit sa viande. Le wyverien parcourra la grotte à la recherche de plantes comestibles. Yann lui posa des racines par terre et revint vers l'aptonoth. Le wyverien le remercia profondément et se mit à manger en silence, ne quittant pas des yeux la chasseuse tournée. Le garuga le surveillait déjà. Il devait être près de 3h du matin. La Lune était pratiquement couchée. Ils devaient partir au plus vite, s'ils dormaient, on les retrouverait. Elle finit de manger et attendit que Yann termine sa bouchée.


- Il faut partir, tu es de nouveau apte à voler ?
- Autant qu'il le faudra avant que mes ailes ne se brise sous mon propre poids.
- Bien. Allons-y alors. Tu peux porter le wyverien?
- Ce doit pouvoir être possible, en espérant qu'il ne pèse pas lourd.
- (elle chuchota) Il est dit que les wyveriens soient légers comme l'air.
- Pourquoi tu chuchotes ?
- Je n'ai pas envie d'avoir honte si cela s'avérait faux.
- Je vois... Vous êtes prêt à voler, monsieur "Liho" ? demanda Yann en redressant la tête.
- Voler ? Je.... je n'ai jamais volé. Faut-il que je fabrique une selle ?
- Quoi ? Non, vous vous accrocherez à moi, souligna Larah.
- A vous ? Je... euh, j'espère ne pas faire d'erreur en vous suivant, hésita le wyverien.
- Croyez moi, il vaut mieux partir d'ici au plus vite, par n'importe quel moyen.
- Vous avez sans doute raison.

Étonnement, il ne pèse pas très lourd et ils arrivèrent à repartir, en faisant de nombreuses pauses. Au loin, ils voient le volcan disparaître. Le wyverien soupira profondément et colla sa tête contre le dos de Larah qui n'osa même pas bougée, gênée. Yann bouscula l'homme qui s'accrocha encore plus fort à la chasseuse. Il laissa filer un rire rauque que sa cavalière lui fit ravaler en lui tapant les flancs de ses talons pointus.

La question se posait alors : Où cacher ce wyverien ? Sûrement pas chez Larah, il y avait tellement de gens qui entraient et sortaient tous les jours que c'était impossible d'avoir un minimum d'intimité. Chez Drakov, c'était encore pire. Chez Neilla ? Elle refuserait de voir un inconnu débarquer en trombe. Talf s'en moquait mais c'était un peu le problème. Na'Ki aurait des problèmes avec la Guilde et elle préférait autant que le wyverien gardait son existence secrète. Il restait les deux dragons anciens, Keil et Tana. Cette dernière n'aurait pas de problème à comprendre, mais l'autre... Il aurait encore envie de tout mettre en l'air et le wyverien serait peut être connu de tous en quelques heures. Bon, il fallait quand même le tenter, Tana comprendrait et tiendrait en laisse son mari. Yann chuta soudainement, le wyverien dut s'accrocher avec force à Larah et elle ne s'attendait pas à une telle force dans ses bras, elle eut déjà dut mal à respirer, il empirait les choses. Le Garuga tenta de stabiliser son vol, mais il faillit se cracher, il passa au-dessus d'un lac et très vite, le bout de ses ailes et sa queue perçait la surface de l'eau. Larah tira sur la fourrure du wyvern qui ne put que ralentir avant de s'empêtrer les pattes dans l'eau. Ils tombèrent alors dans le lac. La chasseuse eut énormément de mal à nager, ses membres étaient endormis par le voyage et son armure l'amenait vers le fond. Le Garuga nagea à la surface mais il ne voyait pas assez loin pour l'aider. Le wyverien plongea et l'aida à remonter à la surface. Elle prit une grande inspiration une fois hors de l'eau et s'écroula sur la rive. Yann fit de même, s'excusant pitoyablement, il avait perdu connaissance un instant. La chasseuse sortit de la berge et regarda autour d'elle. Ils étaient dans les forêts et collines. Elle tapa sur le derrière du garuga qui peina à se relever. Le wyverien se pressa les cheveux pour faire tomber l'eau et marcha vers des roseaux sur le bord. Il attrapa un gros crapaud avec une facilité déconcertante et parlant dans sa langue, il fit tomber le crapaud dans le bec du Garuga qui l'avala immédiatement. Il attendit un peu que son ventre accepte le présent et il se releva définitivement. "Merci" souffla-t-il en se dirigeant vers Larah. Elle cherchait à se repérer, elle connaissait très bien cet endroit, mais des lacs, il y en avait à tous les coins.

Elle se tourna pour demander à Yann ce qu'il en pensait mais elle s'arrêta en voyant le wyverien retirer son haut pour essuyer ses cheveux. "Vous croyez vraiment que le moment est propice à faire attention à ses cheveux ?" demanda-t-elle avec un demi-sourire. Le wyverien la regarda du coin de l'oeil avec un sourire "j'ai au moins réussi à prendre soin d'eux pendant cet emprisonnement, alors oui." Il ne lui restait qu'une bande de vêtement qui lui couvrait seulement le haut du torse. Elle vit alors de grandes marques rouges sur tout son corps, elle eut un frisson dans le dos qui lui rappela les coups qu'elle avait reçu par Rann, elle imagina que c'était sûrement le même genre de personne qui devait l'avoir frappé. Elle voulut l'approcher pour soigner les plaies mais il recula, de crainte, encore une fois. "Pas sans ma permission." Larah leva les mains pour s'excuser et se retourna. Le Garuga était de nouveau prêt à repartir, il avait à peu près vu où ils étaient. Le wyverien remonta et ils repartirent de nouveau. Les étoiles brillèrent moins quand le soleil fit passer ses premiers rayons sur les forêts, les caressant doucement et réveillant la nature. Le wyverien regarda autour de lui, émerveillée. C'est vrai que c'était beau, pensa Larah, comme quoi, il n'y avait pas toujours que des nuages.

Ils arrivèrent à Tenmura tôt le matin, le village dormait encore, et tant mieux. Ayant abandonné le Garuga dans les abords des montagnes, ils avaient marché jusqu'au village en traînant les pieds. Le wyverien proposa à Larah de la quitter, mais il n'était pas reposé du tout et pendant sa convalescence, il resterait là. Et puis, il fallait qu'elle en sache plus sur ce chantier de guerre... Elle était très inquiète. Tana leur ouvra la porte en baillant. Le wyverien fut poussé dans le manoir en vitesse, puis la chasseuse ferma la porte très vite. Larah expliqua rapidement ce qu'elle avait vu et qui était ce wyverien, dans sa langue, évidemment, laissant leur protégé dans l'incompréhension totale. Il regardait les deux femmes discuter rapidement et en jetant de bref regard derrière la porte et aux fenêtres. "C'est d'accord", fit Tana en regardant le wyverien, toujours perdu. "N'aie crainte, ici est ta maison, là où les dragons dorment, les wyveriens partagent la même caverne." Le wyverien tressaillit, ne s'attendant pas à entendre la langue ancienne si bien parlait. "Comment vous... vous n'êtes pas humaine... mais pas une wyverienne non plus..." Tana sourit comme elle le faisait si bien et tapa l'épaule de Larah. Elle lui indiqua qu'elle pouvait rentrer se reposer. Le wyverien allait contester mais Tana lui posa la main sur l'épaule et il s'endormit immédiatement dans ses bras. "Comment tu as fait ça ?" S'écria Larah. "J'ai détendu ses muscles, il était très fatigué, ce n'était pas compliqué." Keil tonna alors depuis les escaliers : Que fait-elle ici ?! Tana soupira et regarda son mari, un wyverien endormi dans les bras. Il regarda son nouveau protégé, puis Larah. "C'est ton amant ?" La chasseuse soupira en prenant une grande inspiration et ferma les yeux pour contenir toutes les émotions qui lui passèrent dans la tête. Tana le frappa avec un siège grâce à ses pouvoirs et lui demanda de le déposer dans la chambre d'amis. Elle lui expliqua rapidement de quoi il en était question. Larah s'attendait à le voir jeter le wyverien au sol, mais il regarda ses oreilles et hocha la tête, le prenant sur son dos. "Il voue un grand respect à ces êtres." C'était étonnant, pensa Larah. Elle partit ensuite pour sa maison, se rappelant de l'état critique de Ryu, qu'un felyne était désormais chez elle, et qu'elle avait un rapport à faire à Maze.

La porte était fermée, bon début pour être enfin tranquille. La chasseuse entra chez elle, déposa ses armes comme si c'était des ombrelles (le quotidien des chasseurs est bien différent...) et retira sa capuche et son masque. Elle monta les escaliers menant à la chambre de Ryu qui était là, allongé sur le ventre, un bandage lui couvrant le dos et Elim qui était endormie à ses cotés, encore habillée, ce qui signifiait qu'elle s'était sûrement endormie pendant sa garde. Ryu ouvrit les yeux quand son amie entra, il la regarda s'avancer vers lui et cligna des yeux quand elle s'accroupit près de lui.


- Salut, souffla-t-il.
- C'est le coup que t'as porté le Zodiumbra au dos quand tu m'as sauvé ?
- Oui. J'ai pas été assez prudent, ce n'est pas de ta faute. On ignore encore ce qu'il se passe dans mon dos, ils ont envoyé un message à un médecin de Dondruma. Il saura ce qu'il faut faire, j'en suis sûr.
- Ryu, vous n'avez pas les moyens de vous payer un médecin de la ville.
- Alors je n'aurai pas d'autre choix que de rester paralysé à vie. Il faut faire vite, Larah.
- Je vous le paierai.
- Non, garde ton argent, j'en ai assez de dépendre de toi. Tu as besoin de cet argent pour te battre contre le Comte. Même s'il aura toujours plus que toi, il ne pourra pas te battre en combat.
- Ça reste à voir, je ne sais même pas s'il est capable de se battre. Il porte une armure, mais c'est peut être pour intimider les gens... Mais ça n'a pas d'importance maintenant.
- Va te reposer, Larah, tu sembles fatiguée, tu n'as pas réussi à dormir cette nuit ?

Elle le regarda dans les yeux, jamais elle ne voulait lui dire ce qu'elle avait vu, un chantier de guerre, il connaissait ça, il avait travaillé dans un en temps qu'esclave. "J'ai fait un cauchemar." répondit-elle. "Encore ?" demanda le chasseur. "Cela ne s'arrête donc jamais ?" Larah secoua la tête en baissant les yeux. Il lui prit la main et la ramena à sa joue. "Nous étions bien ensemble... (elle essaya de tirer sa main, mais il semblait si content de la lui tenir) nous étions parfaits. (ses mains étaient brûlantes et pleine de sueur) J'aurai tout donner pour te garder..." Elle retira sa main, lui indiquant qu'il délirait et elle se releva, réveillant Elim et lui indiquant que Ryu avait de la fièvre. Sa soeur se frotta les yeux, ne croyant pas s'être endormie et posa un tissu mouillé sur la tête de son mari. "Larah, ton bras, montre-moi" Elle le fit avec hésitation, mais sa sœur insista et découvrant la plaie, Elim fit la moue, elle devait trop fatiguée pour remarquer que les contours étaient violets car elle banda la plaie sans rien dire, en baillant presque. La chasseuse sentit une goutte de sueur coulait sur sa tempe quand sa sœur fronça les sourcils au milieu de son nœud. "Attends un peu..." La goutte de sueur tomba au sol, Elim se tourna vers Ryu et claqua des doigts, remettant de l'eau fraîche dans le verre du malade. Puis elle finit le nœud. Larah souffla intérieurement. Elle repartit, leur laissant un peu d'intimité.

Nieve était debout et s'entraînait dans la cuisine à couper du pain, comme si c'était un grand guerrier. Silencieusement, Larah le regardait faire. Il avait une bonne gestion de ses membres et un équilibre certain, mais il manquait de force et de précision. Il fendit la table et bondit en feulant en voyant le résultat. La chasseuse arriva et il se cacha derrière ses pattes. Elle arracha le couteau du bois et lui montra le mouvement au ralentis, montrant que chaque muscle avait sa place et que le bras n'était qu'un outil pour frapper, l'esprit se concentrait sur sa cible et calculait la force qu'il fallait mettre, l'angle, la trajectoire... Elle frappa. Coupant le pain en deux. Le felyne applaudit le mouvement très vif et rapide. Il reprit le couteau et voulut réessayer. Il se mit en position et mima les mouvements de la chasseuse. Il ferma même les yeux et frappa le pain. Hélas, il ne le trancha pas entièrement, une part du couteau était resté coincé dans la mie. Il baissa les oreilles et miaula de découragement. "Tu manques de force, mais ton coup était bon. Il t'en faudra davantage si tu veux affronter des monstres, car le fer est moins rigide que la plupart des armures." Elle reprit le couteau et s'attaqua elle même comme si elle voulait s'ouvrir le ventre. La lame ricocha sur l'armure Eliostra. Nieve ouvrit grand les yeux et elle lui rendit le couteau. "Aiguise-le et sa lame sera assez affûtée pour trancher ton pain." Elle repartit pour retirer son armure, elle prit un bain pour se nettoyer des cendres dans ses cheveux et se relaxer, réfléchir, envisager une stratégie pour convaincre Maze.


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(Merci à Clost pour le Render!)

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Je remercie de tout cœur ceux qui lisent nos aventures au RP ! Merci, merci et encore merci !

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